1ère étape

 

Bonjour à toutes et à tous,

Je m’appelle Didier Dufresne et je suis auteur jeunesse. J’habite une jolie région française appelée Bourgogne. Si vous voulez en savoir un peu plus sur mes livres et mes passions, vous pouvez aller faire un tour sur mon blog : didierdufresne.hautetfort.com. En attendant, je vous mets une photo…

Dans le cadre des ateliers d’écriture de la Bataille des Livres, je vous propose de vous lancer dans l’écriture de « NOUVELLES ». Ce sont des récits courts mais efficaces, dont le dénouement (la fin…) apporte souvent une surprise que l’on appelle parfois « la chute » (Nous ferons attention de ne pas tomber quand même !).

Lors de nos 5 rendez-vous d’activités, je vous propose d’écrire 5 courtes nouvelles différentes, en essayant à chaque fois de faire varier le ton (mystère, suspense, poésie, humour…), le temps (autrefois, maintenant, dans le futur…) et la technique d’écriture.

Mais comme je suis très occupé, c’est mon vieil ami Onésime Courbouillon qui s’occupera de vous. C’est un personnage peu aimable, vous verrez ! Pourtant au fil des jours, vous apprendrez à le connaître un peu mieux. Peut-être finirez-vous même par le trouver sympathique !
Si vous acceptez la mission et que vous avez des ennuis, ou si Onésime vous fait trop de misères, vous pouvez m’appeler au secours ou demander à la maîtresse ou au maître de le faire. J’essaierai de vous aider.
Voilà, je vous laisse vous débrouiller avec Onésime…

Amitiés et bon courage.
Didier

Première nouvelle !

Didier a dû vous le dire, je m’appelle Onésime Courbouillon. Le premier que ça fait rigoler et qui se moque de mon nom, j’en fais des confetti ! Ah oui ! Bonjour, au fait… Je préfère vous le dire tout de suite, je suis quelqu’un de plutôt détestable. Oh ! Je n’ai pas toujours été comme ça, non ! J’étais autrefois un écrivain heureux et souriant, j’avais des tas d’idées pour écrire de bonnes histoires. Je publiais beaucoup de livres, mes lecteurs étaient nombreux, j’avais du succès, on m’invitait à la télé, à la radio et dans des salons. Je voyageais dans le monde entier. Je gagnais à l’époque très bien ma vie et j’ai pu acheter ce majestueux manoir dans lequel je vis aujourd’hui.

Seulement voilà ! Je suis un jour tombé en panne… En panne d’idées ! J’ai d’abord cru à un malaise passager, que mon imagination allait rapidement se remettre en marche. Foutaises ! J’avais beau me creuser la tête, je n’arrivais plus à écrire une ligne !
Le temps a passé. Mes premiers livres ont peu à peu disparu des vitrines des libraires. Je n’en ai plus publié d’autres. On ne m’a plus invité dans les salons, plus d’émissions de télé ou de radio. Je me suis retrouvé tout seul à détester le monde entier dans mon manoir isolé.

Aujourd’hui, les herbes folles envahissent les jardins du manoir. Quelques ardoises commencent à glisser sur le toit et il pleut dans le grenier. C’est à peine si j’ouvre les volets de la grande salle et je passe mes journées à tourner en rond en grommelant. Je ne réponds plus au téléphone, je ne sors plus et je ne vois plus personne. Je me fais livrer par l’épicier du village. Il dépose chaque semaine des provisions devant ma porte et je ne sais pas jusqu’à quand je pourrai le payer… Car bien sûr j’ai dépensé presque toutes mes économies et vendu la plupart de mes objets de valeur.

Vous comprenez maintenant pourquoi je suis toujours de mauvaise humeur ! Mais tout va peut-être changer : j’ai reçu une lettre il y a quelques jours. La première depuis une éternité ! Le timbre portait la marque « Helvetia ». Je ne connais personne en Suisse et j’ai cru tout d’abord à une erreur. Mais comme mon nom et mon adresse figuraient sur l’enveloppe, j’ai ouvert. On me proposait de faire des ateliers d’écriture avec des enfants, de travailler avec des classes…

Des enfants ! Depuis que j’ai quitté l’école, il y a plus de quarante ans, je crois bien que je n’en ai pas vu un de près ! Enfin, en vrai, je veux dire… Les enfants, ça pleurniche pour un rien, ça réclame toujours quelque chose, ça casse tout, c’est incapable de manger proprement et ça met ses doigts dans son nez ! Non… Pas question de perdre mon temps avec une bande de vilains gosses ! J’allais froisser cette lettre et la jeter dans la cheminée quand soudain, j’en ai eu une ! Oui une… Une idée !!!
Alors, pour la première fois depuis des années, j’ai pris mon stylo et j’ai écrit. J’ai répondu à cette lettre en disant : « J’accepte votre proposition. »
Hahaha ! Ce n’est pas tous les jours qu’on a à sa disposition des centaines de petites têtes pleines d’idées qui ne demandent qu’à travailler ! Hahaha ! Quelle bonne idée ! Hahaha !

Donc puisque vous êtes-là, c’est que vous avez accepté la mission ! C’est donc moi, Onésime Courbouillon (le premier qui rigole j’en fait de la marmelade !) qui commande ici ! Maintenant qu’avec votre maîtresse ou votre maître vous avez dit oui, vous ne pouvez plus vous défiler. Vous allez travailler pour moi ! Hahaha !

Vous connaissez le problème : je n’ai plus d’idées. Et vous les petites malines et les petits malins, il paraît que vous en avez plein. Il va falloir partager avec moi ! Pour commencer, vous allez me montrer ce dont vous êtes capables. Je ne vais tout de même pas m’embarquer dans cette aventure avec une bande de gamins sans cervelle !

Comme je n’ai plus d’inspiration, vous le savez, je suis monté hier dans le grenier du manoir et j’ai fouillé dans tous mes papiers. J’ai retrouvé un vieux texte que j’ai écrit il y a des années. J’avais encore des idées, à l’époque. Mais les souris ont mangé presque toutes les pages ! Elle n’ont laissé que le début de cette histoire et ont même grignoté la page où figurait le titre !

J’ai eu beau relire ce début une dizaine de fois, impossible de me souvenir de la suite ! Alors, en vous mettant à plusieurs, vous devriez bien y arriver !
Allez hop ! On se dépêche ! Vous avez jusqu’au 24 novembre pour m’envoyer votre texte. Trouvez des idées, sautez sur vos stylos et écrivez-la moi, cette fin, bon sang ! Et qu’ça saute !

Post Scriptum : Ah oui… Heu… Au fait… Si vous avez une photo de votre classe et si vous écrivez un petit mot pour me dire qui vous êtes et où se trouve votre école, envoyez-les moi. Si j’ai le temps, j’y jetterai un coup d’œil.
Mais je ne vous promets rien, hein ! Moi, je vous mets un dessin de moi quand j’étais jeune. J’étais assez beau, je crois !

Ce qui reste du texte grignoté par les souris :

La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait… Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Un jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
– Ouitch !
Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
– Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
– Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents…

A vous de jouer !

 

Onésime Courbouillon attend que vous écriviez à sa place la fin de sa nouvelle pour le 24 novembre au plus tard ! N’oubliez pas son titre, sans quoi, il risque de voir rouge !

61 réflexions au sujet de « 1ère étape »

  1. Un bal plein de rebondissements
    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait … Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    – Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents …
    – Allez, lâche cette enveloppe, elle n’est pas à toi ! grommela la sorcière qui était
    de plus en plus impatiente d’en connaître le contenu.
    Gertrude attendit que le crâne ouvre à nouveau sa bouche pour prendre rapidement la lettre.
    – Je t’ai bien eu ! s’exclama-t-elle comme si elle parlait vraiment à un être vivant.
    Elle tourna et retourna l’enveloppe pour voir s’il y avait le nom de l’expéditeur mais sans résultat. Alors, elle l’ouvrit lentement pour ne rien déchirer. Il en sortit des araignées minuscules qui s’enfuirent comme si elles avaient peur de la sorcière.
    Puis Gertrude se mit à lire la lettre :

    Chère Gertrude,
    Nous sommes une dizaine de tes anciennes copines sorcières et nous avons décidé d’organiser un bal pour se retrouver. Il aura lieu dans deux semaines, au Manoir des soeurs jumelles Tic et Tac.
    Ne t’habille pas en noir car nous voulons faire la fête, nous amuser. Alors … défoule-toi en te préparant ! !
    Si tu ne sais plus l’adresse, cherche dans les livres de la Bataille des Livres et tu trouveras sûrement des indices. Ton chat magique, Fripon, pourra aussi t’aider.
    Tout le monde se réjouit de te voir !
    A bientôt Girouette

    Gertrude relut plusieurs fois la lettre et décida de ne pas y aller.
    – D’abord, je n’ai rien à me mettre de gai et de sympa. Et puis, je ne vois plus
    personne. Alors, toute cette foule …
    Durant toute la journée, la sorcière essaya d’oublier tout ça mais une petite voix lui disait :
    – Allez, profite de retrouver tes anciennes amies ! Tu seras moins seule au moins
    durant une soirée !
    Après une bonne nuit de sommeil, Gertrude décida malgré tout, de participer à cette fête. Elle regarda dans son livre de recettes ce qu’elle pourrait amener au bal et choisit des araignées au miel comme bonbons, une bouillie de limaces en entrée et, comme dessert, un gâteau au chocolat et à la bave de crapaud !
    Puis elle chercha dans son vieux grimoire la formule magique pour transformer ses vieux habits noirs, déchirés, … à jeter quoi !
    Elle trouva rapidement les pages et, soudain, une phrase lui sauta aux yeux. C’était bien elle !
    – J’ai trouvé, j’ai trouvé, chantonna-t-elle.
    Elle lut plusieurs fois la phrase puis referma le grimoire et prononça :
    – Mac cric toc boa.
    Mais rien ne se passa ! Puis, tout à coup, elle se mit à rapetisser, centimètre par centimètre. Elle devint si minuscule que Fripon la prit pour une souris et se mit à lui courir après, sous la table, sous le lit. Gertrude courait le plus rapidement possible mais son chat finit par la rattraper. Fripon s’apprêtait à la manger quand la sorcière redit correctement la phrase et elle reprit sa forme humaine. Ouf ! Il était temps ! Mais quoi ? A ce moment, ses ongles poussèrent jusqu’à atteindre la porte de la cave et ses cheveux se raidirent sur sa tête comme un hérisson ! Lorsqu’elle se vit dans le miroir de sa chambre, Gertrude se mit à sangloter :
    – Jamais je ne pourrai aller à ce fameux bal ! Plutôt mourir !
    A ce moment, elle entendit une petite voix qui sortait du grimoire :
    – C’est moi la formule magique dont tu as besoin. Viens vite me chercher !
    Gertrude se précipita sur le livre, écouta encore quelques instants puis l’ouvrit à la bonne page. Puis elle dit :
    – Pataptapars !
    Mais elle avait toujours ses affreux habits. Comme elle était déçue ! Alors, elle vit Fripon qui grattait la porte de son armoire. Elle l’ouvrit et s’exclama :
    – Mais c’est tout simplement splendide !
    Des robes de toutes les couleurs étaient accrochées à des cintres. Elles étaient si belles, si brillantes qu’on aurait presque dû mettre des lunettes de soleil ! Et, pour chaque tenue, il y avait des chaussures assorties ainsi que de magnifiques bijoux.
    Gertrude avait eu de telles émotions qu’elle préféra se reposer. Elle pourrait tout essayer un autre jour.
    Enfin arriva le jour du fameux bal. Gertrude avait mal dormi car elle était trop excitée. Fripon se trouvait sur le lit de sa maîtresse et la regardait enfiler les différentes tenues. Chaque fois qu’il la trouvait belle, il miaulait bien fort et Gertrude mettait cela de côté.
    En fin d’après-midi, Gertrude s’habilla pour cette fameuse fête. Elle enfila une robe multicolore remplie de paillettes magiques : chaque fois que Gertrude disait « étoile », la robe changeait de couleur. Ses chaussures multicolores étaient en cristal et elle portait aussi un chapeau avec des plumes magiques : si la sorcière en touchait une, celle-ci redevenait oiseau et tournoyait autour de sa tête. Elle n’oublia pas de mettre des bijoux, surtout sa magnifique bague avec un énorme diamant … rouge !
    Comme Fripon voulait absolument voir ce bal, Gertrude le transforma en humain. Et, lors de la soirée, elle dirait que c’est un ami très cher.
    Avant de partir, notre amie n’oublia pas d’emporter avec elle toutes les bonnes choses qu’elle avait préparées pour le buffet. Elle rajouta même des bonbons entourés d’ailes de chauves-souris. Puis elle réfléchit :
    – Je pourrais prendre mon balai supersonique mais c’est un peu facile. Chaque sorcière en a un pareil, de nos jours. Non, je sais ce que je vais prendre !
    Elle téléphona et, dix minutes plus tard, une immense limousine se gara devant chez elle. Un beau chauffeur en sortit et ouvrit la porte. Gertrude était sous le charme ! Elle lui donna la nourriture que le conducteur mit dans le coffre. Puis, il fit une espèce de révérence et Gertrude et Fripon entrèrent.
    Durant le trajet, les deux passagers burent une coupe de champagne et Gertrude expliqua à Fripon qui s’appelait dorénavant Hector de ne JAMAIS miauler au manoir.
    Lorsqu’elle rentra dans la salle, la sorcière fut très étonnée : il n’y avait personne ! Gertrude s’était-elle trompée de lieu ? De jour ? Ou encore d’heure ?
    Mais, soudain, plein de sorcières sortirent de partout : de dessous la table du buffet, de derrière les énormes rideaux. Il y a même une sorcière qui était cachée sur le lustre en cristal ! ! Quel monde ! Gertrude reconnut aussitôt ses amies Girouette, Tic et Tac et même Crapula qu’elle n’avait pas vue depuis des années.
    Gertrude présenta Hector à toutes les femmes de l’assistance.
    – Quelle prestance, dit l’une.
    – Il me plaît beaucoup, ajouta une autre.
    Fripon était si heureux de tous ces compliments qu’il se mit à miauler très fort.
    Soudain, il y eut un silence de mort dans l’assistance. Des miaulements, c’était vraiment mauvais signe.

    Depuis des années, chaque sorcière avait appris que si elles avaient mauvaise réputation, c’était aussi à cause de leurs chats noirs. Alors aucune ne devait amener un animal à cette fête …
    Elles se mirent à chercher autour d’elle une explication à ces miaulements étranges. Gertrude, bien malheureuse, essaya vainement de faire taire Hector.
    Soudain, un nuage de fumée entoura Hector et aveugla les sorcières.
    A ce moment, un dragon en sortit. Il crachait du feu et fit fondre tous les bons gâteaux qui restaient sur la table du buffet. De la crème fouettée tomba sur Tic et Tac. Elles étaient furieuses car cela salit leurs nouveaux habits.
    – Seigneur ! Que quelqu’un nous débarrasse de ce monstre, cria Girouette.
    – J’ai essayé, dit une autre, mais rien ne fonctionne ! !
    Gertrude prononça une nouvelle formule magique et Hector le dragon disparut complètement.
    Quelles émotions ! Toutes félicitèrent Gertrude qui, bien sûr, ne leur dit pas, qu’en fait, tout était de sa faute. Elle resta l’héroïne de la fête encore un petit peu. Et elle savait que Fripon devait l’attendre dans la limousine.
    A la fin de la soirée, chaque participante donna son adresse mail pour qu’elles puissent s’écrire toute l’année. Elles se reverraient dans 365 jours. Cette fois chez Gertrude. Celle-ci avait beaucoup apprécié ce bal, même s’il n’y avait pas beaucoup de … sorciers !
    Désormais, Gertrude n’était plus seule et, grâce à son ordinateur, elle n’aurait plus besoin d’attendre quotidiennement la fameuse camionnette jaune …
    Et elle avait une année entière pour préparer la nouvelle fête qu’elle voulait drôle, pétillante, comme elle désormais !

    Classe de Florence Vauthey 5P
    Ecole de Robert-Hainard
    Bernex Genève

  2. « Ça marche ! Mon plan fonctionne ! Une première classe est tombée dans mon piège ! Ils ont travaillé pour moi. Et bien travaillé, en plus ! Même en cherchant bien, je n’ai pas trouvé de faute d’orthographe. Un coup de chance, je suis tombé sur des champions ! Et puis les idées ! Ils en ont plein ! C’est juste ce qu’il me fallait ! Bon, je vais leur faire un petite lettre de réponse. Mais je ne vais pas leur mettre trop de compliments, sinon ils vont avoir la tête qui enfle et ils vont moins bien travailler pour moi. Allez hop, une feuille, un crayon, c’est parti… »

    Bon, vous avez de la chance, vous êtes les premiers à m’envoyer votre travail. Je commençais à me dire que je n’aurais aucune réponse et j’étais prêt à piquer un bonne colère.
    Ah oui, au fait, bonjour les élèves de Bernex Genève ! C’est moi, Onésime Courbouillon. (le premier qui sourit, je le plume !). Donc j’ai bien reçu votre travail. J’avoue que pour des gamins, ce n’est pas trop mal ! J’ai même été assez intéressé par votre histoire, c’est vous dire. Je la mets de côté, je vais la faire lire autour de moi, peut-être que ça vaut quelque chose. Mais bon, ne croyez pas que vous êtes au bout de vos peines. Je vais bientôt faire appel à vous. Alors prenez des forces !
    Mais pour vous récompenser, quand même, je vais faire comme autrefois : quand j’étais un mioche comme vous et que j’avais bien travaillé, la maîtresse me donnait une image (en parlant de maîtresse, donnez le bonjour à Florence !). Je vous en offre une des environs de mon manoir. Faut cliquer pour la voir…Voilà !

