3ème étape

Seules les classes inscrites aux ateliers pourront poster leur réponse.

Vous pouvez télécharger la mission complète en PDF ici.

Chers aventuriers, bonjour !

Un immense merci et un très gros bravo pour vos carnets de voyage. J’ai bien retrouvé, sous des styles très variés, notre « super-mamie-aventurière ». Et je vois que vous avez mis tout votre cœur pour lui faire vivre son périple.

Malgré son caractère un peu particulier, c’est une amoureuse de la nature. Elle aime les animaux, même si elle fait parfois un peu n’importe quoi. Quelle idée de vouloir s’exercer au rodéo sur le dos de maman Rhino ! Heureusement qu’elle a les os solides. Un peu plus que les dents, d’ailleurs.

Pour l’instant, la quête de notre mamie s’est surtout concentrée en Afrique. Mais en ce moment, au cinquante-quatrième jour de son périple, elle se trouve en Australie (en Nouvelle-Galles du sud, je crois) dans des territoires ravagés par les flammes. Et là, elle sauve deux koalas au péril de sa vie. Impressionnant, non ? Heureusement, elle est aidée par son chien Tempête et son perroquet Tic-Tac.

C’est dans ce contexte que nous allons démarrer notre troisième aventure. Pour cela, j’ai repris quelques-uns de vos textes et je les ai recombinés (sur les conseils de la classe de La Sagne). Si vous avez envie, vous pouvez relire ce journal pour vous rafraîchir la mémoire…

Êtes-vous prêts pour votre troisième mission ?

MISSSSION :

Écrire un article commun à la classe.

L’article contient :

– Un titre

– Un chapeau (regardez ce que c’est sur Internet)

– Le corps de l’article sous forme d’interview (question/réponse)

Dans cet article, le journaliste, Alphonse Danletah, interviewe super-mamie après qu’elle ait risqué sa vie pour sauver deux koalas.

Pour vous aider, voici quelques exemples de questions. Mais vous n’êtes pas obligés de vous en inspirer ! Et n’oubliez pas dans vos réponses que notre amie est un peu coquine…

« Malgré votre grand âge, vous n’avez pas hésité à braver les flammes. Qu’est-ce qui vous a motivée ? »

« Pourriez-vous nous donner dix conseils pour sauver la planète ? »

« Pour l’instant, quel est le meilleur souvenir de votre aventure ? »

« Si vous étiez présidente du monde, quelle serait votre première décision ? »

CARNET DE VOYAGE

Jour 1

Chère lectrice, cher lecteur,

Si tu viens de trouver ce journal au bord d’un marigot d’Australie, c’est que je me suis fait avaler tout cru par un crocodile géant. Si tu l’as ramassé sur une piste entre Marangu Mwika et Ngare Nanyuki c’est p’t’ête bien que je me suis cassé une patte en faisant l’ascension du Kilimandjaro.

Oh bien sûr, tu te demandes bien qui je suis ? D’abord, voici mon portrait (réalisé par un membre de mon fan club) :

Je suis une vieille bonne femme qui sait à peine tenir un stylo. Mais j’ai décidé de raconter l’Aventure que je suis en train de vivre. Une Aventure avec un grand « A », évidemment.

Figure-toi que je suis dingue de la nature et des animaux. C’est ce qui m’intéresse par-dessus tout.

Mais malgré ça, l’autre soir, je perds un pari avec les copines. On faisait une sorte de Quiz (tu sais ce que c’est, j’espère) et il fallait répondre à la question suivante :

« Quel animal appelle-t-on Musca domestica ? »

J’ai répondu aussi sec : « Une sorte de souris ».

Les copines ont rigolé et moi, j’ai écopé d’un gage !

Le gage ?

Faire le tour du monde en 80 jours et retrouver les traces de cet animal extraordinaire… Bien sûr, INTERDICTION ABSOLUE de consulter Internet ou d’ouvrir le moindre bouquin. Même le dictionnaire !

Et voilà comment je me suis retrouvée dans ce pétrin. Si j’avais su, ce soir-là, je serais restée bien au chaud dans mes pantoufles en train de regarder les jeux télévisés !

Jour 8

Aujourd’hui, pas grand-chose à dire sinon que j’ai très mal aux dents.

Mais hier, il m’est arrivé un truc incroyable : rencontre avec une maman rhinocéros blanc et son bébé ! Pas fière, je peux vous le dire.

Soudain, il me prend une idée complètement idiote : faire du rodéo (parce que j’ai toujours rêvé de faire ça). Je monte sur le dos de maman Rhino. Dix secondes plus tard, elle me projette contre un arbre. Je ne suis pas très bien, vous imaginez. Je fais donc du stop et un 4×4 s’arrête conduit par un charmant chauffeur. Il me conduit jusqu’à un hôtel. Puis, je fouine un peu dans l’hôtel et je découvre une grande bibliothèque avec une vraie bibliothécaire. Je lui demande un livre sur les animaux du monde. C’est que je veux mettre la main sur cette fichue Musca domestica ! Elle s’apprête à me donner une grosse encyclopédie et je me souviens d’un coup que j’ai promis de ne pas chercher dans les bouquins. Crotte !

