4ème étape

 

Mission 4

Salut les enfants, et encore une fois bravo pour vos excellents mails, j’ai beaucoup ri, mais aussi j’ai été épatée par votre imagination, votre sens de la répartie, la façon dont vous « plongez » et vous vous appropriez les situations. Vous écrivez de façon vivante, sautillante, et ça me plaît beaucoup. En plus, vous avez de l’humour et vous donnez à vos personnages un caractère bien trempé ! Et vous avez des réflexes d’écrivains, je le vois bien, vous évitez les répétitions du même mot, cherchez des synonymes, vous inventez des noms propres « parlants », super tout ça !

Merci d’avoir donné à Monsieur Bellefeuille le moyen de quitter sa prison – même si, pour la plupart d’entre vous, la solution que vous avez proposée à ce pauvre écrivain était hyper compliquée – et il faudra me donner la réponse à la première énigme, la classe de 6PT3 de Trélex, les 2 autres, je crois les avoir trouvées : une bougie et un être humain, c’est juste ? La première, j’imagine une bête horrible, mais laquelle ?

Du coup, Marcel Bellefeuille a pu venir visiter la classe, et c’est cela qu’il va falloir raconter à présent.

Or je le répète, nous  ne pouvons écrire que des lettres*, ce qui va, pour cette étape, compliquer un peu les choses. Mais je vous fais confiance, vous allez vous en tirer haut la main ! (non, non, j’ai dit haut LA main, vous pouvez baisser les bras…)

Comment donc allons-nous raconter la visite de Bellefeuille si nous ne pouvons pas dire par exemple quelque chose comme : « Lorsque Monsieur Bellefeuille entra dans la classe, Mademoiselle Jolidon manqua de s’évanouir sous le coup de l’émotion ; les enfants, en revanche, le regardèrent avec méfiance : comment était-il, en réalité, ce vieil écrivain grognon qui avait semblé si peu sympathique lors de leurs échanges ? »

Hé non, ne peut pas faire ce genre de texte, simplement narratif, puisqu’on doit continuer notre échange de lettres.

Nous allons donc procéder à une petite opération, sans douleur, qui s’appelle une « ellipse narrative ». Nous allons sauter en avant dans le temps, un peu comme lorsqu’à la fin d’un chapitre de livre, le héros a six ans et au début du chapitre suivant, hop il en a dix. Du temps s’est écoulé, sans que cela apparaisse dans le texte.

Pareil pour nous. La lettre que vous allez découvrir à présent a été écrite APRES la visite, et elle va, d’une certaine manière, raconter cette rencontre.

Et ensuite, votre mission, si vous l’acceptez (demandez à vos profs de vous expliquer cette allusion – s’ils ne sont pas trop jeunes !), sera de revenir à votre tour sur la rencontre, de la raconter à coups d’évocations, de souvenirs.

Qu’a fait Monsieur Bellefeuille pendant la rencontre ? Les enfants ont-ils eu du plaisir ? Se sont-ils ennuyés ?

Si vous souhaitez mettre, dans la bouche des enfants, une ou deux allusions à la bonne entente qui semblait régner entre Mademoiselle Jolidon et son invité, n’hésitez pas, mais juste des allusions qui prépareront notre dernier chapitre !

Car pour l’instant, je ne souhaite entendre que les enfants de la classe, pas la maîtresse.

Et cela prendra la forme d’une longue lettre rédigée en commun.

Vous voulez un exemple ?

« Cher Monsieur Bellefeuille,

Nous espérons que vous êtes bien rentré chez vous. Nous voulions vous dire que nous avons bien aimé votre visite, et surtout… »

Ici vous pouvez personnaliser votre réponse, inventer chacun et chacune un « souvenir » : Maxime a adoré, Juliette rit encore, Tibo et Tania se demandent si…

Qu’ont-ils le plus apprécié ? Et le moins ?

Que s’est-il passé, pendant cette visite ?

Vont-ils reprendre des événements relatés par Monsieur Bellefeuille pour les raconter à leur manière ? Vont-ils préférer se remémorer d’autres événements ?

Qu’y a-t-il, dans leur classe, qui a peut-être semé un peu de désordre ? Des plantes ? Des animaux ? Ont-ils reçu une visite impromptue ?

De plus, vous verrez que Monsieur Bellefeuille adresse des demandes aux enfants : la recette d’un gâteau, celle d’une tisane mystérieuse, il se pose des questions sur d’étranges événements qui ont eu lieu pendant sa visite… Autant d’éléments qui pourront figurer dans votre lettre.

A vous d’imaginer, donc, à présent…

Et pour l’instant, voici mon récit. Prêts pour le grand saut dans le futur ? Attachez vos ceintures…

(*A ce propos, la classe 8C de Nyon devra un tout petit peu revoir sa copie ! Mais ce n’est pas très compliqué, je vous suggère quelque chose ci-dessous, pour garder votre super idée et presque tous vos mots, mais bien entendu vous pouvez aussi le faire à votre manière :
« J’arrive à la trappe. Si vous étiez déjà là, vous pourriez m’accompagner et j’aurais moins peur. J’ouvre la trappe. Je descends par l’échelle et… plus qu’une porte et je serai fixée. Allez, courage, j’y vais… Mais… Mais, je vois quelqu’un ! Il vous ressemble, mais… c’est vous ? Monsieur Bellefeuille ? Marcel ? J’arrête d’écrire, me voilà, j’arrive ! »)

 

Chapitre 7

Mes très chers enfants,

Me voilà bien rentré chez moi, auprès de mon vieux Gribouille qui me fait la tête, c’est toujours comme ça, il n’aime pas lorsque je m’absente. Mais comme il perd aussi un peu la mémoire, ça ne dure jamais très longtemps !

Je veux avant tout vous remercier pour votre accueil et toutes vos jolies surprises.

Je veux aussi vous remercier de m’avoir aidé à sortir de cette fichue baraque : je vous ai peut-être donné l’impression de paniquer, mais c’était aussi pour vous tester, voir de quoi vous êtes capables, les moussaillons et les moussaillonnes. En tout cas, comme je vous l’ai dit lorsque nous nous sommes vus, j’ai suivi vos instructions à la lettre et ça a bien fonctionné, Dieu merci !

(En ce qui concerne les bonbons à la fraise et les Carambar, je vous les apporterai moi-même prochainement, j’ai tellement hâte de vous revoir, tous… et toutes. Je m’arrangerai avec Mademoiselle Jolidon et viendrai la trouver un jour où elle aura un peu de temps pour les réceptionner. Le plus tôt sera le mieux, je suis un homme de parole, moi, et quand je promets quelque chose…)

J’ai beaucoup aimé la petite pièce de théâtre que vous avez inventée à partir de mon roman Coup de foudre sur un quai de gare : avoir changé les chiens en vraies personnes était une idée géniale ; comme vous l’avez remarqué, je donne souvent à mes animaux des caractéristiques humaines, c’est là une des raisons de mon succès d’ailleurs, mais franchement vous avez su enrichir les héros de façon impressionnante !