    Eh bien à plus tard, quoi !
    Onésime

  3. Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents…

    Gertrude, toute étonnée, sauta de joie ! Mais qui pouvait bien lui écrire ? Elle retourna donc la lettre et vit qu’elle venait de l’Hôtel des Paillettes. La lettre disait :

    « Chère Gertrude, je sais que vous vous ennuyez chez vous et comme vous n’avez rien à faire d’autre, eh bien, vous nettoyez tout le temps. Vos fenêtres et votre parquet brillent, même si vous êtes une sorcière répugnante ! Vous m’intéressez beaucoup ! Aussi, je vous propose un travail en tant que femme de ménage dans mon hôtel. Signé : Le Patron. »

    Gertrude n’hésita pas une seconde à dire oui et écrivit directement une réponse. Une nouvelle distraction dans sa vie, ça ne se refuse pas ! Elle alla aussi annoncer la bonne nouvelle à sa voisine. Elle profita de lui demander où se trouvait ce fameux hôtel, car comme elle ne sortait pas souvent de chez elle, elle ne connaissait pas beaucoup la région.

    Quelques jours plus tard, Gertrude prit sa valise, son plumeau, son balai magique, sa ramassoire et son tablier. Et zou ! Direction l’Hôtel des Paillettes ! Gertrude était toute motivée et c’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle grimpa sur son balai. Malheureusement, la sorcière se perdit en chemin et arriva en retard pour son premier jour de travail.
    Quand elle rentra dans l’hôtel, elle se rendit directement à la réception pour s’annoncer. Mais son patron était là et l’accueil fût glacial : « N’arrivez plus jamais en retard ou je vous renvoie ! »
    Gertrude se mit immédiatement au travail et rencontra aussitôt une autre sorcière qui travaillait dans l’hôtel. Elles sont vite devenues complices et l’idée d’aller prendre ensemble un bain de paillettes au spa plutôt que de travailler leur semblait très intéressante…
    Aussitôt pensé, aussitôt fait ! Elles envoyèrent toutes deux leurs balais magiques faire le ménage pour qu’elles puissent aller se prélasser dans le bain de paillettes. Et bien entendu, leurs balais travaillaient incroyablement bien ! Tout le monde, clients comme patron étaient ravis ! Et cela dura longtemps ainsi sans que personne ne s’en aperçoive !

    Mais Gertrude, un jour, lassée par tous ces bains de paillettes, décida de rentrer chez elle pour reprendre sa petite vie normale de retraitée. Le soir, en arrivant chez elle, elle rangea sa valise, son plumeau, son balai magique, sa ramassoire et son tablier et se mit rapidement au lit, fatiguée du voyage.

    Le lendemain, elle reprit la seule distraction qui lui plaisait : se mettre à la fenêtre et regarder passer la camionnette jaune du facteur… Mais alors qu’elle fixait sa boîte aux lettres crâne et la route, elle n’en croyait pas ses yeux !!… La camionnette était en train de s’arrêter et le facteur qui en sortait était très chargé ; il eut de la peine à s’avancer vers la boîte crâne, tellement le tas de lettres était haut et lourd !
    « Est-ce bien ce que je vois ? Toutes ces lettres sont pour moi ?!? »
    Gertrude se précipita dehors et les ouvrit toutes : il n’y avait plus aucun doute, toutes ces lettres lui étaient bel et bien adressées ! Et elles venaient du monde entier, car toutes les femmes de ménage de la planète avaient entendu parler de son incroyable travail à l’Hôtel des Paillettes et voulaient connaître son secret !

    Et depuis cette aventure, Gertrude ne s’est plus jamais ennuyée ; elle était bien trop occupée à répondre à chacune des lettres que le facteur lui apportait tous les jours.

    Classe de Mélanie Rolle
    6H
    Le Pâquier, Fribourg, Suisse

    • « Et hop ! Une seconde classe tombe dans mon piège ! Décidément, quelle excellente idée que de faire travailler tous ces gamins à ma place ! Houlala ! Je suis monstrueusement génial ! Vite, je vais leur répondre pour les encourager à travailler encore plus pour moi… Je vais les féliciter… mais avec modération ! »

      Ohé, les filles et les gars de la classe de Mélanie, du côté de Fribourg, j’ai bien reçu votre histoire… Ah oui, bonjour, c’est vrai ! Depuis que je vis seul, j’ai un peu oublié les bonnes manières… Donc BONJOUR. Ça, c’est fait… Oui, c’est bien moi, Onésime Courbouillon ( la première qui ricane je je la colle au plafond !). J’ai lu attentivement votre texte (oui, je me suis remis à lire !) Il est plein d’idées, bravo. Il y a même un mot que je ne connaissais pas : ramassoire. Il faudra m’expliquer.
      Bonne idée aussi que votre fin et cette pile de courrier du monde entier qui occupe Gertrude et lui fait oublier sa solitude. Je vais tester votre texte auprès de mes anciens éditeurs, on ne sait jamais.
      Bon, j’avais demandé aussi de trouver un titre et vous ne l’avez pas fait. Attention, la prochaine fois, je veux du travail plus que parfait ! Alors prenez des forces, faites du sport, mangez des épinards et soyez en pleine forme pour notre prochain rendez-vous. C’est dans votre intérêt !!! Malgré tout, de bonnes idées, bien rédigées, ça mérite une petite image. Voici les collines que j’aperçois depuis les fenêtres de mon manoir. C’est cadeau !

      Allez, c’est un bon début, je suis presque content de vous. Saluez Mélanie pour moi et taisez-vous, maintenant. Non mais !!!

      Onésime Courbouillon

  4. Bonjour,
    Nous sommes les 6èmes de la classe de Monsieur André à Waterloo. Nous essayons de télécharger une photo de classe mais il y a un souci. On réessayera.
    Après avoir pris connaissance du message de Didier Dufresne, nous avons fait connaissance avec Onésime Courbouillon et puis nous nous sommes mis au travail. Plusieurs idées nous ont traversé les têtes.
    1) La lettre vient de son ancienne école de sorcellerie et est écrite par le directeur qui lui demande de revenir comme professeur d’initiation à la sorcellerie. Elle accepte, s’y rend et redevient le meilleur professeur de l’école. Mais voilà que lors de son retour à l’école, elle tombe amoureuse d’un sorcier et se marie avec et ils ont comme animal de compagnie un joli petit dragon.
    2) C’est une lettre de la société d’électricité qui lui envoie un rappel de facture mais comme elle n’utilise que des bougies, de rage, elle jette la facture dans le feu mais à ce moment-là , le feu s’éteint et un portail lui ouvre les portes. Elle rentre dedans et retrouve ses parents disparus depuis longtemps. Ceux-ci lui disent que la facture d’électricité était un prétexte pour les libérer.
    3) La lettre vient d’un pays imaginaire où vivent des licornes et c’est une licorne qui s’appelle Prunella qui l’invite à se rendre chez la reine de ce pays. La sorcière est contente de l’invitation et prépare ses affaires pour s’y rendre.
    4) C’est une lettre écrite d’Inde par sa mère qui a besoin d’elle pour participer à un spectacle de magie. Mais elle est très embêtée car elle n’a pas assez d’argent pour s’y rendre. Par contre, elle a une baguette magique.
    5) La lettre est écrite par sa soeur qui vit dans un grand château et son mari est très riche. Elle n’a plus vu sa soeur depuis longtemps à cause d’une dispute. Sa soeur lui annonce qu’elle va recevoir un grand colis et qu’elle ne pourra pas l’ouvrir tout de suite. Avant de l’ouvrir, elle devra contacter un prénommé Victor qui habite New-York et qui lui donnera d’autres recommandations.
    6) Elle prit la lettre et alla s’asseoir dans son gros fauteuil. Elle ouvrit la lettre et découvrit que c’était une invitation du Prince de Waterplouf qui voulait l’épouser car il avait reçu sa photo. Elle se demandait qui avait bien pu lui envoyer sa photo. Mais comme elle rêvait toujours de transformer un prince riche en hibou, elle ne se posa pas trop de questions et alla voir si son balai magique était toujours en état de voler. Une fois chez le prince, il s’évanouit en la voyant tellement elle était laide. Par la suite, elle arriva à le convaincre de l’épouser mais après le mariage, elle le transforma en hibou et profita de toutes les richesses pour vivre heureuse et retrouver la joie de vivre.

    •  » Génial ! Il y a même des petits Belges qui travaillent pour moi ! A Waterloo, ils ont plein d’idées semble-t-il. Je me frotte les mains ! Vite, je vais leur répondre pour qu’ils continuent à m’envoyer des tas de textes. Mais je vais les « asticoter » un peu pour qu’ils me produisent encore de meilleures choses … Hahaha ! Je suis diabolique ! »

      Waterloo, je croyais que c’était le nom d’une bataille, et…
      Ah, zut ! J’ai encore oublié de dire bonjour ! OK, d’accord, BONJOUR. Oui, c’est bien moi, Onésime Courbouillon (le premier qui ricane, je le réduis en poussière !).
      Où en étais-je ? Ah oui, Waterloo… Je ne suis pas fort en géographie, mais j’ai vu que c’était aussi une ville de Belgique. Ça m’est égal que les idées viennent de Suisse, de Belgique ou d’ailleurs, tout est bon à prendre.
      Alors j’ai bien lu vos propositions : 6 idées, 6 résumés de textes, voilà qui est très fort ! Vous êtes tout-à-fait le genre d’écrivains qu’il me faut ! Mais ne croyez pas que c’est gagné ! Parce que si je comprends bien, il faudrait que je rédige les histoires dont vous m’avez donné le résumé. Non mais vous me prenez pour qui ? On m’a promis que des gamins travailleraient pour moi, un point c’est tout !
      Bon, je veux bien être gentil pour cette fois. Je passe l’éponge et je note vos idées. Si j’ai le temps, je rédigerai moi-même. Mais attention à vos oreilles, je serai plus exigeant la prochaine fois. Malgré tout, j’ai décidé de vous offrir une image pour vous remercier de votre envoi (moi je sais ajouter un fichier, nananère !). C’est le canal où j’aimais bien me promener autrefois, quand je sortais encore de mon manoir.

      Allez, prenez des forces, mangez de la soupe et soyez gentils avec monsieur André. Et à très bientôt, hé hé…

      Onésime Courbouillon.

  5. Un jour pas comme les autres

    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait … Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    – Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents …

    Alors Gertrude ouvrit la lettre et vit qu’il y avait beaucoup de poussière sur la lettre. Elle souffla dessus. Elle vit qu’il n’y avait rien d’écrit, mais un petit bouton se forma sur la lettre et par curiosité, la sorcière appuya dessus. La lettre commença à briller, puis à trembler et tout d’un coup, un étrange tourbillon en sortit et Gertrude se fit aspirer.

    Elle se retrouva alors dans un tube multicolore. Gertrude se réveilla, ouvrit les yeux et vit du sable autour d’elle. La sorcière avait atterri dans un endroit fantastique. Elle regarda ses pieds : ils étaient tous gonflés. Ses cheveux étaient emmêlés et sa robe déchirée. Elle se leva et vit que le ciel était rose, les nuages en guimauves et le soleil souriait. Elle fouilla dans ses poches pour voir s’il n’y avait pas sa baguette, mais elle se souvint qu’elle l’avait posé sur la table de la cuisine.

    Elle commença à marcher. Elle vit un petit homme qui ressemblait à un ours en peluche de couleur rose pétillant. La sorcière lui demanda :

    -Où suis-je ?

    Le petit ours regarda la sorcière d’un air étonné et il lui répondit :

    -Vous ne savez pas où nous sommes ? Nous sommes au pays des Merveilles où les habitants sont des Bisounours !

    La sorcière commença à paniquer. Elle se demanda qui aurait bien pu faire une chose pareille. Elle continua son chemin mais tomba dans un trou. Elle arriva dans une pièce où il n’y avait qu’une table et une minuscule potion. Gertrude était très curieuse et décida de boire la potion. Quelle erreur ! La fiole tomba par terre et se brisa en mille morceaux. La sorcière quant à elle, se mit à grandir, grandir, grandir ! Elle dût même se pencher car elle touchait le plafond. Ensuite, elle vit une minuscule part de gâteau, et comme elle était très gourmande, elle ne put s’empêcher de la manger. Quelle bêtise encore ! Gertrude se mit à rapetisser, rapetisser, rapetisser ! A ce moment-là, elle vit une chatière par laquelle elle réussit à s’enfuir.

    Sur son chemin, elle aperçut la lettre qui l’avait emmenée ici. Elle l’ouvrit, et cette fois, c’était écrit :

    « T’es tombée dans mon piège,

    signé : ta sœur adorée, Micheline

    P.S : Pour pouvoir rentrer chez toi, tu dois me donner ce que tu as hérité de papa et maman ! SI tu acceptes, appuie sur ce bouton en bas, et tu seras à nouveau téléportée chez toi. Si tu refuses, je transformerai ta maison en guimauves. »

    -« Oh non ! » se dit Gertrude, « elle veut mon livre de magie ! Et ma pauvre maison ! Il faut que je rentre…»

    Gertrude appuya sur le bouton et fut téléportée chez elle. Elle s’empressa d’aller chercher son livre de magie. A ce moment-là, le facteur passa à nouveau dans la rue. Elle courut jusqu’à lui. Le facteur prit peur et commença à s’enfuir, mais heureusement Gertrude le rattrapa et le supplia de l’aider. Comprenant qu’il n’avait pas le choix, il accepta. Ensemble, ils commencèrent à rédiger un faux livre de magie : en effet, ils échangèrent les titres de toutes les formules. Du coup, le sort pour faire ouvrir les portes était en réalité un sort pour faire disparaître les crayons. Et le pire, c’est que tous les sorts de beauté ont été transformés en sorts de malédiction.

    Une fois fini, Gertrude confia le livre au facteur qui l’apporta à Micheline. Gertrude quant à elle cacha son vrai livre de magie et attendit sagement le retour du facteur.

    Quelques jours plus tard, le journal de la ville annonça que dans le village de Micheline, une maison commença à se transformer en bonbons, et des guimauves en sortaient de partout, même de la cheminée. C’était également écrit qu’une dame courait partout affolée, pieds nus et la tête toute verte et des popcorns à la place des cheveux.

    Classe de Liliana Ferreira
    7P
    Ecole de Compesières

    • « Houlala ! Je reçois tellement de textes que j’ai failli oublier celui-là ! Ouf, je l’ai lu quand même…Vite, il faut que je réponde aux élèves. Parce que ceux-là, c’est du pur premium, du bio, de la qualité super, de l’inox !!! J’ai même réussi à retomber en enfance en retrouvant un peu d’Alice au pays des Merveilles dans leur texte. Je vais les bichonner pour mieux leur voler leurs idées ! Hahahaha ! Je suis un vrai démon ! »

      Cela m’arrive rarement, vieux ronchon que je suis, mais j’ai envie de vous féliciter. Eh, oh ! Pas trop quand même, hein ! Mais il est vrai que votre histoire m’a intéressé. Et… et… Et zut ! J’ai oublié, quelle mauvaise habitude, de dire BONJOUR. Bonjour… Voilà, c’est fait, on reprend… Oui, je disais que votre texte était intéressant, entre autres parce qu’il reprenait et réutilisait à votre façon des passages d’Alice au pays des Merveilles. Et ça m’a donné une idée pour la prochaine activité. Oui, vous avez bien lu : j’ai eu une idée !!! Comme c’est un peu grâce à vous, vous avez mérité une image. Mais oh ! Ne vous laissez pas aller. Je vous ai à l’œil quand même !

      A bientôt.

      Onésime Courbouillon (On ne rit pas, MERCI !)

