4ème étape

Bonjour les écrivaines et les écrivains,

J’ai lu sur le site tous vos textes de l’activité 3. C’est super ce que vous faites et je vous félicite pour vos œuvres ! Je me demande même comment vous réussissez à travailler de si bon cœur avec ce vieux grognon d’Onésime ? Mystère ! Car le bougre est bien discret sur ses méthodes. Savez-vous qu’il a réussi à trafiquer le logiciel de la Batailles des Livres pour que je ne puisse plus lire ses commentaires ? Je n’ai accès qu’à vos textes, rien de plus ! J’espère que tout se passe bien malgré tout, car avec Onésime, je ne suis sûr de rien !

Je pense que l’activité 4 va vous motiver. Pourvu qu’Onésime ne réussisse pas à m’interdire complètement l’accès au site. Il en est bien capable !

A bientôt et bon courage.

Didier Dufresne

 

Bonjour, c’est Onésime,

J’espère que vous êtes en forme, bien reposés et prêts à vous remettre à la tâche. Parce que ce n’est pas fini, je vous le promets ! Je vais devenir encore plus exigeant !

C’est un peu de votre faute, d’ailleurs ! Vous avez tous si bien travaillé lors de l’activité 3 que j’ai pu faire croire à mes éditeurs que mon imagination était revenue comme au temps de mon succès.

J’ai donné à lire plusieurs de vos textes. Je les ai envoyés à droite et à gauche, chez tous les éditeurs qui me connaissaient encore. (J’ai un peu « oublié » de dire que c’était vous qui les aviez écrits.)

Voici la lettre qu’un de mes éditeurs m’a envoyée la semaine dernière :

« Cher Onésime,

Cela faisait bien longtemps que je ne vous avais pas écrit. D’ailleurs, vous n’aviez pas répondu à mes précédents courriers… J’ai cru comprendre qu’après quelques années passées à rechercher l’inspiration loin des salons du livre et du monde de l’édition, vous aviez repris votre activité d’écrivain. De nouveaux textes de vous, pleins de fraîcheur, de nouveautés et de qualités, circulent de-ci de-là. Vous m’avez fait l’amitié de m’en envoyer quelques-uns qui m’ont passionné. Alors je tente ma chance…

Je vais publier à l’automne un recueil de nouvelles qui s’intitulera : « Aventures dans des pays qui n’existent pas… » (Le titre est encore provisoire.). Pour assurer une certaine cohérence à ce recueil, j’ai décidé d’imposer, gentiment, 4 contraintes aux auteurs :

1. Toutes les nouvelles du recueil comporteront chacune deux héros qui devront être obligatoirement un garçon et une fille.

2. C’est la découverte d’une clef qui sera le déclencheur de l’histoire.

3. Chaque nouvelle devra mettre en scène une créature fantastique, animale ou non.

4. Le lecteur devra en outre découvrir un lieu surprenant.

J’ai proposé ce challenge à de nombreux auteurs français, suisses et belges. J’ose espérer que vous écrirez vous aussi une courte nouvelle pour ce recueil. Je serai fier, moi qui ai publié votre premier livre il y a si longtemps, de repartir à l’aventure avec vous.

J’attends votre manuscrit avec impatience.

Votre dévoué Marcel Incipit-Colophon, directeur des éditions de la Courte-Plume. »

Depuis que j’ai reçu cette lettre, j’ai commencé à écrire au moins dix nouvelles. Elles ont toutes terminé dans ma corbeille à papier. J’ai eu beau ronger jusqu’à l’os mon crayon à papier, rien de bon n’est sorti de mon imagination. Je n’en dors plus, mes pauvres amis !

Parce que même si j’ai retrouvé un peu le sourire, même si la solitude me pèse moins depuis que je suis en contact avec vous, même si je ne m’ennuie plus dans le manoir silencieux grâce à vos textes qui me distraient… mon imagination est toujours en panne !

Le pire c’est que j’ai répondu à cette lettre en promettant d’envoyer une nouvelle le 27 avril. Remarquez, je suis encore assez malin : le 27 avril, c’est juste le jour où vous devrez me rendre l’activité 4 ! Vous l’aurez compris, j’ai besoin de vous !

Vous connaissez les 4 contraintes que m’a envoyées mon éditeur. Il me faut absolument cette nouvelle pour le 27 avril ! Alors à vous de jouer.

Et pas un mot à Didier Dufresne ! Cet idiot ne sait pas que je vous fais travailler à ma place en cachette ! J’ai piraté le logiciel pour qu’il ne sache rien de nos petits accords et il ne s’en est pas aperçu !

Si le travail est bien fait, vous recevrez pour tout salaire, en plus de mes conseils de pro, une jolie image, en couleur cette fois. Pour cette quatrième activité, les images vous feront découvrir mes voyages…

La première image, c’est cadeau : La gare de Iaroslav à Moscou, départ de mon premier grand voyage pour Pékin, en 1982.

Allez ! Allez ! Au travail…

Onésime

PS :

Je viens de recevoir un coup de téléphone. Un éditeur a ressorti un de mes vieux livres. Il m’a invité au Salon du Livre de Genève pour le dédicacer. J’y serai le vendredi 27 avril après-midi et le samedi 28 toute la journée, le plus souvent sur le stand de la librairie Payot. J’ai même une rencontre avec les lecteurs prévue de 16 à 17 heures le samedi.

Certains d’entre vous habitent dans le coin ! Alors si vous venez me voir et que vous me dites le mot de passe : « Bataille des Livres » et le nom de votre école, je vous donnerai un (petit…) cadeau.  Surprise !

Si vous ne me voyez pas sur le stand, adressez-vous à Didier Dufresne, il est invité lui aussi et je lui laisserai des consignes.

 

 

Onésime Courbouillon attend vos productions pour le 27 avril au plus tard !

45 réflexions au sujet de « 4ème étape »

  1. Le monde à l’envers

    Emeline et Thomas, des jumeaux, venaient d’emménager dans une maison. Les cartons étaient encore pleins. Le papa décida tout de suite d’enlever la moquette pour mettre du parquet. Thomas eut envie de l’aider. Ils commencèrent alors à enlever la moquette.

    Tout d’un coup, une dôle s’abaissa et Emeline tomba, car elle s’était prise le pied dedans. Au début, Thomas était mort de rire, puis il s’approcha pour voir ce qu’il s’était passé. Emeline sortit son pied du trou, enleva la pierre et vit un coffre portant le nom de Clavis. Dans ce coffre, se trouvaient un livre et un petit sachet contenant une centaine de clefs. La jeune fille sortit le livre avec le petit sac pour mieux observer. Il y avait un cadenas sur le livre avec un petit trou pour pouvoir enfiler une minuscule clef. Les jumeaux commencèrent par comparer les tailles des clefs et sélectionnèrent les plus petites, et mirent de côté les plus grandes. Ils insérèrent les petites clefs pour ouvrir le livre, mais aucune ne marcha. Alors ils essayèrent les plus grandes, mais encore une fois, aucune ne fonctionna. Ils se rendirent compte qu’il en restait une, mais il s’agissait de la plus grande des clefs, elle devait mesurer une quinzaine de centimètres. Ils insérèrent alors celle-ci dans la serrure. Dès que la clef toucha le cadenas, la serrure s’élargit. Ils étaient stupéfaits. Thomas rentra alors la clef, la tourna et le livre s’ouvrit tout seul.

    -Mais les pages sont blanches ! dit Thomas.

    Il regarda de plus près mais se fit aspirer ! Emeline voulut sauver son frère en plongeant son bras dans le livre et se fit aspirer elle aussi. Puis, le livre nommé « Le monde à l’envers » se ferma.

    Lorsque les jumeaux ouvrirent les yeux, ils se retrouvèrent dans un monde fou où tout était bizarre : les moutons avaient des ailes, les poissons avaient des pieds, et les oiseaux des écailles. Soudain, les enfants entendirent un bruit. Ils se retournèrent et virent une armoire qui ressemblait à celle de leur grand-père. En s’approchant, ils virent qu’au coin du mur où se trouvait l’armoire, il y avait une trappe avec de la lumière dessous.

