5ème étape

 

Mission 5

Bonjour les enfants, vous allez bien ? A en croire vos textes, on dirait que c’est la forme, la grande forme même !

Vraiment je vous félicite : ce que je vous avais proposé de faire, cette narration rétrospective, ce n’était pas si facile à rédiger et vous avez réussi avec brio.

A lire vos récits, à visualiser la visite de ce pauvre Bellefeuille et les mille tourments que vous lui avez fait endurer, vous me le rendez presque sympathique !

Vous avez à la fois imaginé de nouvelles scènes et parfaitement « rebondi » sur mes évocations : la recette du gâteau, par exemple. Monsieur Bellefeuille a dû regretter bien souvent de l’avoir demandée. Heureusement que certaines classes étaient un peu plus… sages, ou un peu moins cruelles que la 6P de Compesières, que les 5-6 H de Vercorin, que la 6PT3 de Trélex (mais où donc êtes-vous allés chercher tout ça !!), sans compter l’école du Crêt-du-Chêne de Neuchâtel. Et je préfère ne pas évoquer la recette de la 8C de Nyon, je vais bientôt passer à table, ça risquerait de me gâcher le souper ! En revanche, votre recette, la « Classe Belleplume », avec TOUT ce chocolat et TOUS ces Maltesers, je l’essayerais bien… Chiche ? Vous l’avez testée, vous ?

La petite vidéo proposée par la classe de Porrentruy m’a rappelé de bons souvenirs, et vos propres trouvailles sont dignes d’un excellent film comique : je ne crois pas qu’un scénariste ait déjà pensé à faire effacer un tableau noir avec un chiffon imbibé de confiture de fraise !

Très bonne idée, la 6P Châtelaine, d’avoir fait ce clin d’œil à la première lettre de Bellefeuille, avec votre « nous voulons des bonbons, nous voulons des bonbons, etc, etc. » pour que ça se réalise. Et l’entrée de l’écrivain derrière son bouquet de roses était elle aussi très cinématographique, tout comme le quiproquo qui a suivi.

Super, la classe 8C de Nyon, d’avoir repris la thématique des chansons d’amour, et d’avoir proposé la vôtre tout en l’incluant dans le scénario de l’alarme incendie, bon  boulot !

La classe de Catherine Gilles, rappelez-moi de ne JAMAIS venir vous visiter, si par malheur vous m’invitiez : entre la pignata, les insectes, les épines, merci bien… Je sais qu’il ne faut pas confondre fiction et réalité, mais si VOUS, vous confondiez…

Et je crois que, tout comme la 6PT3 de Trélex, vous êtes fins psychologues et avez su parfaitement cerner les problèmes de Gribouille, ce chat est en effet bien moins sénile que ce que Bellefeuille semble penser.

Pour la tisane aussi, vous avez fait fort, les enfants : l’eau des poissons ! du sang royal et de la pizza moisie ! de la slime bleue ! De l’eau croupie ! Non mais…

Alors je vous parle d’écriture « cinématographique », à propos de ces scènes très vives et très drôles que vous avez inventées, mais ça peut aussi être l’occasion de prendre vos crayons et pinceaux, et d’essayer d’illustrer vos lignes, qu’en dites-vous ? Je pense en particulier au riche texte de la 5P de l’école En Sauvy, à celui de la 5FR331 de Neuchâtel, qui a « personnalisé » les souvenirs, bonne idée ça aussi, mais vous tous, sans exception, avez produit des textes si vivants qu’on aurait envie de les dessiner !

Ou devrais-je dire des textes si cruels ? Si sarcastiques envers ce pauvre Bellefeuille ?

Et en plus vous vous moquez de ses sentiments…

Qu’est-ce que vous allez dire, avec la prochaine mission, parce que ses sentiments, cette foi, il va enfin les avouer, les claironner même !

Le brave homme a décidé que c’est la poésie qui refléterait le mieux ce qu’il éprouve. Eh oui.

Est-il un bon poète ? ça c’est une autre histoire, c’est à vous de vous faire votre opinion. Mais ne soyez pas trop sévères, car VOUS AUSSI vous allez devoir expérimenter à présent cette forme d’écriture…

Vous aussi vous allez devoir vous exprimer à l’aide d’images, avec des contraintes de formes auxquelles la prose ne vous a pas habitués.

Alors je ne vais pas vous demander de faire des rimes (bon, si vous faites des vers sans en avoir l’air, tant mieux !), mais juste de respecter les consignes suivantes.

Dans un premier temps, vous allez écrire un acrostiche, joli mot n’est-ce pas ? C’est un poème dont voici la particularité : si on lit verticalement la première lettre de chaque vers, on trouve un nom, une phrase, une expression.

Ici, je voudrais qu’on trouve le prénom « Marcel », et éventuellement, si vous aimez l’exercice et que vous avez du temps, Marcel Bellefeuille !

(Comme vous aviez inventé des prénoms différents, selon les classes, pour Mademoiselle Jolidon, Marcel a continué de l’appeler Mademoiselle, comme ça ça ira avec chacun de vos textes…)

Puis, par la suite, vous allez inventer quelques phrases sur le modèle « Si vous étiez…, je serais… ».

Vous verrez, Monsieur Bellefeuille s’est prêté à l’exercice et je suis sûre que Mademoiselle Jolidon sera elle aussi très inspirée. Car n’oubliez pas, dans cette dernière « mission », c’est Mademoiselle Jolidon qui écrit à Monsieur Bellefeuille, et je crois bien qu’elle lui déclare son amour – si vous êtes d’accord.

Et bien entendu, ces deux « exercices poétiques », seront enveloppés par une petite introduction (Mon cher Marcel, depuis que je vous ai vu… etc. etc. ), et une petite conclusion qui sera aussi, eh oui, LA conclusion de notre récit et de cette belle aventure !

C’est à vous que revient le mot de la fin.