      C’est une image de mon second chat. (D’ailleurs c’est une chatte et elle s’appelle Vodka )

  6. Gertrude hésita, rentra chez elle, se posa dans son fauteuil, puis finit par ouvrir la lettre.
    Elle la déchira d’impatience. Qu’elle ne fut sa surprise lorsqu’elle découvrit que c’était le président des sorciers qui lui avait écrit. Elle bondit de joie, puis elle commença à s’inquiéter. Elle se dit :
    « Peut-être que c’est une facture, ou peut-être qu’ils ont l’intention de détruire ma maison. »
    Elle se calma, puis commença à la lire. Il était écrit :

    « Chère Madame Gertrude, je vous invite à un magnifique bal d’été, réunissant toutes les sorcières et sorciers du monde entier. Je souhaiterais vous rencontrer et danser avec vous. Votre président. »

    En lisant cela, la sorcière bondit de joie, puis elle se précipita dans sa chambre, ouvrit son placard pour trouver un habit à se mettre pour cette occasion, mais….ne trouva que des araignées et des serpents !

    Elle essaya de se coudre une robe, mais ses robes ne ressemblaient à rien.
    Alors, elle décida de faire appel à un spécialiste. En quelques secondes il arriva, mais quand il vit Gertrude, il eut tellement peur, qu’il fit une crise cardiaque !
    Finalement, Gertrude trouva deux paires de bananes à se mettre aux pieds et une pomme qu’elle enfilerait comme un pull. Puis, elle prit sa baguette magique et transforma les deux bananes et la pomme en une magnifique robe noire et violette avec des dentelles transparentes. Puis elle se maquilla gracieusement , prit son balai et s’envola vers le monde des sorciers.
    Elle se présenta bizarrement au garde.
    « Bonzour, ze suis Gertrude Mélanielétardon. », dit-elle.
    « Oui, vous êtes bien sur la liste », répondit le garde, en la regardant de travers.
    Quand Gertrude pénétra dans la salle de bal, elle se mit à danser sans attendre une seconde.
    Tout à coup, elle fut surprise car le président l’invita à danser. Elle accepta tout de suite. En dansant, le président tomba doucement amoureux d’elle et soudain, une magnifique cloche sonna.
    Le président déclara à la foule :
    « Aujourd’hui, mon père voulait que je me marie, alors j’ai dansé avec toutes les filles et je suis tombée amoureux de Gertrude Mélanielétardon. »
    Gertrude crut d’abord à un rêve, mais quand elle vit le président accroupi, en train de la demander en mariage, elle réalisa ce qui était en train de lui arriver.
    «Ecoutez, cher président, répondit-elle. Je suis honorée par votre demande, mais je ne peux l’accepter. »
    Le président fut déboussolé par sa réponse qu‘ il n’avait pas du tout imaginée et ne sut que répondre.
    Gertrude lui expliqua qu’elle avait passé une soirée merveilleuse qu’elle n’oublierait jamais, mais qu’elle avait hâte de retourner à sa vie d’avant, celle où elle passait ses journées à regarder le camion jaune passer devant chez elle, dans l’attente de recevoir une lettre…

    Classe 6p Ariane Haefliger, école du Val d’Arve
    Genève, Suisse

    • « Ah les petites malines et les petits malins de l’école du Val d’Arve. Ils ont de ces idées ! Un sorcier amoureux ! Une sorcière qui lui résiste ! Une fin inattendue ! C’est pile poil l’équipe qu’il me faut. Ils ont des idées, savent tenir un stylo… Les pauvres, ils ne savent pas ce qui les attend : je m’en vais te les faire travailler pour moi. Et il vont transpirer, vous pouvez me croire ! Pour qu’ils ne se doutent de rien, je vais vais les flatter, leur répondre d’une petite lettre bien mielleuse. Hahaha ! Je suis génial ! »

      Chers petits élèves de l’école du Val d’Arve,
      chère maîtresse (permettez-moi de vous appeler Ariane…),

      C’est avec le plus grand plaisir que je viens de lire votre formidable texte. Je n’avais rien lu d’aussi bon depuis des années ! Vous êtes simplement géniaux, votre « Histoire » mérite de porter un « H » majuscule. C’est du très bon travail. J’ai même du mal à croire que de simples enfants comme vous, avec de tout petits cerveaux, puissent avoir autant de bonne idées… Bref, maintenant que vous m’avez montré l’étendue de vos immenses talents, plus question de me laisser tomber.
      Le prochain travail qui vous attend devra être d’aussi bonne qualité, voire meilleur. Sinon ça va barder, je vais tous vous… Oups ! Excusez-moi, c’est mon mauvais caractère qui refait surface !

      Allez, cinq fruits et légumes par jour, un carré de chocolat de temps en temps et je vous retrouve en pleine forme début décembre.

      Ah oui, au fait, j’ai pris l’habitude de distribuer des images aux classes méritantes. Voici la vôtre : un coucher de soleil sur le parc de mon manoir. Ne me remerciez pas…

      A bientôt
      Onésime Courbouillon (le premier qui rit de mon nom, je l’étripe !)

  7. La Fête où tout a basculé

    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait … Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    – Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents.

    En la saisissant, elle observa attentivement le timbre et son tampon. Elle put lire : « Monde Surnaturel de Ricotta ». Gertrude connaissait ce lointain pays, mais ne l’aimait guère. Là-bas, se trouvait le frère de la sœur de sa tante.
    – C’est sans doute lui qui m’écrit, spécula-t-elle. C’est la première lettre qu’on m’écrit de cet endroit.
    Malgré que « Ricotta » ne l’intéressait pas, intriguée, excitée aussi à l’idée d’avoir dans ses mains enfin du courrier, elle l’ouvrit.
    A l’intérieur, une spectaculaire carte d’invitation s’offrait à ses yeux : colorée, décorée et soigneusement écrite. Elle disait ceci :

    Invitation
    Le mardi 28 novembre, à Grande Maison des Grands Mages,
    nous serons heureux de te compter parmi nous
    pour la Fête des Sorcières et Sorciers retraités et heureux de l’être.
    à bientôt à Ricotta.
    Bisou
    Alberto Pâte à Tartiner

    PS : Ton ami Jean Mahamud sera de la partie.

    Alberto Pâte à Tartiner était bien le frère de la sœur de sa tante. Jeune, c’était un personnage sympathique. N’ayant pas assez travaillé à l’école des sorciers, il dut se résigner à ne pouvoir utiliser que certaines formules magiques. Il évolua alors en une monstrueuse créature maléfique au lieu du gentil et serviable employé du Père Noë l qu’il aurait voulu devenir.
    – Même si je n’aime pas ce « Monde », ça me fera du bien de revoir de vieux collègues.
    Elle n’allait pas laisser passer telle occasion.
    – Mais que vais-je bien pouvoir me mettre ? Et comment m’y rendre ?
    – Tu n’as pas le choix ! dit son Rat. (Ah oui ! Vous ne le connaissez pas. Il s’appelle Boulard et il est Rat depuis deux ans. Ben quoi ? Avant il était Souris… et ne rigolez pas… chez Gertrude tout est possible !) Tu choisiras ta robe noire parmi toutes les autres noires mitées et poussiéreuses. Comme toutes sorcières qui se respectent, tu porteras ton grand chapeau noir. Et pour voyager, tu sortiras, de ton armoire à balais, ton véhicule préféré.
    – Tu fais le bon choix d’y aller. Il faut que tu sortes. Sache, par contre, que je ne viendrai pas avec toi, fit observer son Chat noir. Je surveillerai la maison et ne laisserai ni crapauds ni limaces fuir en ton absence.
    La vieille sorcière écouta ses animaux de compagnie, s’habilla devant son miroir, se fit belle pour une fois depuis si longtemps et chevaucha son balai adoré.
    – Et c’est parti ! dit-elle, en route pour Ricotta… Chalobiocadabra, Ricotta me voilà !…

    En peu de temps, situé dans une autre dimension, elle atteignit ce royaume reculé. Dans ses souvenirs, celui-ci apparaissait différent : rempli d’êtres surnaturels, torturés ; de messagers de la mort qui manifestaient leur souffrance par de longs et stridents hurlements. Le rendez-vous des vampires, sorceleurs, loups-garous etc. … Voilà quoi !…
    A présent, il se présentait à elle à la fois doux et délicieusement maléfique.
    Tout en se dirigeant vers l’endroit indiqué où se déroulerait la Fête, elle fut éblouie par la beauté des gens qu’elle croisait. Rien à voir avec ce passé qu’elle avait connu.
    Soudain, au détour d’une ruelle, en dépassant un arbre, elle s’arrêta net, revint quelque peu sur ses pas et s’appuya contre lui. Un arbre très bizarre ! D’ailleurs, on ne sait pas si c’en était bien un.
    Au même moment, elle entendit un petit bruit : « Psst !… ». Un second : « Psst ! ».
    Gertrude cria : « Qui va là ? ».
    Une petite voix répondit : « Es-tu Gertrude ? ».
    Il y eut quelques secondes de silence, puis la voix répéta : « Es-tu Gertrude ? ».
    – Oui, je suis Gertrude, Gertrude la sorcière. Et, si tu ne sors pas de là où tu te trouves, je te pétrifie sur le champ. Je n’ai qu’un mot à prononcer.
    Il n’en fallut pas plus : l’être apparut. A sa grande surprise, la vieille sorcière vit un lutin, un lutin vêtu d’un habit multicolore et d’un bonnet avec trois clochettes. Il lui demanda de le suivre. Elle obéit !…
    Ils arrivèrent bientôt devant une immense bâtisse, une forteresse même, placée au centre d’une grande place.
    – C’est ici qu’aura lieu la Fête des Sorcières et Sorciers retraités et heureux de l’être, dit alors le petit homme. C’est aussi ici qu’habite le Père Noë.l. Bienvenue dans sa demeure.
    C’était une très belle habitation colorée, avec de grandes baies vitrées, des tourelles. Autour, tout était agitation. Mais une agitation charmante : rennes et lutins allaient et venaient.
    Et puis, Alberto Pâte à Tartiner fit son apparition tout en souriant.
    – Hello… chère Gertrude, ma sorcière bien aimée… Cela fait une éternité que nous ne nous sommes plus croisés.
    – Comment se fait-il que le « Monde Surnaturel de Ricotta » ait changé autant ? dit-elle. Et que t’est-il arrivé ? Où est donc passé le fameux Alberto, maître des ténèbres ?
    – Après des années de souffrances, un sorcier débutant nommé Abramaladroit voulut s’essayer au sortilège « 66 » du grimoire. Dans un moment d’égarement, il appliqua le « 99 ». En prononçant la formule : « Rabajoie le bourgeois du roi ; maleficus motous inversus ; transformus cactus in casius ; sazarat métrion zi joie », se passa un évènement : A ces mots, Ricotta changea à jamais et devint ce qu’elle est aujourd’hui.
    Et en ce qui me concerne, cela fait bien longtemps que l’Aberto que tu connaissais n’existe plus. Il est bien mort et enterré. J’ai même réalisé mon rêve. Tu sais bien lequel : travailler pour le Père Noë l. Mieux !… Je suis le nouveau Père Noë l.
    A ces mots, tous les invités débarquèrent : Barbette, Citrouillette, Emilia, Mistra, Larousse, Abravieux, Jean Mahamud, Caroline et j’en passe. Tous dégustaient la fameuse glace à la bave de limaces très connue et appréciée dans le monde de la magie.

    La Fête fut une belle réussite, un vrai régal : musique, feux d’artifice, farces en tout genre, danse, joie, rires et plus encore. Gertrude apprécia ces moments de partage et de bonne humeur. Elle retrouvait petit à petit goût à la vie : l’envie de se trouver au milieu des gens. Elle divulgua même, à qui le voulait, quelques-uns de ses secrets jalousement gardés jusque-là.
    La Fiesta dura plus de quatre jours et quatre nuits. Au dernier soir, Gertrude s’endormit étrangement sur un beau, confortable et grand nuage qui s’était approché de la Fête, attiré par la bonne humeur qui y régnait.
    Le lendemain, notre retraitée se réveilla chez elle, dans sa triste petite maison grise. Rat et Chat, fidèles compagnons, se trouvaient près d’elle.
    – Quel drôle de rêve ! s’exclama l’ensorceleuse. Rêver du Père Noë l à mon âge ! Pfffff…
    – Tu n’as point rêvé, répondirent en chœur les deux compères.
    – Sur invitation, tu as rejoint Alberto, dit Chat. Au lieu de trouver un monstre, tu as redécouvert un être exceptionnel. Tellement formidable qu’il est devenu le nouveau magicien de la nuit de chaque Noë l.
    – Non ?… C’est Alberto ! s’écria Gertrude.
    Depuis cet aventure, la vieille sorcière a décidé de changer de vie. Rapidement, elle a emménagé au centre du village. Sa boîte-crâne n’existe plus. C’est une boîte aux lettres « petite maison rose » qui a pris sa place.
    Si Rat s’en est allé parcourir le monde, Chat, lui, est resté. Il ne surveille plus les crapauds et les limaces, mais se prélasse quotidiennement au soleil.
    Gertrude reçoit beaucoup de visites. Sa porte est ouverte à tout le monde. Chaque mercredi, certains enfants viennent jouer chez elle. Et elle leur propose non pas une glace à la bave de limaces, mais une tarte aux fruits.
    Comme Alberto, elle a accompli son rêve. Elle est heureuse ainsi. C’est une heureuse retraitée.
    Tous les ans, au 28 novembre, c’est la Fête au village !

    Classe Fernando Mele 8H
    Ecole des Collines
    Sion (VS)

  8.  » Je crois que je suis encore tombé sur une sacrée équipe ! De vrais artistes ! Décidément, ces ateliers d’écriture vont me rapporter des milliers d’idées ! Pour moi qui n’en ai plus, c’est une aubaine…
    « Le frère de la sœur de sa tante »… Mais où vont-ils chercher tout ça ? Et « délicieusement maléfique »… Ces mômes utilisent là une figure de style que les grands spécialistes appellent un oxymore ! Chapeau les gosses ! Je ne parle même pas des mots, des formules et des noms qu’ils inventent, ce serait trop long. Super boulot ! Et hop, je vais leur écrire ma lettre de réponse. Mais attention, ces gamins-là, je vais leur faire un peu peur, pour qu’ils travaillent encore plus ! Hahaha ! Je suis monstrueux ! »

    J’ai bien reçu votre texte. Bon, ce n’est pas mal pour un début, mais… Zut ! J’ai encore oublié… J’oublie toujours la politesse !
    BONJOUR ! Oui, bonjour à toutes et à tous à l’école des Collines. Voilà, c’est bon, on continue…
    Donc je disais que ce n’est pas mal… Pas mal, oui, mais j’attends mieux. Il va falloir encore vous creuser la cervelle pour donner le meilleur de vous même. Le but du jeu, c’est de faire des progrès, c’est obligé. Alors pas de discussion, mettez-vous au régime : patates, riz, nouilles, pain… des sucres lents pour tenir le coup et être prêts pour la prochaine épreuve, enfin, je veux dire la « prochaine activité ». Le maître aussi, au même régime !

    Allez bon appétit et à bientôt.
    Je vous donne une image, comme aux autres classes. Pas de jaloux ! C’est une amie artiste qui a peint cette créature qui peuple la plupart des prés autour de mon manoir.

    Signé : Onésime Courbouillon (la première qui se moque de mon nom, je la mets au cachot !)