    -On l’ouvre ? dit Emeline.

    -Ok. Répondit Thomas.

    Il mit sa main sur la poignée de la trappe, mais il tremblait de peur. Alors Emeline l’aida à l’ouvrir.

    Tout d’un coup, une lumière aveuglante sortit de la trappe et tout commença à bouger autour d’eux. Thomas regarda sa montre : les aiguilles tournaient à toute vitesse. Soudain, tout s’arrêta et tout devint noir. Les enfants n’osaient plus bouger. Puis, peu à peu, tout commença à s’éclaircir.
    Là, un petit animal leur arriva sur la tête. Cette petite bestiole se mit à parler :

    -Désolé pour l’atterrissage ! Ah et j’ai failli oublier de me présenter ! Je suis un zlup-zlup, un petit animal qui n’est pas plus grand qu’une chauve-souris.

    Lorsque les enfants regardèrent autour d’eux, ils virent plein de zlup-zlup partout. Il s’agissait de petites bêtes colorées à la voix aigue.

    -Où sommes-nous ? dit Thomas

    Un des zlup-zlup prit la parole et annonça de sa petite voix stridente :

    -Bienvenue dans le monde des zlup-zlup ! Nous vous attendions avec impatience !

    -Comment ça, rétorqua Emeline

    -Il y a quelques temps, un méchant géant gourmand dénommé « le Zulp-zlup terrible » a détruit notre château pour manger toutes les sucreries qui le formaient. Maintenant qu’il est parti, il nous est possible de reconstruire un palais de gourmandises, mais nous n’en sommes pas capables, car nous sommes trop petits. C’est pourquoi nous avons besoin de votre aide pour le reconstruire. Nous savons que vous n’êtes pas chez vous, mais si vous nous aidez, on vous laissera retourner dans votre monde.

    -Je crois qu’on n’a pas le choix, dit Thomas à sa sœur.

    -Par où faut-il commencer ? demanda Emeline

    -Nous avons déjà créé le plan du château et avons tout le matériel nécessaire, expliqua un zlup-zlup.

    -Mais ça va nous prendre trop de temps ! s’inquiéta Emeline.

    -Ne vous inquiétez pas, on va vous aider.

    Trois semaines plus tard, le palais était enfin fini : il était couvert d’éclairs au chocolat, de guimauves, de nougatine, de chocolat et de crème chantilly.

    -Parfait, nous vous remercions pour votre travail, et sachez que les zlup-zlup se souviendront à tout jamais de ce que vous avez fait pour nous, dit un zlup-zlup.

    A ce moment-là, Emeline se réveilla.

    -Ah bah enfin, ça fait trois heures que tu dors ! lui dit Thomas. Dépêche-toi, il faut qu’on aide papa à enlever la moquette.

    Fin

    Classe de Liliana Ferreira, 7P, Compesières

  2. Bonjour les Compensières et les Compensiers,

    Dites-donc, vous avez mis le turbo, comme disent les jeunes, pour produire votre histoire ! Et comme je m’étais offert quelques jours de vacances sans ordinateur, je trouve votre texte seulement à mon retour. Désolé donc pour ma réponse tardive !

    Pour ce qui est de votre texte, j’ai d’abord regardé s’il répondait à toutes les contraintes. Pas de problème, les personnages, les clefs, les créatures et le lieu… Tout y est !
    Ensuite, j’ai lu pour le plaisir. Votre histoire est bien amenée, elle est agréable à lire. Le lecteur est bien promené dans un monde bizarre auquel il croit facilement. J’ai bien aimé le petit détail de l’armoire du grand-père, qui suggère l’idée qu’on est dans un rêve. Vous avez réussi à recréer une ambiance à la « Alice au pays des merveilles » (c’est un compliment…)

    Bref, une histoire très sympathique, avec une fin (le réveil d’un rêve…) ma foi très classique, mais ici bien amenée et justifiée par la dernière phrase de Thomas. Je vais la présenter à mes éditeurs en disant que c’est de moi, on verra la tête qu’ils vont faire !!!

    Vous me connaissez, j’ai aussi cherche la petite bête (pas le zlup-zlup…) pour trouver matière à ronchonner ! Que’est-ce que je peux vous reprocher ? Peut-être de ne pas avoir assez décrit ce lieu surprenant qu’est le monde incroyable des zlup-zlup… Voilà, j’ai râlé… mais c’est vraiment un détail !
    Et puis je n’arrive pas à utiliser vos liens qui permettent sans doute de voir à quoi ressemblent les zlup-zlup. Mais ça vient peut-être de moi !

    Vous êtes les premiers à m’avoir envoyé votre texte, bravo pour votre rapidité, mais surtout pour la qualité de votre travail. A bientôt pour la dernière étape. Profitez bien du soleil !
    En récompense, une image de la série « Les voyages d’Onésime Courbouillon ». Je vois envoie à New York, tiens !

    Amitiés.
    Onésime

  3. Bonjour Onésime,
    Tenez-vous bien à votre chaise, car ça risque de vous donner faim !
    Nous espérons que notre texte vous plaira. Nous sommes les boss des textes courts, mais nous avons le sentiment d’avoir bien travaillé.
    Bonne lecture et bon week-end.

    La clé perdue

    Jeannette vivait dans une cabane sans ses parents, elle était orpheline. Ils avaient disparu quand elle avait 8 ans. Elle avait un petit copain qui s’appelait Flamour, lui aussi orphelin. Ils étaient amoureux et avaient les deux 16 ans. Leurs petites et vieilles cabanes en bois étaient proches l’une de l’autre, à côté de la mer.
    Flamour adorait plonger tout seul sans équipement, près des récifs de coraux.
    Un jour pas comme les autres, Flamour s’élança dans la mer pour voir ses poissons préférés, ceux avec des rayures blanches et orange et des grosses bouches. Tout à coup, il aperçut un coquillage orange et bleu, brillant et carré. Flamour était émerveillé. Il remonta précipitamment à la surface pour offrir le coquillage à Jeannette. Il l’appela : « Jeannette, j’ai un merveilleux cadeau pour toi. »

    Emue, elle ouvrit délicatement le coquillage, toute heureuse. Elle découvrit un objet brillant. Elle le saisit en l’observant. Jeannette bafouilla : « Regarde, Flamour, c’est la clé dorée de mon journal intime ! Viens, allons chercher mon journal, il est rempli de bons souvenirs. Cette clé, je l’avais perdue il y a très longtemps. »

    Jeannette rentra dans sa chambre. Elle se souvint qu’elle avait mis son journal dans sa cave. Quelques minutes plus tard, elle remonta dans sa chambre avec le précieux carnet serré contre elle. Curieux, Flamour s’assit à ses côtés. Elle ouvrit son journal et les lettres commencèrent à voler autour d’eux et ils se retrouvèrent subitement aspirés dans le journal de Jeannette.

    Et là, Jeannette et Flamour se retrouvèrent par terre dans un monde inconnu. Flamour dit : « On est où ?
    « Je pense qu’on est dans un monde des bonbons et de sucreries, dit Jeannette. Regarde ! »
    Le monde était sublime, ça sentait la fraise Tagada. Le sol était collant, ça sentait aussi la pastèque. Les arbres étaient fait en barbe à papa et en sucettes. Le soleil était à base de guimauve et le ciel en gélatine. Jeannette et Flamour goûtèrent toutes les sucreries et commencèrent à explorer ce monde formidable.

    Tout à coup, ils virent une créature géante. Elle était faite de bonbons mais Jeannette regarda attentivement et vit sur un doigt de la créature la bague bleue que Flamour avait offerte à Jeannette quand ils étaient petits. Dans les yeux de la créature, Jeanette vit le paysage où elle était allée en vacances d’été avec ses parents. Surprise, elle remarqua qu’une partie de ses souvenirs étaient inscrits dans le géant.