Le mien consistera à vous dire que j’ai adoré avoir ces échanges avec vous, je me réjouissais à chaque fois d’ouvrir notre « dossier » et d’y découvrir vos textes qui m’ont fait si souvent rire et sourire, qui ont provoqué plein d’images dans ma tête, et je crois qu’au fur et à mesure de nos missions, nos deux personnages ont pris forme, ont pris corps, ils ont évolué contre vents et marées, obstacles et tourments, (Dieu merci, pour Bellefeuille, l’évolution s’est faite dans le bon sens !), ils sont devenus plus consistants, autrement dit, on a l’impression de mieux les connaître.

Partagez-vous ce sentiment ?

Alors je vous souhaite bien du plaisir pour cette dernière lettre, je me réjouis déjà de vous lire et je vous envoie des petites bises, à toutes et tous, en espérant que ce que nous avons écrit ensemble donnera peut-être, à certaines et certains d’entre vous, l’envie de continuer sur cette voie !

J’ajoute encore mes remerciements très vifs aux enseignantes et enseignants pour leur magnifique engagement dans l’aventure,

Sylvie

 

Chapitre 9

Chère Demoiselle,

J’espère que vous pardonnerez cette lettre, elle est dictée par mon cœur et que faire contre ces choses-là, comment résister à ce qui vous prend par surprise et ne vous lâche plus, tel un pirate montant à l’assaut d’un navire marchand ? Tel un guépard fonçant sur la tendre gazelle ? Tel un vendeur d’épluche-légumes sur un marché provençal ?

Depuis que je vous ai vue, vous occupez mes pensées, vous guidez ma plume, mon esprit est ailleurs, je cuisine pour deux, je mets la table pour deux, je soupire, regarde les nuages et crois y voir votre visage, je reviens à mon bureau et rêve que je vous récite mes vers, le soir, près de la cheminée, et que Gribouille ronronne sur vos doux genoux, ou le contraire, que Gribouille récite des vers et que je… Oups, pardon, je m’égare !

Je viens de lire le message de vos chers petits, quelle créativité ! Quelle folle inventivité ! Je suis certain que c’est votre influence, on devine en vous la personne formidablement imaginative, vous êtes une artiste dans l’âme, et croyez-moi, je m’y connais !

Oh comme ils sont chanceux, ces petits garnements, ils ne sont pas conscients de leur bonheur : vous voir tous les jours…

Vous entendre, matin après matin, parler de sciences, de grammaire et de mathématiques !

Même le livret 7, le plus compliqué dans mon souvenir, doit, dans votre bouche, résonner comme un poème !

Même la conjugaison du verbe « bouillir », doit sembler, dite par vous, une douce berceuse !

Même le tableau périodique des éléments, entre vos mains, doit être aussi inspirant qu’un coucher de soleil sur la lagune de Venise !

Et une planche anatomique décrite par vous, qu’est-ce, si ce n’est la Vénus de Botticelli ?

Ah je deviens lyrique et je m’en excuse, que voulez-vous, lorsque l’être humain est pris dans les tourments d’une force qui le dépasse, tel un motard dans un cyclone sur la Route 66, tel un cheveu dans l’écoulement d’un lavabo, tel du blanc d’œuf entre les fouets d’un mixer, comment pourrait-il résister ?

Moi je n’ai pas pu, et j’ai donc pris ma plume, et voici, en un doux acrostiche, ce que vous m’avez inspiré, oh ma muse !

Votre seul prénom ne suffisait pas à exprimer tout ce que je ressens, alors souffrez qu’ici je vous appelle « Mademoiselle », ma douce, chère demoiselle…

Mais quel est donc ce tourment qui habite mon cœur ?
A quelle terrible tempête est-il confronté ?
De quel secret se fait-il le confident ?
Et pourquoi tant d’ennui, tant de joie, tant de langueur ?
Me faudra-t-il désespérer de longues nuits encore ?
Oh ! Comme je voudrais la revoir !
Il n’y a pas plus charmant que son sourire
Sa bouche est faite pour dire des poèmes
Et mes yeux ne veulent plus que ses yeux pour miroir
Le soir tombe, un jour encore sans elle
La nuit s’écoule, étoile après étoile, mais de sommeil nulle trace,
Ecoute, Lune, ce chant plein de hâte et d’espoir !

 

Jolie Mademoiselle pleine de dons
Oh comme vous occupez mes pensées !
Le destin un jour nous a présentés
Il ne faut pas le décevoir, nous devons nous revoir
Dans un jour, dans un an, dans une heure ?
Oh la douce attente, un seul mot de vous et j’accours, plein d’espoir
Nous serons alors réunis – s’il le faut, même avec vos chers petits !

 

Et puisque décidément vous êtes incroyablement inspirante, oh ma muse, voici encore ces quelques vers de prose poétique, tels qu’ils ont éclos dans ma poitrine au petit matin glacial, tels que je les ai déclamés, seul et en pyjama rouge face à la fenêtre, alors que les merles lançaient leurs cris déchirants dans les premières lueurs de l’aube et que Gribouille grattait frénétiquement contre la porte d’entrée :

 

Si vous étiez une fleur, je serais une coccinelle pour me poser sur votre cœur
Si vous étiez un chocolat chaud, je serais un marshmallow et flotterais de bonheur !
Si vous étiez une fontaine, je serais une salamandre, pour me rafraîchir à votre murmure
Si vous étiez une montagne, je serais le soleil couchant qui rougirait en vous effleurant
Si vous étiez un arbre, je serais un pic-vert pour vous bécoter toute la journée
Si vous étiez un gâteau, je serais la cerise, la crème, les bougies !
Si vous étiez un pays, je serais la mer pour vous chatouiller les pieds
Si vous étiez un sandwich, je serais le jambon pour que vous me serriez dans vos bras

 

Voilà, très chère Demoiselle, ce que mon cœur avait à vous dire.

Et le vôtre : puis-je espérer que lui aussi ressente quelque chose à mon égard ?

Me trompé-je ou vos joues, parfois, rosissaient un peu lorsque nos mains se frôlaient sur le tableau noir ?