  9. Gertrude et la lettre empoisonnée

    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait… Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    -Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    -Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents…
    Elle ouvrit la lettre et la lut.
    « Chère soeur,
    Je vais passer quelque temps chez toi. J’espère que tu te réjouis. Je suis très excitée à l’idée de te revoir, ma soeur adorée. Je me souviens que nous faisions beaucoup de bêtises toutes les deux, surtout toi. »
    – C’est n’importe quoi ! s’énerva Gertrude en déchirant la lettre.
    En plus, elle était surprise que sa soeur lui écrive depuis tout ce temps. Gertrude détestait sa soeur qui, elle, l’adorait. Elle s’appelait Gargouilla. Tout le monde croyait qu’elle était méchante alors qu’elle avait la main sur le coeur.
    Tout à coup, quelqu’un toqua à la porte.
    Gertrude ouvrit et resta bouche bée. C’était sa soeur, là, devant elle, en chair et en os. Elle était petite, mais pas comme une petite femme, vraiment minuscule, comme si elle avait rétréci après tant d’années. Son visage était recouvert de boutons verts qui donnaient la chair de poule. Elle avait des yeux vairons. Deux couettes ridicules sortaient de chaque côté de son horrible tête. Ses habits dataient du XVe siècle et semblaient sortir d’une armoire d’enfants. Elle avait à ses côtés une grenouille de compagnie.
    -Ah ma soeur, comment ça va ? dit Gertrude écoeurée. Comme tu es belle… hum, hum !
    -Merci, je le savais. Tout le monde me le dit ! Puis-je entrer ?
    Gertrude l’accompagna dans sa chambre. Les deux soeurs ne se parlaient pas, comme si elles étaient gênées. Gargouilla était contente de revoir sa soeur aînée. Par contre, Gertrude ne souhaitait pas la voir ici parce que depuis toute petite, Gargouilla faisait plein de bazar, tout le temps, partout.
    Quand elle avait cinq ans, elle avait par exemple fait exploser la maison des voisins en lançant un mauvais sort. Elle transforma un jour ses doudous en mini-dinosaures carnivores. Mais ce qui restait en travers de la gorge de Gertrude, c’était quand Gargouilla l’envoya sur une île déserte, sans habits. En plus de ça, elle accusait toujours Gertrude qui était systématiquement punie par ses parents.
    -Gargouilla, en fait, pourquoi es-tu venue chez moi ?
    -Tu vas rire… En allumant la télé sans la télécommande, je l’ai transformée en
    jet d’eau et ma maison est inondée et inhabitable.
    Gertrude ne parvenait pas à réaliser que sa petite soeur allait certainement rester ici.
    -D’ailleurs, puis-je loger chez toi quelques années ?
    Gertrude accepta, à contre-coeur, à la seule condition que Gargouilla n’utilise pas la magie toute seule et qu’elle enferme sa grenouille dégoulinante.
    Pendant quelque temps, tout s’arrangea. Les deux soeurs s’appréciaient un peu plus, à tel point que Gargouilla grandissait et s’embellissait. Gertrude apprenait à sa soeur cadette des bons sortilèges et la politesse.
    Le temps passait et aucun problème ne venait déranger la vie trop tranquille de Gertrude et Gargouilla.
    Mais un jour, la grenouille sortit de sa cage et quitta la maison. Elle rôda un peu trop près de la boîte-crâne et se fit attraper.
    -Côaaaaa ! Côaaaaaaa ! coassa la grenouille, en se tortillant dans tous les sens.
    Mais la boîte aux lettres résistait. Gargouilla, alertée par les cris de détresse de son animal de compagnie, accourut pour le sauver. Entre-temps, le facteur arriva, dans sa camionnette jaune. Gargouilla, en voulant délivrer la grenouille, fit disparaitre le pauvre facteur à jamais.
    Constatant cette énorme catastrophe, Gertrude renvoya Gargouilla chez ses parents.
    -Ne reviens plus jamais ! Cette fois, j’en ai marre.
    -Mais je n’ai rien fait, c’est ma grenouille, et ce n’est qu’une petite bêtise.
    Gertrude ne répondit pas, se retourna et rentra chez elle.
    La sorcière retraitée ne reçut plus jamais aucune lettre, mais elle était soulagée de retrouver sa vie trop tranquille. Elle regardait toujours par la fenêtre sa boîte aux lettres en espérant quand même, un jour peut-être, recevoir une lettre de sa soeur.

    Classe de Thierry Corboz, 6P, Ecole du Val d’Arve

  10. « Et hop ! Une classe de plus tombe dans mon piège. Et ils ont l’air de bouillonner d’idées, ces gosses-là ! Comme j’ai bien fait d’accepter cet atelier d’écriture. Je n’ai qu’à allumer mon ordinateur (oui, j’en ai un !) et les textes me tombent tout cuits dans le bec ! Facile !
    Bon, les élèves de Thierry, ils ont tellement d’idées qu’ils risquent de se noyer dedans ! Ils en ont presque trop ! Mais je vais leur répondre en faisant semblant d’être gentil (c’est un exercice difficile pour moi !) Ainsi, il vont s’appliquer encore plus et moi je vais en profiter ! Hahaha ! Je suis démoniaque ! »

    J’ai lu avec attention votre charmant texte et… Et j’ai encore oublié de dire BONJOUR, veuiilez m’en excuser. Eh bien bonjour, les élèves de Thierry, au Val d’Arve. J’espère que vous n’êtes pas trop fatigués après avoir cherché toutes ces idées. En lisant votre texte, j’ai eu l’impression que les idées volaient dans la classe. Pas facile d’écrire à plusieurs et se mettre tous d’accord, n’est-ce pas ? J’imagine combien Thierry a dû batailler pour vous faire produire ce texte ! Bravo en tout cas pour les idées. La prochaine fois, pensez bien à votre lecteur (surtout que c’est moi !!!) et assurez-vous d’avoir une trame d’histoire assez simple. Mon conseil pour être prêts pour le prochain exercice : mangez léger, faites du sport, lisez beaucoup… (un carré de chocolat de temps en temps n’est pas interdit !)

    Et pour vous encourager, je fais comme les maîtres d’autrefois, je vous donne une image. C’est mon ami le pivert qui tape sur un tilleul dans le parc du manoir.

    A la prochaine…

    Onésime Courbouillon (le premier que mon nom fait sourire, je lui tire les oreilles ! Compris !)

  11. L’aventure de Gertrude

    Au dernier étage d’un immeuble, donc le 7ème, vivait une veille sorcière. Elle se nommait Gertrude.
    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait… Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla. – Ouitch ! Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse. Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre ! Elle descendit jusqu’au 6ème étage, ce qui est déjà beaucoup pour le vieille Gertrude. Elle y rencontra le plus vieux monsieur de l’immeuble. Il lui raconta toute sa vie. Elle eut l’impression que le vieillard lui parla pendant 3 heures (en réalité, il lui prit seulement dix petites minutes). Après avoir épilogué sur sa vie si passionnante, le vieux monsieur partit et elle put enfin descendre au 5ème étage. Et là, quel drame. Ce fut encore pire! Sept petits garnements lui tournèrent autour durant une étrernité (cette fois, cela dura réellement cinq minutes, mais la vieille Gertrude n’avait aucune notion du temps). Alors, perdant patience, elle les transforma tous en visqueux petits crapauds et crapaudes. Puis elle descendit au 4ème étage.
    Au 4ème, Ouf ! il n’y avait personne. Elle descendit sur la pointe des pieds au 3ème étage et rencontra son ex amoureux. Rapidement elle dit la formule magique qu’elle avait déjà utilisée au 5ème étage et le transforma également en crapaud. Elle continua sa route pour le 2ème étage. Ici, il n’y avait personne. Mais elle avait un petit creux et quand elle vit une porte ouverte, elle ne put s’empêcher de la franchir et d’entrer dans la pièce. Une fois à l’intérieur, elle se dirigea vers le frigo et ouvrit la porte pour voir ce qui s’y trouvait. Elle y vit quelques petits en-cas. Elle mangea des carottes, ce qui lui donna la pêche (la carotte pas la pêche). Elle était toute requinquée pour poursuivre sa route et elle descendit au 1er étage. Oh non, catastrophe! Gertrude avait oublié qu’aujourd’hui avait lieu la fameuse réunion des voisins de l’immeuble. Ils étaient tous réunis dans le couloir. Elle vit le vieux monsieur qui lui avait raconté toute sa vie lorsqu’elle se trouvait au 6ème étage. Pendant un moment, elle se demanda comment il était arrivé plus vite qu’elle en bas, mais elle était tellement impatiente d’ouvrir la lettre qu’elle oublia vite cette question et courut dehors en direction de la boîte aux lettres. Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serait toujours entre ses dents, et elle découvrit que la lettre ne lui était pas adressée !

    Classe de Camille Stirnemann
    7FRCPs1
    Val-de-Travers (Couvet)

    • « Ben ça alors, on peut dire qu’au Val-de-Travers, ils vont droit au but ! Ils ont pensé au titre, ils ont fait court, leur nouvelle est parfaitement construite et surtout, surtout… Ils ont trouvé la chute ! Imparable, originale… Du grand art. Je devrais les féliciter, sauter de joie. Mais taratata ! Je ne vais sutout pas leur dire que j’étais très content. Sinon, ils seront beaucoup moins efficaces la prochaine fois. Papier, crayon… j’écris ! Hahaha, je suis odietenantux ! »

      • Holala, les mômes, la machine, enfin je veux dire l’ordinateur, vient de me jouer un tour. Il a transformé des mots que j’avais écrits au-dessus. Mais ça ne vous regarde pas ! Et flûte ! j’ai encore oublié de dire BONJOUR. Alors bonjour, les filles et les garçons du Val-de-Travers. Bonjour aussi à Camille la maîtresse.
        Il faudra m’expliquer un jour l’origine du nom de votre patelin. C’est plutôt bizarre. Mais parlons d’autre chose. J’ai lu votre nouvelle. Je dois dire que pour des gamins et pour un premier essai, ce n’est pas trop mal ! Mais bon, hein, faut pas vous croire arrivés au sommet de la gloire ! Il va falloir à nouveau faire vos preuves. Une nouvelle activité va vous demander encore plus d’efforts, encore plus de travail. J’aime bien ça, moi, voir travailler les autres ! Merci quand même pour votre bonne idée de chute. Je la garde dans mes dossiers ! Préparez-vous bien pour la prochaine nouvelle : couchez-vous de bonne heure, ne mangez pas avec vos doigts et lavez-vous les dents avant de vous coucher. Valable aussi pour la maîtresse !!!
        Et pour quand même vous récompenser, une jolie image à coller dans votre cahier. C’est un vol de grues qui passe au-dessus de mon manoir.

        A bientôt les jeunes.
        Onésime Courbouillon (ne riez pas ou je vous jette aux oubliettes !

      • « Ben ça alors, on peut dire qu’au Val-de-Travers, ils vont droit au but ! Ils ont pensé au titre, ils ont fait court, leur nouvelle est parfaitement construite et surtout, surtout… Ils ont trouvé la chute ! Imparable, originale… Du grand art. Je devrais les féliciter, sauter de joie. Mais taratata ! Je ne vais surtout pas leur dire que j’étais très content. Sinon, ils seront beaucoup moins efficaces la prochaine fois. Papier, crayon… j’écris ! Hahaha, je suis odieux ! »

        C’est mieux quand j’ai le temps de relire avant que la machine n’avale mon texte sans me demander la permission, non ?

  12. Noces de papier
    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait … Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    – Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents. Elle dû insister un peu car le crâne un peu obtus, ne voulait pas lâcher la lettre. Elle lui caressa la tête et le remercia de prendre aussi bien soin d’elle et de protéger ainsi son courrier. La sorcière aux grands yeux bleus repoussa une mèche de cheveux gris et bouclés derrière son oreille et regarda donc la lettre : elle était couverte de cœurs assez mal faits. Elle qui recevait tant de courrier à une époque. Elle était une sorcière très sollicitée : d’éminents professeurs la consultaient régulièrement, la présidente des sorciers ne prenait aucune décision sans lui demander son avis et elle avait évidemment de nombreux admirateurs. Sa boîte aux lettres débordait tellement qu’il fallait la vider plusieurs fois par jour. Et tout d’un coup, du jour au lendemain, elle ne reçut plus aucune lettre. Son crâne avait été mis au chômage technique pendant des années. Ce qui peut peut-être expliquer son opiniâtreté du jour. Elle était si étonnée et si émue qu’elle en avait presque les larmes aux yeux. Au moment où elle posa ses doigts sur la lettre afin de la saisir, Gertrude sentit quelque chose qui l’aspira vers le bas. Tout devint noir autour d’elle et le monde se mit à tourner. Au bout de quelques secondes qui lui parurent des heures dans ce tourbillon infernal, Gertrude se retrouva dans une pièce mal éclairée, à première vue c’était une chambre. Elle y distingua un grand lit à baldaquin sur lequel était posée une longue robe blanche qui ressemblait à une robe de mariée. Elle pouvait également voir sur une table à côté d’elle un immense bouquet de roses rouges et une boîte de chocolats en forme de cœur. Elle se rendit compte qu’elle avait toujours la lettre qu’elle avait reçue dans la main. En espérant y trouver des informations elle décida de la lire et vit d’abord quelques mots rédigés d’une écriture maladroite. La feuille était toute tâchée. Elle pu lire:

    « Ma chèr Gertrud,
    Je t’ème et n’otre umour et aitairnelle. Je taim depui la premiaire foi ou je tes vu o cour de magi et sortilaige. Je c ke tu même ossi. Je les compris kan tu tes assise à coté de moi et kan tu a ramassé le stylo ke g fait tombé. G décidé ke nous allions enfin nous marier. N’otre mariaige commanse a 7 eures. An fil ta rob. J’aispère que tu ème bien mon boukete et mé chocola.

    Signé : Gérard ki t’aime

    PS : G ton cha en otage. Si tu refuse de te marié avek moi, il mangera plu jamai de kroquèt.  »

    Gertrude eut besoin de quelques minutes pour se rappeler de ce sorcier bedonnant qui sentait l’œuf pourri à côté duquel elle avait dû s’asseoir au cours de magie et sortilèges avancés pour sorciers adultes. Elle ne comprenait pas tous les mots de la lettre, mais elle se rendit compte avec horreur qu’elle ne pouvait plus faire de magie. Elle essaya de transplaner, mais rien ne se passa. Elle essaya d’ouvrir les fenêtres et la porte, mais elles étaient évidemment fermées par magie. En désespoir de cause, elle commença à fureter dans les armoires et dans les commodes de la pièce. Quelle ne fût sa surprise quand elle découvrit dans un tiroir de la grande commode en face du lit, une centaine de lettres adressées à son nom ! Elle s’apprêta à ouvrir une lettre au hasard, mais elle renonça à cette idée. Elle avait d’autres priorités pour le moment. Elle regarda autour d’elle et vit une vieille horloge en bois qui avait pourtant un certain charme. Elle vit avec horreur qu’il était déjà sept heures moins quart. Gertrude était très tendue. Elle était stressée et elle avait peur. Elle sentit la panique monter en elle, ainsi qu’une très grande colère. Il était hors de question qu’elle épouse ce vieux machin puant et complètement timbré, mais elle était coincée. Gérard, elle le savait, pouvait être très dangereux. Elle pensa à son pauvre chat, Caramel, qui ne méritait certainement pas de mourir de faim et elle enfila la robe qui était posée sur le lit : une immonde meringue pleine de froufrous. Une fois habillée, elle regarda par la fenêtre.

    Bien loin d’ici et 30 minutes auparavant, dans la petite rue tranquille où se trouve la maison de Gertrude on pouvait apercevoir à la fenêtre de la maison d’en face, un vieil homme aux cheveux courts avec des lunettes, grand et mince. Il s’agissait d’Eugène Snurf qui était lui aussi secrètement amoureux de Gertrude depuis le fameux cours de magie et sortilèges avancés pour sorciers adultes où Gertrude avait été obligée de s’asseoir à côté de Gérard auquel il avait lui aussi assisté. Il avait suivi des yeux un peu surpris la camionnette de la poste quand elle s’était garée devant la maison de Gertrude. Il avait observé la sorcière qui faisait battre son cœur tandis qu’elle avait gentiment intimé l’ordre à sa boîte aux lettres de lui remettre son courrier. Affectueusement, il avait regardé ses doigts délicats trembler légèrement en ouvrant une enveloppe, la première lettre qu’elle recevait depuis des années. Au moment où ses doigts avaient touché le pli et qu’elle s’apprêtait à sortir la lettre de l’enveloppe, sa sorcière bien aimée disparut dans un plop étrange…
    Il se précipita dehors sur le perron de sa voisine. Il ne restait aucune trace de Gertrude. Il ne trouva qu’une enveloppe tâchée sur laquelle étaient dessinée des cœurs mal faits. Il la ramassa et en passant son pouce sur le bord de l’enveloppe, il pu sentir qu’elle avait été envoyée par Gérard de Bétancourt. Aussitôt, il se téléporta au manoir de l’infâme crapule.

    En regardant par la fenêtre, Gertrude vit tout d’un coup apparaître son voisin Eugène Snurf dans le jardin du manoir. Elle cria de toutes ses forces pour attirer son attention. Heureusement, il leva la tête vers elle et la vit. Elle arriva à lui faire comprendre qu’elle ne pouvait pas se téléporter. Il identifia tout de suite le bouclier magique qui empêchait la pauvre Gertrude de pratiquer de la magie et le désactiva en claquant des doigts.
    Il put entendre le cri de joie qu’elle poussa. Elle prit sa baguette magique qui ne quittait jamais sa poche et son courage à deux mains. Après cela, elle brandit sa baguette en direction de la porte verrouillée et cria : « Explodius ! ». La porte explosa et elle pu enfin sortir de cette maudite chambre. Elle descendit les escaliers et vit de nombreux invités, deux grandes tables couvertes de délicieux mets et évidemment Gérard de Bétancourt. Elle se dirigea vers lui en courant tout en essayant de ne pas s’empêtrer dans sa meringue et lui demanda :
    – Pourquoi ai-je trouvé toutes mes lettres dans un tiroir ?
    – J’ai pris toutes tes lettres en otage depuis la première fois où je t’ai vue pour que tu ne reçoives plus de lettres d’amour.
    Folle de rage Gertrude cria : « Poussaco ». Elle brandit sa baguette vers un immense gâteau qui fût projeté en direction de Gérard qui sortit à son tour sa baguette et cria : « Stopius ». Le gâteau se figea en l’air et une bataille épique commença entre Gertrude et Gérard. Gérard jeta le sort « broum» et fit apparaître un immense éclair. Gertrude riposta en faisant apparaître un paratonnerre qui renvoya la foudre vers l’envoyeur. Elle hurla « inflamo » : une gerbe de feu jaillit alors de sa baguette magique, mais Gérard esquiva la gerbe et la foudre avec adresse. Pendant ce temps, Eugène que Gérard n’avait même pas remarqué était entré dans le manoir par la porte d’entrée et en comprenant la situation il intima l’ordre au gâteau qui était resté figé dans les airs de s’écraser sur le vil sorcier. Gertrude profita de la distraction ainsi occasionnée pour crier « oublio » : Gérard de Bétancourt et tous les invités oublièrent absolument tout ce qui venait de se passer. Ainsi, Gérald ne se souviendrait même plus d’avoir rencontré Gertrude au cours de magie et sortilèges avancés pour sorciers adultes et il la laisserait tranquille pour toujours.
    Gérard et ses invités étaient un peu étonnés et ne savaient pas trop ce qu’ils faisaient là. Gérard était tout embêté en se rendant compte qu’il avait du gâteau dans les cheveux.
    Eugène quant à lui prit son courage à deux mains et avoua son amour à Gertrude.
    – Marions-nous lui dit-il. Vous avez déjà la robe ! Mais Gertrude lui expliqua doucement qu’avec l’âge, elle s’était habituée à vivre seule et qu’elle avait appris à apprécier sa propre compagnie.
    – Je vous remercie infiniment de m’avoir sauvée, mais j’ai eu ma dose de mariage aujourd’hui. Cette robe me donne de l’urticaire et je préfère pour l’instant que nous restions amis.
    Ainsi, ils devinrent effectivement de très bons amis. Si Eugène ne trouva pas ce jour-là une épouse, il trouva une amie en or. Gertrude quant à elle passait désormais beaucoup de temps à répondre à son courrier, mais elle prenait toujours du temps pour boire une tasse de thé avec son très cher ami.