Où donc êtes-vous allés chercher tout ça, ces exigences ridicules du bonhomme, sa phobie des élèves, sa détestation des petites auditions de fin d’année, eh bien, pour un professeur de musique, il est mal barré ! Et je me demande encore comment cette charmante bibliothécaire a pu s’enticher d’un monsieur aussi désagréable…

Quel prétentieux, celui-là, il croit que le monde tourne autour de lui et que, juste parce qu’il est un artiste, il aurait droit à  des égards particuliers ? Et puis quoi encore, non mais, redescends sur Terre, Bellenote ! (Tiens, c’est à présent que je l’écris que je réalise que Bellenote / Bellefeuille / Bellenote / Bellefeuille… vous voyez quoi ! Amusante coïncidence.)

Enfin, ce sont bien là les mystères de l’amour… Une aussi douce et charmante personne, avec un aussi détestable bonhomme, qui l’eût cru ?

J’ai aussi adoré le délicieux gâteau que vous aviez concocté en mon honneur, si étrange, avec des goûts que je peine encore à définir : auriez-vous la gentillesse de m’en envoyer la recette ? Je rêve d’en manger à nouveau ! Y avait-il un ingrédient magique ? Etait-il ensorcelé ? Je suis certain que celui de Peau d’Ane (vous savez, lorsqu’elle est incarnée sur la pellicule par la belle Catherine Deneuve) ne pouvait être meilleur…

Ah le gâteau de Peau d’Ane, comme c’était romantique, comme c’était charmant.

C’est étrange, voyez-vous, ce film m’a toujours énervé, les passages dégoulinants de sentiments, je les mettais en accéléré sur mon téléviseur, mais depuis que je suis rentré, je l’ai déjà regardé trois fois et je me surprends à chanter :

«  – Je ne savais pas que tu m’aimais

– En êtes-vous certain désormais ?

– Il aura suffit d’un anneau d’or

– Il aura fallu qu’on nous jette un sort

– Mais qu’allons-nous faire, de tant de bonheur, le montrer ou bien le taire ? »

C’est beau, mais c’est beau, mais c’est beau…

Je ne me lasse pas de l’écouter – et Gribouille ne se lasse pas de me l’entendre chanter (en plus de perdre la mémoire, il devient un peu sourd, aussi, avec l’âge, mais par bonheur il arrive encore à apprécier les belles choses…)

Mais revenons-en à nos moutons et surtout à votre gâteau, oui, s’il vous plaît, envoyez-moi sa recette ! C’était quoi les petits trucs craquants dedans ? Et ces sortes de filaments un peu acides ? Et la croûte du dessus, avec ces couleurs indéfinissables mais au goût merveilleusement étonnant ? J’espère vraiment que vous accepterez de partager avec moi ce qui doit être un précieux secret de famille qu’on se transmet de génération en génération.

Quant à la tisane « mystère » que vous m’avez fait boire, elle a un petit goût de reviens-y-et-plutôt-deux-fois-qu’une qui m’obsède ! Là encore, qu’avez-vous bien pu mettre dedans ? Une poudre de perlimpinpin ? Ou plutôt un élixir secret qui vous fait voir la vie en rose ?

Ah ! La vie en rose ! Vous êtes trop jeunes pour connaître !

« Quand il me prend dans ses bras

Il me parle tout bas

je vois la vie en rose

Il me dit des mots d’amour

Des mots de tous les jours

Et ça me fait quelque chose »

C’est beau, mais c’est beau, mais c’est beau…

Où en étais-je ? C’est amusant, on dirait que Gribouille veut sortir, il gratte la fenêtre, mais on est au 8e étage, tu l’as oublié, mon pauvre vieux compagnon ?

Quoi qu’il en soit vous êtes des cuisiniers et des barmen de premier ordre, vous devriez vous inscrire à Chefs presque parfaits, vous auriez du succès !

Oh et qu’est-ce que j’ai ri à votre farce avec le petit serpent ! Il avait tellement l’air d’être en plastique, bien joué, les petits plaisantins ! Vous avez de la chance, cependant, que je sois un dur à cuir, un autre que moi aurait pu tourner de l’œil.

En même temps, si j’ai résisté à l’épreuve du serpent, du coup, le ballon rempli de farine qui vous explose au visage, ça paraît presque sympathique !

Mais bon, j’avoue que j’ai moins apprécié cette énième blague, et surtout j’ai bien regretté une chose : que votre charmante maîtresse me voie avec des cheveux et une barbe beaucoup plus blancs qu’ils ne sont en réalité, parole de Bellefeuille.

Et sinon, avez-vous reçu, entre-temps, une explication pour l’inondation qui a détrempé ma valise et mes habits ? C’est tout de même étrange que la sécurité incendie avec ses jets d’eau automatiques ce soit déclenchée exactement à cet endroit, et surtout uniquement à cet endroit, ne trouvez-vous pas ? Il faudrait peut-être faire venir un technicien, je ne voudrais pas que cela arrive à nouveau, et par exemple en plein sur le joli chignon de votre maîtresse, comme ce serait dommage ! Peut-être même encore plus dommage que pour mon pyjama en soie d’Egypte et mes pantoufles en cuir de vache appenzelloise…

En même temps, un peu de pluie, c’est si romantique, comment ne pas voir ceci comme une sorte de doux présage ? Le tendre chuchotement de la pluie…

« Ô bruit doux de la pluie

Par terre et sur les toits !

Pour un cœur qui s’ennuie,

Ô le chant de la pluie ! »

C’est beau, mais c’est beau, mais c’est beau…

Verlaine était un grand poète, je dois bien l’avouer. Et déclamer ses vers à pleine voix est un baume pour le cœur.

(…)

J’ai dû partir un moment, Gribouille était en train de ramper sous le tapis, décidément, je me demande ce qui lui prend – je vous avais bien dit qu’il devient gâteux, le pauvre !

Bon les enfants, je vous laisse à présent, je crois que je vais aller taquiner la muse moi aussi, je me sens très inspiré tout à coup !

A bientôt, mes chers petits, et surtout n’oubliez pas de saluer votre maîtresse de ma part…

Marcel Bellefeuille

Sylvie Neeman attend pour le 28 avril votre chapitre 8 : une lettre des élèves à Monsieur Bellefeuille. Dans son message, celui-ci a posé un certain nombre de questions aux élèves de Mme Jolidon et fait bon nombre de commentaires. Avec votre imagination débordante et votre humour, vous allez sans peine rédiger cette lettre ! Nous nous réjouissons de vous lire. N’oubliez pas d’indiquer le nom de votre classe !.