Inventé-je ou vos yeux, parfois, cherchaient dans les miens un refuge lorsque ces petits garnements lançaient des boulettes de papier à travers toute la classe ?

Dites-moi, soyez sincère, dussé-je en souffrir mille maux !

Ah comme vous me rendez lyrique !

Ah comme vous avez su réveiller ma plume qui ronronnait depuis tant d’années, tel Gribouille lorsqu’il regarde un documentaire sur les oiseaux !

Ecrivez-moi, parlez-moi, faxez-moi, mailez-moi, smsez-moi, mais je vous en prie, ne m’ignorez pas !

A bientôt, ma douce.

Votre Marcel, plein d’espoir

 

Quel honneur ! Sylvie Neeman vous propose de conclure ce roman épistolaire ! Et de la plus belle des manières qui soit : un message poétique et amoureux de Mademoiselle Jolidon.

Nous attendons donc d’ici au 2 juin, votre dixième chapitre ! Nous nous réjouissons d’ores et déjà de le lire !

Ainsi s’achèvera notre atelier d’écriture. Nous espérons que vous y aurez trouvé du plaisir. Si vous décidez d’éditer ce roman, il pourrait, comme vous le suggère Sylvie Neeman, être joliment illustré !

23 réflexions au sujet de « 5ème étape »

  1. Mon cher Marcel,

    Merci pour votre lettre qui m’a fait tellement plaisir. Depuis que nous nous sommes rencontrés, je ne cesse également de penser à vous. Vous êtes entré dans mon coeur qui bat à la vitesse maximum. C’est pourquoi, je vous ai écrit ces poèmes:

    Si vous étiez une galaxie, je serai les étoiles qui vous illuminent.
    Si vous étiez la terre, je serai le soleil pour vous réchauffer.
    Si vous étiez une plante, je serai l’eau pour vous arroser de bonheur.
    Si vous étiez un désert, je serai une oasis pour vous rafraîchir.
    Si vous étiez une montgolfière, je serai le vent pour vous emmener rêver.
    Si vous étiez un ongle, je serai le vernis qui vous ferait rougir.
    Si vous étiez un serpent, je serai le venin qui tuerait tous vos ennemis.
    Si vous étiez un chanteur, je serai un micro pour que nos lèvres se frôlent.
    Si vous étiez un pot de peinture, je serai un pinceau pour vous caresser.
    Si vous étiez une glace, je serai des pépites de chocolat pour fondre sur votre coeur.
    Si vous étiez une lampe, je serai une ampoule pour vous éclairer.
    Si vous étiez une pièce, je serai un coffre-fort pour vous protéger

    Marcel, quand je vous ai vu pour la première fois, mon coeur
    A pétillé d’amour sincère.
    Romantique comme vous êtes!
    C’est vous l’homme de ma vie! Vous êtes un soleil
    Et la lune qui tourne autour de mon atmosphère.
    L’amour que je ressens pour vous est plus grand que l’univers.

    Mon amour en sucre d’orge,
    Avec toi rien ne nous séparera.
    Restez celui que vous êtes!
    Comment ne pas pensez à vous mon Marçou?
    Elégant comme vous êtes, rien ne vous arrête!
    Love you!

    J’espère que notre aventure à deux continuera à jamais.
    En conclusion, je vous aime de tout mon coeur.

    Votre douce demoiselle
    (de la classe Belleplume)

    • Oh là là… Vous le gâtez, ce Marcel – ou devrais-je dire Marçou? Ou devrais-je parler en anglais?
      « Mon amour en sucre d’orge »… il va fondre, ce sucre-là, devant tant de compliments, et si joliment tournés: l’ongle et le vernis qui le fait rougir, le pot de peinture et la caresse du pinceau, la montgolfière et le vent, le désert et l’oasis, comme c’est beau tout ça!
      Bravo pour toutes ces belles idées, vous finissez l’aventure en beauté.
      J’espère que vous passerez un superbe été, et que vous enverrez plein de cartes postales à Monsieur Bellefeuille… moi je vous envoie des petites bises d’au revoir!
      Sylvie

  2. Oh ! Écrivain cher à mon coeur…..Votre lettre m’ a fait vibrer… je me sens toute chose…
    Et voilà qu’un poème naît dans mon coeur…
    Mon cher Marcel,
    A chaque fois que je pense à vous, mes yeux s’illuminent de bonheur
    Remarquez-vous que vous êtes intelligent ?
    C’est une chance d’avoir pu vous connaître
    Et votre cœur est tellement grand qu’on pourrait y placer la terre entière
    L’amour c’est de l’or que l’on garde comme un trésor.

    Beaucoup de gens admirent votre talent
    Ecrivain, c’est un don
    Les livres que vous écrivez sont passionnants !
    Les livres c’est le bonheur!
    Et à chaque fois que je vous vois, mes yeux ne voient que vous
    Faut dire que vous êtes craquant
    Etes-vous conscient de votre pouvoir de séduction ?
    Une fois encore je veux vous dire à quel point vous comptez pour moi
    Imaginez combien je tiens à vous
    La beauté de la lune ne sera jamais votre égale
    Le soleil ne brillera jamais plus que votre cœur
    Et …je me lance « je crois que je…. »

    Bonheur de ressentir ces émotions !
    Etes-vous prêt à partir en vacances avec moi ?
    La douceur de votre coeur égale la mienne
    L’amour s’approche…
    Feriez-vous une nouvelle rencontre avec moi ?
    Etes-vous prêt à partager ma vie ?
    Une belle fleur ça ressemble à Bellefeuille
    Impossible de ne pas vous revoir
    Le sourire qui brille en vous c’est comme une petite lumière qui en allume plein d’autres
    La beauté intérieure est celle qui compte le plus
    Et quand je pense à vous, mon coeur bat très très fort…