    Classe de Francesca Marchesini, 8P, Ami-Argand, Versoix

  13. « L’équipe des écrivaines et écrivains de Versoix, c’est du premier choix ! Non seulement ils ont des idées, mais ce sont les rois du vocabulaire. Et ce n’est pas tout ! Nom de nom, quel style ! Mots choisis, phrases rythmées, construction des phrases parfaite, images fort bien suggérées. Ces élèves-là, je vais me les mettre de côté, les presser comme des citrons pour qu’ils me donnent le meilleur de leur production. Pour cela, ne pas trop leur faire de compliments !. Allez hop, je leur écris ma réponse… Hahaha, je suis divinement diabolique ! »

    Je viens de recevoir votre nouvelle, mais il est fort tard et j’y vois assez mal (un orage a coupé l’électricité et je m’éclaire à la bougie.) Oh pardon, je ne vous ai pas dit BONJOUR. Quand on ne voit plus personne, on perd l’habitude… Eh bien bonjour les élèves de Versoix, bonjour la maîtresse (ou madame, ou Francesca, je ne connais pas trop les habitudes des écoles d’aujourd’hui.).
    Je disais donc que je me suis usé les yeux sur votre texte. Et c’était long ! Vous avez de la chance, ce n’était pas mal écrit du tout. Vous avez même réussi à me faire rire, ce qui n’était pas arrivé depuis une paire d’années. « j’ai eu ma dose de mariage aujourd’hui », ça, oui, j’avoue, ça m’a fait rire. Mais ne croyez pas que je sois pleinement satisfait. Il m’en faut plus que ça ! Vous allez me promettre de faire encore mieux la prochaine fois. Jurez-le ! En attendant la seconde activité, régime strict à base de yaourt aux fruits et de lecture variées, obligation de se coucher tôt et de faire de beaux rêves.. On se retrouve en décembre.
    Et puisque vous m’avez fait rire, ça mérite une image. En voici une, c’est Pépito, un de mes chats, qui se promène dans le jardin du manoir.

    A bientôt.

    Signé Onésime Courbouillon (si j’en vois une ou un qui rigole en entendant mon nom, je l’envoie dans la Lune ! Ça ne va pas traîner !)

  14. La garde du petit ange.

    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas jamais elle ne s’arrêtait…. Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude.
    Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    – Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète.
    Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents…

    Elle s’installa pour lire la lettre.

    « Chère Gertrude,
    Je m’appelle madame Chapalépibosio.
    Vous ne me connaissez certainement pas mais, dans le temps, vos parents me connaissaient très bien.Je vous écris cette lettre pour vous demander si mon petit ange pourrait venir chez vous jeudi prochain ? Ne vous inquiétez pas, mon bébé est très charmant.
    Il s’appelle Baluk.
    Merci d’avance,
    Mme Chapalépibosio »

    Gertrude fut surprise !
    Elle relut la lettre pour être sûre d’avoir bien compris et réfléchit un instant…

    – Mon Dieu, vais-je accepter cette demande ?

    Elle finit par accepter car elle adore les enfants. Elle trouve qu’ils sont tellement mignons…

    N’ayant pas de téléphone, elle lui répondit par écrit :

    « Bonjour madame Chapa-truc,
    J’accepte votre demande de garde d’enfant.
    Je vous attends donc jeudi prochain.
    A jeudi dans l’taxi,
    Mme Gertrude »

    Gertrude se mit aussitôt à ranger tout le désordre de sa maison.

    Le jour J arriva et elle entendit retentir sa sonnette. Lorsqu’elle ouvrit le porte, elle ne vit rien ni personne ! A ses pieds se trouvait une toute petite enveloppe…
    Elle la prit délicatement et rentra dans sa maison.

    Lorsqu’elle ouvrit la lettre, de la fumée mauve apparu ! Une coccinelle mauve à pois blancs en sortit et se mit à voleter avant de se transformer en petit bébé.

    – « Oh my god, it’s crazy ! » s’exclama Gertrude avec un délicieux accent anglais.
    – Bonzour madame Zertrude ! dit Baluk. Ze suis content d’être arrivé sez toi. Z’ai fait un long voyaze ce matin et z’aimerais aller faire un pitit dodo maintenant.

    En entendant le petit Baluk parler, Gertrude n’en croyait pas ses oreilles ! Etonnée, elle alla le coucher dans une chambre en haut.

    Deux heures plus tard, Gertrude entendit des grands bruits venant de la chambre. Elle monta vite à l’étage et fut surprise par ce qu’elle y vit : armoire cassée, vase renversé, coussins déchirés, rideaux arrachés et même lit retourné ! A ce moment-là, Gertrude entendit le robinet de la salle de bain couler à gros flots. Elle courut pour aller voir ce qu’il s’y passait.
    Quelle surprise elle eut en y découvrant un flamant rose qui pataugeait dans la baignoire !

    Sans plus attendre, elle attrapa le flamant rose dans ses bras et descendit les escaliers quatre à quatre. Quand elle arriva dans le salon, elle se demanda ce qu’elle allait bien pouvoir faire de cet oiseau. Le relâcher dans son jardin ? Le déposer au zoo ? C’est à ce moment-là que la bestiole rose s’est transformée en Baluk ! Ouf ! elle avait retrouvé le petit garnement !

    Un peu plus tard dans l’après-midi, la maman du petit bonhomme sonna à la porte de Gertrude. Sans dire un mot, la sorcière alla lui ouvrir la porte, lui rendit son bébé, referma la porte et alla enfin se reposer dans son fauteuil si confortable. Sa petite vie tranquille allait pouvoir reprendre…

    Deux jours plus tard, alors que Gertrude regardait comme à son habitude passer la camionnette jaune du facteur, elle fut bien étonnée de voir qu’il déposait à nouveau une lettre dans sa boite aux lettre, mais en faisant bien attention à ne plus s’y coincer les doigts cette fois !

    Avec une boule au ventre, elle alla chercher son courrier et n’attendit pas d’être rentrée pour lire la lettre.

    « Bonjour chère Gertrude,
    Merci d’avoir gardé mon petit Baluk. J’ai glissé dans l’enveloppe un billet afin de vous remercier. Une seule chose me reste en tête mais je n’attends pas de réponse de votre part :
    J’ai retrouvé une plume rose dans le pyjama de mon fils. Etrange…
    Encore merci pour mon petit chéri,
    Mme Chapalépibosio »

    Classe de 6ème année de madame Evelyne
    St Rémy, Braine-le-Château, Brabant Wallon, Belgique

    • « Quelle bonne idée de transformer Gertrude en sorcière « Baby-sitter ». Et quelle bonne chute aussi que cette plume rose retrouvée dans le pyjama du gosse. Deux excellentes idées que ces mômes auraient pu mieux exploiter ! Je n’aurais eu qu’à recopier leur texte et à le refiler à mon éditeur et le tour était joué. Je vais les énerver un peu et être super sévère. Ainsi, il travailleront encore plus et je pourrai leur voler leur prochain texte qui me tombera tout cuit dans le bec. Quel génie du mal je suis, hahaha !!! »

      Alors, les élèves de St Rémy, on a des idées extraordinaires mais on ne va pas jusqu’au bout ! Si j’avais été à votre place, enfin, du temps où j’étais capable d’aligner deux mots, j’aurais exploité les situations cocasses qu’une sorcière peu habituée aux enfants aurait pu créer…
      Oups ! je me rends compte que je ne vous ai pas salués. Bonjour, c’est moi Onésime Courbouillon (silence dans les rangs !) Oui, je disais donc que vous m’avez un peu laissé sur ma faim. Mais dans un sens, ce n’est pas mal pour un vieux trognon comme moi. Quelques idées me sont venues et cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Je compte sur vous pour faire mieux la prochaine fois (c’es toujours ce qu’on dit !) et en attendant, je continue la tradition des images offertes aux bons élèves. J’espère que vous en faites partie !

      signé Onésime Courbouillon (pas de ricanements, c’est moi l’patron !)

      Image de ma dernière récolte au jardin (avant que les herbes folles n’envahissent mon potager !)


  15. Bonjour Onésime Courbouillon,
    Après quelques petites manipulations et l’aide d’un collègue, nous sommes arrivés à insérer notre photo de classe.
    A très bientôt et merci pour votre réponse.
    Ecole Sainte-Anne
    Waterloo
    Belgique

  16. Bonjour Onésime Courbouillon,

    Nous avons eu beaucoup de plaisir à compléter le texte grignoté par les souris…. pauvre Gertrude…..
    Nous te souhaitons une bonne lecture et nous réjouissons déjà de notre prochaine aventure.

    Une journée pas comme les autres

    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait… Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    – Ouitch !
    Le facteur venait de dépose une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! Criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarre, laissant Gertrude seule presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! Dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents…

    Gertrude, surprise et intriguée ouvrit la lettre maladroitement….crrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!!!
    OOOOHHHHHHH NOOOOOOON !!!!!!!!!!! Elle venait de déchirer la lettre tant attendue.
    Elle respira profondément, réfléchit quelques instants puis se dit :

    – « Pourquoi s’affoler ? Après tout, je suis une sorcière. Un tour de magie, et hooop, elle sera rafistolée…. »

    Elle entra dans la cuisine et se servit un petit jus de crapaud pour se détendre. Mais, maladroite qu’elle était, elle piétina sa longue robe violette satinée et se cogna son nez crochu contre le plan de travail où elle avait déposé la fameuse lettre et son breuvage verdâtre. Comme un malheur n’arrive jamais seul, le verre tangua jusqu’à l’effondrement !!!! Le liquide se répandit jusqu’à la lettre…
    La pauvre vieille dame, une main sur son nez blessé, saisit de l’autre le plus rapidement possible les morceaux mouillés qu’elle secoua énergiquement. Mais en vain, l’écriture s’était beaucoup trop diluée pour qu’elle puisse déchiffrer le message ; seul le nombre « CHF 10’000.- » était lisible.

    Immédiatement, elle pensa qu’elle avait gagné un prix… « CHF 10’000.- » !!!!
    « Finalement, cette journée n’était pas aussi terrible !!! » se réjouit-elle.

    Une seule question résonnait dans sa tête : « Où aller retirer son lot ??? ».
    Seule la magie et les formules pourront réparer cette catastrophe.

    Gertrude descendit dans la cave et la fouilla de fond en combles, à la recherche de son vieux grimoire.
    Il faisait très sombre et le sol était très encombré de vieux bibelots qu’elle avait amassés durant toutes ses années.
    Tout d’un coup, elle trébucha sur une masse inconnue et tomba sur sa seule et unique dent.
    Le nez blessé, sans dents, la vieille retraitée commençait à perdre espoir quand elle prit l’objet qui avait causé sa chute : « Ohhhhh, mon vieux grimoire !!!! ». Elle était sauvée : en deux temps trois mouvements, la lettre, son nez et sa dent seront vite réparés ! »

    Elle se précipita dans son laboratoire, elle faillit tomber deux ou trois fois. Une fois arrivée, elle posa la lettre déchirée sur la table et elle chercha la bonne formule.

    – «  Azaratmétrionzimtooooos !!!!!! ».

    Une dense fumée enveloppa la table et lorsqu’elle se dissipa, ohhhhhh !!!!! miracle !!! la lettre était en un seul morceau !!!! Elle pouvait enfin découvrir l’adresse où elle pourrait percevoir les CHF 10’000 !!!! Elle commença à lire :

    « Chère Madame De La Sainte Bouchonne,

    Voici 10 ans que vous ne payez pas votre loyer.

    Vous nous devez CHF 10’000.- à payer dans un délai de 30 jours.

    Si vous ne respectez pas ce délai, vous serez expulsée de votre manoir.

    Meilleures salutations !

    Le propriétaire ».

    Décidément, la vieille sorcière aurait mieux fait de rester dans son lit, cette journée était vraiment abominablement CA-TAS-TRO-PHI-QUE !!!!!!!!!!!

    Classe de Mme Nuria Ruiz (8P)
    École des Promenades, Carouge

    • « Ecole des Promenades »… Quel drôle de nom l On ne sait plus quoi inventer, maintenant. Une école, moi j’appellerai ça « Ecole du Travail Acharné » ou « Groupe scolaire des Efforts Conjugués ». Enfin…Toujours est-il qu’à Carouges, il ne se sont pas trop promenés. Leur texte, il l’ont bien réussi. Et ils ont trouvé un titre et une chute. Pas mal ! Je vais leur répondre, sans être trop gentil quand même ! »

      Comment allez vous les Promeneuses et les Promeneurs de Carouge ?
      Pas trop fatigués par l’écriture ? Triple Zut ! J’ai encore oublié de commencer par BONJOUR (je n’ai plus l’habitude d’écrire, vous savez…). Donc bonjour, j’ai bien lu votre texte. Bon, j’aurai préféré un chèque de 10 000 CHF ! En cassant vos tirelires, peut-être… Non ! Je plaisante ! En tout cas, c’est un bon début. Mais ne vous croyez pas sortis d’affaire. Une autre activité se prépare. Elle sera terrible !
      Je vous laisse trembler d’avance, hahaha !
      A bientôt.

      Onésime Courbouillon (celui ou celle qui sourit j’en fais du hachis !)

      Ah oui, au fait, j’ai pris l’habitude de donner des images aux élèves bien sages, comme autrefois quand j’étais môme. Voici la vôtre, l’automne vu de la fenêtre de mon manoir.

  17. Les mésaventures de Gertrude

    …..
    Elle rentra chez elle pour lire la lettre. A l’intérieur, elle trouva le message suivant :

    Bravo !
    Chère Gertrude,
    Vous êtes l’heureuse gagnante du concours : « Magie en folie »
    Le gros lot : Une baguette malicieuse
    Rendez-vous, ce soir, dans le bois de l’horreur à 22h43.
    L’académie des sorciers,
    Le directeur A.Bracadabra

    Le soir même, la sorcière Gertrude, ravie, enfourcha son balai et se rendit au bois de l’horreur.
    Dans une clairière, posée sur une souche d’arbre, la baguette malicieuse brillait de mille feux.
    Gertrude accéléra mais des bruits de rires enfantins la déconcentrèrent et elle fonça contre un arbre.
    Elle se releva en ramassant son balai et se dirigea vers la baguette. Au moment où elle l’attrapa, elle sentit un sac se refermer sur elle et la faire monter dans les airs. Elle entendit des voix fluettes, puis un coup de ciseau, « schlac », et elle tomba au fond d’un trou.
    La sorcière, énervée, se saisit de sa baguette pour utiliser le sort « kivatoudéchiré ». Mais à la place du trou dans le sac qu’elle voulait, une araignée apparut. Elle commença à grossir, à grossir, jusqu’à ce que le sac finisse par se déchirer. La sorcière profita de ce moment pour grimper sur une des pattes de l’araignée pour sortir du trou et elle partit en courant.
    Essoufflée, Gertrude était enfin de retour chez elle. Elle décida d’aller se reposer un peu mais lorsqu’elle s’allongea dans son lit, « crac », il se cassa. Gertrude poussa un énorme soupir et saisit la baguette pour utiliser le sort « kivatouréparé ». Mais à la place d’un lit neuf, un énorme trou s’ouvrit dans le plancher, la sorcière passa à travers le sol et retomba les fesses parfaitement dans la cuvette des toilettes.
    Dépitée, la sorcière décida de prendre une douche. L’eau chaude lui fera du bien. Elle ouvrit en grand les robinets mais ce n’est pas de l’eau qui se mit à couler mais du miel. Elle collait de partout !
    Elle utilisa le sort « kilavetou » mais « pfouffff » elle disparut de la salle de bain pour se retrouver, les fesses à l’air en plein milieu de son jardin.
    Et là, elle entendit des enfants rire, rire si fort que certains se roulaient par terre. Furieuse, rouge de colère, la sorcière fonça chez elle pour récupérer la vraie baguette, la sienne.
    Elle sortit et lança le sort « kivatouterré ». Un à un, les enfants, qui rigolaient encore de leur bonne blague, se transformèrent en petit tas de terre.

