Sénégal < Productions <

Productions de 2005-06


 

La parole aux élèves

L'hymne de la Bataille

Ateliers d'écriture

 


 

La parole aux élèves ...  

v

La bataille des livres est la source éducationnelle des enfants marquée par la lecture. J’étais une aveugle et lorsque j’ai entendu la bataille des livres vibrée au Sénégal, en Haïti, en Suisse, en France, au Canada… je me suis dit j’allai batailler pour la bataille des livres et voilà que je me suis retrouvée au milieu des livres les yeux ouverts et depuis ce jour là j’ai eu un fol amour de la bataille des livres car mon aveuglement fut un passé et la bataille des livres un présent pour l’éternité.
Ndéye Aminata Ndiaye

  

  

 

De mon point de vue, la bataille des livres est très importante, non seulement elle nous permet nous les élèves de lire beaucoup de romans, de connaître beaucoup d’écrivains et illustrateurs du monde entier mais en plus elle améliore notre niveau en français. Puisque la lecture est la source du savoir, lisons et soutenons la bataille des livres.
Mariéme Gaye

  

  

 

D’après moi la bataille des livres est une chose intéressante pour les élèves comme pour toute personne intéressée par la lecture. Elle nous permet d’aimer la lecture et de découvrir le goût de lire. Pour cela nous nous battons pour lire des livres de la bataille.
Pour moi la bataille des livres intéresse toute la communauté de Ndiaganiao.
Ndéye Marie Gaye

  

  

 

La B.D.L est intéressante, elle permet à beaucoup de jeunes d’améliorer le français et d’aimer la lecture, car la lecture est l’engrais des études.
Pape Diarga Ndiaye

  

  

 

Les livres de la bataille me permettent d’avoir beaucoup de connaissances et me donnent aussi un goût de lire. Pour moi les livres de la bataille nous aident en classe et surtout sur les leçons.
Coumba Dieng

  

  

 

La bataille des livres est intéressante parce que, personnellement elle m’a permis d’améliorer ma connaissance en français et m’a poussé d’avantage à aimer la lecture. Mais le plus important est encore la possibilité qu’elle nous a donné de rencontrer certains auteurs et la visite effectuée à Gorée qui a approfondie notre culture en histoire sur l’esclavage.
Mohamed Diaby

  

  

 

Les livres de la bataille sont intéressants parce qu’ils me permettent de bien lire en classe.Les livres de la bataille sont intéressants parce qu’ils permettent de comprendre des mots et de les utiliser dans le travail.

  

  

 

Dans la bataille des livres il y’a des livres qui sont difficiles à comprendre comme le Mouton Marcel et l’idole masqué. Mais tous les autres livres que j’ai lus comme le mariage forcé me permettra quand je serai grande de ne pas donner ma fille en mariage quand elle n’est pas d’accord.
Diouma Ndour

  

  

 

L’histoire racontée dans le cahier noir me permet de changer mon comportement, car le jour oùj’aurai des enfants je suivrai les conseils donnés par la tante à travers ce livre.
Hubert Diouf

  

  

 

La bataille des livres est très importante pour les élèves parce qu’on retrouve dans les livres des mots très importants. J’aime trop le cahier noir et la crèche du petit Mohamed.
Codou Diagne

  

  

 

La bataille des livres est une activité qui a permis à beaucoup d’élèves d’avoir le goût de la lecture. La lecture est importante pour nous parce qu’elle developpe nos connaissances sur notre pays et sur les pays amis.
Mass Boye

  

  

 

J’aime beaucoup la bataille des livres car la lecture nous informe beaucoup, elle nous permet de connaître la vie des autres pays.J’aime beaucoup le livre le Mouton Marcel.
Aminata Diouf

 

Place aux Instits  

 

Bataille dites-vous? La Bataille?
Oui. C’est la Bataille des Livres.
 

   Griot, roule ta main gauche sur la peau de mouton tendue.
Qu’il brame, qu’il brame le petit tam-tam tout rond.

Et vous Enfants, mon petit peuple mignon, picorez les petits grains d’or de ce Galam.
Dansez, Dansez au rythme de cette voix qui picote; cette voix qui danse dans le cœur de nos aïeux.