    Si vous étiez une lampe, je serais l’électricité pour vous allumer
    Si vous étiez une cerise, je serais le noyau
    Si vous étiez la tour Eiffel, je serais une touriste pour vous admirer
    Si vous étiez une clef, je serais la serrure
    Si vous étiez un chat, je serais la pelote pour que vous jouiez avec moi
    Si vous étiez une cheminée, je serais le feu qui brûle en vous
    Si vous étiez une allumette, je serais la boîte pour vous abriter

    Si vous étiez du nutella, je serais la tartine qui serait votre matelas
    Si vous étiez la lune, je serais les étoiles pour vous entourer
    Si vous étiez de l’encre, je serais la belle feuille et vous seriez imprimé sur moi
    Si vous étiez le ketchup, je serais la mayonnaise
    Si vous étiez une plume, je serais l’encre qui coulerait en vous
    Si vous étiez la noix, je serais le casse-noix pour que vous puissiez enfin respirer
    Si vous étiez le soleil, je serais la lune qui vous admire 24 h sur 24
    Si vous étiez une bouteille, je serais le bouchon pour vous enfermer
    Si vous étiez une fleur, je serais un pétale
    Si vous étiez un fil électrique, je serais l’électricité qui circule en vous.

    Mon très cher Marcel, j’ai osé laisser parler mon coeur… et je me sens si heureuse.
    J’espère que nous allons nous rencontrer très très bientôt !
    Avec mes douces pensées Aline Jolidon
    PS Mes élèves me soufflent ceci: ils sont d’accord de céder leur maîtresse en échange des bonbons et carambars promis!!!

    • Que de trouvailles, que de chouettes idées! Vous voulez mes préférées – même si je les aime toutes!
      Eh bien si on prend par exemple vos « Si vous étiez », mon podium serait… non, impossible de les départager, ils sont tous excellents: la lampe et l’électricité, la cerise et le noyau, la tour Eiffel et la touriste, et la serrure, et la pelote, etc… Et que dire du Nutella, du ketchup, de la bouteille si jalouse?
      Toutes vos idées sont géniales, bravo! Avez-vous mis beaucoup de temps pour les trouver?
      Ou c’est l’amour qui a décuplé votre imagination – c’est sûrement ça, c’est du vécu! Vous êtes tous amoureuses et amoureux dans cette classe, même si vous ne voulez pas l’avouer…
      Bon, j’arrête de vous embêter, et je me contente de vous féliciter…
      Sylvie

  3. Oh ma Belleplume,

    Mon cœur bat à cent à l’heure en vous lisant.
    Quand je repense à notre rencontre, mes yeux se remplissent de cœurs et d’étoiles.
    Depuis que je vous ai vu, vous occupez tout mon esprit, comme les nuages qui hantent mes rêves.
    Je cuisine pour deux, je mets la table pour deux parfois…
    Oui j’ai rougis quand nos mains se sont frôlées sur le tableau noir.

    Si vous étiez un animal, je serais la femelle.
    Si vous étiez une fleur, je serais une abeille.
    Si vous étiez un plat cuisiné, je serais le pain.
    Si vous étiez une couleur, je serais la feuille.
    Si vous étiez une chanson, je serais la mélodie.
    Si vous étiez un acteur, je serais le décor.
    Si vous étiez un vêtement, je serais le cintre.
    Si vous étiez un film, je serais le public.
    Si vous étiez un fruit, je serais l’arbre fruitier.
    Si vous étiez un sport, je serais la pratiquante.

    Mon amour
    Adorable comme tu es
    Romantique comme un cœur rouge dans l’océan
    Comme tu es beau, tu es comme une rose printanière
    Elégant comme un oiseau qui plane dans le ciel
    Là-haut, tu brilles comme une étoile

    Mon cher Marcel, j’ai moi aussi laissé parler mon cœur.

    A tantôt mon doux,

    Votre Mademoiselle Jolidon

    Classe 5FR331, Neuchâtel
    Pauline Huguenin

    • Quelle jolie déclaration, Marcel va rougir, j’en suis certaine!
      Vous avez eu des idées très originales pour vos phrases avec « Si vous étiez »; j’ai particulièrement aimé celle du vêtement et du cintre, de la fleur et de l’abeille, du plat cuisiné et du pain, et le film, et la chanson, toutes vos idées sont excellentes et très variées, bravo!
      Et l’acrostiche est très réussi lui aussi…
      J’espère que vous vous êtes bien amusés, mais je sais que c’est aussi du travail, et vous l’avez parfaitement effectué, bravo à toute la classe et à la maîtresse!
      Sylvie

  4. Chapitre 10

    Cher Marcel,

    Votre lettre, je l’ai trouvée romantique mais je trouve ça complètement idiot que vous ayez pensé une chose pareille.

    Je n’avais pas envie de répondre à vos poèmes alors j’ai confié cette corvée à mes élèves.

    Voici leurs textes que j’approuve à 100 %….

    Moche comme vous êtes, je ne viendrai pas !
    Attentif à vous ! Vous rêvez !
    Rêvez pas, je ne suis pas bête!
    Ciel vous êtes parti.
    Etre grognon et après faire le gentil.
    Là, vous dépassez les bornes.
    Lara

    Si vous étiez une fraise, je vous mangerais tout de suite.
    Si vous étiez une fleur, je serais une abeille pour venir vous piquer le coeur.
    Si vous étiez un sandwich, je serais le couteau qui vous couperait.
    Si vous étiez un gâteau, je serais un humain pour vous manger.
    Si vous étiez du bois, je serai une allumette pour vous brûler.
    Laura

    Mon cœur vous ado… Oups! déteste.
    Amour et gentillesse n’existent pas entre nous deux !
    Rien ne me fait changer d’avis.
    C’est idiot cette histoire d’amour.
    Et je ne veux plus vous voir jusqu’à la fin de ma vie.
    L’amour n’a jamais été dans mon cœur. Sauf pour les élèves !