Je quitte l’hôtel et j’embarque dans une pirogue direction l’Afrique de l’ouest.

Jour 12

Hier, je suis allée déjeuner dans un maquis. Vous savez ce que c’est au moins ? C’est comme ça qu’on appelle les restaurants en Côte d’Ivoire.

Dire qu’il y a douze jours, j’étais tranquille chez moi, en Ecosse, au pays des cornemuses, (mon instrument préféré). C’était très bien sauf que la veille de mon départ, un joueur de cornemuse qui était bien trop près de moi m’a cassé les oreilles avec son instrument. Vite, commencer ma quête loin de chez moi ! Pas la peine de compter sur le monstre du Loch Ness pour m’aider. C’est comme ça que je me suis retrouvée en Afrique avec mon chien Tempête et Tic-Tac mon perroquet.

Revenons à mon maquis…

J’étais en train de me régaler avec un bon foutou quand le serveur est venu me voir.

— Vous ne seriez pas la célèbre mamie…

Je l’ai interrompu aussitôt :

— C’est moi, mon brave garçon.

J’étais pas peu fière qu’on me reconnaisse après seulement trois jours de périples. Faut dire que la presse africaine a beaucoup parlé de moi depuis mon atterrissage sur le vieux continent. Bien sûr, j’en ai profité pour lui demander s’il connaissait la Musca domestica. Le brave garçon me répond qu’avec un nom pareil, c’est certainement une souris. Je vois qu’il n’est pas plus connaisseur que moi en la matière !

Pour le dessert (je suis gourmande), je commande une spécialité. On m’apporte une belle glace coco ! Je mords à pleines dents et là ! Douleur atroce. Une dent explosée ! Le cuisinier de malheur a laissé des morceaux de noix à l’intérieur ! Attends que je l’attrape, celui-là et que je lui montre qui c’est mamie Kalachnikov !
Le patron du maquis (très gêné) m’envoie chez un dentiste en pleine savane. J’espère qu’il ne va pas me greffer une dent d’hippopotame !

Jour 15

Hier, j’ai trouvé un petit hôtel dans un village. J’étais bien crevée alors je me suis mise au lit à l’heure des poules et j’ai fait sonner mon réveil à midi. Je le mérite, non ?

Et voilà que c’est mon chien Tempête qui me réveille à quatre heures du matin !

C’est là que je me souviens que c’est son anniversaire. Mais j’ai tellement mal aux dents… Je me bouche les oreilles et je me recouche aussitôt :

— Tu auras ton gâteau d’anniversaire l’année prochaine, mon p’tit père. Ça peut bien attendre, non ?

Et je me rendors en pensant à ma Musca domestica. Je commence à la détester, celle-là.

Jour 18

Ce matin, je me lève du pied droit pour reprendre ma quête.

Il fait une chaleur, vous ne pouvez pas imaginer !

Je remarque tout autour de moi des bêtes malades qui semblent très assoiffées… La région meurt sous la sécheresse, aucune rivière n’alimente les points d’eau du coin. Que se passe-t-il ? Je décide de voir ce problème de plus haut et je pars en direction du Kilimandjaro (altitude 5985m, quand même !).

Dans la nuit, je me dis qu’avec un peu de chance, Musca domestica vit en haut du Kilimandjaro parce qu’il y fait plus frais.
Je vois des zèbres qui se dirigent vers la montagne. Je loue un motocross pour démarrer l’ascension. Tempête me suit en galopant comme une gazelle et Tic-Tac vole au-dessus de ma tête. Quelle fine équipe !

Après, avec mes petits pieds de grand-mère, il me faut une semaine pour monter là-haut. Arrivée au sommet, je pensais voir des paquets de neige et de glace et résultat, que des rochers, des cailloux et très peu de neige. Au loin, j’aperçois quelqu’un, cette silhouette ne m’est pas inconnue. Je m’en approche et remarque avec bonheur que c’est Alphonse Danletah, mon ami journaliste !

Il m’explique qu’il fait un reportage sur le Kilimandjaro et la fonte des glaciers. Comme il n’y a plus de neige, ni de glace, en été, il n’y a plus d’eau qui coule de la montagne pour remplir les rivières et les points d’eau de la région.

Jour 25

Au matin, je décide de redescendre au plus vite, je salue chaleureusement Alphonse et déploie mon fameux parapente. Tempête est attaché devant moi avec un baudrier. Tic-Tac est déjà parti en éclaireur.

Je me lance dans le vide…

La magie de l’Afrique s’ouvre devant moi. Des paysages sublimes, des forêts immenses ; des troupeaux d’animaux se promènent sous mes pieds. Là-bas, des nuées de flamants roses, ici des zèbres et des buffles par centaines, là des éléphants majestueux et des girafes élégantes.

