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La parole aux enfants |
Critiques de livres rédigées par les élèves Témoignages |
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Ateliers d'écriture |
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Place aux instits |
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La parole aux enfants |
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Les critiques de livres rédigées par les élèves |
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Le Cahier Noir Des que j’ai lu la première page du livre, j’ai su que la fin serait intéressante. C’est un livre qui laisse en moi beaucoup de souvenir, il me permet de voir comment sont traité les orphelins de père ou de mère dans certaines familles. J’adore les personnages de Nafiomo et Katinan, ils sont très courageux. Malgré toutes les souffrances que leur tante les fait endurer ils sont toujours ensemble et ont le courage d’écrire et même de s’amuser. Ce qui m’a vraiment plu c’est quand Nafiomo a résisté à son père qui voulait lui prendre le cahier, il a fait ça parce qu’il voulait pas que son père découvre leur secret mais aussi parce qu’il savait qu’il se laissait influencer par leur tante. C’est un livre qui m’a même fait pleurer car moi aussi j’ai perdu ma mère mais j’ai la chance de vivre avec une tante qui m’aime bien et qui me considère comme sa vraie fille. J’aime la fin de votre histoire car elle réconcilie les deux frères avec leur père, et je trouve ça magnifique. Khadidjatou Aidara ( S.O.S ) Louga – Sénégal
L’usine de Monsieur Kalogo J’ai lu le livre qui a pour titre l’usine de Monsieur Kalogo. Et je l’adore parce qu’il pose un problème qui est très intéressant qui est très présent dans les pays africains et aussi chez nous ici au Sénégal. Notre environnement connaît beaucoup de problème de salubrité. Je pense que nous avons besoin de ce genre livre pour savoir le rôle que joue l’environnement pour la bonne santé de tous les êtres vivants. je ne suis pas la seule à penser cela beaucoup de mes camarades pensent la même chose que moi. Je trouve que le papa de Mafabi a raison de ne pas accepter qu’on construise l’usine dans le village et je trouve qu’il a bien expliqué les raisons pour lesquelles il ne voulait pas qu’on construise cette usine. J’aurais aimé que l’histoire continue afin qu’on donne une bonne correction à Monsieur Kalogo parce que je pense que ceux qui détruisent notre environnement doivent recevoir une très bonne punition. Les villageois devaient le poursuivre jusqu’à ce qu’il le rattrape et le corrige comme ça il va pas recommencer dans un autre village. Ami Mbengue (Marbath)- Louga – Sénégal
Petit papa Prison Petit papa Prison est un très bon livre. Mais pour moi Anna devait dire toute la vérité à ses amies. J’aime les personnages de votre livre. Mais il y’a un dessin qui me fait peur c’est celui qui représente la personne qui a des ailes et qui vole dans les airs, j’ai même fait des cauchemars sur ça je pensais qu’elle venait me prendre. Je vous dis encore que je trouve votre livre intéressant mais il m’a laissé triste parce qu’un papa qui va en prison et qui laisse sa famille ça fait très mal. Moi je veux pas que mon père aille en prison, si on l’enferme en prison toute la famille sera triste et une famille triste c’est pas bon. El hadji Malick Sarr (S.O.S).Louga - Sénégal
L’idole masquée Vraiment je trouve le livre qui a pour titre l’idole masquée fantastique. La personne qui m’a le plus marqué est Tandy. Il est très brave parce qu’il a essayé de sauver ses parents dans le désert, j’ai vraiment eu envie de faire comme lui pour montrer à ma maman combien je l’aime. Ce que je veux savoir c’est ce qui a poussé l'auteur à écrire ce livre? Avait-il déjà traversé le désert? En tous les cas je le remercie beaucoup car grâce à lui je connais maintenant le désert et j’espère qu’un jour je vais aller le traverser. En lisant le livre je me suis rendu compte que c’est très dur de traverser le désert, et aussi de vivre la bas mais je veux tout de même y aller. Serigne Bassirou Tall (Diémène)- Louga – Sénégal