    Bien heureuse que tu ne sois plus dans ma vie.
    Et fâchée que vous ayez cru que je sois amoureuse de vous.
    La gentillesse a disparu.
    Le nom de famille Bojublublu est bien mieux adapté que Bellefeuille.
    Euh, vous vous êtes trompé de mademoiselle.
    Fleurs, chocolats, cadeaux ne me feront pas changer d’avis.
    En 2018, je vais me marier.
    Une date va suivre.
    Il s’appelle George.
    Le 19 avril, je me marierai.
    Là, tu as dépassé les bornes.
    Et en plus vous êtes grincheux !
    Sébastien

    Si vous étiez une fleur, je serais un chien pour vous faire pipi dessus.
    Si vous étiez un chocolat chaud, je serais un bébé pour vous renverser.
    Si vous étiez une fontaine, je serais un bulldozer pour vous détruire.
    Si vous étiez une montagne, je serais la neige qui vous étoufferait.
    Si vous étiez un arbre, je serais un bûcheron pour vous couper.
    Si vous étiez un gâteau, je serais une bouche pour vous faire disparaître.
    Si vous étiez un pays, je serais la guerre pour vous attaquer.
    Si vous étiez un sandwich, je serais une poubelle pour vous jeter.
    Si vous étiez Le Titanic, je serais l’iceberg pour vous couler.
    Léo

    Mon cœur ne vous appartiendra jamais.
    Amour n’existe pas entre nous.
    Rien ne se passera entre nous.
    Celle qui sera dans votre cœur ne sera jamais moi.
    Et ne m’adressez plus la parole.
    La saison des amours ne sera jamais pour nous deux.
    Olivia

    Si vous étiez une mouche, je serais la tapette .
    Si vous étiez un papi, je serais le camion qui vous renverserait.
    Si vous étiez un arbre, je serais la tronçonneuse.
    Si vous étiez un mur, je vous détruirais.
    Si vous étiez un livre, je vous déchirerais.
    Si vous étiez un pays, je serais la guerre.
    Si vous étiez une voiture, je serais l’accident.
    James

    Si vous étiez un terroriste, je serais la police.
    Si vous étiez le porc, je serais le boucher.
    Si vous étiez le méchant, je serais la gentille.
    Si vous étiez un arbre, je serais le bûcheron avec ma tronçonneuse.
    Si vous étiez Marine Le Pen, je serais Emmanuel Macron.
    Si vous étiez un bonbon, je vous donnerais aux enfants.
    Si vous étiez une abeille, je serais l’insecticide qui tue toute votre famille.
    Si vous étiez une fleur, je serais le chien qui ferait pipi dessus.
    Max

    Si vous étiez une mauvaise herbe, je serais une jardinière qui vous arracherait.
    Si vous étiez un trait de crayon, je serais une gomme qui vous effacerait.
    Si vous étiez un bout de bambou, je serais un panda qui vous mangerait.
    Si vous étiez un IPhone 6, je serais un IPhone 7 pour vous remplacer.
    Si vous étiez une plante, je serais une abeille pour vous aspirer le cœur.
    Louise

    Ces élèves me connaissent vraiment bien, je n’aurais pas mieux su vous écrire mes sentiments. En revanche, je n’ai pas recopié le poème de Jean, il était trop gentil avec vous qui êtes son écrivain préféré. Il a même écrit :
    « Si vous étiez un livre, je vous apprendrai par coeur.
    Si vous étiez une phrase, je vous broderai au-dessus de mon lit. »
    C’est ridicule…

    Vous avez dit : « Me trompais-je ou vos joues, parfois, rosissaient un peu lorsque nos mains se frôlaient sur le tableau noir ?
    Inventais-je ou vos yeux, parfois, cherchaient dans les miens un refuge lorsque ces petits garnements lançaient des boulettes de papier à travers la classe ? »

    Et bien ! Vous avez imaginé tout ça !
    Les blagues c’était pas celles des enfants c’était les miennes ! Et j’en ris encore !

    Celle qui habite dans votre cœur ce n’est pas moi.

    Pour le rendez-vous d’avant-hier, je ne suis pas venue parce que je n’avais pas envie
    de vous voir parce que vous êtes moche. Enfin, j’ai 25 ans et vous le vieux vous en avez 65, ça ne va pas. Et surtout, vous êtes grognon et boudeur, comparé à moi qui suis tout le temps souriante.

    Je préfère dîner avec Justin Bieber à une table romantique qui serait en train de créer une chanson pour moi toute seule et notre amour.

    Terminé ! Voilà ! Avez-vous compris ? J’espère que oui….

    Je ne m’excuse pas et ne regrette rien.

    Au revoir et à jamais !

    Audrey Jolidon

    PS : J’ai pitié de Gribouille qui ne vous supporte pas non plus, je vais l’adopter, que ça vous plaise ou non !

    La classe de 6PT3 de Trélex.

  5. Cher Marcel, (permettez-moi de vous appeler par votre prénom car j’ai l’impression de vous connaître depuis toujours).

    Quand j’ai lu votre lettre, j’ai ressenti que nos sentiments étaient liés.
    Vos mots me réchauffent le cœur tel un marshmallow grillé au petit feu, tel un oisillon sorti de son œuf, telle une flèche lancée par Cupidon 💘 et atteignant mon cœur.
    Depuis que nous avons vécu cette folle aventure dans la cave de ma maison, je m’assois seule à table et je ne pense qu’à vous.
    Dès que je tire la chasse, j’aperçois votre visage qui se grave dans la cuvette. Oups, pardon, je m’égare.

    Je suis en permanence euphorique. C’est pour vous que mon cœur bat💗.
    Et oui, vous avez raison, mes yeux cherchaient un refuge quand vous étiez avec nous. Et oui, je rougissais quand nos mains se frôlaient. Vous êtes une personne inoubliable ! Quand je suis en classe avec les enfants, je ne pense qu’à vous. Vous et vos règles de classe (qui ont totalement été oubliées dès votre entrée dans notre classe car vous êtes encore bien plus aimable que ce que nous pensions en réalité).