    « Je m’appelle Machetout et je suis là pour vous dévoiler ce que sont devenus vos parents. J’enlève des personnes pour en faire des copies de bonbons. D’ailleurs ils sont ici, sous ce sol transparent, regardez-les ! Ce sont de gigantesques et délicieux Carambars !Mais ils ne sont pas vivants comme moi. Autrement dit, vos vrais parents humains sont très loin, en Ecosse. »
    « Comment allons-nous les rejoindre ? demandèrent les jeunes amoureux, anxieux.
    Machetout leur expliqua : « Vous allez ressortir du journal et vous trouverez l’adresse de vos parents sur la dernière page. Mais je vous laisse partir à une seule condition : je dois d’abord effectuer votre copie en langues de chat. »

    Classe de 6P de Thierry Corboz, école du Val d’Arve à Carouge, Genève

  4. Classe de 6P, Thierry Corboz, Val d’Arve

    Voici une photo de notre classe en train de lire. Au centre, notre danseur RumFox, réalisé en grillage recouvert de papier encollé, à la manière de Niki de Saint Phalle.

  5. Bonjour les jeunes !

    Merci pour la photo, votre danseur est très réussi. Niki de Saint Phalle serait fière de vous ! Vous êtes un peu en avance pour la livraison du texte, je vous félicite pour votre rapidité.

    Votre idée de départ, trouver la clef dans un coquillage, est bonne et originale. Mais le fait qu’elle ouvre le journal intime m’a paru un peu bizarre, d’autant plus qu’au début, on ne part pas dans les souvenirs de Jeannette. Ce n’est que plus tard qu’on découvre que ses souvenirs sont « inscrits » dans le géant. Je crois que c’était là la très bonne idée : un géant gardien des souvenirs, ou dévoreur de souvenirs… Pour ma part, c’est cette piste, un peu plus fantastique que j’aurais suivie. Et j’ai été un peu déçu par la fin, cette histoire d’adresse des parents… On ne sent pas vraiment la « quête » chez vos héros.
    L’idée de fixer les souvenirs et les gens sur des gâteaux était en revanche une idée très originale…

    Oui, oui, je sais, vous me trouvez dur, sévère et injuste, car vous avez bien travaillé et je vous critique. Il faut dire que maintenant, on en est à la quatrième activité et que vous êtes devenus presque des « pros » ! Alors je suis de plus en plus exigeant.

    Toujours est-il que vous avez fait une fois de plus du bon boulot ! Vous savez rédiger, vous respectez la consigne… Bref, vous êtes fins prêts pour la dernière étape. Ensuite, vous aurez bien mérité de longues vacances, mais déjà, voici votre récompense : une image de mes voyages. Comme il fait très chaud aujourd’hui dans mon manoir, je vous envoie une photo d’un séjour au Burkina Faso, dans une école où il faisait chaud aussi !

    A bientôt.
    Votre vieil ami…
    Onésime

  6. Bonjour, voici notre texte. On espère qu’il vous plaira! Bonne lecture!

    Tout a commencé à l’orphelinat, avec deux orphelins nommés Doby et Kenza, qui sont meilleurs amis.
    Le grand-père de Doby, archéologue renommé, est décédé depuis quelques temps. Avant de mourir, il a laissé un cadeau à son petit-fils. Ce dernier était resté dans sa maison afin que personne ne puisse tomber dessus. Le grand-père lui avait dit d’ouvrir le cadeau seulement en cas d’urgence. A l’orphelinat, la directrice était très sévère. Le soir, elle venait souvent jeter un coup d’œil dans les chambres pour s’assurer que tout le monde dormait. Doby et Kenza étaient encore réveillés car ils essayaient de savoir ce qu’il y avait dans le cadeau de Doby. Ils se disaient :
    – Nous devons avoir un problème pour ouvrir ce cadeau, s’exclama Kenza.
    – Il est là notre problème…, chuchota Doby
    Kenza se retourna et vit la directrice arriver. Elle leur dit d’un air sévère :
    – Qu’est-ce que vous faites encore debout sales petits crapauds !
    Doby avait un nouveau plan dans sa tête donc ils sont allés se coucher. Pendant la nuit, Doby réveilla Kenza et lui chuchota:
    – Nous devons partir dans l’ancienne maison de mon grand-père.
    -Alors, qu’est-ce qu’on attend ? dit Kenza avec impatience.
    Ils préparèrent leur sac avec quelques provisions et s’en vont. Doby sort sa carte et suit la direction pour aller chez son grand-père. Une fois arrivé devant la porte de la maison, ils prirent un bout de bois et défoncèrent la porte pour entrer. Les deux jeunes enfants visitèrent les lieux et trouvèrent ce fameux cadeau. Mais le jour commença à se lever et ils devenaient de plus en plus inquiets par rapport à leur fugue. Ils se demandaient comment la directrice réagirait. Après avoir visité toutes les pièces de la maison, ils trouvèrent une boîte sombre qui laissait échapper des voix. Les deux enfants se précipitèrent vers cette boîte et l’ouvrirent avec impatience. Et là ….
    – Salut les petits bonhommes ! Vous auriez dû m’ouvrir plus tôt !
    – Waouh ! Kenza regarde c’est un Pegasus ! dit Doby.
    – Et oui les jeunes ! Je m’appelle Joubi. Vous allez passer à l’aventure avec moi.
    – Super ! Je sens qu’on va s’éclater ! s’exclama Doby.
    – Pas de temps à perdre les enfants ! Prenez la clef magique dans la boîte.
    – Waouh !!! Elle brille !
    – Allez, sautez ! Prêt pour l’aventure ! Dit le pegasus.
    Pendant le vol, les enfants sont épatés par le voyage. Une fois arrivé à la destination, les enfants demandèrent :
    – Mais où est-on ?
    – Eh bien, ça se voit ! Nous sommes dans le monde des arcs-en-ciel !
    – Wouah !!!!! S’émerveillèrent les enfants.
    Doby et Kenza furent époustouflés par le paysage. Mais après quelques pas, ils virent une porte. Une porte magique.
    – Voilà, j’espère que vous n’avez pas perdu la clef pour entrer ?
    – Non bien sûr !
    – Bonjour les jeunes, si vous voulez entrer, ouvrez avec la clef, fit une voix.
    – Oky doky !
    Cric crac et la porte s’ouvrit par magie. Un monde de la rigolade et de pleins de jeux.
    Une semaine passa et les enfants retournèrent à l’orphelinat et profitèrent de dire au revoir à tout le monde. Ils retournèrent dans le monde magique pour rejoindre leur nouvel ami Pegasus. Tous ensemble, ils s’amusèrent et les enfants se dirent qu’il fallait rentrer dans le monde réel, mais une fois arrivés devant la porte, Doby ouvrit la porte…
    – La porte est bloquée ! Dit Doby.
    – Mais non ! La clef !
    – Arg, je crois que je l’ai perdue !
    – Mais Doby ! On fait quoi maintenant ?
    Doby et Kenza ont perdu la clef. Ils ne peuvent plus retrouver le monde réel !
    – Ne vous inquiétez pas les enfants, dit Pegasus. Tout le monde vous aime dans ce monde. Les enfants restèrent donc dans cet univers imaginaire et vécurent heureux avec tous les autres dans le monde de l’arc-en-ciel.

    Classe de Lydie Lumpini, 7H, Marly

    • Bonjour les jeunes de Marly,

      J’ai bien reçu votre texte. Vous l’avez rendu un peu avant la date limite. Je pourrais me réjouir et vous dire que c’est bien. Mais je crois qu’en fait, vous auriez mieux fait d’attendre encore un peu et mettre à profit le temps qui vous restait pour relire.
      Car pour tout vous dire, votre texte m’a laissé un peu perplexe. Comment des pros comme vous, à leur quatrième activité, ont pu parsemer leur texte de petites « incohérences » (cherchez-moi ça dans le dictionnaire pour votre punition !!!) ?
      Je m’explique… Le lecteur que je suis s’est posé pas mal de questions :
      Comment Doby a-t-il su qu’il avait un cadeau ? Qu’est-ce qu’un Pégasus ? A quoi ça ressemble ? De quelle clef s’agit-il et où l’ont-ils trouvée ? Comment rentrent à l’orphelinat dire au revoir sans être inquiétés par l’horrible directrice ?
      Et j’avoue que parfois, j’ai eu un peu de mal à comprendre ce que vous vouliez dire. C’était sans doute tellement clair et évident dans vos têtes que vous aviez oublié que le lecteur ne sait pas tout, lui…

      Bref, tout un tas de petits détails qui m’ont gênés dans la lecture. Et pourtant, vous avez fait du bon travail : la consigne est respectée, l’orthographe et la grammaire sont maîtrisés… Les idées sont là, et elles sont bonnes. Peut-être aviez-vous tellement d’idées que ça s’est un peu « bousculé au portillon » !!!