La crèche du Petit Mohammed j’aime beaucoup le livre intitulé la Crèche du Petit Mohammed. J’ai bien lu et compris ce livre, il parle des relations entre les chrétiens et les musulmans. Je vois que les catholiques du Burkina Faso et ceux du Sénégal vivent sans avoir des problèmes. Je suis musulmane et j’ai des amis Chrétiens. Quand j’ai terminé le livre, j’ai raconté l’histoire à mon père et je lui ai demandé si lui il serait d’accord que je construise une crèche dans notre maison, il a dit que cela ne le dérange pas car la crèche symbolise la naissance du prophète Jésus et que Jésus est reconnu comme un envoyé de Dieu dans la religion musulmane. Quand il m’a raconté ça j’étais très heureuse et suis bien contente d’avoir des amies catholiques. Au début du livre, il est écrit que Mah Dao est le pseudonyme de Bernadette Sanou, je crois que Bernadette est un prénom Catholique, si vous étiez musulmane est-ce que vous auriez laissé votre enfant avoir des amis chrétiens et construire une crèche chez vous. Amy Sylla (Marbath )- Louga - Sénégal |
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Réflexions pédagogiques |
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Quelle lecture de la BDL dans le cadre des innovations pédagogiques en lecture? La lecture est une activité transversale. Son importance à la réussite scolaire des élèves est à leur insertion future dans la vie active est de mise. Elle a connue de nouvelles orientations à travers l’histoire de l’enseignement – apprentissage au Sénégal depuis la méthode CLAD jusqu’au directives de 1990 en passant par celles de 1983. Historique de l’enseignement de la lecture
Dans les années 80, la méthode CLAD « pour parler français » était instituée. Cette approche mettait l’accent sur le son étudié en huit séances. Le son était alors privilégié. On pouvait lire les travers des répartitions mensuelles : première semaine: les sons a, o ; deuxième semaine les sons i et e … Très vite une nouvelle approche s’impose.
Les directives de 1983 éliminent la méthode CLAD. Elles instituent par conséquent la méthode mixte à point de départ global. Les huit séances sont maintenues mais partant cette fois d’une situation de communication pour déboucher à une phrase clé.
Sidi et Rama institue la rupture. Il convient aussi d’accorder au texte une place au moins aussi importante que celle consacrée à l’étude su son. Partir du global, revenir au global (synchrèse) en passant par l’analyse. On est convaincu que l’enfant peut aisément lire et comprendre « bonjour » sans savoir « j ». Qu’est qui est plus simple et plus facile chez l’enfant entre lire bonjour et lire « j » ! Selon l’adulte lire bonjour est beaucoup plus complexe que lire « j ». Tel n’est pas le cas chez l’enfant. Preuve. Des élèves du CI dans un film réel réalisé au Burkina Faso dans le premier mois de l’année scolaire, parvenaient à identifier leur prénom dans un lot d’étiquettes nominatives. La BDL par le biais de ses romans, offre un excellent cadre de réalisation d’activités innovantes en lecture.
Entre autres activités innovantes de lecture qu’on peut réaliser avec la BDL nous pouvons noter :
Pour la mise en oeuvre de ces activités innovantes nous vous proposons des fiches techniques que vous pouvez améliorer au besoin.
Fiches techniques Remarques: la mention + + + indique la faisabilité de la fiche technique à la première étape.
Activités destinées à mieux faire connaître la salade de roman BDL ou les ressources de la bibliothèque. Présenter des livres, tri de livres, jeu de la page perdue, jeu du sommaire perdu, apparié sommaire et livre, apparié couverture et résumé, lecture devinette, la pêche aux livres etc.
Activités destinées à développer le goût de la lecture Si le goût de la lecture ne peut se donner, il peut se développer et le maître peut y contribuer: - En lisant lui-même un livre ou un extrait (ou faire lire un texte court par un bon lecteur): seul celui qui lit a le texte, les autres écoutent. - En lisant seulement un extrait pour aiguiser l’envie de connaître la suite. - En invitant les élèves tour à tour à présenter un livre en lisant le début, en résumant l’intrigue, en faisant un compte rendu de leur lecture.
Pour ne pas conclure…
« Quelle que soit la chose lue, quelles que soient les conditions de lecture, quel que soit le type de lecture, tout est bon qui permet aux gens qui lisent le moins de lire un peu plus»
Mamadou Faye, Responsable Commission Infos et Pédagogie, Instituteur à Ndiaganiao.