14 réflexions au sujet de « 4ème étape »

  1. Bonjour à tous, et à Sylvie,

    Lors de la visite d’auteur, Marcel Bellefeuille, arrive dans notre classe à Porrentruy. Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir la vidéo.
    http://epep.educanet2.ch/classe.haeni/classe_Haeni/Yann_Degruel_video.html

    C’était une farce de Yann Dégruel, l’auteur de « Saba » dans la série A. Les élèves, ne comprenaient pas comment c’était possible que Marcel Bellefeuille puisse exister. Ouf, le voile est tombé. On a eu chaud.
    Pour s’excuser de l’angoisse du début de matinée, Yann Dégruel s’entraîne avec nous, et danse la flaschmob de la fête des 20 ans de la BdL.

    Ecole 5p de Porrentruy, Ajoie, Jura, Suisse, Europe, la Terre.

  2. Comment ça bravo?!
    Mais il n’y a PAS de bravo!!
    On croit rêver! Ce gars est un usurpateur, un contrefacteur, mais ça mérite la prison, ça, Môssieur, et pas qu’un peu. Un vulgaire pirateur d’identité, un plagieur en plus d’un bien piètre danseur, voilà ce que vous êtes Monsieur Yann Dégruel, et si on vivait quelques dizaines d’années en arrière, croyez bien que je vous provoquerais en duel, foi de Bellefeuille!
    Je tremble à l’idée que Mademoiselle Jolidon ait pu assister à cette mascarade, Dieu merci elle n’était pas là.
    Je ne vous salue pas, Monsieur Dégruel.

    Marcel Bellefeuille – le vrai, l’unique
    (Bon, Sylvie, elle, salue très amicalement Yann, elle a bien ri…!)

  3. Chapitre 8
    Cher Monsieur Bellefeuillette,

    Nous revenons vers vous pour répondre à votre dernière lettre.
    Comme vous nous l’avez demandé, nous vous présentons les ingrédients du thé que vous avez tant apprécié : un zeste de citron, quatre gouttes d’une orange sanguine pressée, six pépins de fraise séchés au préalable et des feuilles de menthe émiettées.
    Nous avons fait chauffer le tout pendant quatre minutes (pas une de plus, ni de moins d’ailleurs), à une température de 110 degrés (pas un degré de plus, ni un de moins). L’eau utilisée avait été bien évidemment décalcarisée au préalable.
    A part ça, on voulait vous dire qu’on n’a pas trop compris pourquoi vous buviez le thé avec deux doigts en l’air. Notre maîtresse que vous aimez tant nous a expliqué que ça se fait en Angleterre, mais normalement c’est avec un seul doigt en l’air et seulement avec l’auriculaire. Pourquoi donc avoir levé le pouce et le majeur en l’air en même temps ? C’est à la mode chez les écrivains ? Si oui, dans quelle région ? On s’intéresse à vous, vous voyez.
    Ah, et on a aussi bien rigolé quand vous vous êtes giclé du gâteau partout en essayant de le manger. On pensait pas que les petites billes de chocolat qu’on avait délicatement placées à l’intérieur vous auraient fait autant d’effet ! On avait pas pensé à la bavette, donc si vous revenez un de ces jours, on vous en a mis une de côté qu’on a empruntée à la petite sœur de Jorge, un ami d’une autre classe. Sinon, c’était aussi très drôle de vous voir manger la bouche pleine. On a rien osé vous dire, parce que normalement ce sont les parents qui disent à leurs enfants de manger la bouche fermée. En fait, vous n’êtes pas si différent que ça de nous. Peut-être même que c’est parce que vous nous ressemblez que vous arrivez à écrire des histoires qui « plaisent » aux enfants et qui plaisent tant aux maîtres et maîtresses.
    Sinon, on est désolés de nous être trompés lorsque vous nous avez demandé où étaient les toilettes. On ne voulait vraiment pas que vous vous retrouviez dans la cave du sous-sol, en plein milieu des araignées, haha ! Et c’est vrai qu’on n’aurait pas dû vous proposer un linge rempli de crottes de nez pour vous aider à nettoyer toutes les toiles d’araignées que vous aviez dans les cheveux et sur la figure. On voulait vraiment, à la base, vous aider.
    On voulait aussi vous remercier pour le ballon de farine qui vous a explosé en pleine figure. On pensait que vous auriez de meilleurs réflexes, mais vous nous avez bien fait rire. On a enfin pu rencontrer Casper en vrai, ha, ha ,ha ! Et tout ça juste après l’épisode du serpent où vous étiez déjà devenu blanc !
    On ne vous en veut donc pas trop si vous vous êtes vengé sur notre hamster Suchard (la mascotte de notre classe quand même), en lui versant le pot de peinture blanche sur la figure. Bon, lui, il ne vous avait rien fait et ça nous a quand même énervé, sur le moment. Et on comprend que vous aviez envie d’avoir un compagnon tel que vous au niveau de la décoration, ha, ha, ha !
    On tient également à vous dire que nous avons adoré votre courage et votre détente face à la sauterelle qui est entrée par la fenêtre de la classe et qui vous a sauté dessus. Quel magnifique saut qui vous a propulsé directement sur le bureau de la maîtresse. Ah, d’ailleurs, après cet exploit, on pense que vous avez toutes vos chances avec elle…
    Avant de vous dire au revoir, on vous dévoile quand même la recette de notre fameux gâteau. On vous rassure, la maîtresse n’y est pour rien. Elle nous a laissé carte blanche pour imaginer un gâteau original.
    Voici la recette :
    1) Prendre des œufs et de la farine. Les mélanger pour obtenir une pâte visqueuse.
    2) Ajouter, toujours en mélangeant, plusieurs pincées de sucre caramélisé à la poêle au préalable, pour former les fameux trucs craquants que vous avez tant aimé.
    3) Pour former les filaments acides, nous avons utilisé des bonbons qui s’appellent « têtes brûles », saveur pomme Gala. Il faut les placer à l’intérieur de la pâte.
    4) Pour la croûte, c’est de la poudre de cacao mélangée avec un autre ingrédient mystère (bon, on vous avoue, on ne se souvient plus trop le nom de ce truc qui avait l’air très chimique, mais qui sentait très bon).
    5) Pour les couleurs, nous avons mélangé des colorants alimentaires ou la peinture qui nous restait de la veille quand nous avons fait des Arts visuels. En fait, la maîtresse ne voulait pas et on lui a obéi, mais ce qui est bizarre c’est qu’il nous reste plus de colorants que de peinture alors…désolé en fait, oups ! Sans doute une petite vengeance de notre cher Suchard, il est vraiment pas possible celui-là.
    6) Pour la cuisson, vous pouvez verser le tout dans le moule de votre choix et l’enfourner à 180 degrés pendant 25 minutes. Si vous n’avez pas de four, vous pouvez laisser sécher le tout pendant 24 heures, au soleil, sur votre balcon par exemple. Pour votre gâteau, nous avons choisi la deuxième option, car nous n’avons pas de four dans notre classe. Ça peut aussi expliquer pourquoi il était si bon.
    Avant de vous dire au revoir, on tient à vous rassurer à propos de l’inondation. Le problème est résolu. Le saut d’eau qui avait été oublié par le concierge et qui avait été placé sur l’armoire au-dessus de vos affaires en attendant d’être vidé a bel et bien été remplacé par un modèle plus stable. Faites quand même davantage attention à vos affaires si vous revenez. C’est connu que, dans notre école, les jours de pluie, il y a des fissures dans les murs et que le concierge doit courir un peu partout pour éviter que nous ne glissions par terre et que nous nous blessions. Évitez donc de venir dans notre école un jour de pluie ou le lendemain, histoire de laisser le temps au concierge de vider tous les seaux.
    Allez, on vous laisse et on vous dit à bientôt. Il paraît qu’il faut dire aussi, « cordialement », « nos salutations » et « dans l’attente de votre réponse », mais il y a du soleil sur le tableau et on ne voit plus très bien ce qu’a écrit notre maîtresse au chignon (d’ailleurs on ne connaissait pas ce mot avant de voir votre dernière lettre, mais la maîtresse nous a tout expliqué..vous voyez, on s’intéresse aux mots qu’on ne connaît pas…d’ailleurs n’hésitez pas à nous demander, si vous n’avez pas compris ce qu’est une tête brûlée…le bonbon donc, pas vous).
    Bon, pour simplifier, enfantinement, de la part des élèves de la classe de Mlle Jolidon qui a un chignon (on fait de la poésie, du coup on essaie de faire des rimes), on vous adresse nos bien cordiales et nos agréables et sincères salutations etc., cher Mister (nous avons appris ce mot cette semaine au cours d’Anglais) Bellefeuillette.