      Heureusement, il vous reste une dernière activité pour mettre toutes vos forces dans le dernier texte à produire. Et là, je suis sûr que vous allez m’éblouir !

      Alors à bientôt. Et en attendant, vous avez quand même largement mérité une image de voyage. Je vous emmène avec moi au temple d’Angkor, Cambodge, ça vous dit !

      Amitiés et bon courage…
      Je compte sur vous.
      Onésime.

  7. Bonjour les Belges !!!
    Halala ! Vous n’hésitez pas à me donner du travail supplémentaire ! Comme si je n’avais que ça à faire ! Bon, je sens bien que vous aviez envie que je lise tout… Que je voie comme vous avez bien travaillé, n’est-ce pas. Alors je m’y mets, mais c’est la dernière fois !

    D’abord Groumi et Groumette… J’ai été intéressé par le ton un peu « galopant » du texte. la consigne est respectée, il y a de très bonne idées (la clef qui ouvre ce qu’on ne voit pas, quelle belle image !). Mon seul regret, c’est que tout semble un peu effleuré ». Le lecteur que je suis n’a pas été touché par l’histoire. On est un peu resté « en surface » et tout cela manque un peu d’enjeu. Mais pour de jeunes écrivains, c’est tout-à-fait correct.

    Il était une fois Jennifer et Alexander… Votre idée de départ, les « mots-valises » désignant des animaux improbable est excellente. Je trouve même que vous auriez pu l’exploiter davantage. Car je dois vous avouer que je n’ai pas été passionné par les épreuves subies par les héros pour retrouver Mimosa. Car Mimosa ne me semblait pas en danger. Le lecteur a besoin de se passionner pour ce qui va arriver aux héros, de trembler pour eux. Mais c’est très difficile, surtout quand on n’est pas encore des professionnels de la littérature. Donc c’est un bon travail, mais qui manque un peu de suspense…

    Giroune, maintenant… Bonne idée que cette clef « Excalibur », mais on n’en sait pas assez au début sur cette clef, ses pouvoirs et pourquoi Giroune s’en est débarrassé. Petit conseil en passant, évitez de distraire le lecteur du fil de l’histoire avec des détails inutiles à celle-ci, comme par exemple les essais d’Alexia à 20 ans.
    La suite de votre histoire ml’est apparue comme une suite d’effets spéciaux dans un film, mais un peu gratuits. Comme souvent dans les textes que je reçois en ce moment, ça manque d’enjeux. le lecteur ne frémit pas avec les héros, n’a pas peur, n’est pas heureux pour eux. Enfin, c’est ce que je ressens… Toutefois, je ne peux que vous féliciter pour la présentation et la rédaction de votre histoire. C’est fort bien écrit.

    Gourdi et Gourdette… Comment vous dire… J’ai trouvé cette histoire très rigolote bien que sans queue ni tête ! Comme les autres, elle manque d’enjeux, on ne sait presque rien des motivations des personnages, tout est réglé à toute vitesse, presque sans explications. Et pourtant je l’ai trouvée très réussie, complètement loufoque et décalée. Et je ne me l’explique pas ! Alors bravo pour ce « je ne sais quoi » qui m’a fait trouver votre histoire très réussie (j’en suis étonné moi-même !).

    Lou et Mika… Un bonne entrée en matière, bien que le lecteur se demande ce qui les dirige vers une serrure et où se trouve cette trappe. Bon déroulement, mais j’aurais aimé en savoir plus sur ce nain, pourquoi il habite là, qui il est… On sent que vous aviez tout donné dans le début et que vous avez fini un peu dans la précipitation. mais il y a de l’idée là-dedans, c’est bien !

    Bon, j’a

    • Bon, j’ai appuyé sur le mauvais bouton et ça a tout enregistré. Comme je ne peux plus retoucher le début de ma réponse, s’il reste des fautes, n’y faites pas attention…
      Je disais que j’ai tout lu et ce qui me semble manquer le plus dans vos textes, c’est d’impliquer le lecteur dans votre histoire. Il fait qu’il vive à travers vos héros. Mais ça, même le meilleur des écrivains, n’y parvient pas toujours.

      Alors bravo pour vos efforts, et en récompense, un souvenir d’un de mes voyages les plus lointains, la Nouvelle Zélande.

      Amitiés.
      Onésime

  8. Bonjour,
    Un grand merci pour vos commentaires et sachez que mes élèves prennent beaucoup de plaisir lors des ateliers et vos conseils nous sont très précieux. Que de chouettes activités nous vivons grâce à vous! Déjà, et dans l’attente du dernier atelier, je tiens déjà à vous remercier.

    Bien à vous,
    André Buekenhoudt
    Instituteur de la classe de 6ème
    Ecole Sainte-Anne
    Waterloo

    • Bonjour André,
      Il se trouve que le plaisir est partagé et que je m’amuse aussi beaucoup à me glisser dans la peau de ce fichu bonhomme d’Onésime Courbouillon. On se retrouve avec plaisir pour l’activité 5.
      Amitiés. Didier

      Et voilà ! Le Didier Dufresne tire la couverture à lui alors c’est moi qui me tape tout le boulot !
      Fichu bonhomme, moi ? Se glisser dans ma peau ? C’est quoi ce délire ???
      On se retrouve effectivement pour l’activité 5 et croyez-moi, André, ça va barder !
      Onésime

  9. Cher Onésime,
    Ouf! Cette fois, on a sacrément bossé et on te propose notre histoire en espérant qu’elle aura du succès auprès de ton éditeur. Mais là, maintenant, ça suffit, on a décidé qu’on arrêtait de travailler après cette histoire! Alors profitez-en bien!
    La classe 5FRC2 de Cortaillod