Le temps passe, les bêtes sauvages qui étaient des petites choses minuscules deviennent de plus en plus grosses. Je vois dans les arbres une colonie de singes. Je vole juste au-dessus d’une tribu de lions. Une panthère perchée dans un arbre m’observe.
Au loin j’aperçois un grand village africain, avec des cases et des baobabs. Je décide de me poser discrètement au milieu du village, sur la grand place.

Jour 32

Vous vous rappelez mon souci de dents ? Eh bien, malheureusement, ça ne va pas mieux !

Je suis allée trouver un médecin. Mais il n’avait pas de médicaments sous la main ! Il n’a pas pu me soigner et j’ai piqué une crise de nerf comme vous ne pouvez pas imaginer…
Pour oublier toutes ces misères, je vais faire un safari dans le but de trouver cette fameuse Musca domestica.
Je suis dans la voiture quand le guide annonce :
— Sur votre gauche, vous pouvez admirer un magnifique troupeau de gazelles.

Nous avançons peu à peu puis nous nous arrêtons pour faire une pause-pipi.
Au loin, j’aperçois un beau zèbre. Tempête se met à grogner.

Mais finalement, je ne trouve toujours pas la Musca machin truc… à se demander si cette bestiole existe vraiment ?

Jour 35

Je me réveille comme tous les matins en espérant trouver cette fichue Musca domestica que je cherche depuis plus d’un mois ! J’espère que ce ne sera pas un échec cette fois-ci.
Je me prépare et c’est parti pour le dernier jour de mes aventures en Afrique.
Sur mon chemin, je croise une girafe.

Me voici arrivée près d’un petit village abandonné à cause de la guerre qui fait rage dans ce pays. La ville est à cent kilomètres de là. Je suis seule avec Tempête et super-perroquet. Pas un guépard à l’horizon…
Pourtant, un petit chat gris s’approche de moi.
— Hep, petite boule de poils, ça gaze ? lui demande Tic-Tac.
La petite bête nous regarde tristement.
— On dirait qu’elle meurt de faim, mais ce n’est pas encore sa fin.

Je décide de nourrir ce pauvre animal. Il me reste un morceau de jambon du maigre sandwich que j’ai mangé à midi.
Les forces lui reviennent. Je tente de le caresser mais il me griffe aussitôt puis s’enfuit en direction d’une case en ruine. Je le suis jusqu’à une porte avec un écriteau presque illisible. Je m’approche et je devine ces quelques mots : « Musca domestica » !

C’est mon jour de chance !

Mais j’abandonne mes recherches ici car il faut absolument que j’aille au plus vite me faire soigner cette dent qui me fait souffrir de plus en plus.

Jour 48

Voilà trois jours, j’ai pris le bateau pour le Japon. C’est un long voyage.

Me voici enfin au pays du soleil levant ! Dans les montagnes je croise des macaques. Heureusement, ils ne me volent rien. Ceux-là sont plutôt bien élevés. Ce midi, j’ai mangé des ramens dans un petit resto. Et j’ai bu un peu de saké. J’avais la tête qui tournait !

C’est étrange comme les goûts sont différents dans d’autres pays. Mais ici, je n’ai trouvé aucune information concernant Musca domestica.

Jour 52

J’ai entendu à la radio qu’il y avait des feux en Australie. Dare dare, je saute dans le premier avion pour donner un coup de main aux pompiers.

Jour 54 Je souffre le martyr, mais ce matin, grâce au flair de Tempête et aux yeux de Tic-Tac, j’ai réussi à sauver deux koalas des flammes. Je suis fière de moi ! Super-fière ! Et si je trouve pas Musca domestica, ce n’est pas si grave !

Yves-Marie Clément attend de vous que vous vous transformiez en journalistes. Pas simple d’écrire un article qui donne envie de le lire ! Nous attendons vos publications d’ici au vendredi 20 mars.

2 réflexions sur « 3ème étape »

  1. Bonjour Yves-Marie Clément et bonjour à tous,
    nos allons relevé ce 3 ème défi et écrire cet interview. Nous allons aussi écrire la suite de notre PROPRE histoire qui continue en Amazonie (gros travail)…, afin d’avoir un suite logique et dans le but d’obtenir Notre PROPRE histoire qui sera éditée en livre pour les élèves de la classe.
    Bonne suite à vous tous. Nous on part en vacances blanches demain.
    Classe 6p de Porrentruy, Jura, Suisse.

  2. Bonjour les amis ! Quel programme : vacances blanches, interview, Amazonie, publication d’un livre ! Vous êtes incroyables ! Et j’ai hâte d’avoir de vos nouvelles. L’Amazonie évoque pour moi tellement de souvenirs… J’ai vécu une dizaine d’années à l’orée de cette forêt extraordinaire. Voici quelques photos des animaux que j’ai eu la chance de rencontrer. Grosses bises et à bientôt !



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