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Témoignages |
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Jamais une discipline de l’école élémentaire n’a fait couler autant d’encre et de salive. L’enseignement - apprentissage de la lecture a fait l’objet de beaucoup de réflexions d’échanges et d’expérimentations. Ce débat refuse de connaître son épilogue et le constat est là persistant: «nos élèves ne comprennent pas ce qu’ils lisent». Lire n’est plus déchiffrer, oraliser un texte, bref traduire les graphèmes en phonèmes. Lire, c’est «se servir des yeux pour construire du sens sur un message dont on a besoin pour faire autre chose que lire». Le CLAC fidèle à ses objectifs tente tant bien que mal à saisir la balle au rebond. Combien ingrate, délicate et fastidieuse pour apporter sa pierre à l’édifice scolaire qui peine à émerger par un prétexte de lecture: la Bataille Des Livres. Qu’est-ce que c’est la Bataille Des Livres? Quel est son impact dans l’enseignement apprentissage de la lecture? C’est par les NTIC que le CLAC opportuniste qu’il est, a pu s’informer sur l’opportunité pour les élèves de l’élémentaire et du secondaire de participer à une compétition internationale de lecture nommée BDL qui regroupe jusque là de grands pays comme la suisse, la Belgique, le canada… Anodine au départ la BDL a pris aujourd’hui des proportions imprévisibles, un engouement sans commune mesure au niveau des élèves et encadreurs. Combien de kilomètres ces derniers parcourent-ils pour participer à des compétitions inter-écoles? L’activité est simple et très efficace. Il s’agit de mettre à la disposition des apprenants du CE2 à la cinquième un parterre de livres venant d’horizons divers. Et comme lire c’est partager, échanger, a-t-on coutume de dire et que nous sommes dans l’ère de la mondialisation, de la globalisation et l’universalisation, nous pouvons dire que le CLAC est venu à son heure avec ses centaines de livres injectés dans les écoles qui effacent efficacement les barrières frontalières qui nous confinent jusqu’alors dans la solitude et l’isolation. Les élèves sont donc chargés de lire les romans, de les comprendre pour ne pas dire construire du sens pour pouvoir défendre les couleurs nationales lors des finales intercontinentales pour rejoindre Emmanuel Charmeau «pour faire autre chose que lire». Ce qui constituait jadis un luxe pour le petit sénégalais est devenu banal pour la population scolaire et scolarisable de Ndiaganiao voire du département. Au delà de la compétition, il y a une dynamique d’échanges qui s’instaure car cette lecture permet aux enfants de traverser les océans, de visiter d’autres pays, d’autres continents, d’autres cultures, d’autres modes de vie, bref de «voyager» comme disait l’autre. La BDL permet aux élèves d’élargir leur champ lexical améliorant ainsi leur expression en vue d’une bonne communication. Enfin cette activité de lecture bien planifiée aiguise la curiosité des élèves, dissipe la fatigue, favorise la détente et peut constituer une passion excitante dont le résultat sera la noyade effective et efficace de beaucoup de leurs soucis et leur donne un équilibre sans faille. Nous pouvons dire sans risque de nous tromper que la BDL regorge de toutes les qualités fondamentales qui donne à la lecture son charme. Finie cette lecture traditionnelle qui constituait à parcourir des textes sans pour autant en saisir le contenu, lire est désormais une activité qui privilégie la compréhension. L’objectif de la BDL n’est aucunement de la substituer à nos leçons habituelles de lecture. IL s’agit en tout et pour tout de faire lire autrement à nos enfants pour que ces derniers soient de véritables lecteurs, qu’ils aient des attitudes de vrai lecteurs car, «avant d’être déracinement la culture est d’abord enracinement dans la terre d’origine puis ouverture aux affaires fécondantes de l’étranger» (Léopold S. Senghor) Mr. Bassirou KASSE, Directeur de l’école de Nguéth