    L’enquête des aras bleus

    Camille et Noé sont deux enquêteurs de 28 et 29 ans qui habitent dans la forêt amazonienne. Passionnés par leur travail, ils recherchent de manière active à protéger la nature et leur environnement. Ils travaillent pour une grande agence internationale de recherches. Un jour, leur patron les appelle et leur demande d’enquêter sur la disparition des aras bleus, car il s’agit d’une espèce menacée et on a remarqué une diminution importante de la population ces dernières années.
    Noé et Camille commencèrent leur enquête par une zone formée de ruines où Noé avait repéré, il y a quelques jours, une famille d’Aras bleus.
    Ils fouillèrent la zone de fond en comble mais ne découvrirent aucun nid, ni aucune trace des aras bleus que Noé avait observés. En déplaçant quelques branches, Camille découvrit l’entrée d’une grotte, elle appela Noé et lui proposa d’aller l’explorer.
    – Non, c’est trop dangereux, on ne va pas aller dans une grotte sans savoir ce qui s’y trouve, de toutes façons, impossible de découvrir des oiseaux dans celle-ci !
    – Viens, ne sois pas peureux, suis-moi, je passe devant !
    Les deux enquêteurs s’enfoncèrent dans la grotte de plus en plus, quand Camille remarqua de la lumière à l’autre bout. Elle se mit à courir en encourageant Noé à la suivre.
    – Dépêche, cours, il y a une sortie de ce côté-là !
    Les jeunes gens émergèrent de l’autre côté de la grotte et découvrirent une zone qu’ils n’avaient jamais vu auparavant.
    Ils avancèrent et tombèrent sur une carcasse d’avion, probablement un accident qui s’était produit de nombreuses années auparavant.
    Intrigués, ils fouillèrent l’intérieur. Parmi les sièges déchiquetés et les compartiments à valises détruits poussaient de nombreuses lianes et au centre, un arbre traversait même l’appareil.
    Noé, enthousiaste, appela Camille :
    – Viens vite voir ! Regarde, un nid d’ara bleu !
    – Oh oui ! Là aussi j’en ai trouvé un !
    Malheureusement, tous les nids étaient vides. Les détectives poursuivirent leur recherche. Camille souleva une trappe et découvrit une valise. La valise était en cuir brun, couverte d’inscriptions bizarres, de chiffres et de dessins. Elle appela Noé et, en observant plus attentivement, ils découvrirent que les dessins représentaient une console de jeux et des manettes.
    Ils essayèrent en vain d’ouvrir la mallette mais celle-ci était solidement fermée et le verrou incassable.
    – Fouillons l’avion de fond en comble, s’exclame Noé, peut-être que la clé est encore par ici.
    Ils se mirent au travail et découvrirent de nombreux autres nids d’ara. Dans l’un deux, Noé trouva un œuf. Mais il ne s’agissait pas d’un œuf d’ara, cela ressemblait à un œuf de décoration que les grandes dames déposent sur leur bibliothèque.
    – C’est bizarre, remarque Camille, qu’est-ce que cet œuf fait là ?
    Noé le retourna dans tous les sens et soudain ils entendirent un déclic, l’œuf s’ouvrit en deux et une légère vapeur turquoise en sortit. Quand celle-ci s’évapora, on vit apparaître une clé.
    Nos deux investigateurs se précipitèrent vers la valise afin de vérifier si c’était la bonne clé. Ils enfoncèrent la clé dans le trou de la serrure et à peine ouverte, un tourbillon mystérieux les aspira à l’intérieur de celle-ci.
    Ils se retrouvèrent dans une ville, mais cela n’était pas le monde réel, ils se trouvaient dans un monde étrange…
    – Oh ! s’exclama Max. Regarde Camille, c’est un monde pixélisé !
    – Wahou, on se croirait dans un jeu vidéo !
    Soudain, ils entendirent un hennissement et une drôle de créature sortit de la première maison. Il s’agissait d’une sorte d’hamburger, dont les pattes, la tête et la queue étaient ceux d’une licorne.
    – Bonjour les joueurs ! Bienvenue dans mon monde !
    – Bonjour Monsieur….
    – Monsieur Burgcorne ! A votre service !
    – Bonjour Monsieur Burgcorne, le salua Camille, vous êtes bien gentil, mais nous avons une mission dans notre monde à nous et c’est assez pressant.
    – Je vois, je vois, mais d’abord il vous faudra réussir plusieurs épreuves avant de pouvoir repartir.
    Le Burgcorne les conduisit jusqu’à la seconde maison. Elle était toute blanche.
    – Voici votre première épreuve, bonne chance ! Dit le Burgcorne.
    Nos deux personnages principaux entrèrent dans la maison et se retrouvèrent face à un énorme paysage rempli de détails. Ils trouvèrent une inscription leur signalant qu’ils devaient trouver un nuage parmi cette multitude d’objets.
    Camille et Noé regardèrent attentivement l’image, tout en faisant attention au chronomètre placé en haut à gauche qui les limitait dans le temps.
    Enfin, Noé trouva le nuage, lorsqu’il le toucha, une clé bleue apparut. Cela devait servir à ouvrir la porte de la prochaine maison.
    Ils sortirent et trouvèrent rapidement la maison bleue. Ils ouvrirent la porte et tombèrent immédiatement dans l’eau.
    Camille aperçut plusieurs requins et, un peu plus loin, des dauphins enfermés dans des cages. Les enfants s’échangèrent des regards et se rendirent rapidement compte qu’ils devaient libérer les dauphins sans se faire repérer par les requins.
    Camille, qui était meilleure nageuse que Noé, lui fit signe et pendant qu’il ouvrait les cages, elle fit distraction en narguant les requins, tout en utilisant les nombreuses algues pour se cacher lorsqu’ils partaient à sa recherche.
    Quand tous les dauphins furent libérés, le plus petit d’entre eux laissa échapper une clé rose de sa bouche qui remonta jusqu’à la surface. Noé s’en empara et les deux héros sortirent rapidement de cette deuxième maison.
    Dans la troisième maison (la rose), les jeunes gens furent envahis de barbapapa de tous les côtés et ils durent trouver le bouton afin d’arrêter la machine avant de finir étouffés.
    Ils réussirent encore trois épreuves dans les bâtiments suivants :
    Une épreuve de pilotage de sous-marin afin de trouver un coffre où se trouvait la clé, un match d’handball où ils devaient battre leurs adversaires et enfin un circuit de voiture où ils devaient obtenir la première place.
    Lorsque toutes les épreuves furent réussies, ils reçurent une clef couleur arc-en-ciel mais aucune maison ne correspondait à celle-ci.
    Ils appelèrent :
    – Monsieur Burgcorne, monsieur Burgcorne, ça y est, on a réussi toutes les épreuves ! Laissez-nous repartir maintenant.
    Monsieur Burgcorne apparut mais il ne les renvoya pas dans leur monde. Il leur expliqua qui leur restait une dernière épreuve à réaliser, qu’il s’agissait de l’épreuve finale et que les deux enquêteurs seraient ravis à la fin de celle-ci.
    – Vous devez combattre le virus général qui sévit dans ce monde et qui agit aussi sur votre monde d’origine. Utilisez la dernière clé pour ouvrir cette boîte, vous y trouverez les médicaments nécessaires pour combattre le virus.
    Camille et Noé se saisirent des médicaments et virent arriver le monstrueux virus. Ils comprirent rapidement qu’ils devaient les lancer directement dans sa bouche afin de l’anéantir.
    Ils se mirent immédiatement au travail et vinrent à bout du virus. Lorsque celui-ci commença à mourir, une multitude d’oiseaux bleus s’échappèrent de son corps. Il s’agissait des aras bleus disparus qui volaient désormais partout dans le monde virtuel.
    – Félicitation, leur dit le Burgcorne, vous avez libéré mon monde et vous avez aussi résolu l’énigme des aras bleus, le virus les avait tous aspirés. Je vais maintenant vous libérer.
    A ces mots, un ouragan se leva et emporta Camille, Noé ainsi que tous les aras bleus.
    Ils se retrouvèrent dans la carcasse de l’appareil. Ils décidèrent de libérer les aras bleus à cet endroit, car ils savaient qu’ils seraient protégés des dangers de leur monde et tout particulièrement des hommes. Ils emportèrent la valise avec eux afin de pouvoir retourner voir leur ami le Burgcorne à l’occasion.
    – Monsieur le directeur, c’est Camille, je suis désolé de vous informer que les aras bleus sont introuvables, Noé et moi avons cherché partout, malheureusement, la mission a échoué.
    Nos deux héros furent ravis de garder le secret sur la vraie histoire des aras bleus.

  10. Coucou mes petits Cortaillods !

    Qu’est-ce que je lis ? Que vous voulez arrêter à cette activité ! Que vous n’irez pas au bout (de vos peines !) ?Comme je suis déçu !!!
    Car vous venez de me livrer là un superbe texte. Vous avez réussi à créer des images dans ma pauvre et vieille tête. Chapeau bas ! Vos descriptions sont très réussies et on a vraiment l’impression d’évoluer dans la forêt amazonienne. Et ça se lit avec plaisir, on est intrigué, on a envie de poursuivre sa lecture pour connaître la fin. Super !
    Vous avez respecté la consigne, votre texte est bien construit. Du beau travail ! On sent bien le travail collectif pour trouver les meilleures idées. Les épreuves par exemple sont variées et correspondent bien à l’esprit fantastique de votre texte…
    Pour vous dire, je n’ai trouvé qu’un petit détail insignifiant à vous reprocher : votre texte commence au présent puis se poursuit au passé. Il eut mieux valu démarrer directement au passé. Mais ce n’est rien par rapport aux qualités de votre texte. Moi je dis bravo. C’est du très bon boulot !!!