    Et le lundi matin, quand Mme Baldi arriva dans sa classe….

    Classe de Melissa Baldi, 5FRC2, Collège des Corneilles, Cortaillod

    • « Collège des Corneilles »… Hahaha, Quel drôle de nom. J’ai lu le texte de cette bande de piafs. Ce n’est pas si mal pour ses débutants. En tout cas, ils ont eu l’air de bien rigoler en écrivant. Eh ! Il ne faut pas qu’ils prennent trop ce travail à la rigolade. Je vais leur faire une réponse un peu sévère, afin qu’ils travaillent encore plus et mieux pour moi, non mais ! »

      Bon, j’ai bien reçu votre texte et… et j’ai encore oublié de commencer par dire « BONJOUR ». Alors : Bonjour les petites corneilles et les petits corbeaux (qu’est-ce que je suis drôle !). Votre texte n’est pas trop mal. Non, mais, sérieusement, vous allez me prouver que vous pouvez faire encore mieux la prochaine fois. Bravo pour vos idées, d’accord, mais ne vous endormez pas ! J’ai encore du travail pour vous. Merci pour votre photo, mais c’est bon, maintenant, vous pouvez descendre du mur !
      Bien, pour vous encourager, je vais, comme aux autres classes, vous faire cadeau d’une image, pour vous inciter à travailler encore plus, encore mieux. Voici un héron qui s’envole du canal, tout près de mon manoir.

      A bientôt.
      Signé: Onésime Courbouillon (et si ça vous fait rire, je vous plume !)
      J

  18. Drôle d’invitation !

    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait… Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Un jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    – Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents…
    Elle rentra calmement dans sa maison en se demandant qui pouvait bien avoir écrit cette lettre. Elle s’assit sur son canapé et ouvrit soigneusement l’enveloppe. Il était écrit :
    Trounprout, le 13 août 2017.

    Chère Gertrude,

    Je suis Casse-Noisette et je suis encore un bébé. Je vous invite pour mon anniversaire à une gigantesque fête à la grande salle de Trounprout. Elle aura lieu le samedi 13 septembre de 18 heures à 1 heure du matin. Je vous préviens, prenez de la crème anti-cernes ! Il y aura mes amis Babyboss, Pouet-Pouet, Tourloutoutou et tous les autres… On va se goinfrer de gâteau, boire beaucoup de coca, danser et faire plein de bêtises ! Ce sera le paradis !
    J’espère que vous viendrez.
    Toutes mes salutations,
    Casse-Noisette

    « Quelle lettre bizarre ! » se dit Gertrude. « Si je vais à cette fête, je ferai plutôt du baby-sitting que de m’amuser …  Mais comme ce bébé sait écrire, il doit être très particulier et je suis curieuse de le rencontrer. C’est décidé, j’y vais ! J’espère que Babyboss ne fera pas trop son chef… »
    Elle regarda attentivement l’adresse et la copia sur une enveloppe. Elle écrivit sa réponse et partit sur son balai pour la poster. Au retour, elle s’arrêta à Babygasin pour trouver un cadeau génialissime. Elle acheta une baguette magique et demanda à la vendeuse de faire un emballage cadeau avec beaucoup de ficelle. Pour accompagner, elle acheta quelques bonbons à la citrouille.
    Un mois plus tard, elle enfila une très vieille robe de sorcière, mais quand-même assez jolie. Elle monta sur son balai et s’envola en direction de Trounprout. Arrivée à la salle, elle entra et vit une foule de bébés qui s’approchèrent d’elle.
    « Bonjour les bébés, dit-elle. Où est donc Casse-Noisette, qui fête aujourd’hui son anniversaire ? »
    Caché derrière la porte, Casse-Noisette, déguisé en écureuil, bondit de sa cachette en criant : « C’est moi le roi de la fête ! Bonjour, je suis ravi de vous rencontrer. »
    Pendant toute la soirée, les invités dansèrent, burent du coca, se goinfrèrent de gâteau… La sorcière les amusa en faisant apparaître des petits dragons, des lutins rigolos, des jouets, etc. Elle leur prêta même son balai magique pour faire des tours de salle !
    Quand tout à coup Casse-Noisette regarda la pendule, il était déjà 1 heure moins le quart !!!
    La panique ! Sa maman avait dit que tout devait être rangé à 1 heure pile !
    « Approchez, approchez, les amis ! Je n’ai malheureusement pas le temps d’ouvrir vos cadeaux, car il faut absolument qu’on range en quatrième vitesse toute la salle. »
    La sorcière s’approcha et lui dit : « Ouvre juste mon cadeau, il pourrait être très utile dans cette situation ! »
    Quand le bébé déchira le paquet, il découvrit la baguette magique et s’écria : « Youpie ! Voilà qui va bien nous aider ! Un grand merci, Gertrude ! »
    Il dit la formule magique : « Bébénosse », agita la baguette magique et d’un coup, tout fut rangé et nettoyé.
    « Ouf ! On est sauvés. Pour te remercier, Gertrude, je t’inviterai à tous mes anniversaires ! »
    Et chacun retrouva sa maison bien fatigué, mais ravi de cette magnifique fête.

    Classe 5P42, Isabelle Giauque et Isabelle Jaquiéry, Corcelles-près-Payerne

    •  » Commencer leur texte par « Trounprout le 13 août 2017″, alors là, ils sont forts à Corcelles ! il fallait oser ! Ce sont les champions pour inventer des noms rigolos. Je sens que tout au long de cette année, ils vont me trouver plein d’idées que je pourrai leur voler ! Hahaha ! En attendant, je vais leur répondre et leur mettre un peu la pression. Hahaha ! Je suis un monstre ! »

      Prout-Prout, le 27 novembre 2017

      J’ai bien ri dans mon manoir en lisant votre texte… Ah oui, au fait, BONJOUR ! C’est moi Onésime Courbouillon (On ne rit pas SVP !)
      Je disais : J’ai bien ri… OK, mais il n’y a pas que la rigolade dans la vie ! Vous avez de bonnes idées, d’accord mais moi, j’en veux toujours plus ! Alors pour la prochaine activité, les petites championnes et les petits champions de Corcelles-les-Prouts, je veux du travail bien plus SÉRIEUX. Compris !!!
      Bon, je vous donne quand même une récompense, cette image du vieux bassin, dans le jardin de mon manoir.

      signé : Onésime Courbouillon (le premier qui dit « Poil au menton », je l’aplatis !)

  19. Gertrude Potter

    Connaissez-vous Harry Potter?
    Cette histoire va raconter une partie de la vie de ses grands-parents notamment celle de sa grand-mère. La seule distraction de Gertrude était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait… Les toiles d’ araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    – Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avait fortement pincer les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée qui avait un gros cachet rouge signé Poudlard. C’était étonnant car elle vivait dans un taudis en compagnie de sa grand-mère qui avait 96 ans. Elle n’avait pas d’autre famille que cette dernière car le restant de sa famille était « soit disant » morte dans un accident de voiture. Enfin c’était ce que lui disait sa grand-mère mais Gertrude n’y croyait guère. Car elle savait qu’au fond d’elle, elle était particulière. Car quand elle avait 5 ans, elle a vu un verre de lait sur son bureau et elle l’a attiré vers elle. Elle revint à « la vie » et ouvrit l’enveloppe. Il était écrit : vous êtes convoqué pour un entretien à l’école de magie de Poudlard. Rendez-vous à la voie 9 ¾. Voici votre billet. Le jour venu, elle alla à l’entretien et n’aima pas l’école. Elle décida de ne pas y retourner.
    Un jour, elle eut un combat avec Grindelwald, un sorcier maléfique, et elle mourut.

    FIN

    Valentin, Jan, Sascha, Baptiste
    8H Avry-sur-Matran

    • « Ils s’y sont mis à quatre seulement et ont trouvé des idées… C’est un bon début, mais il va falloir qu’ils me montrent un peu plus leur pouvoir d’écrivains. Je vais les asticoter un peu… Hahaha ! Je suis diabolique ! »

      Vous connaissez Harry Potter ? Pas moi… Il faut dire que ça fait un bout de temps que je n’ai pas mis le nez dehors ! Ah, oui, au fait : BONJOUR ! C’est moi Onésime Courbouillon (un peu de respect, ne ricanez pas !). J’ai bien lu votre texte. J’avoue que je n’ai pas tout compris. C’est un peu « décousu », comme dirait ma couturière… Vous avez des idées, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. La prochaine fois, je vous demande de penser à votre lecteur (c’est à dire à moi !) quand vous écrivez et de bien relire votre texte en vous posant la question : Mon lecteur a-t-il bien compris ce que je veux dire ? Allez, à la prochaine !
      Onésime.

  20. LA LETTRE MYSTERIEUSE

    Il y a longtemps, une jeune femme nommée Gertrude était la femme la plus belle. Elle avait des cheveux blonds, les yeux bleus, la peau douce, les lèvres magnifiques, elle portait toujours des talons hauts et des habits à la mode.
    Un jour, son mari mourut dans un accident de voiture. Elle l’adorait plus que tout au monde. Elle avait tout partagé avec lui. Il était facteur. Sa voiture a explosé. Il était en train de rouler, il sentit une odeur de fumée, il s’arrêta puis il ouvrit le coffre et ça explosa. Gertrude était désesperée. Elle fit une tentative de suicide mais sa sœur l’en empêcha. Elle décida de partir dans une maison de vacances où elle décida d’habiter.
    (40 ANS PLUS TARD )
    Une rumeur courait dans la ville en disant que la seule distraction de Gertrude, la sorcière à la retraite était de regarder passer la camionette jaune du facteur !!!!!!!!
    Hélas la rumeur était vraie. Cette femme était devenue moche et méchante, car elle n’avait jamais reçu de lettre. Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres, une jolie boîte pourtant en forme de crâne.
    -Aïe ! La mâchoire de la boîte avait mordu les doigts du facteur qui voulait mettre une lettre .
    – Vieille folle, lui dit –il.
    Puis Gertrude attendit que le facteur parte pour aller chercher la lettre. Qui pouvait bien lui écrire ?
    Puis elle dit :
    -Bah, le mieux est d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution la lettre. Elle la lue :

    cc gertrude cest ton mari en realite je ne suis pas mort dans lacsident de voiture enfaite jai voulu te faire peur mais sa a marcher je suis dsl je ne volait pas faire sa je pense a toi tout le temps je suis j’ habite a relalitude ville maison 134567890 veut tu mepouser ????????? a bientôt ton mari
    bisous je t’aime

    Cher Polo chéri,
    Oui je veux t’épouser mais ne fais plus jamais ça, merci ! A demain pour le mariage.

    Depuis ce jour-là, Gertrude et Polo ( le nom de son mari) sont mariés et ne vont plus jamais se quitter.

    Solène,
    8H, Avry-sur-Matran

    • « Solène a écrit ça toute seule ? C’est pas mal ! Mais bon, il va falloir passer la vitesse supérieure ! Je vais lui répondre et lui donner quelques conseils. Elle a intérêt à m’obéir ! Je n’aime pas qu’on discute mes ordres. Je suis monstrueux, hahaha ! »

      Bon Solène, la prochaine fois, il faudra penser au travail d’équipe. A plusieurs, on peut s’entraider. Au fait, j’oubliais : BONJOUR, c’est Onésime… Je continue… Alors OK, tu as respecté la consigne, trouvé des idées et écrit ton texte. Maintenant, tu pourras peut-être faire équipe avec des camarades. Ensemble, vous partagerez les idées et vous pourrez mettre un peu d’ordre dans votre texte.
      Le lecteur ! Pense au lecteur ! Allez, courage et à la prochaine.
      Onésime Courbouillon.

  21. La lettre secrète

    C’est l’histoire d’une sorcière qui s’appelait Gertrude. La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Ou bien d’aller quelque fois au magasin pour la nourriture et des petits gadgets. Le jour qui précédait cette histoire elle avait acheté une boîte aux lettres en forme de crâne. Ce jour, en rentrant chez elle, elle vit la camionnette jaune. Hélas, jamais elle ne s’arrêta… Les toiles d’araignées avaient déjà envahie la boîte aux lettres. Gertrude alla se coucher. Elle rêva que tous les jours de sa vie allaient être ennuyeux. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    – Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir !
    Elle pris donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents. Dans la lettre il y avait écrit

    « Chere Gertrude,

    Je vous invite pour fêter mon anniversaire de mes mille ans. Ce sera le 17 novembre de cette année, dans le manoir Jean- Claude (à Matran). Vers 8h00 du soir. »

    Gertrude, ne sachant pas qui c’était le lui demanda. Deux jours plus tard, elle reçut une lettre de la même adresse qui lui disait que c’était son cousin. Très contente de pouvoir enfin voir son cousin. Elle alla à l’anniversaire et tout se passa à merveille. (Gertrude alla habiter chez son cousin).

    Colin et Yaëlle
    8H, Avry-sur-Matran

    • « Colin et Yaëlle… Ils n’étaient que deux, alors ils n’ont pas pu écrire une longue suite. Je m’en vais les secouer un peu ! mais pas trop fort quand même, héhéhé ! »

      Eh, les gamins ! Comme je le disais à Solène, il serait bien de vous y mettre à plusieurs ! Vous auriez plus d’idées, et surtout, vous pourriez échanger entre vous pour construire une histoire. Car une histoire, ça se construit, et presque toujours en pensant au lecteur. Alors je compte sur vous. La prochaine fois, rejoignez le groupe et pensez à votre lecteur.
      Et moi, je m’aperçois que j’ai oublié de vous dire bonjour au début de ma lettre. Comme quoi personne n’est parfait ! Alors BONJOUR, et du coup, au revoir.

      Onésime Courbouillon (qui vous demande de ne pas se moquer de son nom !)

  22. Une amitié spéciale

    Il était une fois une sorcière qui était vieille, laide et grosse qui venait d’emménager dans le quartier. Elle s’appellait Gertrude. Elle aimait les enfants. La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait…

    Un jour, une petite fille vint sonner à sa porte. La sorcière se précipita pour ouvrir la porte et aperçut une jeune fille qui portait un gâteau.
    La fillette lui dit :
    -Bonjour madame, bienvenue dans le quartier.
    Je vous ai préparé un gâteau.
    La sorcière lui répondit :
    -Heu bein heu je heu mer-mer-merci !
    -De rien ! Mais je dois m’en aller sinon je serai en retard à l’école. Au revoir !
    -Tchooo ! Répondit la sorcière.
    Puis en sortant, la petite fille déposa une lettre dans la boîte aux lettres. La sortcière sortit et prit la lettre, elle était surprise. Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne.

    Sur la lettre était écrit :

    Bonjour Gertrude,
    Je m’appelle Chloé et je vous souhaite la bienvenue dans le quartier. J’espère que vous avez aimé mon gâteau et que vous aimez votre nouvelle maison.
    A bientôt
    Chloé

    Gertrude était heureuse, c’était la première fois quelle recevait une lettre. En plus, c’était une jeune fille qui lui l’a envoyée !

    Le temps passa et ça faisait depuis deux mois que Gertrude n’avait pas reçu de nouvelle de Chloé.

    Mais ce jour d’octobre, il ce passa quelque chose dans la vie tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cris aigu la réveilla.
    – Ouitch
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.

    La sorcière se leva et regarda par la fenêtre.
    – Vieille folle ! Criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse. Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète.
    Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! Dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents…
    Il était écrit sur la lettre :

    Bonjour,
    Ça fait depuis longtemps que je ne vous ai plus parlé parce que j’ai eu des problèmes :
    Je vous explique, je crois que suis devenue une sorcière et je sais que vous aussi, alors je me demandais si vous pourriez me donner des cours de magie.

    Au revoir

    Chloé

    Quelques jours plus tard, Gertrude et Chloé qui sont devenues amies font de la magie ensemble.

    Rebecca, Laura, Stefan
    8H, Avry-sur-Matran

    • « C’est peut-être bien parce que j’ai les yeux usés à force de lire que je n’ai pas tout compris à cette histoire ! Il va falloir que je demande des explications à cette petite équipe. Ils ont eu une idée, c’est certain. Mais ils ne sont pas parvenus complètement à l’utiliser. Je vais leur écrire un petit mot… »

      Rebecca, Laura, Stefan, j’ai lu attentivement votre texte. Vous n’avez pas complètement réussi à m’intéresser. Votre idée de cours de magie pour une petite fille était intéressante. Vous auriez pour la « creuser » un peu. Bon, je vous laisse une chance de faire mieux lors de la prochaine activité.
      A bientôt.

      signé Onésime Coourbouillon qui a encore oublié de dire « Bonjour » au début de sa lettre !