    Classe de 5P de Jonathan Magnin, école En Sauvy, Grand-Lancy (Genève)

  4. Chapitre 8

    Salut Marcel, ça roule ?

    Waouh quelle gentillesse ! Vous ne seriez pas amoureux de mademoiselle Jolidon par hasard ? Parce que vous avez vraiment vraiment changé par rapport aux dernières fois. Avant, vous étiez plutôt grincheux, égoïste, vous n’arrêtiez pas de critiquer, etc. Bon on exagère un peut, bref l’important c’est que maintenant vous êtes tout le contraire.
    Bon voici maintenant la recette du gâteau comme vous l’avez demandée :

    Le gâteau était à la terre et non au chocolat ! La chose craquante que vous avez remarquée était des vers à moitié grillés et à moitié vivants. Rassurez-vous, nous avons quand même mis des choses comestibles, comme de la levure (sinon le gâteau ne gonfle pas), de la farine, des œufs et du sucre !
    Passons maintenant au glaçage. Vous savez Marcel, la chose que vous avez dite qui avait une couleur bizarre, et bien c’était de la bouillie de fleurs! Et pour finir, les petits fils qui vous piquaient étaient des lamelles de citron vert et des petits grains de piment rouge.
    Voici d’ailleurs la dose pour chaque ingrédient :
    -25 vers à moitié grillés et à moitié vivants
    -2 sachets de levure
    – 500 grammes de farine
    -1 kg de sucre
    – 3kg de terre BIO
    – 5 lamelles de citron vert
    – 100 grains de piment rouge

    En ce qui concerne la recette de la tisane, voici ce que nous y avons mis :

    Pour commencer, il faut avoir une tasse verte, c’est très important. Vous devez mettre dans une casserole, trois pots de slime bleue. Rajoutez une fraise entière avec la queue. Faites cuire pendant une heure à 140°, pas moins ni plus. Laissez reposer pendant 2 minutes à la seconde près. Retirez ensuite la casserole. Pour finir, rajoutez des petits morceaux de cannelle, à ne surtout pas enlever !

    Autrement, on vous a bien fait rire hein avec le sac de farine ! On a pris du temps à le faire. Déjà, on a chacun dû amener un demi kilo de farine. Mademoiselle Jolidon a amené un énorme sac vide pour y mettre la farine. Et comme par hasard, il y a des élèves qui ont oublié d’amener la farine, donc on a pris du retard. Mais bon, on a bien fini par le remplir ce sac ! En fait, lors de votre visite, nous avons voulu vous faire une blague avec ce sac. Il y avait deux personnes qui tenaient le bord du sac avec deux cordes pour que la farine ne tombe pas. Et d’un coup, SPLATCH ! Ils ont lâché les cordes et la farine vous est tombée sur la tête ! Bon, ce n’était pas très écolo, mais c’était pour une bonne farce. Attention, ce n’était pas méchant, c’était juste une blague!

    Nous sommes aussi désolés pour le serpent qui vous a mordu. C’était le serpent de Rick et il n’était pas venimeux. (Heureusement !) Vous avez eu de la chance que ce n’était qu’un serpent-vache, et donc qu’il n’était pas dangereux. Son nom était Tom le serpent. Il vient de Suisse. On l’a trouvé dans la cave du chalet « Les Sapins », en Valais. Merci infiniment d’avoir fait un bouche à bouche à mademoiselle Jolidon, car elle est allergique au lait et on a oublié de dire que le serpent crachait du lait et non du venin.

    Pour la blague de la valise inondée, c’était notre ancien maître qui nous l’avait faite avant d’aller en camp. Il nous faisait toujours cette blague. Au début, ce n’était pas très drôle, surtout qu’il se moquait toujours de nous, mais au fil du temps, nous avons commencé à apprécier cette blague, donc maintenant, nous la faisons à tous ceux qui rentrent dans notre classe, comme vous.

    Bon finalement, ce n’était pas si mal que ça cette visite ! C’était même plutôt bien, surtout nos blagues ! Et ne vous faites pas de souci pour le moment du sac de farine, où vous étiez tout blanc, mademoiselle Jolidon doit bien vous aimer comme ça. (Même si vous faites un peu vieux, ou bien que vous l’êtes réellement !) De toute façon, vous n’êtes pas beau, vous devriez même penser à faire de la chirurgie esthétique pour mademoiselle Jolidon. Hi hi c’est une blague bien sûr ! On vous aime tel que vous êtes. Mais vous devriez quand même couper la barbe. Et ça c’est pas une blague.

    Merci d’avoir laisser votre portefeuille près du lavabo ! 50 francs chacun en sachant qu’on est 20… c’est beaucoup non ? On aimerait quand même vous rendre votre carte bancaire (faut avouer qu’elle ne nous est pas utile, vu qu’on n’a pas le code). Ah et n’oubliez pas les bonbons la prochaine fois !

    Au revoir Bellefeuille !

    Classe de 6P, école de Compesières

  5. Cher Monsieur Bellefeuille,

    Votre visite a été un véritable honneur pour nous… enfin surtout pour notre maitresse qui a adoré vous voir en chair et en os ! ! Quant à nous, à bien y réfléchir, nous nous sommes vraiment ennuyés !

    En effet, au début de la rencontre, vous avez passé votre temps à discuter avec Mademoiselle Jolidon sans vous occuper de nous. C’est pour cela qu’on a décidé de vous faire des farces !