    Qu’il brame, qu’il brame le petit tam-tam tout rond.
Griot, roule ta main de fer sur la petite peau tendue.

Et je le vois pleurant sous tes doigts magiques, refusant l’étreinte de ton aisselle tragique.

     Qu’il brame, qu’il brame le petit tam-tam tout rond.
Griot, roule ta main de fer sur le petit tam-tam tout rond.

Son bourdonnement intense rond le silence car la parole n’est plus de ce monde.
Bataille vous dites? La Bataille?

Quel génie vous a forgé ce nom de mythe Bataille?
Quel esprit malin vous a assis dans cette Afrique des grandeurs?

    Griots, tapez petit tam-tam rond qui brame.
Roule ta main gauche sur la petite peau de mouton tendue.

Cela rappelle Danky, cela rappelle Ngol Ngol, les nuits rouges où ailleurs Samory brûla la terre pour éclairer l’Afrique en rage.
Des hommes se ruèrent contre des hommes, des rois domptèrent des rois. Nous portions fièrement nos écharpes obliques, notre taille est un souffle hardi qui se démène.

    Griot, roule ta main de fer, sur ce petit tam-tam tout rond.
Qu’il brame, qu’il roucoule le petit tam-tam tout rond.

Nous allions à la guerre comme à la guerre. Et nos cœurs de pierre dansaient comme enfant à la pleine lune.
Sans craindre le pire, nos chevaux battaient la terre de leurs sabots intrépides.
Comme le gueux qui colporte sa misère, nous mangions debout, la misère du pauvre guerrier.

   Griot, roule ta main de fer sur la peau de mouton tendue.
Qu’il brame, qu’il sanglote le petit tam-tam tout rond.

A l’assemblée comme à la guerre, la voix païenne du général est un tam-tam adoubant. La nuit tombe sur Derklé et sur Derklé apparaît le soleil de l’espoir, les Soleils des Indépendances.

L’Afrique dépose ses armes et s’arme de nouvelles armes.

   Griot, roule ta main gauche sur la peau de mouton tendue.
Qu’il pleure, qu’il brame le petit tam-tam tout rond.

L’arme parait aux petits rayons du soleil dardant, l’arme s’appelle petit livre.
Et à la guerre comme à la guerre, nous marchons sans craindre le pire.

Sous le Jujubier nous nous reposâmes. Nous sommes les Enfants de la guerre.
Nous allons à la guerre comme à la guerre.

   Griot, roule ta main de fer sur le petit tam-tam tout rond.
Qu’il brame, qu’il brame le petit tam-tam tout rond.

Nous sommes les Confidents de Médor, le brave chien des Pokassé. Nous voulons partir à la découverte du monde, connaître l’aventure en gueux comme les proscrits au temps de César.

Nous écrivons des Lettres d’amour, avec des bizarreries au Prince esclave.

   Qu’il brame, qu’il brame le petit tam-tam tout rond
Griot, roule ta main de fer sur le petit tam-tam tout rond.

Cela rappelle Sénégal, cela rappelle Burkina, le pays des hommes intègres.
Et que diriez- vous Enfants, mon petit peule mignon, si mon aventure helvétique vous était conté?

J’ai tiré sur Chicoutimi, j’ai giflé Le messager de Nangala. Tous sont tombés sur les berges du silence.
Je me précipitai sur les corps fumant et les embrasser a été mon geste dernier.

   Qu’il brame griot, qu’il brame le petit tam-tam tout rond.
Roule ta main de fer sur le petit tam-tam tout rond.

Sur le midi de ma tête chargée, Dieu a fini de semer la sagesse du monde.

   Qu’il brame griot, qu’il pleure le petit tam-tam tout rond.
Passe ta main de  fer sur le petit tam-tam tout rond.

Qu’ils s’amusent les enfants dans ce vaste champ de Bataille. Cette Bataille où l’arme s’appelle Le monde d’en haut.

Demba Guèye
CEM Ndiaganiao

 

Ateliers d'écriture  

  

 Groupe I

  

Bineta l’orpheline

 

Il était une fois, une jeune fille, qui avait perdu sa mère le jour de sa naissance.