  23. Le fantome du facteur

    Il y a longtemps, une belle femme nommée Gertrude, était le femme la plus belle, la plus gentille, la plus douce, la plus « tout ce que vous voulez ». Elle était blonde, elle avait des yeux bleus, pétillants, une shilouette fine et magnifique.
    Un jour, son mari facteur avec qui elle partagait tout, déceda dans un accident de voiture. En effet il a subi un attentat. Il roulait quand tout d’un coup il sentit une odeur de fumée, il ouvrit le coffre de la camionette et cela explosa. Elle était désespérée au point de faire une tentative de sucide. Mais sa sœur l’empêcha. Un jour, elle décida de s’isoler en pleine forêt, dans la maison de vacances qu’elle aimait beaucoup. 40 ans plus tard, une rumeur courrait en disant que “la seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionette jaune du facteur“. Hélas, cette rumeur était vraie, après des années, la jeune femme qui était gentille belle et agréable est devenue la plus moche, la plus méchante et la plus désagréable de toute la ville. Malheureusement, la camionette ne s’arrêtait jamais. Les toiles d’araignées envahissait la boîte aux lettrex. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, le facteur s’arrêta pour mettre une lettre. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts. La vielle folle !!! Cria de facteur puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvais bien lui écrire ? bah ! dit-elle. Le mieux est de d’ouvir la lettre ! Elle prit donc avec précaution l‘enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents. Elle ouvrit la lettre, la lettre disait :
    “Salut Gertude, je suis quelqu’un que tu connais par cœur, je suis l’homme de ta vie il y a 40 ans, je m’étais marié avec toi. Je suppose que tu devrais réfléchir à ce que je suis devenu.
    Signé Antoine »

    Est-ce mon mari qui a écrit cette lettre ? dit-elle.
    Elle monta dans sa chambre pour allumer une bougie et tout à coup un livre de sa biblihotèque tomba, la boîte d’allumettes qu’elle avait laissée sur sa commode avait disparu. Pourtant, elle était sûre de l’avoir laisser là. Elle entendit une voix basse qui ressemblait fortement à celle de son mari. Elle se retourna et vit… le fantôme de son mari. Et Gertude était comme au paradis. Elle était devenue comme avant : jolie et gentille. Mais personne ne savait que son mari était revenu peut-être pas en vie mais bien là. Chaque fois, sur sa terrasse les gens qui faisaient des randonnées en forêt, la regarder parler dans le vide, les gens la trouvait bizarre. Alors qu’elle parlait juste avec son mari. Un jour, elle décida de faire quelque chose qu’elle ne regretterait jamais. Elle prit son foulard préféré, l’enroula autour du cou et se suicida. Elle voulait à tout prix rejoindre son mari. Depuis ce jour-là, ils vécurent morts jusqu’à la fin des temps. Aujourd’hui, les gens disent que la maison est hantée et c’est totalement VRAI !

    Mafalda et Tanya
    8H, Avry-sur-Matran

    •  » BRRR ! Comme la fin de cette histoire me fait frémir ! Même si j’ai envie de rire en lisant la phrase : « ils vécurent morts jusqu’à la fin des temps ». Ces deux petites demoiselles ont des idées, mais parfois des idées un peu noires, je trouve. Je vais leur envoyer un petit mot rigolo ! »

      Eh, les filles, c’est Onésime qui vous parle ! Vous avez décidé de me faire peur ou quoi ! J’étais mort de trouille en lisant votre histoire qui finit plutôt mal. La prochaine fois, faites-moi rire. Et mettez bien vos idées en ordre pour que votre lecteur comprenne mieux ce que vous voulez dire. Pour retrouver le sourire, si vous écriviez la prochaine histoire avec toute la classe ?
      Allez, à la prochaine. Et d’ici là, essayez de ne pas penser à des choses tristes !

      Signé : Onésime Courbouillon

  24. Le secret
    Comme chaque matin, la sorcière va chercher son café matinal.
    Mais, la seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionette jaune du facteur car elle espérait recevoir une lettre. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait…
    À chaque fois, elle allait vérifier mais seule les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres.
    Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude.
    – Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents…
    Elle l’ouvrit donc avec prudence. Mais hélas sur l’enveloppe était écrit un nom qu’elle n’avait plus vue depuis des années.
    C’était donc Onésime son fils, avec qui elle n’avait plus de contact depuis des années.
    Gertrude ne pouvait plus bouger…
    Elle n’eut pas le courage de la lire et alla se coucher aussitôt.
    Le lendemain, alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    C’était la sonnerie qui rettentissait dans la maison.
    Elle alla donc ouvrir la porte et c’était…
    – ONÉSIME !
    – Euh… salut maman…
    Comme tous deux ne savaient pas que dire Onésime se lança.
    – Tu…tu.. es au courrant de mon mariage ?
    – QUOI ?!…
    À suivre…

    Mariana, Maria et Norma
    8H, Avry-sur-Matran

    • « A suivre… Ces trois petites gamines ont osé me faire ça à moi ! Moi qui demandais d’écrire la suite d’une histoire, mais aussi la fin. Elle me laissent en plan, sans connaître la fin de l’histoire ! Oh la la ! Je vais vite leur écrire. Ça ne va pas se passer comme ça ! »

      Eh ! Oh ! Hein ! Ça ne va pas du tout ! Vous avez écrit « à suivre… » Mais c’est trop facile, ça ! Et vous avez appelé le fils de Gertrude Onésime. Mais c’est mon prénom, rien qu’à moi ! Ouille ! Ouille ! Ouille !
      Bonjour quand même, Mariana, Maria et Norma ! Vous avez écrit une histoire, c’est bien. Vous n’avez pas eu le temps de trouver la fin, alors vous avez écrit : « à suivre ». Je comprends. Mais la prochaine fois, si toute la classe met ses idées en commun et que vous produisez un seul texte, ce sera bien plus facile de le terminer. Je compte sur vous pour en parler aux autres. Merci d’avance !

      Signé Onésime, qui n’aime pas que d’autres utilisent son prénom.

  25. Monster Boum

    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionette jaune du facteur.
    Helas, jamais elle ne sarrêtait. Mais ce jour d’octobre il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude.
    Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte que les toiles d’araignées avait envahie, une jolie boîte pourtant,
    En forme de crâne. Les machoires de la boîte–crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    -Vielle folle ! criait–il maintenant en secouant sa main douloureuse. Puis il hausa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démara, laissant Gertrude seule et presque inquiète.
    Qui pouvait bien lui écrire ? C’était peut être un chasseur de sorcières.
    Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre.
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe que la boîte serrait toujours entre ses dents. Dès qu’elle l’ouvrit elle lut la lettre. Il était écrit ceci :

    Chère Gertrude,
    Venez sur la colline de l’arbre mort, à 6 heures.
    – Anonyme

    Gertrude regarda l’horloge, il était 5 heures 50. Elle s’empara le plus rapidement possible de son balai puis sortit de la maison et décola. Au pire, elle avait sa baguette pour le transformer en crapaud. Une fois arrivée avec 5 minutes d’avance, elle pensa que c’était un enfant qui lui avait fait une farce. Il ne restait plus que 10 secondes. Quand le clocher du village voisin se mit à sonner, un énorme camion qui portait l’inscription « Le meilleur voyage sur la route »se parqua juste devant elle. Une momie descendit du véhicule et se présenta: « Je m’appelle Toutankamon, chauffeur proffesionel pour créature monstrueuse.Etes-vous bien Gertrude Markrovitche ?
    -Oui, je suis bien Gertrude Marcrovitche. Pourquoi ?
    -Dracula invite tous les monstres à une fête.
    -Alors, allons-y.
    -Tous en camion !!!!
    Puis Gertrude monta dans le camion. Elle parla avec Frankenstein et la momie pendant 2 heures. Puis le camion s’arrêta. Toutankamon leur dit : « Nous sommes arrivés. » Ensuite , elle entra dans le château et vit la bannière où il était écrit : la Monster Boom. Tout à coup elle se souvenait que lorsqu elle était petite, elle était déja venue ici, il y avait plein de monstres. Se souvenant de tout elle cria : « Vive la monster boom ! » et elle fit la fête toute la nuit.

    Enzo Valentin
    8H, Avry-sur-Matran

    • « Une bonne petite équipe que ces deux-là ! Ils doivent lire pas mal, car ils en connaissent des personnages. Bonne idée aussi que cette « Monster Boom ». Seulement voilà, moi, Onésime Courbouillon, écrivain professionnel et exigeant, j’attends mieux de petits élèves pleins de potentiel ! Je vais les bousculer un peu dans ma réponse… Héhéhé, je suis maléfique moi aussi ! »

      Enzo et Valentin, je vois que vous avez fait un effort. Votre texte met en scène pas mal de personnages empruntés à la littérature. C’est bien. Mais deux gaillards comme vous, pleins d’idées et de courage, vous auriez pu trouver une chute plus palpitante. La fin de votre histoire me laisse un peu sur ma faim, si j’ose dire ! Je pense que la prochaine fois, votre participation à un travail collectif sera déterminante. En attendant le prochain exercice, prenez des forces.

      Onésime Courbouillon

  26. Tchoôm-bocq

    Tcoôm-bocq, fils de madame Gertrude, pensa à la fille qu’il avait vu hier à la soirée de son meilleur ami Tcoôm-Bling-Blinggh. Puis sa mère l’invita pour fêter ses dix-huit ans. Il courut s’acheter une grande villa.
    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre , il ce passa quelque chose dans la vie trop tranquille de madame Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    -Ouitch !
    Le facteur venait alors de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avait pincé les doigts.
    -Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse. Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    -Bahh! Dit elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre. Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents. Elle ouvrit l’enveloppe et vit qu’elle avait une dette de 458193,50 euros car son fils n’avait pas dix-huit ans mais dix-sept ans ! Elle dû vendre tout ce qu’elle possédait, dont son fils, et dû vivre dans les toilettes publiques du coin.

    Ivan et Ewan
    8H, Avry-sur-Matran

    • « Ivan et Ewan m’ont l’air de sacrés loustics ! Ils ont eu une idée, ça c’est sûr ! Mais moi, leur lecteur, je n’ai pas bien compris laquelle. Je vais leur répondre et leur révéler un petit secret qui pourra les aider. Et puis je lancerai ensuite un appel au secours à Céline (je crois qu’elle s’appelle comme ça…), la maîtresse ! »

      Ivan et Ewan, je vous ai confié un début d’histoire et vous me la terminez en deux lignes. Ça aurait pu être génial, ce n’est pas à la longueur qu’on juge la valeur d’un écrit, mais à sa qualité. Seulement voilà, moi, votre lecteur, je n’ai pas compris votre très courte fin. Pourquoi cette dette ? Quel rapport entre les 17 ans et l’amende ? Je pense que votre idée n’est pas clairement expliquée. Aussi, je vais vous donner un secret : relisez toujours vos textes en vous mettant à la place du lecteur et demandez-vous si il a les clefs pour bien comprendre ce que vous vouliez lui dire. Essayez, vous verrez…
      Bon courage et la prochaine fois, utilisez ma recette secrète.

      Mais comme vous m’avez l’air de braves gars, je vais vous confier une mission de la plus haute importance… Allez voir la maîtresse, saluez-la bien poliment de ma part. Puis vous lui expliquez que la prochaine fois, ce serait bien de ne faire qu’un seul texte pour toute la classe. Parce que moi, je suis vieux, j’ai la vue qui baisse et je n’ai pas l’habitude de ces ateliers d’écriture ! Dites-lui que c’est la faute de ce maudit Didier Dufresne (que le diable l’emporte !) qui m’a refilé cet atelier avec 17 classes. Vous m’avez bien entendu : 17 classes !!! Je ne vais pas m’en sortir… Inventez des trucs, dites-lui que je vais tomber malade, implorez sa pitié, proposez-lui en échange d’être super sages. Je ne sais pas, moi, inventez, trouvez des idées. Je compte sur vous, les gars. Et puis pour la peine, je vous donne une image à partager avec toute la classe. Vous savez, comme autrefois on donnait une image aux bons élèves.

      Allez, filez voir la maîtresse ! Et qu’ça saute !

      Onésime Courbouillon

      PS : l’image, ce sont des pivoines dans le parc de mon manoir, à l’époque où je pouvais encore me payer les services d’un jardinier !

  27. Cher Onésime,
    Un grand merci pour cette « prolongation » de délai.
    J’ai lu votre message ci-dessous à nos élèves et ils n’en menaient pas larges !
    Enfin… voici notre histoire terminée, avec titre et une fin.
    Meilleures salutations des 23 élèves d’Orvin et de leurs enseignants, Caroline et Daniel

    Mes chers amis (enfin, peut-être pas si chers que ça…),

    Vous me voyez extrêmement déçu de ne pas avoir reçu votre texte en temps et en heure. Didier Dufresne vous a dit que je n’étais pas toujours aimable, il est loin de la vérité ! Je suis détestable ! Ou du moins je l’étais ! Mais je n’ai presque plus le temps en ce moment ! Car depuis deux jours, je reçois des dizaines de textes, des centaines de lignes, des milliers de mots… Je suis submergé de textes plein de bonnes idées. Je passe mes jours et mes nuits à lire, répondre, sans m’empêcher de râler et ronchonner.
    Vous êtes en retard, me dit votre maître. Je devrais être furieux, piquer une colère noire ou me fâcher tout rouge, vous menacer de vous couper tous en rondelles ! Eh bien finalement, je n’en ferai rien : je dirais même plus, ça m’arrange, car si ça continue, je vais être encore plus en retard que vous ! Alors, dans une grande bonté dont je me serais encore cru incapable il y a quelques jours, je vous autorise un dépassement de date de 5 JOURS ! Vous avez donc jusqu’à la fin de la semaine pour finir tranquillement votre texte. On dit merci qui ? Merci Onésime Courbouillon (le premier ou la première que mon nom fait sourire, je le décalque sur le tableau !).

    Mais attention, la prochaine fois, je risque de ne pas être aussi gentil. Ça pourrait bien vous chauffer du côté des oreilles, si vous voyez ce que je veux dire.
    Allez, bon courage quand même !

    Une mystérieuse lettre

    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait… Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Une jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    – Outch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?

    Gertrude s’approcha de la boîte aux lettres en forme de crâne en ronchonnant. Elle voulut jeter un sort à sa boîte aux lettres pour qu’elle libère la lettre et prononça une formule magique : “Anzica tadou zigue tonoula” mais la boîte ne s’ouvrit pas. Gertrude essaya de sortir la lettre de la boîte aux lettres en tirant de toutes ses forces, mais le crâne ne voulut pas la lui donner. Gertrude lui lança un autre sort et prononça une nouvelle formule magique : “Abri ! Abra ! Cadabra ! Ouvre-toi et tais-toi !” Ça ne marcha pas. Elle répéta sa formule magique : “Abri ! Abra ! Cadabra ! Ouvre-toi et tais-toi !” et la sorcière lui donna un grand coup de baguette sur le tête et le crâne ouvrit la bouche et cria de douleur. Gertrude prit l’enveloppe toute baveuse et rentra chez elle. Elle s’assit dans son fauteuil. Elle se demandait qui avait bien pu lui écrire. Elle voulait ouvrir la lettre mais elle avait peur.

    D’habitude c’était plutôt les autres personnes qui avaient peur d’elle ! Avec ses yeux bleus très pâles comme de la glace, son visage tout ridé, ses habits toujours noirs, gris et blancs. Depuis la mort de sa mère, elle ne voyait plus personne, même plus son frère qui n’est pas sorcier. Cela fait bien 20 ans qu’elle n’a plus quitté sa maison hantée, remplies de toiles d’araignées et de fantômes. Seul son chat noir vit auprès d’elle. Et lorsqu’il y a de l’orage, tous les éclairs semblent attirés par sa maison. Et voilà qu’aujourd’hui arrive cette lettre !!!

    Elle la prit doucement… mais elle n’arrivait pas bien à lire le nom de l’expéditeur, la bave du crâne l’avait en partie effacé. Elle décida donc d’ouvrir l’enveloppe. “Oh non, ce n’est pas vrai !”

    Gertrude, folle de rage, déchira la lettre ! Elle dit “j’ai la flemme d’aller le chercher ! j’en ai assez à la maison et celui-là est cassé. De toute façon ces policiers ne sont que des fleurs des champs… ils ne me font pas peur ! Qu’ils viennent chercher mon argent… je leur jetterai un sort !