    Et je suis sûr que vous trouverez le temps de m’écrire un petit truc pour l’activité 5. Pas un énorme texte comme celui-ci… Un petit machin en quelques mots…Ça me ferait plaisir !
    En attendant une image (bien méritée…) en récompense… Mon seul voyage en Amérique du Sud, à Buenos-Aires…

    Amitiés, et à l’a prochaine activité, hein ! Promis ?
    Onésime

  11. Bonjour ! nous vous souhaitons une bonne lecture !
    Et nous nous réjouissons de vous voir au Salon du livre demain après-midi !
    La classe de Florence Vauthey 5P Bernex
    PLUME D’OR AU PAYS MAGIQUE

    Il était une fois deux faux jumeaux Mathieu et Annabeth.
    Annabeth, la fillette, avait les cheveux roux et elle les coiffait en faisant une tresse.
    Mathieu, lui, avait aussi les cheveux roux mais ceux-ci étaient tout bouclés. Parfois, à la récréation, certains garçons se moquaient un peu de cette couleur mais Mathieu s’en fichait. Il riait même avec eux car il était, la plupart du temps, d’humeur joyeuse. Leurs yeux étaient verts comme de petites émeraudes.
    Intelligents, ils n’avaient aucune difficulté à l’école, mais ce n’était pas vraiment la tasse de thé de Mathieu.
    Annabeth, elle, adorait lire dès qu’elle avait un petit moment de libre. Et, depuis un an, elle tenait un journal où elle écrivait ses petits soucis, ses pensées, la vie d’une enfant de neuf ans, quoi. Annabeth, plus tard, voudrait devenir journaliste et parcourir le monde.
    Mathieu rêvait de devenir un aventurier car il adorait regarder des émissions où il apprenait à connaître des endroits lointains.
    Il pourrait ainsi découvrir, dans quelques années, des contrées inconnues et mystérieuses.
    Très sportif, il s’entraînait trois fois par semaine avec certains copains de la classe au basket. Et son équipe avait un entraîneur super cool !

    Les deux enfants vivaient avec leur mère à la lisière du Bois des Mouilles, dans une petite maison très confortable. Leur père habitait en ville avec une nouvelle compagne.

    Pour s’occuper correctement d’eux, leur maman, Annie travaillait à la maison. Elle était écrivain public. Bizarre ce métier, non ?
    En fait, elle aidait les habitants du village à remplir des formulaires, à écrire des lettres mais, parfois, Annie composait même des lettres d’amour !

    Chaque fois que les jumeaux rentraient de l’école, ils commençaient à se chamailler. Pour la console de jeux, pour l’ordinateur, pour le goûter et même pour le choix de l’émission TV qu’ils regarderaient plus tard !
    Alors, pour avoir un peu la paix, Annie, leur maman, les envoyait jouer dehors,

    Ce jour-là, Mathieu proposa à sa sœur d’aller s’amuser dans la forêt toute proche. Pour une fois, Annabeth accepta sans hésiter. Ils prirent donc leur trottinette et s’en allèrent.
    En chemin, Annabeth se mit à rêver : si seulement elle avait un beau cheval pour se promener, au lieu de cette vieille trottinette ! ! Un cheval noir, avec une crinière blanche avec lequel elle pourrait ,,,
    Aïe ! En pensant à être écuyère, elle avait oublié de regarder devant elle et une grosse racine l’avait faite tomber.
    Mathieu se mit à rire :
    – Trouillarde ! Un petit bobo comme ça, on n’en fait pas un
    drame ! Repose-toi un peu. Moi, je vais continuer à explorer
    la forêt et je reviendrai te chercher dans un moment.
    – Super ! ça vaut bien la peine que je sois venue avec toi.
    Merci pour la compagnie !

    Mathieu s’en alla. Heureusement Annabeth avait pris son cahier avec elle. Elle le sortit de son petit sac à dos et se mit à raconter sa chute.
    Pendant ce temps, Mathieu avançait dans le Bois des Mouilles et observait chaque arbre.
    Soudain, un chêne majestueux lui plut aussitôt. Et il se mit à grimper, grimper …
    Tout à coup, il vit un nid fabriqué avec des matériaux très différents : de petites branches, de la mousse, des plumes, des poils de chat ou de chien ainsi que des restes de végétaux.
    Il monta encore un peu pour mieux observer l’intérieur. Et que vit-il ? Une petite clé argentée qui brillait.
    Au moment où Mathieu allait la prendre, une petite chouette chevêche se posa sur une branche, à côté de lui. Ils s’observèrent un moment. On avait l’impression que tous les habitants de la forêt s’étaient tus et écoutaient ce qui allait se passer, A ce moment, l’oiseau s’approcha de Mathieu et lui murmura :
    – Ne touche surtout pas cette clé ! Je l’ai prise dans le donjon
    d’un château et je sais qu’elle porte malheur car dans la
    pièce la plus haute est emprisonnée une femme depuis
    vingt ans. Chaque fois que quelqu’un essaie d’ouvrir cet
    endroit pour libérer la pauvresse, lorsqu’il tourne cette clé
    dans la serrure, il meurt aussitôt !
    Et si tu tiens longtemps cette clé dans la main, elle fondra et
    brûlera ta main jusqu’à en faire un trou grand comme une
    pièce de cinq francs.

    Mathieu prit le temps d’admirer cette étrange créature qui lui parlait. Petite, elle avait des plumes grises et sur son dos, quelques plumes plus grosses et brunes, Mathieu savait que cet oiseau était un rapace grâce à ses serres et à son bec crochu mais, pourtant, elle ne l’effrayait pas du tout. Dans ses yeux, il vit la même douceur que dans ceux de sa mère. Et les yeux de la chouette avaient tout autour un rond jaune comme de l’or. C’est vrai, ils étaient très perçants ! Et pendant quelques secondes, Mathieu eut l’impression que cette chouette parvenait à comprendre ce qu’il y avait dans son cœur : sa tristesse d’être loin de son papa, son envie de gagner la coupe de basket et encore bien d’autres choses …

    Lorsque le garçon fut prêt à lui répondre, l’oiseau lui dit :
    – Je m’appelle Plume d’or et je suis là pour te protéger. Voilà
    une plume magique ! Prends-la ! Si, un jour, tu es en danger
    ou quelqu’un de ta famille, agite cette plume en disant mon
    nom et tu verras, un petit miracle arrivera ! Je ne t’en dis pas
    plus ! Amuse-toi bien !
    Et elle s’envola en faisant de petits cercles au-dessus de la tête du garçon puis, soudain, elle disparut comme par magie.

    Mathieu descendit avec précaution et, au départ du tronc, cachée par un feuillage très dense, il vit une porte en bois qu’il n’avait pas aperçue auparavant. Fallait-il essayer de l’ouvrir ?
    Non, il devait d’abord aller chercher sa sœur. Il se mit à courir et lorsqu’il arriva à l’endroit où l’accident avait eu lieu, il trouva Annabeth endormie car elle avait trop attendu ! ! ! Il s’agenouilla près d’elle et la réveilla doucement. Puis il lui expliqua toute l’histoire. Après, il lui proposa de retourner vers le chêne et d’entrer par la fameuse porte. Annabeth se mit à réfléchir puis elle s’exclama :
    – Tu es fou ! Tu as vu l’heure ? Maman doit être en colère !
    – Mais si on n’y va pas maintenant, demain je ne retrouverai
    sûrement plus le fameux chêne …
    Et pendant quelques minutes, il essaya de trouver d’autres arguments pour la convaincre.
    Annabeth n’écoutait pas vraiment ce que disait son frère. Mais elle avait lu tant de livres de contes qu’elle avait envie de vivre des aventures un peu plus extraordinaires.
    Alors, elle accepta et les jumeaux se dirigèrent vers l’arbre.
    Annabeth s’approcha de la porte et elle pensa qu’elle était fermée. Mais non ! Lorsqu’Annabeth poussa la porte, celle-ci grinça et s’ouvrit. Mathieu était derrière sa sœur et il vit, comme elle, une lumière aveuglante qui les empêchait de distinguer quelque chose.