    Ensuite, nous vous avons posé mille questions auxquelles vous avez essayé de répondre. Malheureusement, nous n’avons rien compris à cause du dentier que vous portiez ! Et avec vos lunettes rondes, vous ressembliez vraiment à un clown !

    Nous avons bien aimé quand le ballon rempli de farine a explosé sur votre tête, c’était vraiment très drôle. Nous avons aussi ri quand vous vous êtes retrouvé en face du serpent : finalement, vous avez pas mal d’humour !

    Voici la recette de notre gâteau que vous avez tant apprécié :

    Ingrédients :

    – pâte feuilletée
    – 12 oeufs
    – 250g de farine
    – 600g de sucre
    – 200g de beurre
    – 7 dl de lait
    – 60g de sucre vanillé
    – 4 kit-kat
    – des spaghetti au citron
    – colorant

    Préparation :

    – casser les oeufs et séparer les blancs des jaunes
    – prendre un saladier, y verser les jaunes d’oeufs, le lait, la farine et le sucre
    – monter les blancs en neige et les verser dans le saladier
    – touiller le tout avec une spatule en bois
    – déposer la pâte feuilletée dans le moule à gâteau
    – verser dessus le beurre fondu puis le contenu du saladier
    – mettre les spaghetti au citron puis chauffer le tout 30 min à 180 degrés
    – pendant ce temps, couper les kit-kat et les mettre sur le gâteau
    – rajouter le colorant et saupoudrer avec le sucre vanillé

    BON APPETIT !!!

    Et voici la recette de notre tisane : il y avait de la menthe et des fruits rouges, du miel et du lait. On y a aussi rajouté du sang du roi du Maroc, de la courgette broyée et de la pizza moisie en poudre…

    Santé, cher Bellefeuille !!!

    Voilà, nous nous réjouissons que vous essayiez chez vous nos incroyables recettes !
    Bon débarras !!! Ah, ah, ah !!!

    Ecole de Compesières, 5P

  6. Cher M. Bellefeuille,
    Nous sommes heureux que vous ayez retrouvé votre Gribouille bien au chaud à la maison…
    Voici quelques informations concernant votre visite dans notre classe…
    Comme nous sommes très écolos, nous avons recyclé l’eau des poissons pour préparer votre délicieuse tisane ! Nous avons rajouté un soupçon de sucre, c’est un « élixir d’amour »…oups ! on en aurait dit trop !!?
    A propos du gâteau, voici la recette  de Mlle Jolidon :
    200g de farine, 1 dl de lait, 3 œufs, 100 g de sucre, 100g de chocolat et fourré à la crème vanille.
    Voici ce que nous, nous avons décidé de rajouter :
    quelques courgettes, des coquilles d’escargot bien écrasées pour le craquant , quelques bouts de ficelle au jus de citron ( c’étaient les filaments, original, n’est-ce pas ?),quelques cuillères de piment (pour pimenter votre vie), 60 branches de gui bien mixées et énormément de gingembre réduit en poudre ( savez-vous que le gingembre est bon pour l’amour ?), cuire le tout à 220 degrés pendant une bonne heure.
    A propos de la fuite d’eau, c’est un mauvais tour de Big boss, un garçon de la classe qui adore faire des bêtises de ce genre ( c’est le big boss des bêtises) !
    Dans notre classe, il y a une élève qui est passionnée par les reptiles, elle s’appelle Swane. Elle a absolument voulu vous présenter son joli serpent. Mais rassurez-vous ! il n’est pas venimeux !
    Pour la pièce de théâtre, nous nous sommes inspirés de votre prénom et ce celui de Mlle Jolidon, pour les 2 amoureux bien sûr ! La maîtresse nous a lu votre roman et nous nous sommes inspirés de votre histoire !
    Pour la farine…on a voulu tester votre sens de l’humour…test réussi ! Vous avez marqué un (ou deux ?) point auprès de Mlle Jolidon !
    M. Bellefeuille nous espérons que vous n’oublierez pas les carambars et les bonbons (Mehdi en voudrait un au citron) et nous espérons que vous aurez beaucoup de succès avec vos prochains livres. Nous avons eu du plaisir de faire votre connaissance. A très bientôt !
    La classe 5 – 6 H de Vercorin
    Ps Jolidon et Bellefeuille, ça va bien ensemble, non ?

  7. Bonjour M. Bellefeuille,

    On est contents que vous soyez bien rentré chez vous.

    La recette du gâteau est :
    200g de pattes d’araignées
    500ml de salive de chimpanzé ( On en a plus en stock, allez en Afrique )
    150g de coquilles d’œufs d’autruche ( C’était les trucs craquant )
    100g de tendons de renne
    5 gouttes de larmes de grenouilles
    200g de farine
    120 œufs ( Pour cacher le goût de salive )
    1 tonne de chocolat
    Mélangez le tout et mettez au frigo pendant exactement 1 seconde, sinon le gâteau est raté.
    Vous avez senti les 5 gouttes mystérieuses ? Avez-vous eu le petit sentiment pour Mme Jolidon ?

    Pour la tisane on a mis de la terre et des orties dans de l’eau.

    C’est marrant ce que vous avez dit pour le serpent nous on aurait cru que vous aviez eu peur car monter sur la table et essayer de s’accrocher à la lampe pour nous c’est avoir peur. En continuant sur les blagues le ballon de farine on dirait que ça vous a pas fait rire car vous avez crié tellement fort que un enfant est parti en courant, et pour l’inondation c’était pas une coïncidence mais ça vous a fait tellement rire que vous avez pleuré. Une autre coïncidence, l’histoire de M.Bellenote, on s’est inspiré de vous, de votre caractère et de votre amour pour Mme Jolidon.

    Une dernière précision, si Gribouille est allé sous le tapis c’est parce que il ne vous aime pas et que vous faites trop de bruits. Quand vous chantez comme une casserole, Gribouille en a marre. Pauvre Gribouille.

    Bon, on ne vous en veut pas et revenez quand vous voulez avec plein de bonbons…

    On veut :
    -une fontaine de chocolat
    -des têtes brûlées
    -des carambars…etc…

    A bientôt.

    Les élèves de Mme Jolidon.

    PS: On se demande combien de temps ça vous a pris pour trouver bougie, hérisson et humain ?

    6PT3 – Trélex

  8. Salut belle feuille d’été!
    Ah sacré Gribouille! Décidément, il est un peu grognon comme son maître… Et s’il lui fallait une amoureuse pour changer lui aussi ?! Et sinon, t’as pensé à le montrer au vétérinaire? Peut-être a-t-il Alzheimer!