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Rôle de la B.D.L dans l’amélioration du rendement du système éducatif B.D.L en phase avec le PDEF! L’éducation demeure un excellent moyen de socialisation. La problématique de l’éducation est plus que jamais actuelle. Le succès d’un pays, tout azimuts, dépend en partie de la disponibilité de ses ressources humaines évidemment conscientisées, éduquées, aptes à faire face et à surmonter les difficultés économiques par des solutions adéquates. Sous ce rapport, le Sénégal s’efforce du jour au lendemain, par le concours des différents acteurs impliqués dans l’éducation, à rendre l’école plus performante et accessible. Le PDEF, élaboré depuis 2000, s’inscrit dans cette droite ligne. 1- Orientation du PDEF Le PDEF s’oriente essentiellement vers l’amélioration de l’accès, de la qualité et de la gestion de l’éducation et de la formation dans une perspective de scolarisation universelle de 2000 à 2010. La première phase du PDEF étant écoulée; nous voilà dans la seconde phase portant sur la qualité. Sur le plan de la qualité, il est question de mettre en œuvre des expériences pilotes liées aux projets d’écoles en vue d’améliorer le rendement du système éducatif. La BDL projets d’écoles fédérateur abonde dans ce même sens. Ses objectifs sont à la fois louables et opérationnels. 2- Objectifs a) Objectifs louables Le principal objectif et non des moindres de la BDL, est de susciter et de développer le goût de la lecture chez l’élève, convaincu du fait que la réussite de l’enfant à l’école passe nécessairement par la maîtrise de la compétence: «savoir lire», la BDL participe à sa manière à améliorer les performances du système éducatif sénégalais par une dotation (roman) aux écoles, une démystification du livre et de son auteur et par la formation des formateurs. b) Objectifs opérationnels Sept ans d’expérience révolus nous pouvons clamer que le constat malheureux: «nos élèves ne lisent pas, ils ne fréquentent pas les bibliothèques», heureusement n’est pas valide dans le département de Mbour en particulier à Ndiaganiao. L’IDEN, dans le cadre de son plan d’action ne cesse de lésiner aucun effort pour outiller et de former les enseignants aux activités innovantes de lecture et à la nouvelle approche de cette activité phare et transversale. La BDL par des visites sur le terrain de la coordination et de par des moyens scientifiques avérés, est entrain de booster les résultats scolaires dans la zone. A vous les livres! Prêt… partez. Mamadou Faye, Responsable Commission Infos et Pédagogie, Instituteur à l'école Baobab Ndiaganiao
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« La bataille des livres» je devrai dire la guerre des livres. Ce projet si cher aux écoles Africaines car la langue française pour la plupart de ces pays n’est pas leur langue maternelle nous fait remarquer l’engouement des élèves à lire et à comprendre afin de répondre aux questions posées sur les livres. Force est de reconnaître que le but de ce projet est d’améliorer le français dans nos écoles; et c’est chose faite car les élèves s’expriment mieux en français dans la classe tout comme dans la cour, a la recréation comme a la descente. Il fallait instaurer « le symbole» pour leur forcer à parler français, mais ont sent nettement qu’ils n’ont pas besoin d’être contraints mais c’est par plaisir et coquetterie qu’ils s’adonnent a cet te exercice. La bataille des livres est un projet qui vient à son heure car non seulement il est en parfaite accord avec les nouvelles innovations pédagogiques mais aussi parce qu’il participe a la lutte que mène la francophonie pour la promotion et la revalorisation de la langue française. Avec nos élèves et nous même enseignants, nous ne ménagerons aucun effort pour une réussite totale et sans conteste de cette bataille qui nous fera des africains francophones. Assane Gueye, Enseignant a L’Ecole Louga 2
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Autres contributions |
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En tant que fervente supporter de la fameuse « Bataille des Livres », j’ai eu le plaisir de me voir offrir le 1er numéro du « Xare-bi : journal national de la BDL », bel outil de communication, relatant les activités de cette opération d’ouverture de ce coin du Sénégal sur la culture inter-continents que symbolise si bien ce baobab portant les livres du savoir. Félicitations pour le contenu, la mise en page très soignée et surtout la qualité des articles. Le travail d’équipe et l’enthousiasme qu’il dégage constituent pour nous une leçon d’humilité, rendant hommage à une Afrique novatrice en matière de pédagogie. Bravo pour l’investissement de toute une équipe qui a su intégrer cette animation dans ses activités de classe. Un bel exemple dans le travail réalisé à propos de «L’œil du loup», livre o combien profond et riche