    Lorsqu’ils furent habitués à tout ça, les deux se prirent la main et avancèrent lentement. Et là, une surprise les attendait : c’était un pays extraordinaire ! Il y avait une rivière où coulait du chocolat tiède, ça sentait tellement bon ! Les animaux qui se promenaient étaient faits de guimauve. Et les personnages qui les saluaient, moulés en pain d’épice. Les maisons, elles, ressemblaient à de très grands sucres d’orge !
    – Super ! dit Mathieu, nous avons trouvé le pays des bonbons !
    Pour moi qui suis très gourmand, c’est le paradis !
    Et il prit deux bonbons au réglisse qui formaient, avec d’autres, les murs de cette maison. Une langue de chat, deux chamallows, quelques sucettes … Mathieu se mit à manger, manger et il en oublia sa sœur !
    Quand, tout à coup, une trappe s’ouvrit sous leurs pieds et ils tombèrent dans un trou peu profond mais noir, noir ! Ils ne voyaient rien ! Annabeth se mit à pleurer à chaudes larmes et Mathieu ne parvenait pas à la consoler.
    La trappe s’était refermée sur eux et ils étaient vraiment prisonniers ! Mathieu chercha une sortie, poussa de toutes ses forces la trappe mais en vain ! Elle résistait !
    Soudain, Mathieu songea à la plume qu’il avait dans sa poche et la chercha aussitôt. Il sentit bientôt quelque chose de très doux. Cela lui fit penser à la chouette chevêche et il appela :
    – Plume d’or, je sais que tu ne peux pas m’entendre mais on a
    besoin de ton aide ! Viens vite !
    Il savait que ça ne servait à rien mais il commença quand même à agiter la plume en répétant le nom de l’oiseau.

    Soudain, devant leurs yeux ahuris, la chouette se mit à parler :
    – Mais oui, quand on croit vraiment à quelque chose, ça peut
    arriver ! Je vais vous libérer mais avant, je voudrais vous dire
    ces quelques paroles : ne mangez pas de friandises ici car
    tout est utile. Les murs pour que les maisons tiennent debout,
    les cours d’eau pour nourrir la nature, … C’est vrai, c’est
    tentant mais non !

    Lorsque les deux enfants se retrouvèrent à la sortie, près du tronc du chêne, la chouette les attendait. Elle ajouta encore ceci :
    – Tout d’abord, le plus important, c’est de rester unis en
    toutes circonstances, même si, parfois, on se chamaille.
    Ensuite, la gourmandise n’est pas toujours bonne conseillère.
    Et Plume d’or s’envola. Mathieu eut l’impression qu’elle souriait en les regardant.

    Et les deux gosses repartirent en direction de leur maison … main dans la main, en souriant.

  12. Bonjour Bernex,

    Une fois de plus, vous m’avez enchanté avec votre texte. Et croyez bien que pour un râleur comme moi, c’est un compliment difficile à exprimer (ça me gratte un peu la gorge !).
    Bien construit, parfaitement respectueux de l’orthographe, de la grammaire et respectant la consigne : ça c’est pour la forme. Pour le fond, c’est intéressant, on est pris par votre histoire, on s’identifie aux héros.
    Vous êtes même assez adroits avec les descriptions. Elle sont suffisamment claires pour provoquer des images, et pas trop longues pour ne pas ennuyer le lecteur.

    Oui, quelqu’un d’autre que moi dirait : c’est parfait ! Mais mon rôle de conseiller, alors ? J’ai l’impression de ne plus servir à grand chose… Que les élèves ont dépassé le maître ! Bon sang de bonsoir ! Il faut que je trouve une critique ou deux…

    On pourrait vous reprocher presque d’avoir trop d’idées ! Par exemple, vous n’avez pas vraiment exploité la pauvresse du donjon, la clef qui fond et perce les mains… Emportés par vos idées vous êtes (dirait maître Yoda !!!). Vous avez je crois touché du doigt le souci de tout bon auteur : savoir faire des sacrifices et ne mettre dans son texte que ce qui est indispensable. Si vous ouvrez une porte,si vous donnez une piste, si vous présentez un nouveau personnage, le lecteur sera frustré s’il n’en sait pas plus… Vous avez atteint le niveau le plus important : celui de faire des choix ! Ce sera votre mission pour la dernière étape : Faire des choix !!!

    En attendant, reposez-vous après ce texte marathon qui m’a beaucoup plu (je vais pouvoir le vendre très cher… Hiark ! Hiark !).
    Je vais faire une chose que je ne fais jamais : vous donner 2 images. Quand j’étais gosse, à l’école, au bout de dix petites images, on en avait une grande… Voici donc, tirés des voyages d’Onésime Courbouillon, un petit tour sur l’île de Bali et un autre en Albanie…

    Encore bravo et à demain à Genève ! Mot de passe : « Bataille des Livres »
    Onésime

  13. Cher Onésime,

    voici notre histoire.
    Merci pour tous vos conseils. Nous espérons que cette histoire plaira à vos éditeurs.

    Nous vous envoyons nos plus chaleureuses salutations.

    Classe de Ariane Haefliger, 6p, école du Val d’Arve, Genève

    ENTRE DEUX MONDES

    Je m’appelle Toma.
    Aujourd’hui, c’est un grand jour pour moi, car je vais dans une nouvelle école. J’ai un peu peur, car je ne sais pas si les élèves vont être sympas avec moi.
    Et franchement, j’ai de quoi avoir peur. En effet, ici, tout est plus grand : déjà ma chambre et puis maintenant l’école, la cour et les personnes.
    Mais me voici devant une énorme bâtisse. C’est bien là ma nouvelle école.

    Dans la classe, je suis assis à côté d’une fille qui s’appelle Vanessa. Elle est sympa avec moi. Vanessa m’a dit que non loin de là, il y avait un immense labyrinthe. Elle m’a aussi dit que c’était un Phénix qui en gardait l’entrée et que pour approcher cette magnifique créature, il fallait trouver La clé magique. Bien sûr je ne l’ai pas crue.
    Néanmoins, cette histoire m’a intrigué et j’y ai pensé un long moment le soir, dans mon lit.
    J’étais presque endormi, quand j’ai entendu frapper à ma fenêtre. C’était Vanessa !
    Elle voulait m’emmener voir le labyrinthe. Aventurier dans l’âme, je l’ai suivie.
    Nous sommes arrivés devant un énorme terrier. Vanessa ma pris la main et hop ! Nous avons sauté à l’intérieur. J’avais un peu peur.
    Nous avons marché silencieusement dans le terrier pendant de longues minutes. Il faisait humide et sombre dans ce terrier et nous n’étions vraiment pas rassurés. Vanessa me serrait de temps en temps la main, histoire de me dire que tout allait bien.
    Enfin, nous avons vu la lumière jaillir de ce profond tunnel. D’abord éblouis par un tel contraste, nous avons été aveuglés. Puis, peu à peu, nos yeux se sont habitués et nous avons aperçu, ce qui clairement devait être le Labyrinthe. Il nous faisait face, immense et menaçant.
    Au loin, nous avons aperçu le Phénix qui nous attendait de pied ferme.
    Vanessa a crié :
    – La clé ! Mais où est la clé ?
    J’ai chuchoté:
    – Elle est autour du cou du Phénix.
    Alors, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai tenté l’impossible. Je me suis jeté au cou du Phénix et lui ai arraché le collier qui retenait la clé.
    Le Phénix s’est alors agenouillé, puis s’est envolé dans les nuages, nous laissant dans le silence, face à l’énorme labyrinthe qui se dressait devant nous.
    Tout à coup j’ai entendu un petit bruit aigu qui a rompu le silence dans lequel nous étions plongés : « Bip, bip, bip ! »
    Je me suis réveillé en sursaut et j’ai cligné des yeux. J’ai aperçu une grande chambre, puis peu a peu j’ai reconnu les objets familiers et mon lit. J’étais dans mon lit. Le bruit provenait de mon réveil.
    A l’école, je me suis précipité vers Vanessa pour lui raconter mon rêve.
    Elle a alors murmuré à mon oreille, d’un air mystérieux :
    « Es-tu sûr que c’était un rêve ? », en ouvrant la paume de sa main sur la petite clé magique…

    • Bonjour les jeunes du Val d’Arve,

      Merci pour votre histoire. Je vois que vous avez bien bossé pour moi. Mais avant de proposer votre histoire à un de mes éditeurs, je pense qu’il y aurait quelques petites choses à faire pour la rendre encore plus intéressante. Enfin, c’est ce que je crois…

      L’idée de départ du rêve est classique, mais parfaitement adaptée à la consigne qui suggérait un univers fantastique. Toutefois, ça part un peu vite pour le lecteur à mon avis. Il aurait peut-être fallu discrètement suggérer par exemple que Toma n’est pas encore allé à la nouvelle école, donner quelques indices pour qu’il retrouve dans son rêve des traces de la réalité (un poster de phénix, une histoire de clef de la nouvelle maison perdue, le chemin pour la nouvelle école, compliqué comme un labyrinthe, qui angoisse Toma pour le lendemain par exemple.) Ainsi, vous auriez je pense intrigué et donc captivé un peu plus votre lecteur. Et à la fin, Toma découvrirait la Vanessa de son rêve. La clef dans sa main tomberait alors pile-poil !