Le temps passe et le père de Bineta prend une nouvelle épouse, elle est belle mais méchante.

Bineta qui est la plus belle de toutes les jeunes filles du village rend la ma âtre jalouse.

Cette dernière charge Bineta de tous les travaux pénibles.

Mais Bineta est travailleuse.

Elle est la première à se lever et la dernière à se coucher.

Elle se lève avant les coqs et elle se couche après les chiens, mais elle est battue à cause de son courage.

Malgré son infortune Bineta reste gaie.

Elle chante et sourit toute la journée, mais elle est battue à cause de sa bonne humeur.

« Comment l’empêcher de chanter et de sourire se demande sa marâtre. »

Elle cherche le matin quand elle se lève, à midi quand elle mange, le soir quand elle dort.

Un matin, enfin elle trouve « Tiens ! Va me remplir ce canari dans la rivière de Salatou. »

Bineta prend le canari et sourit.

Elle sourit au lieu de pleurer.

Pour elle les sourires remplacent les larmes.

Et ce beau sourire que tout le monde admire entre comme du feu dans le cœur de la marâtre.

Elle se met à battre méchamment la jeune fille qui continue de sourire.

Bineta marche pendant une lune.

Elle arrive au bord d’un ruisseau.

L’eau coule bien : Il y a des poissons et des nénuphars.

Bineta plonge le canari pour le remplir mais l’eau refuse de pénétrer dans le canari.

Bineta reprend sa route, elle reconnaît que c’est pas la rivière de Salatou.

Elle marche des lunes et des lunes.

Bineta se trouve dans une immense clairière, là où se trouvent plein d’animaux dangereux.

Mais Bineta n’a pas peur elle avance et remplit son canari sans que les animaux le touche, elle retourne au village de son père.

La marâtre qui croit être débarrassée de la jeune fille en la voyant, elle eut si peur qu’elle en mourut.

  

  

Groupe II

  

Le gaspillage de l’argent.

Ousmane est un homme de 70ans.Il aime boire de l’alcool.

Il a une femme qui s’appelle Magatte. Quand elle lui demande la dépense quotidienne, il refuse de la lui donner.

Ngor son enfant qui est à l’extérieur lui envoie de l’argent pour la nourriture.

Mais il ne donne rien à sa femme.

Chaque jour ils se battent à cause de la dépense.

Ses fils sont renvoyés de l’école à cause du manque de moyens.

Modou le père de Ousmane est mort depuis longtemps.

Il de faire la cérémonie.

L’argent que son enfant lui donne il le dépense aux funérailles de son père.

Et qu’il n’a rien à manger avec sa famille.

Il achète des bouteilles d’alcool et les distribue aux gens.

Il fait n’importe quoi pendant les funérailles.

Il a deux amis Paul et Assane mais, il n’aime pas Paul qui lui dit la vérité et lui donne de bons conseils.

  

  

Groupe III

  

L’hyène et le lièvre

C’était l’hivernage, l’hyène et le lièvre avaient deux champs d’haricots.

L’un pour l’hyène, l’autre pour le lièvre.

Après avoir cultivé proprement les champs deux semaines après les champs commencent à donner des fleurs.

 

Dés qu’ils arrivent dans le champ de l’hyène, ils commencent à chanter « chantons les papillons ! Chantons  les papillons ». Après avoir détruit tous les fleurs du champs de l’hyène, le lièvre est très heureux parce qu’il savait que l’hyène n’aurait plus d’haricots. Et l’hyène dit : allons dans ton champ ! Ce n’est pas la peine répond le lièvre je suis complètement fatiguée reposons nous jusqu’à la prochaine fois.

 

Le jour qu’il détruit les fleurs du champ de l’hyène il reste deux fleurs qui sont cachées dans les feuilles qui vont donner des haricots.

 

Dés que les champs sont mûrit, le lièvre a récolté un sac d’haricots alors que l’hyène a deux haricots seulement. Lhote voulait mélanger avec le lièvre qui a un sac d’haricots et qui ne voulait pas partager avec lui puis il tourne  son dos pour regarder les champs, l’hyène met ces deux haricot et dit «  mélange ! Mélange ! On ne peut pas distinguer des haricots mélanger dans un sac ».