    Les jours passèrent sans que rien n’arrive… mais, une semaine plus tard, après une nuit à avoir rêvé qu’elle découpait le facteur en petits morceaux… Gertrude mangeait une tartine à la bouillie d’escargots et buvait un smoothie de ver de terre parfumé aux larves de mouches, lorsqu’elle entendit du bruit. Elle alla à la fenêtre et vit la camionnette jaune du facteur qui s’arrêta juste devant sa maison.
    – Aïe !
    Le facteur venait une nouvelle fois de se coincer les doigts dans la boîte aux lettres. Il se mit à crier :
    – Vieille folle ! Chauve-souris moisie ! Tête de crapaud ! Vieille larve sans cœur !
    Puis il s’en alla.
    Gertrude pensa qu’à part “vieille folle” ce facteur lui avait trouvé de très jolis noms.
    Elle tapa à nouveau trois fois sur le crâne qui ouvrit sa mâchoire. Gertrude retourna vite dans son fauteuil et ouvrit la nouvelle lettre. La police lui réclamait maintenant 5000.- et annonçait qu’ils allaient venir chercher l’argent chez elle !

    Elle entendit des bruits de sirènes et de voitures… effectivement, la police arrivait !
    Un policier la menaça avec son mégaphone : “Si vous n’amenez pas l’argent dans les 5 prochaines minutes, nous viendrons prendre l’argent de force !”
    Les 5 minutes passèrent. Le policier dit à ses collègues “Dispersez-vous et allez chercher cet argent”. Gertrude avec son intelligence surnaturelle leur jeta un sort et ils avancèrent à la queue leu leu jusqu’à la porte. Gertrude dit “vous devez chanter : À la queue leu leu, abricadaglace ! vous serez plein de glace !” Et aussitôt ils se mirent à chanter et devinrent congelés.
    Gertrude alla les chercher et les suspendit au-dessus de son énorme chaudron. Une épaisse fumée verte s’en échappait. Elle ne se souvenait plus vraiment de ce qui cuisait depuis plusieurs jours… mais avec quelques policiers… le goût serait encore meilleur !

    Gertrude leur tapa sur la tête cinq fois en prononçant la formule magique “Pouletos pouletis devient poulet dans ma marmite !” Un éclair jaillit et transforma les policiers congelés en appétissants poulets. En se dégelant, ils tombèrent dans la marmite bouillante.

    Gertrude écrivit une lettre d’invitation pour un banquet et la fixa sur la patte de sa chauve-souris Trugeade ! La chauve-souris fit le tour de ses amis et de ses cousins sorciers et bientôt ils arrivèrent sur leurs balais magiques. Peu disciplinés, ils parquèrent leurs balais un peu partout dans la ville.

    Alors qu’ils fêtaient tranquillement dans le galetas rempli de toiles d’araignées, dégustant le bon potage avant de passer au “poulet policier”, ils entendirent des sirènes dans toute la ville. Gertrude se réjouit… ils auraient bientôt de quoi manger et fêter avec tous les sorciers du monde…

    FIN

    • « Ah quand même ! Ces petits chenapans d’Orvin on fini par me répondre… Il était temps ! Et regardez-moi ça comme ils ont le sourire sur la photo ! Ils croient que je vais les féliciter, peut-être !?!? Heureusement qu’ils m’avaient demandé la permission, sinon, je leur taillais les oreilles en pointe ! Bon, je vais leur faire une petite réponse pas piquée des vers, puisqu’il me semble qu’ils ont fait une drôle de cuisine dans leur histoire. »

      Il était temps ! Ma patience avait ses limites. Limites que vous n’avez heureusement pas dépassées. Hum, oui, Bonjour (j’oublie tout le temps !) c’est moi Onésime Courbouillon (si j’entends ricaner dans mon dos, ça va barder !) Heureusement pour vous que le maître est venu me supplier à genoux pour obtenir ce délai, sinon…
      Enfin, j’ai quand même lu votre texte. C’est vrai qu’il est long ! C’est vrai que vous avez cherché pas mal de recettes de cuisine et d’expressions en rapport avec les sorcières. C’est vrai que vous avez trouvé une bonne idée… Et c’est vrai enfin que votre chute, où Gertrude se réjouit d’entendre les sirènes annonçant du rab de poulets policiers, ce n’est pas mal trouvé ! Oui, votre texte est plutôt réussi… Mais ne croyez pas que je vous cherche des excuses ! La prochaine fois, je serai impitoyable ! Enfin, je crois…
      Il y a un truc quand même qui me chiffonne… Transformer des policiers en poulets pour les faire manger au banquet des sorcières, je ne sais pas si on a bien le droit. Même si c’est pour rire ! Je serais vous, si j’entendais les sirènes de la police résonner dans la rue de l’école, je ne ferais pas le malin ! Vous me direz s’il sont venus vous chercher, n’est-ce pas… Moi, je ne veux pas d’ennuis. Si ils m’interrogent, je dirai que je ne vous connais pas !

      Bon, je n’ai pas que ça à faire, moi… Il me semble que d’autres petits retardataires viennent aussi d’envoyer un texte. Ça va faire mal !
      A bientôt.
      Onésime

      PS : Vous ne le méritez pas, mais je vous donne quand même une image. C’est le canal du Nivernais, tout près de mon manoir.

  28. Le concours de Gertrude
    La seule distraction de Gertrude, sorcière à la retraite, était de regarder passer la camionnette jaune du facteur. Hélas, jamais elle ne s’arrêtait… Les toiles d’araignées avaient envahi la boîte aux lettres. Un jolie boîte pourtant, en forme de crâne. Mais ce jour d’octobre, il se passa quelque chose dans la vie trop tranquille de Gertrude. Alors qu’elle rêvait qu’elle transformait un prince charmant en hibou, un cri aigu la réveilla.
    – Ouitch !
    Le facteur venait de déposer une lettre dans la boîte. Les mâchoires de la boîte-crâne lui avaient fortement pincé les doigts.
    – Vieille folle ! criait-il maintenant en secouant sa main douloureuse.
    Puis il haussa les épaules et s’éloigna en grommelant. La camionnette jaune démarra, laissant Gertrude seule et presque inquiète. Qui pouvait bien lui écrire ?
    – Bah ! dit-elle. Le mieux est encore d’ouvrir la lettre !
    Elle prit donc avec précaution l’enveloppe timbrée que la boîte serrait toujours entre ses dents…

    Elle ouvrit la lettre et elle la lut. Celle-ci disait :

    Félicitations, vous avez gagné une place pour participer au concours de la meilleure potion magique du monde. Si vous remportez le concours, votre prix sera 1 million de francs.
    Le concours commence le 18 octobre.
    Mais attention, nous sommes le 18 aujourd’hui et le départ du concours sera dans 5 minutes.
    Bonne chance chers concurrents !

    « Youpi ! se dit-elle, je vais participer à ce concours et je pourrai peut-être gagner 1 million de francs. »
    Comme Gertrude, sorcière à la retraite, était pauvre, elle partit aussitôt.

    En arrivant sur place, elle vit un joli sorcier, le prince charmant de Gertrude, et des concurrents plus forts que jamais. Tous étaient prêts à commencer.
    « 1, 2, 3 go ! » cria l’organisateur du concours. Le départ était donné.
    Le concours commença dans l’effervescence. Gertrude la sorcière prit ses ingrédients, une patte de poule et un œil de faucon et fabriqua sa potion.
    À la fin de la matinée, elle était arrivée en finale contre Alain, un sorcier fort talentueux.
    Gertrude termina sa potion magique très concentrée, car elle voulait à tout prix gagner. Quand elle eut tout terminé, elle ne fut pas satisfaite de son travail. Alors, elle fit une deuxième potion magique : une pour son prince et l’autre pour Alain.

    Pour départager les deux finalistes, une bataille fut organisée. Gertrude devait se battre contre Alain. Le sorcier jeta sa potion sur Gertrude, mais elle réussit à l’esquiver. Ce fut au tour de Gertrude. Elle lança sa potion de grenouille sur Alain. La potion magique fut réussie, Alain se transforma en grenouille. Gertrude avait gagné.
    Le prince charmant vint voir Gertrude pour la féliciter. Gertrude jeta alors sa potion sur lui car elle avait envie d’avoir un prince en hibou depuis longtemps. Tous les sorciers savent qu’un prince charmant en hibou est le meilleur ami de compagnie.

    Le prince charmant se transforma en hibou. Gertrude venait de réaliser son plus grand rêve. Heureuse, elle partit avec le prix d’un million de francs et son nouvel ami volant. Après le concours, elle rentra chez elle, dans sa maison au fond de la forêt, plus riche et avec de la compagnie. Une nouvelle vie commençait.

    Eleves de la classe 7H de L. Lumpini & A. Overney Marly Grand-Pré

  29. « C’est ma montre qui s’est arrêtée ? Ou c’est mon calendrier qui n’est pas à jour ? Keskispass ? Ils ne seraient pas en retard pour me livrer leur texte, par hasard, les petits zigotos de Marly ? Je vais les secouer un peu ! Moi, j’ai besoin d’idées là, maintenant, tout de suite… S’il me font encore attendre la prochaine fois, je me fâche tout rouge ! Allez hop ! Je leur écris ma réponse… »

    Vous avez de la chance ! J’ai lu tant de textes que je n’ai même plus le courage de râler après vous. Oui, au fait, bonjour, c’est moi, Onésime Courbouillon (si quelqu’un rit de mon nom, je le presse comme un citron !). Je devrais vous gronder pour ces quelques jours de retard, mais je ne sais pas ce qui m’arrive, je dois être trop fatigué. Alors on passe l’éponge. La prochaine fois, vous serez dans les temps et on n’en parlera plus.
    J’ai donc quand même lu votre texte. Bonne idée que celle du concours. J’aurais aimé voir l’effet d’une ou deux potions rigolotes pendant le concours. Intéressant aussi que Gertrude préfère transformer le Prince Charmant en hibou. Ça change un peu… La prochaine fois essayez avec vos mots de créer plus « d’images », afin que votre lecteur « voie » ce qu’il lit. Si vous voyez ce que je veux dire !
    Bon, une petite image pour vous récompenser d’avoir envoyé votre texte. Car il vaut mieux être en retrad que ne rien faire du tout !

    A bientôt.
    Onésime

    PS : L’image, c’est une orchidée. J’ai oublié son nom, mais elle pousse dans les prés près de mon manoir.

  30. Quand je vous disais que j’étais fatigué ! En me relisant, je m’aperçois que j’ai écrit « retrad » au lieu de « retard » à la fin de mon message. Il n’y a pas si longtemps j’écrivais encore au stylo-plume ! Avec cette maudite machine, cet ordinateur, je ne crois pas que je puisse corriger ! Vous m’excusez, n’est pas ?

  31. Chère Madame,

    Nous recherchons une femme de ménage pour balayer les couloirs de l’école du Petit Collège de Godinne. Si cela vous intéresse, merci de contacter le secrétariat au numéro suivant : 0475/333.858
    Signé : Madame Bibine, la directrice.

    Alors, elle se dit que cela pouvait être une bonne occasion de rencontrer des petits enfants qu’elle pourrait croqu…..connaitre mieux.
    Elle fouilla donc à la recherche de son vieux téléphone des années 1900 et elle composa le numéro.
    -« Bonjour, ici Gertrude, j’ai lu votre recherche de personnel pour mang…nettoyer les couloirs de votre école. »
    Un rendez-vous fut pris dès le lendemain à 8h00.
    Vous pensez donc bien que durant toute la nuit, Gertrude fut très occupée ! Elle préparait une potion d’hypnose pour attirer les enfants.

    Au petit matin, le lendemain, elle arriva longtemps à l’avance à l’école, car elle devait préparer son plan. La directrice arriva et l’accueillit.
    Elle lui donna le matériel nécessaire :un torchon et un seau d’eau. Et lui ordonna de se mettre au travail sans trainer, en commençant par le réfectoire. Ce qu’elle fit au plus vite.

    A la pause de midi, les élèves se dépêchèrent dans les couloirs pour aller manger. La cuisinière étant malade, Gertrude s’était empressée de proposer son aide pour la remplacer. C’est alors qu’elle eut l’idée de verser un peu de poison dans le verre de Dodu, un petit élève bien en chair. Il fallait le distraire et trouver le bon moment pour verser le liquide d’un vert douteux dans son verre de grenadine.
    Une fois la potion versée, elle prononça à voix basse la formule magique : « Hypnosus rendévuse devus l’écolus » ! Enfin… ! cela faisait si longtemps qu’elle n’avait plus croqué de la chair fraiche… Alors, celle d’un petit enfant bien dodu, vous pensez bien ! Elle se mit à baver de plaisir. Il lui restait à attendre que la potion agisse. Le petit élève, hypnotisé aurait dû se diriger, tel un robot vers l’entrée de l’école. Elle l’aurait enfermé ni vu ni connu dans un vieux sac en jute qu’elle avait emporté avec elle. Cela faisait des années que cela ne lui était plus arrivé. Elle en tremblait d’impatience.

    Mais saperlipopette, nom d’un crapaud baveux ! Il ne se passa rien ! Ni la potion ni la formule ne firent l’effet attendu ! Et le jeune élève retourna tranquillement vers ses copains pour aller jouer dans la cour de récré ! Zut ! Raté !

    Décidément, aujourd’hui, les vieilles sorcières sont vraiment démodées ! Elle rentra chez elle très en colère. Claqua la porte et poussa un grognement terrifiant qui fit trembler les murs de sa maison. Depuis ce jour, jamais plus elle ne sortit de chez elle. Et personne ne sait ce qu’elle est devenue.

    Classe du Petit Collège- Belgique

  32. « Eh bien voilà ! Les derniers élèves viennent ENFIN de m’envoyer leur travail ! Vous me direz, il faut bien un dernier. Et puis il vaut mieux arriver le dernier que ne pas arriver du tout ! J’espère au moins que je n’ai pas attendu pour des prunes. J’espère aussi faire une bonne provision d’idées. Je vais lire le texte de ces petits Belges et leur faire une réponse immédiate. Je me demande si je ne vais pas les gronder un petit peu. Ça c’est une idée ! C’est parti ! »

    Alors, les mômes du Petit Collège, ! On prend son temps ? C’est que je n’ai pas que ça à faire, moi, le grand Onésime Courbouillon (silence dans les rangs !). Ah, oui, BONJOUR, j’oubliais… Je disais donc que je n’ai pas que ça à faire, moi, d’attendre les textes en retard ! Remarquez, on ne me parlait plus depuis une éternité et maintenant, je me plains de recevoir trop de messages. La vie est mal faite, parfois ! Heureusement pour vous, la lecture de votre texte m’a fait (un peu…) oublier ma colère. Il y a dans votre histoire trois ou quatre bonnes idées qui me mettent de meilleure humeur. J’aime bien les « lapsus » de Gertrude : croquer pour connaître, manger pour nettoyer… Vous auriez même pu utiliser ce procédé rigolo un peu plus. J’aime aussi madame Bibine, la directrice. Je vous pique ce nom pour un de mes futurs personnages (si un jour je me remets à écrire !). Bref, votre texte est bien construit et agréable. J’aurais peut-être préféré que Dodu (j’aime bien aussi ce nom…) mange la sorcière à la fin. Mais c’est une affaire de goût !
    Quoi qu’il en soit, mes petits derniers, la prochaine fois, il va falloir me prouver que vous pouvez travailler vite et mieux encore, si vous voulez que je vous garde dans mon équipe de petits cerveaux. Alors au régime : vitamines, jus de fruits et légumes verts. Et on se retrouve à la prochaine activité.

    A bientôt.

    Onésime Courbouillon (le premier qui ricane : privé de récréation !)

    PS : Je ne vais quand même pas vous priver d’image. En voici une, un paysage non loin de mon manoir…

    • Bonjour, c’est Onésime,

      OK, je veux bien accepter vos excuses, mais c’est la dernière fois. Car si cela se reproduit, je serai plus impitoyable que Dorothée et Anne et ça va faire mal. Vous êtes prévenus !
      En vous lisant, je vois que vous ne vous ennuyez pas en classe. Bien, bien bien… Vous n’êtes pas de petits gamins sans cervelle, dites-vous ? Cela reste à prouver ! Vous êtes des pros de l’écriture, pensez-vous ? Alors je vous demanderai l’impossible ! Vous êtes aimables et souriants ? Je vous promets de la sueur et des larmes !
      N’essayez pas de jouer aux plus malins avec moi. Pensez à Oscar… J’ai dans les placards de mon manoir bon nombre de squelettes d’anciens élèves qui m’avaient manqué de respect pendant des ateliers d’écriture. L’activité numéro deux va bientôt commencer. Montrez-moi donc que vous êtes aussi intelligents que vous le dites ! Et silence au fond de la classe !

      Si ma réponse a tardé un peu, c’est que ce maudit ordinateur ne me prévient même pas de l’arrivée d’un nouveau courrier dans ma boîte aux lettres électronique. N’espérez donc pas quelques regrets de ma part. Encore moins d’excuses !

      Passez quand même une bonne fin d’année 2017, les « Plussétentois » de Godinne.

      A plus tard.
      Onésime Courbouillon (La première ou le premier qui ose un jeu de mot, je le jette au cachot !)

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