    Alors, comme vous me l’avez proposé dans votre dernière lettre, j’ai pris ma plume🖌, et j’ai écrit cet acrostiche.

    Mon amour, je ne pense qu’à vous.
    À lire vos mots, je m’emporte.
    Repensons sans cesse à nos inoubliables moments.
    Criant du haut de mon balcon : « L’homme de ma vie
    Est celui qui recevra ma lettre ! » (Les gens doivent me prendre pour une folle.)
    L’amour est nôtre, désormais. 💝

    Beau gosse,
    Êtes-vous épris de moi comme je
    Le suis de vous ?
    L’important c’est l’amour
    Et mon cœur s’emballe devant vous.
    Filons ensemble au resto
    Et par dessus tout
    Unissons nos deux cœurs.
    Illuminez ma vie en disant « Oui » car
    L’amour c’est vous !
    La vie sans vous serait à présent inimaginable
    Et pour conclure cet acrostiche, je vous aime ! ♥️

    Et vous savez pourquoi nous irions bien ensemble ? Tout simplement parce que vous, Monsieur Bellefeuille, vous avez « belle » dans votre nom et moi, Mademoiselle Jolidon, j’ai « joli » dans le mien. Et comme vous le savez, « belle » et « joli(e) » sont des synonymes !

    Dès notre premier regard, j’ai su que nous étions faits l’un pour l’autre !
    Vous imaginez, Monsieur et Madame Bellefeuille ! Ah que c’est beau !!!
    Et notre mariage ? Vous l’imaginez au printemps, en été, en automne ou en hiver ? En automne, non ? Comme ça, on verrait tomber toutes les BELLES FEUILLES 🍁autour de nous !

    Je vous aime de tout mon cœur ❤️ ! J’ai besoin de vous ! Alors venez me voir le plus tôt possible ! Mais cette fois, ne vous trompez pas de porte 😜!

    Et pour conclure cette lettre💌, je voudrais à mon tour, tenter de suivre votre exemple en créant ces quelques douceurs :

    Si vous étiez une phrase, je serais un mot pour pouvoir vous compléter.
    Si vous étiez une question, je serais la réponse.
    Si vous étiez le soleil, je serais la lune pour que nous puissions nous éclipser.
    Si vous étiez la bougie, je serais la flamme pour vous illuminer.
    Si vous étiez un saucisson, je le mangerais même avec la peau.
    Si vous étiez un livre, je lirais chaque page au moins 10 fois.
    Si vous étiez bête, je le deviendrais…

    Je suis réellement navrée de vous abandonner (je vous abandonne sur le papier mais pas dans mon cœur) car je dois me rendre à l’animalerie pour aller chercher mon futur chaton « Crapouille », ainsi, quand nous serons réunis nos animaux pourront s’amuser ensemble.

    Je vous fais plein de petits bisous et vous dis à tout bientôt mon cœur 😘😍❤️❤️
    Au revoir.

    Votre Mademoiselle Jolidon


    Classe de 8C, Nyon

    • Quel plaisir de vous lire! On sent que vous vous êtes laissés entraîner dans le mouvement et que vous avez adoré renchérir sur mes propositions. Votre paragraphe avec le marshmallow, l’oisillon, Cupidon et… la cuvette des WC, c’est du grand art!
      Et j’ai beaucoup aimé votre « beau gosse », « filons ensemble au resto »: elle sait parler aux hommes, votre Mademoiselle Jolidon… sans compter votre « Si vous étiez un saucisson, je le mangerais même avec la peau », tout simplement génial!
      Bravo pour vos dessins aussi, ils me donnent envie d’en voir d’autres…
      Passez un bel été,
      Sylvie

      • Bonjour Madame Neeman,

        Nous vous envoyons en pièce jointe le livre mis en forme avec les illustrations.

        Nous vous remercions de nouveau pour cette excellente et amusante aventure et vous souhaitons d’écrire encore de nombreux livres.

        Avec nos meilleurs messages.

        La classe de 8C de Nyon
        File: HistoireBDL8C-1.pdf

        • Ah superbe, bravo!
          C’est vraiment bien de pouvoir relire le tout d’une traite, et si joliment illustré en plus!
          (J’ai juste remarqué que le passage avec la chanson de Peau d’âne a été écrit deux fois, si vous voulez imprimer, retournez peut-être à cette page avant, ce sera vite corrigé…)
          Merci d’avoir « posté » ce texte, je vous souhaite beaucoup de plaisir avec tous vos livres à venir…
          Sylvie

  6. Cher Monsieur Bellefeuille,

    Je viens de lire votre fabuleuse, votre charmante, votre merveilleuse, votre romantique et pleine d’attention à mon égard…..lettre (je dois avouer que je m’y perds, telle Juliette lors de sa première rencontre avec son Roméo). Votre lettre ma énormément touchée. Je ne peux m’empêcher d’imaginer votre visage au moment où vous l’avez écrite.
    L’envie irrésistible de vous imiter s’est immédiatement emparée de mon âme et de mon esprit. Je vous laisse découvrir ces quelques lignes qui sont si futiles à côté du tsunami d’émotions qui m’envahit au moment où je vous écris.