d’enseignement. J’imagine, pour l’avoir rencontré à la médiathèque de Calais, combien Daniel Pennac aurait apprécié l’analyse psychologique très fouillée qui précède le travail sur les personnages. Bravo à tous ces instituteurs, qui par leurs témoignages écrits et photographiques, m’ont fait vivre avec vous les rencontres avec les auteurs, la veillée lecture au son de la kora, permettant l’épanouissement de talents inattendus et la visite à Gorée si enrichissante. Et surtout, bravo aux élèves qui s’investissent à fond dans cette Bataille, donnant un avis pertinent, en toute sincérité, sur des livres d’un abord souvent difficile et faisant l’effort de comprendre une culture qui n’est pas la leur. Comment ne pas être ému par ces enfants qui passent leur récréation ou leur temps libre plongés dans leur livre afin d’être honorables lors des épreuves ! Ah, si l’on pouvait voir les nôtres en faire autant, à l’heure où télévision et jeux vidéos avec leur monde superficiel ont pris le pouvoir, au détriment des valeurs que la lecture pouvait encore inculquer dans un monde de plus en plus matérialiste ! Continuez à nous montrer le chemin et longue vie à la BDL ! Marie-Hélène Leclère, documentaliste au Collège Vauban de Calais
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La lecture, un loisir concurrencé : les bienfaits de la Bataille des Livres Dans notre monde en perpétuelle et profonde mutation, l’image et le son envahissent et même agressent le plus humble citoyen. Les médias tout en réduisant la spirale de l’exclusion, de l’isolement et de la solitude ouvrent la voie à la passivité devant l’information présentée comme une «noix épluchée» pour parler comme Alain. C’est avec la brutalité de l’évidence que nous rappelons que le contexte et l’environnement techno – scientifique dans lequel baigne l’enfant a enfanté des outils et techniques audio – visuelles dont la prolifération a incité certains à parler de machinisme culturel. Cet univers technique installe l’enfant dans une réelle passivité intellectuelle à tourner le bouton de la radio ou de la télévision, observer les images fugitives devient un véritable automatisme. Gusdorf parle à propos de l’audio – visuel de présences abstraites et absentes. Face à cette menace, la lecture occupe une place de choix. Les bienfaits de la lecture La lecture même menacée, demeure un divertissement de choix, un remède efficace contre les mots générés par le modernisme : le stress la fatigue intellectuelle et morale, la solitude «je n’ai jamais eu de peine, dit Montesquieu, si profonde ou si grande fut – elle, qu’une lecture n’ait dissipée» De fil en aiguille, nous dévoilons l’intimité de la relation que l’enfant entretient avec le livre. Le livre, compagnon de l’enfant est un univers ordonné, un miroir promené dans la société qui reflète la réalité d’une certaine manière. Imprimé, exploité, étudié, le livre est comparable à un fruit. Le maître doit aider l’enfant à le caresser, le humer, l’éplucher, le dépécer, goûter sa chair, jusqu’à l’extase intellectuelle la plus forte. Face à ses différents rivaux, le livre demeure la voie royale pour une culture sûre. Cette denrée qu’est le livre contribue puissamment à donner à l’enfant «l’embonpoint intellectuelle» nécessaire à son plein épanouissement. «On s’accoutume à bien parler en lisant ceux qui ont bien écrit» souligne Voltaire. En dotant les enfants de livres, vous leur donnez l’instrument de culture par excellence. L’élève qui lit, s’informe se documente, affirme son goût. Sans lecture, les autres disciplines restent des domaines fermés, inaccessibles. «Lire corrige premièrement cette peur de penser mal» dit Alain. La lecture donne aux enfants une somme de connaissances appropriées à leurs futurs besoins, ensuite et surtout de bonnes habitudes d’esprit, une intelligence ouverte et éveillée, des idées claires, du jugement, de la réflexion, de l’ordre et de la justesse dans la pensée et dans le langage. La culture de l’écrit rimant avec celle de la réflexion, l’acte de lire est certainement un acte de haute portée intellectuelle. Pour terminer, nous empruntons pour ne pas conclure à L. S. Senghor: «Le livre est l’instrument par excellence de la connaissance. Il est le témoin fidèle de la quête personnelle à travers l’héritage collectif de savoir et de sagesse que nous avons légué des générations passées. Là où le caméra décrit, où le micro restitue, le livre prolonge l’événement, le met en perspective et en prospective, l’approfondit et l’élargit aux dimensions d’une compréhension globale. Il demeure l’outil privilégié du commerce des esprits». Mr Mame Thierno LAKHONE, Directeur de l’école de Diamaguéne 2 / Mbour
