3ème étape

Vous pouvez télécharger la mission en version PDF ICI

Bonjour, Chers petits poètinventeurs !

Tous vos poèmes sont arrivés dans mon ordinateur à Bafoussam. Rassurez-vous, aucun ne manque à l’appel !

Depuis qu’ils sont là, je les lis souvent et j’éclate de rire à chaque fois, tellement ils sont drôles, tellement je n’y comprends rien ! Vous aussi, n’est-ce pas ? Tant mieux !

Parce qu’écrire un poème, c’est aussi jouer avec les mots pour se faire plaisir, pour partager du plaisir avec les autres, sans trop se soucier de ce qu’ils veulent dire !

Comme Boris Vian qui a utilisé des mots inventés pour écrire ce poème :


UN JOUR

Un jour
Il y aura autre chose que le jour
Une chose plus franche, que l’on appellera le Jodel
Une encore, translucide comme l’arcanson
Que l’on s’enchâssera dans l’œil d’un geste élégant
Il y aura l’auraille, plus cruel
Le volutin, plus dégagé
Le comble, moins sempiternel
Le baouf, toujours enneigé
Il y aura le chalamondre
L’ivrunini, le baroïque
Et tout un planté d’analognes
Les heures seront différentes
Pas pareilles, sans résultat
Inutile de fixer maintenant
Le détail précis de tout ça
Une certitude subsiste : un jour
Il y aura autre chose que le jour.


Arcanson – auraille – volutin – baouf – chalamondre – ivunini – baroïque – analognes, ce sont des mots inventés par le poète. Et je vous assure que le mot ivunini me fait toujours éclater de rire. Pourtant je n’y comprends rien du tout !

Parmi toutes vos belles créations, j’ai choisi au hasard ce poème, pour partager avec vous tout le plaisir, toute la joie que je ressens en vous lisant :

J’écris
J’écris des styloreilles bizarres
J’écris des longs lapillons
J’écris juste pour rire
Des giraflûtes qui ne veulent rien dire.
Ecrire, c’est jouer.
J’écris le cerfasol
J’écris les poubfeux
J’invente des lapinventions
Et des roiseaux à bibulles.
Ecrire, c’est rêver.
J’écris pour toi, j’écris pour moi
J’écris pour ceux qui liront
Et pour ceux qui ne liront pas.
Ecrire, c’est aimer.
J’écris pour ceux d’ici
Ou pour ceux qui sont loin
Pour les poumotos d’aujourd’hui
Et pour ceux de bébsique.
Ecrire, c’est vivre.
Et rire !

Les 6P de Madame Florence Vauthey, Bernex.

C’est trop drôle, n’est-ce pas ?

Allez, passons à la MISSION III !

Pour cette nouvelle mission, je vous invite à écrire un portrait chinois ! Et pour cela, vous vous servirez des mots-valises que vous avez inventés et auxquels vous avez trouvé des définitions rigolotes.

Au fait c’est quoi un portrait chinois ?

Le portrait chinois consiste à décrire quelque chose ou quelqu’un sous la forme d’une suite de comparaisons.

A quoi ressemble-t-il ?

On peut écrire un portrait chinois de plusieurs manières. Nous allons écrire notre portrait selon le mode :

Si j’étais………, je serais……..

Pour……………

Voici un exemple à partir de médionnaire, le mot-valise inventé par Morgane (classe de Mélodie Maire, 6P, Ecole La Tour, Grand-Saconnex, Genève) et qui signifie : N.m. Médicament qui permet de connaître tous les mots du dictionnaire par cœur.

Si j’étais un médicament, je serais un médionnaire

Pour sauver toutes les langues oubliées.

Vous avez compris comment faire ? Pour vous entraîner, je vous mets ici ce joli portrait chinois écrit par LILOUB, que j’ai trouvé sur ce site internet :

https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/portrait-chinois

Si j’étais une ville, je serais Macchu Picchu;
Pour sa grandeur, sa liberté et son histoire un peu floue.
Si j’étais une série, je serais Merlin;
Car elle reflète le fait qu’être différent est humain.
Si j’étais un aliment, je serais le sucre;
Pour être vitale, simplement, sans l’once d’idée de lucre.
Si j’étais un roman, je serais Thérèse Raquin;
Pour ses profondes angoisses et ses tempéraments sanguins.
Si j’étais un métier, je serais un artiste.
Pour l’illumination en laquelle le métier consiste.
Si j’étais une fleur, je serais un coquelicot;
Pour la délicatesse et la prestance de ce joyau.
Si j’étais un objet, je serais une porte;
Pour observer les passages, et tout ce qu’ils m’apportent.
Si j’étais un oiseau, je serais un aigle;
Pour vivre ma liberté, dans le regard, un air espiègle.
Si j’étais un arbre, je serais un chêne;
Car la simplicité jamais ne nous enchaîne.
Si j’étais un pays, je serais le Japon
Pour tous mes rêves, toutes mes convictions.
Si j’étais un poème, je serai celui-ci;
Car il reflète les signaux de désespoir de toute une vie.

LILOUB

A votre tour d’écrire vos portraits chinois, en utilisant 5 mots-valises différents.

Vous me montrerez votre travail ?

A bientôt !

Alain Serge Dzotap.

Nous attendons vos productions pour le vendredi 8 mars.

Une réflexion au sujet de « 3ème étape »

  1. Portrinois

    Si j’étais un animal, je serais un ornard,
    Pour pondre des œufs d’or.
    Si j’étais un objet, je serais un caraclémiel,
    Pour déguster cette clé exceptionnelle.
    Si j’étais une plante, je serais une planpuce.
    Pour m’amuser avec les puces.
    Si j’étais un animal, je serais un blairateau,
    Pour déblayer les feuilles qui cachent le plus beau.
    Si j’étais une star, je serais une starbitrage,
    Pour arbitrer les plus grands matchs de tous les âges.
    Si j’étais un thé, je serais un chinorodon,
    Pour parler chinois avec mon tonton.
    Si j’étais un médicament, je serais un médifoot,
    Pour faire de bons shoots.
    Si j’étais un animal, je serais un chatstronaute,
    Pour me promener dans l’espace intersidérhaute.
    Si j’étais un objet, je serais une télépoulet,
    Pour cuire des poulets devant la télévision.
    Si j’étais un médicament, je serais un médicamembert,
    Pour être encore plus malade et louper l’école.
    Si j’étais un champignon, je serais un tigrorille,
    Pour dévorer les tigres de ta famille.

    Classe de 6-7H de Branson, Fully

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