    Nous te remercions encore une fois pour ta visite, tu nous as presque plus plu que dans vos lettres! Chaque élève de la classe garde un bon souvenir et va le partager avec toi …

    C’est moi qui avais préparé un concert. J’espère que vous m’avez trouvé forte! (Bryanna)
    Je suis très très heureuse que tu aies aimé notre pièce de théâtre! (Noémy)
    C’est nous qui avons fait le gâteau! Voici notre recette: la croûte a été faite avec de la bouse de vache séchée. Les belles couleurs du gâteau étaient faites avec de la peinture et à l’intérieur … c’est un peu égal, c’est juste de l’herbe, du sucre, de la farine et un peu d’eau! Sinon, la prochaine fois pensez à faire un discours moins long, on s’est presque endormies sur nos tables. (Pénélope et Hermione)
    Je m’appelle Matilde C’est moi qui ait fait la blague de la farine. C’est facile, il suffit de prendre un sachet et on met de la farine à l’intérieur, on gonfle le ballon et c’est fait! J’espère que n’êtes pas fâché. Surtout que, ce n’est pas que de la faute de la farine vos cheveux blancs … Et qui sait, la maîtresse adore peut-être les hommes poivre et sel! (Matilde)
    En fait, je ne pense pas que Mademoiselle Jolidon soit amoureuse de vous. Parce qu’elle n’est pas aussi vieille que vous et a un look plus avancé que vous. Mais bon, je me suis bien amusée avec vous. J’ai beaucoup appréciez l’histoire que vous nous avez raconté. (Caroline)
    Je suis contente que vous ayez aimé la pièce de théâtre! (Ashly)
    Je me suis bien amusée à faire la pièce de théâtre. Tu étais un peu bizarre mais ta visite m’a plu. (Lina)
    J’ai été ravi de faire votre connaissance, je ne vous imaginais pas comme ça. (Pepe)
    J’ai aimé quand vous avez dansé le hip-hop! (Ayla)
    J’ai trouvé cette journée trop cool! J’ai trouvé drôle et je vous ai trouvé beau pour votre âge! (Sara)
    C’était assez cool cette journée. Par contre, je préférerais des hot-dogs à la place des bonbons. Et désolé, j’ai cru que l’immeuble n’était pas hanté, sinon je vous aurais aidé de suite! (Jean-Pierre)
    C’est moi Ethan qui ai fait la tisane (hé, ça rime!) Les ingrédients sont les suivants:
    – De l’orange
    – Du citron
    – Une boisson gazeuse chauffée
    – Une potion d’amour
    C’est moi qui ait déclenché l’antifeu, je suis une très bonne mécanicienne. Juste avec une torche, ça a marché! (Pauline)
    J’ai adoré faire le spectacle mais j’étais un peu timide. (Polo)

    Nous nous réjouissons d’avoir de vos nouvelles quant aux recettes qu’on vous a transmises! Bien du courage!

    Et nous avons envie de finir par « bisou » mais notre Mademoiselle Jolidon dit que c’est à la limite du malpoli pour un homme comme vous. Alors on te dit « meilleures salutations », paraît que c’est mieux!

    La classe 5FR331, Neuchâtel (école du Crêt-du-Chêne)

  9. Bonjour Mme Neeman,
    Nous vous envoyons dans un premier temps, la fin du chapitre 6 corrigée.
    Bonne journée à vous.
    Cordialement.
    Classe de 8C, Nyon

    De : Mademoiselle Jolidon
    Objet : Re : HELP ! SOS !
    Date : 10 mai 2017 16:07
    À : bellefeuille@lesbranches.ch

    Cher Monsieur Bellefeuille,

    Je prends maintenant mon téléphone pour vous écrire, non pas pour résoudre votre problème, mais plutôt pour me donner du courage (ainsi je pense à autre chose pour découvrir ce qui se cache dans ma cave), désolée 😔.
    Je suis en train de descendre les escaliers pour arriver à la trappe, j’ai pris une poêle pour me défendre, au cas où.
    J’arrive à la trappe. Si vous étiez déjà là, vous pourriez m’accompagner et j’aurais moins peur. J’ouvre la trappe. Je descends par l’échelle et… plus qu’une porte et je serai fixée. Allez, courage, j’y vais…
    Mais… Mais, je vois quelqu’un ! Il vous ressemble, mais… c’est vous ? Monsieur Bellefeuille ? Marcel ? J’arrête d’écrire, me voilà, j’arrive ! ».

    Et maintenant, le chapitre 8.

    Cher Monsieur Bellefeuille,
    On espère que le voyage ne vous a pas trop fatigué et que vous n’avez pas ronflé trop fort dans le train. De notre côté, depuis votre départ, on ne peut s’empêcher de rire en repensant aux réactions que vous avez eues à nos blagues, du coup, à cause de cela, on ne peut plus tenir aussi longtemps qu’avant quand nous faisons notre gainage quotidien. D’ailleurs, nous pensons que Mademoiselle Jolidon est heureuse de nous voir rire autant car elle a toujours le sourire aux lèvres depuis votre départ.
    Nous sommes très surpris que notre gâteau vous ait plu car nous devons l’avouer, ce n’est pas vraiment qu’une recette de famille 🤢. Nous y avons ajouté quelques ingrédients personnels 😬. Nous sommes un peu confus de vous l’avoir proposé (mais c’est parce que, au départ, on pensait que vous étiez quelqu’un de vraiment méchant, ce qui n’est, en fin de compte, pas vraiment le cas😅). On espère que vous nous pardonnerez et surtout que vous pourrez quand même apporter les bonbons à Mademoiselle Jolidon. Voici donc la recette 😬. Chacun y a mis du sien.
    – Les petits trucs craquants, comme vous le dites si bien, sont les ongles de pieds râpés de Nejuco !
    – Les filaments acides sont les cheveux de Carvanna ; Manimi les avait trempés dans du colorant pour cheveux.
    – Et la croûte, figurez-vous, sont des morceaux de peinture craquelée des pare-chocs avants d’une des voitures de Jensandro. Le reste de la recette est secret mais, on vous connaît maintenant, et nous savons que vous êtes quelqu’un de confiance. Alors, c’est une recette de grand-mère 👵🏻. Ce n’est pas compliqué, il faut seulement ajouter aux éléments précédents : 200g de fromage blanc, 6 œufs en chocolat, 250g de mascarpone, 100g de chocolat blanc en poudre, 2 plaques entières de beurre, une cuillère à café de farine de riz et une pincée de sucre. Mélanger tout cela et mettre dans un moule et faire cuire à four très chaud pendant 8 heures.
    Voilà, c’est tout pour notre excellent gâteau.

    À présent, la tisane mystère, qui n’est pas vraiment un mystère, c’est juste l’eau croupie du vase de Mademoiselle Jolidon avec du thé vert. C’est tout simple et pas cher. Par contre, le thé vert, et c’était très joli, avait des reflets bleus. « Ce rêve bleu, je n’y crois pas, c’est merveilleux… » Ah ! Ah ! Vous ne connaissez pas ça, hein ? Vous n’êtes pas assez jeune pour cela !