    Mais comme je souhaite vous revoir également
    Magnifique vous êtes, comme votre charme maléfique
    Agréable comme du sirop d’érable votre regard est
    Ah quand je vous regarde un aristocrate on dirait
    Rien ne va jamais plus nous séparer
    Rah, zut, je ne pense plus qu’à vous
    Carnivore est mon amour et l’amour est la vie
    C’est trop dur de ne pas vous voir
    Et si je vous revois je saute de joie
    Et qu’imaginez-vous dans le futur pour vous et moi ?
    L’amour ne pourra jamais s’arrêter d’exister
    Le regard de l’amour est à présent sur nous

    Bellefeuille, tout se trouble en moi
    Beau comme un prince qui attend sa princesse vous êtes
    Est-ce que vous voulez bien l’être ?
    Être à mes côtés pour m’épauler peut-être
    L’amour ne pourra que nous lier
    Le ciment qui nous soudera
    L’homme de la situation c’est vous
    Le Ramsès de l’Égypte et moi la Cléopâtre.
    Et j’imagine votre visage me regardant
    Éternelle sera notre attraction
    Fantastique sera notre aventure
    Faites-moi rire au quotidien
    Et soyez mon ange-gardien
    Et Pénélope je serai
    Ulysse vous serez
    Un ange nous surveillera
    L’espoir de vivre cette histoire est dans mon cœur
    L’angoisse de mourir va disparaître
    La lumière au milieu de la nuit vous serez
    La sérénité vous m’apporterez
    Et qui c’est où l’avenir nous mènera
    Et peut importe où nous irons, car avec l’aide du destin nous voguerons…

    Si vous étiez un arbre, je serais vos feuilles pour vous abriter
    Si vous étiez une Mercedes ou une Lamborghini, je serais le moteur (c’est un de mes élèves qui m’a conseillé cette métaphore, je l’avoue)
    Si vous étiez l’Italie, je serais Rome
    Si vous étiez 6 x 7, je serais 42 (autre idée d’un de mes élèves très studieux)
    Si étiez un caméléon, je serais un arc-en-ciel de toutes les couleurs
    Si vous étiez le savon, je serais les bulles
    Si vous étiez une souris, je serais le fromage
    Si vous étiez le cœur, je serais le sang qui l’alimente
    Si vous étiez un « spiner » (jeu très à la mode chez les élèves), je serai un roulement à billes qui vous accompagnerait sans fin
    Si vous étiez un oiseau, je serai une plume qui serait sans cesse à vos côtés
    Si vous étiez le soleil, je serais la Terre
    Si vous étiez l’Île Maurice, je serais Madagascar
    Si vous étiez un classeur, je serais les feuilles de contrôle
    Si vous étiez un tableau je serais une éponge pour sécher vos larmes et éponger votre chagrin…

    Ah si vous étiez, si vous étiez…et vous l’êtes, vous êtes tout ça à la fois. J’espère que notre amour sera éternel. Ce que je viens de vous écrire, c’est mon cœur qui me l’a dicté. Le sang qui coule dans mes veines est comme l’encre qui sort de la plume avec laquelle je vous écris. Je me faisais d’ailleurs un sang d’encre en ce qui concerne la manière dont j’allais vous transmettre mes sentiments (ne voyez là pas seulement un mauvais jeu de mots, mais l’expression adéquate de mon sentiment, avant et au moment de vous écrire cette lettre).

    Je me suis certes légèrement étendue, mais c’était pour que vous mesuriez l’ampleur de mes sentiments réciproques à votre égard.
    Je ne sais que vous dire de plus, si ce n’est que je meurs déjà d’impatience à l’idée que vous lisiez ces quelques lignes, et surtout que vous me répondiez, et surtout que nous nous rencontrions à nouveau tels de vrais inconnus, et surtout que ça marche entre nous… Je vais maintenant vous dire au revoir, car c’est l’unique verbe qui sera dans ma tête jusqu’à ce que nous nous revoyions.

    Tendrement

    Je vous aime Monsieur Bellefeuille.

    Mademoiselle Jolidon

    Classe de 5P de J.Magnin, En Sauvy (Genève)

    • Eh bien, si vous deviez être inspirés de la sorte pendant toute votre scolarité, la forêt amazonienne ne suffira pas à recueillir vos idées! J’ai adoré le « Rah, zut », mais aussi Ulysse et Pénélope et… le sirop d’érable…
      Vos « Si vous étiez » sont admirables, parce que vous variez tellement les tonalités: romantique, comique, d’inspiration géographique, scientifique, voire mécanique (les belles voitures…), poétique… Le résultat est superbe, bravo!
      Je ne peux que vous encourager à continuer, l’écriture vous va bien…
      Sylvie

  7. Mon cher petit Marcel,

    Quel poète vous êtes ! Je vous remercie pour ces magnifiques poèmes ! Je serai ravie d’être votre pain et vous le jambon ! A l’idée de vous revoir, je rougis comme une tomate !

    Voici un petit acrostiche pour votre petit cœur sensible :

    Mon petit Marcelinou,
    Avec vous, je me sens tellement bien !
    Résister à quelque chose qui nous attire, à quoi bon ?
    Comment vivrais-je sans vous ?
    Ensemble, on formera une belle famille.
    L’Amour un jour, l’Amour toujours.

    Beau comme vous êtes
    Et si drôle, quelle merveille !
    La flamme de l’Amour ne s’éteint jamais entre nous.
    L’intelligence est en vous
    Et votre longue barbe vous va si bien !
    Folle amoureuse de vous,
    Entre nous, c’est l’Amour fou !
    Utilisez votre cœur de bonheur,
    Il n’y aura pas de malheur !
    La belle moustache sous votre nez me charme.
    Les moments passés ensemble resteront gravés dans ma mémoire.
    Et pour finir, Je vous aime !

    Si vous étiez un cœur, je serais vos battements pour vous maintenir en vie.
    Si vous étiez un vampire, je serais votre victime pour vous nourrir de mon sang.
    Si vous étiez un arc-en-ciel, je serais vos couleurs pour colorer vos journées.
    Si vous étiez une dent, je serais votre dentifrice pour vous donner bonne haleine.
    Si vous étiez un café, je serais votre sucre pour vous donner un goût raffiné.
    Si vous étiez une horloge, je serais vos aiguilles pour suivre à tout heure.
    Si vous étiez une tartine, je serais votre confiture pour bien commencer la journée.
    Si vous étiez un pied, je serais votre pantoufle pour vous réchauffer.
    Si vous étiez un cupcake, je serais votre glaçage pour vous embellir.
    Si vous étiez un maître, je serais votre élève pour vous admirer.
    Si vous étiez une mer, je serais vos vagues pour vous faire virevolter.
    Si vous étiez une fleur, je serais vos pétales pour vous entourer toute la journée.