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Productions écrites |
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IL ETAIT UNE FOIS LA BATAILLE DES LIVRES Noble projet éducatif pour les enfants La bataille des livres s’avère utile. Elle est source de connaissances incontestables Contribuant à relever véritablement le niveau des écoliers Avec le nombre important de livres reçus Nos élèves y retrouvent le goût de la lecture, de la découverte et de l’apprentissage. Goût incitant à poursuivre avec liberté Une lecture captivante et désirée. A Diémène, a Louga 2 comme à Marbath sans Oublier S.O.S, toutes ces écoles se sentent engagées. Le désir de lire sans arrêt demeure visible Chez tous les élèves et enseignants Cette initiative de bonne volonté vient à son heure, Avec comme cheval de guerre: l’éducation, l’inter culturalité, l’information. Merci a vous tous pour cette belle démonstration d’un engagement sans faille qui a pour principal objectif de favoriser le développement intellectuel des enfants Malick Gueye, instituteur à l’école Diémène en classe de CM1/ Louga
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SI UN JOUR Si un jour, Armée de son courage; Ignorant tous les barrages, Rêvant comme dans un mirage Si un jour, Aveuglée par une quête de connaissances, Impressionnée par des parents en manque de conscience, Encouragée par des enfants en quête de science. Si un jour, Ma fille me dit: maman je veux aller à l’école! Ce jour la, je crierai très fort au plus haut des pôles Que l’enfant doit être EDUQUE, SOIGNE et PROTEGE de tous les fléaux Car étant le DEVENIR de tout un pays: Le SENEGAL Assane Gueye, Enseignant a L’Ecole Louga 2
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Cet Hymne tiré du très profond du cœur d’un grand enfant, voudrait louer seulement, modestement l’homme scribe, pour ce qu’il a senti et dit en tout lieu, pour ce qu’il dit et prédit en tout temps, pour tout ce qu’il a béni ou maudit en toute langue. Il est dédié à Doudou Ndiaye, ……… pour ce que l’homme fait pour l’éducation et la promotion de l’enfant.
HYMNE AUX SCRIBES Amis du livre, rendons grâce aux grands scribes, Pour toute la science qu’ils nous ont léguée, Abreuvons-nous à la source de leurs écrits, En célébrant leurs jolis noms. Férus du livre, rendons grâce aux grands scribes, Pour la belle compagnie qu’ils nous font, Exilons-nous en ces moments chéris, En profitant de l’échappatoire qu’ils nous sont. Passionnés du livre, rendons grâce aux grands scribes, Pour la grande sagesse qu’ils nous ont installée, Dressons table à la hauteur du mont Sion, En magnifiant toute la mesure du savoir fait don. Scribes, Oh Scribes de tous temps, de tous lieux, A vous qui m’avez aidé à reculer mon ignorance, A vous qui m’avez aidé à abréger mon innocence, A vous qui m’avez aidé à meubler mon intelligence, Que vous dire qui n’ait été assez dit déjà? Simplement mais profondément: Merci! Merci pour vos longues heures de solitudes et de veilles Merci pour vos dures heures de tensions intellectuelles. Adrien NIAKH, Enseignant à Ndadafakh
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LA BATAILLE DES LIVRES Livrez bataille dans les vallées, dressez – y vos Avancez en rangs serrés sur les plaines du lectorat.
Battez pavillon universel, affûtez vos paragraphes, Attaquez et comblez tous les assoiffés d’orthographe. Toutes couvertures dehors, voguez vers le large Assemblez vos personnages et sonnez la charge. Installez à la table des pages, un peu de tout Livres de tous les horizons, unissez – vous. Lancez vos braves unités, titres au clair. Enfoncez les barrières et surveillez vos arrières
Dans vos univers où voyageront tant d’amis, Eclatera l’hymne d’un monde riche et uni. Sur vos reliures, foncez, chapitres au vent,
Livrant des coups de grâce aux éditions trident Instaurant la fraternité et comblant les béances. Vaillantes collections, revitalisez nos consciences. Rapprochez les cœurs et , les continents en dérive Enflammez les mers, allez à l’abordage de vos convives. Soyez dévorés dans vos nobles et belles offensives.
Jean Joseph DIOUf M.Médiatrice
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