    Sinon, nous sommes vraiment heureux que vous soyez venu dans notre classe, c’était hyper intéressant. Nous avons beaucoup aimé quand vous nous avez raconté votre jeunesse.

    Nous sommes ravis que nos activités vous aient plu, même si, au départ, vous nous aviez écrit que vous n’aimiez pas ça. On a tous bien compris pourquoi vous avez aimé celles de notre classe 😉.

    Sinon, on ne comprend toujours pas pourquoi vous avez eu peur de notre petit Minou. Cette vipère est vraiment inoffensive et c’est quand même notre animal de classe, après tout.

    Par contre, on peut vous l’avouer maintenant, c’est nous qui avions trafiqué la sécurité incendie. C’était pour vous rendre de meilleure humeur, car on pensait que cela vous égayerait, comme dans le film d’amour « Chantons sous la pluie », 🎶I’m singing in the rain »🎶. On est sincèrement désolés car nous avons vu que vous étiez vraiment trop gentil. Alors, pour nous faire pardonner, nous nous sommes cotisés pour vous offrir 2 places de théâtre pour la pièce « Peau d’âne » (au moins, on sait que cela vous plaira) qui passe dans notre ville le weekend prochain. Nous vous laissons choisir la personne qui vous plaira pour vous accompagner.

    Bon, maintenant parlons de votre caractère : vous nous aviez dit que vous étiez un vieux bonhomme grincheux mais, d’après ce qu’on a vu, vous êtes un homme très aimable et également charmeur (on le sait, c’est Mademoiselle Jolidon qui nous a appris ce mot en nous parlant de vous). Par contre, nous avons remarqué votre petit tic pour attirer l’attention de la maîtresse 😏, c’est à dire, votre regard de « beau gosse » quand elle vous posait des questions.

    Et pour finir : on voulait vous raconter autre chose : le mois précédant votre venue, nous avions reçu un autre auteur, bien moins célèbre que vous, bien plus méchant (il ne nous a même pas laissé sentir les fleurs qu’il avait apportées à la maîtresse) et il a refusé les cupcakes de Zoyenjo (tout cela pour perdre 15kg, qu’il a dit). Bon, en même temps, c’est normal, vu son ventre😬.

    Allez, nous allons vous laisser car nous avons encore beaucoup de choses à apprendre. Nous vous remercions à nouveau de votre visite et si vous acceptez notre petit cadeau le weekend prochain, n’oubliez pas de ne pas vous tromper de porte si vous souhaitez revoir Mademoiselle Jolidon.

    À tout bientôt et au revoir.

    La classe de 8C (comme COOL 😎)

    P.S. : N’oubliez pas les bonbons quand vous repasserez dans le coin.

    Classe de 8C, Nyon

  10. Chapitre 8

    Cher Monsieur Bellefeuille,

    nous avons bien transmis vos salutations à notre maîtresse. Elle vous en remercie chaleureusement. Il doit se passer quelque chose entre vous… Mais quoi ? Mystère.
    Vous avez adoré notre gâteau ????????????????????????????????????

    Alors, voici la recette, on a fait comme vous avec Peau d’Ane, mais notre référence à nous, c’était Astérix et Cléôpatre, le fameux dessin-animé, pas le film.

    Bien qu’il a été difficile de trouver les ingrédients pour réaliser cette recette,
    nous avons réussi. Grâce, à Sandy, et les ami-e-s de ses parents (le comte et la comtesse de Drap-Housse-Kula); des amis bizarres car en effet, ils ont des costumes noirs bizarres, des coiffures bizarres, même des nez crochus. Parfois, ils se baladent dans nos rues avec des balais « style Harry Potter ». Enfin bref, grâce à eux, nous avons trouvé tout ce qu’il nous fallait. Et voilà…

    La recette du fabuleux « Pudding à l’Arsenic ». Regardez la vidéo…

    https://www.youtube.com/watch?v=-G3MLjqicC8

    «Dans un grand bol de strychnine
    Délayez de la morphine
    Faites tiédir à la casserole
    Un bon verre de pétrole…
    …Quelques gouttes de ciguë
    De la bave de sangsue
    Un scorpion coupé très fin
    et un peu de poivre en grain
    NOOOOON!
    Emiettez votre arsenic
    Dans un verre de narcotique
    Deux cuillères de purgatif
    Qu’on fait bouillir à feu vif…
    Dans un petit plat à part
    Tiédir du sang de lézard
    La valeur d’un dé à coudre
    – Et un peu de sucre en poudrrre !
    NOOOOON! »

    Pour la tisane, on a utilisé les fonds des flacons. « – Et un peu de sucre en poudrrre ! »

    Emilie demande si le café à la moutarde de Dijon extra forte vous a plu ?

    Alors tout est bien passé dans votre estomac ? En parlant de ça, Maïwenn rit encore lorsque vous avez voulu effacer le tableau avec le chiffon imbibé de confiture de fraise.

    Nathan, notre sportif de la classe, se marre de vous avoir vu prendre sur la tête un paquet de balles de tennis.

    Victoria n’en peut plus de vous avoir vu basculer par la fenêtre, alors que vous cherchiez de l’air. Heureusement que notre classe est au rez-de-chaussée.

    Madeleine demande comment va votre dos ? Avec cette maudite chaise qui cède au moment où vous alliez vous assoir. PAS DE CHANCE !
    Valentine, elle ne comprend pas comment cette satanée punaise traînait sur la chaise suivante.

    On vous attend donc pour une prochaine fois, pour une franche partie de rigolade et il y aura encore des SURPRISES…
    N’oubliez pas cette fois les bonbons n’est-ce pas? Sinon…
    Emmenez aussi Gribouille avec vous. On va s’en occuper, on adore les animaux.

    A bientôt cher Monsieur Bellefeuille.

    Les élèves des Cerisiers.