    Merci pour la belle aventure que vous nous avez fait vivre avec les enfants. J’espère que ces poèmes vous ont plu et j’espère aussi vous revoir bientôt.

    Voulez-vous sortir avec moi ?

    Si oui, retrouvons-nous à la cafétéria des Tourtereaux après-demain à 14h36. Je porterai à nouveau ma robe à fleurs jaune et mon chapeau à pois.

    Quelques bisous mon gros doudou.
    Juliette Jolidon

    Classe de Liliana Ferreira (Compesières, 6P)

    • Très jolie fin, très beaux acrostiches, vous ne manquiez pas d’inspiration à ce que je vois; et que dire de ces « Si vous étiez… », tellement romantiques!
      Bellefeuille a dû rougir au seul nom de Marcelinou…
      Bravo pour vos belles idées tout au long de ces semaines d’écriture, allez-vous persévérer dans cette voie?
      Je vous souhaite un bel été, d’excellentes vacances,
      Sylvie

  8. Mais quelle belle surprise! Magnifique, ce roman achevé et illustré!
    Je vous félicite pour ce grand travail; j’ai vraiment eu du plaisir à relire le tout, si joliment agrémenté de vos dessins, ça se tient bien et votre »révolte » finale (pauvre Bellefeuille, ce sera donc un amoureux incompris…) achève l’exercice dans un grand coup de tonnerre… Qu’est-ce qu’il ramasse, le pauvre homme, avec vos « Si vous étiez… »!
    Vous pouvez être fiers de vous, et je suis sûre que votre maîtresse l’est également.
    Un grand bravo, et passez de bonnes vacances, bien méritées – et si vous commenciez votre propre roman épistolaire, cet été?
    Sylvie

  9. Chapitre 9.
    Mon cher Marcel,

    J’avais bien remarqué que je ne vous étais pas indifférente, mais votre dernier courrier dépasse de très loin tous mes rêves les plus fous. Depuis que je vous ai vu en vrai, au milieu de ma classe, je ne pense plus qu’à vous.
    Je rêve de vous dans le bus ou le train, j’entrevois votre doux visage sur les affiches publicitaires, à la télé, dans les journaux, en couverture de magazines. Mais quand je redescends sur terre, c’est malheureusement un inconnu qui apparaît.
    Ce bel amour de votre part me souffle ce petit poème:

    Mon amour,
    Ah, mon amour,
    Rose Jolidon est mon prénom
    C’est bien vous mon super-héros
    Et encore bien plus…
    L’homme de ma vie.

    Bien trop souvent je pense à vous
    Et la nuit je rêve de vous.
    La lumière brille dans mes yeux
    Les souvenirs défilent dans ma tête
    Et je songe à notre avenir ensemble
    Folle de joie avec vous
    Et nos futurs enfants,
    Unis en une famille formidable
    Ici dans ma grande et belle maison
    Loin du bruit et des ennuis
    La vie dont j’ai toujours rêvée
    Entourée par votre amour.

    Vous aussi mon ami vous m’inspirez follement, la plume glisse sur la feuille ou plutôt mes doigts galopent sur mon clavier. En ce beau jour de printemps, je vous déclare mon amour.

    Si vous étiez une rose, je serais les pétales pour vous compléter.
    Si vous étiez un poème, je serais les mots d’amour qui vous composeraient.
    Si vous étiez une chaise, je serais le dossier pour ne faire qu’un avec vous.
    Si vous étiez un ordinateur, je serais la souris pour vous chatouiller souvent.
    Si vous étiez une phrase, je serais la ponctuation pour vous rendre vivante.
    Si vous étiez une rime, je serais le mot amour et rimerait avec toujours.
    Si vous étiez une boîte de couleurs, je serais le rouge pour dessiner mon cœur.
    Si vous étiez une craie, je serais le tableau sur lequel vous écrirez le mot mon bonheur.
    Si vous étiez une éponge, je serais l’eau qui donne la vie.
    Si vous étiez une fleur, je serais la dame qui viendrait vous cueillir.
    Si vous étiez une feuille, je serais le crayon qui écrirait notre histoire.
    Si vous étiez une chanson, je serais la voix qui chanterait notre aubade.
    Si vous étiez une clé, je serais le coffre dans lequel nos secrets seraient bien gardés.

    Voilà mon cher ami, le fils de mes pensées. Alors n’attendez plus, snapchatez-moi, whatsAppez-moi, twitez-moi, facebookez-moi, et sans plus attendre likez-moi.

    Votre Rose Jolidon.
    Classe 5P de Porrentruy, Ajoie, Jura, Suisse.

    • Oh oui, je vais vous liker, et plutôt deux fois qu’une!
      Par contre, pour Snapchat et Twitter, je passe mon tour, vu mon grand âge… hem…
      Votre acrostiche est superbe, et j’ai plein de coups de coeur en lisant votre « si j’étais »! La chaise et le dossier, l’ordinateur et la souris, la phrase et la ponctuation, et la craie, et la chanson, et… toutes vos idées, et vous n’en manquez pas, bravo.
      Je suis très contente que, malgré votre emploi du temps très chargé en cette fin d’année solaire, vous ayez pu trouver de petits espaces pour terminer notre roman épistolaire; merci à vous et à votre maître pour ce bel engagement, des mois durant, et passez tous un été radieux!
      Sylvie

  10. Voilà c’est fait.
    Désolé pour le retard, mais des tâches de fin d’année ont perturbé notre travail.
    On a adoré cet atelier. Sylvie on attend vos prochaines histoires et livres.
    A bientôt

    Classe 5P de Porrentruy, Ajoie, Jura, Suisse

    • Très chouette de vous voir « pour de vrai »! Merci de cette gentille idée…
      (Si vous allez à la Bibliothèque municipale de Porrentruy (et j’espère que vous y allez!), faites une toute grosse bise de ma part à la responsable, d’accord?)

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