    Classe de 5p. Porrentruy, Jura, Suisse

  11. Chapitre 8
    Cher Monsieur Bellefeuille,
    Nous avons été surpris par votre gentillesse à notre égard, vous aviez l’air de ne pas apprécier les enfants, leurs histoires, leurs mains collantes…
    Que s’est-il passé ? Quelle métamorphose !
    Quelle amabilité envers notre charmante maîtresse ! Depuis votre visite, Marina Jolidon paraît très rêveuse, nous oubliant parfois.
    Nous les attendons avec impatience ces bonbons promis !!
    Pourriez-vous, cependant, prévoir de nous apporter à chacun une brosse à dents et du dentifrice, svp ? En effet, hier, une éducatrice pour la santé des dents est venue nous informer des dangers du sucre pour notre dentition.
    Vous êtes rentré sain et sauf près de votre Gribouille, nous en sommes ravis !
    Si votre chat souhaite s’éloigner de vous et se cache sous les tapis, il en a peut-être raz la casquette de vous entendre déclamer des poèmes romantiques et des chansons dégoulinantes d’amour ! Soyez moins démonstratif dans l’expression de vos sentiments.
    Gribouille n’est pas gâteux, les chats ont aussi le droit d’être tranquilles. Notre maîtresse nous répète souvent que nous devons montrer le même respect envers les animaux qu’envers les humains.
    Bonne nouvelle si vous souhaitez revoir Marina, elle vient d’adopter un chat de huit ans à la SPA. Ce serait génial que vos meilleurs amis tombent amoureux eux aussi ……….
    Voici maintenant les ingrédients nécessaires pour réaliser notre super gâteau :
    – des œufs, de la farine, du sucre (mais pas trop!), de la levure, du beurre, des fruits exotiques, des pépites de chocolat et pour le craquant, des petites bulles de biscuit enrobées de chocolat.
    Vous mélangez tout cela et mettez au four pendant 2 heures, ce sera bien brûlé !!!
    Ne faites pas la grimace, nous plaisantons ! Il faut mettre tous les ingrédients dans un moule beurré et enfourner à 180° pendant 45 mn. Bonne dégustation !
    En ce qui concerne la tisane à l’eau de rose, voici ce que vous devrez faire infuser dans de l’eau bien chaude (Attention de ne pas vous brûler, vous paraissez tellement émotif et maladroit!):
    – des brins de thym, de la poudre de cannelle, des feuilles d’orties, des pétales de rose et des fruits rouges. La cannelle est-elle une épice magique ? Qui peut le dire ?
    Qu’est-ce que vous nous avez fait rire quand vous êtes entré dans notre classe obscure ! En heurtant la Pignata suspendue au plafond, vous l’avez cassée et une pluie d’insectes en plastique vous est tombée sur la tête ! Que de hurlements, quelle panique, nous ne savions plus que faire. Heureusement, le sourire de notre maîtresse a su vous apaiser.
    Et l’épisode de l’alarme incendie, que c’était comique ! Vous avez cru à un véritable incendie alors que ce n’était qu’un exercice d’évacuation.
    En sautant par la fenêtre, vous avez atterri dans les buissons épineux du préau. Vous n’étiez pas fier du tout avec votre pantalon sale et vos fesses douloureuses.
    Nous avons bien rigolé, mais vous auriez pu vous blesser sérieusement. Vous auriez vraiment besoin d’avoir à vos côtés une personne calme et attentionnée !
    Quelques élèves de la classe ont lu tous les romans que vous avez apporté, d’autres non. Pourquoi les héros sont-ils toujours des animaux ? C’est étrange !
    Notre maîtresse a certainement hâte de vous revoir, nous un peu moins, sauf pour les bonbons.
    A bientôt, meilleures salutations.
    Les élèves de Marina Jolidon

    Classe de Catherine Gilles, Châtelaine, Vernier

  12. Cher Marcel,

    Nous espérons que vous êtes bien arrivé à votre maison. On a adoré votre visite! On a surtout beaucoup rigolé quand Aline s’est tapée un fou rire. On a aimé quand vous avez expliqué où vous trouvez votre inspiration. C’est incroyable que vous trouviez votre imagination dans votre baignoire!
    On a adoré voir votre nouveau livre en avant première!
    Parlons maintenant de la pièce de théâtre: nous la travaillons depuis 1,5 mois. Nous avons fabriqué les déguisements à la couture et nous avons aimé la jouer.

    Voici la recette choco comme demandé:
    – 2 plaques de chocolat noir
    – 3 paquets de maltesers
    – 2 oeufs
    – 1 grande plaque de chocolat blanc
    – 20 g de beurre
    – 500g de sucre
    – 1 paquet de levure
    – 500g de farine

    1. Faire fondre le chocolat noir, ensuite le mélanger avec le sucre.
    2. Ajouter 2 paquets de maltesers et le beurre.
    3. Battre les oeufs, puis les ajouter au mélange.
    4. Ajouter la farine et mélanger le tout.
    5. Mettre le tout dans un moule et cuire 40 min à 180 degrés.
    6. Pendant que le gâteau cuit, fondre le chocolat blanc. Ensuite attendre que le gâteau refroidisse et mettre le glaçage. Utiliser le dernier paquet de maltesers pour la décoration.

    Nous espérons vous revoir bientôt.

    la classe de Belleplume

  13. Cher Monsieur Bellefeuille,
    Nous sommes contents que vous soyez rentré auprès de Gribouille. Mais le comportement de votre chat nous inquiète. Vous devriez peut-être lui trouver une fiancée.
    Nous pensions nous ennuyer lors de votre visite mais finalement nous avons bien rigolé. Nous avons adoré le moment où vous êtes entré dans la classe caché derrière cet énorme bouquet de roses. Heureusement que Mlle Jolidon a immédiatement compris que ces roses étaient pour nous, les enfants. Mais pourquoi nous avoir offert des fleurs? Nous, nous voulions des bonbons.
    C’est étrange ce que vous nous racontez au sujet de vos affaires qui auraient été mouillées par les jets d’eau automatiques. Ne vous inquiétez pas pour le chignon de Mlle Jolidon, les jets d’eau ne s’enclenchent jamais. Et si ça devait arriver nous savons comment les allumer (et les éteindre). Mais nous n’y touchons jamais, nous n’avons pas le droit.
    Voici donc la recette de notre gâteau que vous avez trouvé délicieux. Mlle Jolidon encourage notre esprit d’initiative, comme elle dit. Elle ne nous a pas aidés. Nous voulions nous excuser d’avoir refusé de manger nous aussi du gâteau. C’est étrange que nous ayons tous eu mal au ventre ce jour-là. Toute façon, nous préférons les bonbons!
    Pour notre gâteau nous avons mélangé de la farine, des œufs, du chocolat et une fleur d’Edelweiss. Puis nous l’avons mis au four 20 minutes à 180°. Ah, oui, pour le côté croustillant nous y avons ajouté 3 scarabées, entièrement bio ( ils viennent du potager de l’école). Pour le glaçage, nous avons mélangé du sucre glace avec 6 vers de poésie ( ou vers de farine, nous n’avons pas bien réussi à lire sur l’emballage).
    La tisane est une idée de notre camarade Fabienne. Elle l’a trouvée dans un vieux livre de sa grand-mère.
    C’est un filtre d’amour. Dans de l’eau, il faut ajouter des pétales de roses et un ingrédient secret.
    Nous pensons que notre tisane était efficace car pendant le spectacle vos yeux sont devenus tous doux. (Surtout lorsque le chignon de Mlle Jolidon s’est défait et qu’elle a relevé ses cheveux. Vous êtes devenus aussi rouge que les tomates de notre potager.)
    Pour finir, nous vous rappelons que nous voulons des bonbons, nous voulons des bonbons, nous voulons des bonbons, nous voulons des bonbons. (Quelqu’un nous a dit que si on répétait beaucoup de fois cela finissait par arriver).

    A bientôt ( Marinnette, Leo et Hugo ne souhaitent pas vous revoir),

    Classe de 6P Châtelaine

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