      Enfin, je vous dis ça, moi… Ce n’est que mon avis ! Toujours est-il que vous avez respecté la consigne et produit un bon texte. Les idées ont dû fuser, ça se sent ! Alors bravo ! Vous l’avez méritée, votre image ! Un petit tour à San Francisco, voir le Golden Gate que j’ai traversé en vélo quand j’étais jeune…

      Et à bientôt pour la dernière activité !
      A plus…
      Onésime

  14. Cher Onésime,

    Voici notre histoire ! Nous nous sommes beaucoup amusés en l’écrivant !
    Nous avons hâte d’avoir ton avis et tes précieux conseils.
    Passe une belle journée !

    La classe de Mme Mont et Mme Jourquin
    Petit Collège de Godinne (Belgique)
    P4-5-6

    Main dans la main

    Dans un petit village nommé Godinne vivait une famille composée d’un papa, d’une maman et de leurs faux jumeaux de 11 ans : Rosaline (la plus âgée de 3 secondes) et César. Cette famille aurait pu être une famille comme toutes les autres … Mais malheureusement, ce n’était pas le cas ! Depuis leur naissance, Rosaline et César ne s’entendaient pas ! Leurs parents avaient tout essayé : thérapie, psychologues, punitions … Mais rien n’avait marché ! Ils se disputaient sans cesse …

    Tous les matins, César et Rosaline se querellaient pour savoir qui des deux allait s’asseoir à l’avant dans la voiture de leur maman. Une fois déposés aux stages de vacances, dans une très vieille école près de chez eux, les moniteurs leur expliquent qu’ils ont préparé une chasse au trésor dans tout le collège. Ils reçurent une carte au trésor. Les deux jumeaux se mirent à chercher les indices. Tout à coup, César dit à sa sœur : « Tu tiens la carte depuis trop longtemps, c’est à moi de la tenir… ». Rosaline refuse. Et ils recommencèrent à « chicaner ». César n’en pouvait plus de sa sœur, il voulait s’en débarrasser, tout comme sa sœur détestait son frère. Une veille femme qui passait par là se permit d’intervenir dans la dispute et leur a demandé d’arrêter de se chamailler. Ils refusèrent et se moquèrent d’elle. Mécontente, elle partit et laissa tomber derrière elle une clé d’environ 10 cm de long. Les enfants coururent chercher la clé pour aller la rendre à la vieille dame. Mais celle-ci était déjà partie. César mit la clé dans sa poche et ils continuèrent leur jeu en râlant. A la fin de la chasse au trésor, dans le couloir du sous-sol, les jumeaux se préparaient à rentrer. Quand tout à coup, César sentit, dans sa poche, la clé être attirée par la grille d’aération située sur le mur du couloir. Il sortit la clé de son pantalon puis il vit qu’il y avait une serrure dans la grille. Alors, il l’inséra dans celle-ci. Un vortex apparut. César et Rosaline recommencèrent à se disputer pour savoir qui rentrerait en premier dans le tunnel.

    Ne se décidant pas, César poussa sa sœur dans le tunnel en premier. Il hésita un instant à la suivre mais un grand vent le poussa à y entrer également. Ils hurlèrent tout au long de leur voyage. En voyant l’ombre de la vielle dame, au bout du tunnel, ils se calmèrent un peu. Un autre monde se présenta face à eux. Celui-ci était sombre, désertique et rocailleux. Un frisson de panique les envahit. Ils se demandèrent ce qu’il se passait.

    César, qui avait la clé en poche, voulut se mettre à courir vers la vieille dame. « Pourquoi est-elle là ? », se demandait-il ? Mais en un seul coup il se rendit compte qu’il n’était plus seul … Sa sœur était littéralement collée à lui. Il ne formait plus qu’un. Ils essayèrent de marcher ensemble … Impossible ! De nouveau, une dispute éclata !

    L’ombre de la vieille femme se rapprocha. Plus ils l’observaient plus ils voyaient une créature fantastique à 2 têtes. Elle était grande et de couleur verte. Des petits points jaunes décoraient sa peau. Celle-ci avait l’allure d’un dragon debout mais avec quatre pieds et quatre bras. Un peu comme César et Rosaline …. Ils étaient deux mais ne formaient qu’un ! Le monstre à deux têtes leur dit « Bonjour, nous sommes Guinni-guili et Guinni-gula. Bienvenus dans notre monde ! » Rosaline et César cessèrent leur conflit et leur demandèrent en même temps : « Pourquoi sommes-nous ici ? Que faisons-nous collés ? C’est quoi cette histoire ? ». Ils étaient furieux et complètement désemparés. Guinni-guili et Guinni-gula se mirent à rire et répondirent : « Doucement, les jumeaux ! Un à la fois ! Nous allons tout vous expliquer ! Voilà maintenant des années que nous vivons dans un monde parallèle au monde des humains. Nous vous observons vous les jeunes et nous intervenons lorsque nous trouvons que des conflits pourraient être évités. Nous, nous sommes responsables des frères et sœurs ! Et avec vous deux, nous nous sommes dits qu’il n’y avait pas d’autre solution que de vous faire venir ici ! ». Des grognements de mécontentement se font entendre du côté des jumeaux.

    « Oui », continuèrent-ils, « Cela ne vous plait pas d’entendre cela mais tant que vous ne vous entendrez pas mieux, vous resterez collés ensemble dans notre monde. »

    César et Rosaline se regardèrent catastrophés ! Comment allaient-ils faire pour s’entendre ? Cela faisait onze ans que tous avaient essayé ! Mais ils se rendirent compte que jamais cette envie n’était venue d’eux. Tous les deux avaient peur …

    Guinni-guili et Guinni-gula leur proposèrent de les aider ! « Vous allez devoir réaliser des épreuves » leur dirent-ils ! « Si vous travaillez ensemble et que vous vous aidez, vous les réussirez et vous pourrez repartir ». Rosaline et César acceptèrent. « Nous devons faire du mieux que nous pouvons », répondit Rosaline à César. « Ok, ok » répondit celui-ci, peu convaincu. « Nous serons vos adversaires », leur annoncèrent Guinni-guili et Guinni-gula. Rosaline et César doutèrent encore plus … Ces deux-là se connaissaient parfaitement et étaient très complices même s’ils n’étaient pas toujours d’accord ! Cela se voyait.

    La première épreuve se faisait dans le désert « Du Tite ». Accrochés ensemble par un seul pied, la première équipe à avoir passé la ligne d’arrivée gagnerait. « Attention ! … Go ! », annoncèrent-ils en démarrant ! « César, tu dois marcher droit ! » s’énerva Rosaline ! « Plus vite, dépêche-toi ! », cria-t-elle encore ! Devant, ils entendaient les mots bienveillants de leurs adversaires : « Allez ! Continuons comme ça, Guinni-guili. C’est super ! Ça va ? Tu te sens bien ? » Ils s’encourageaient ! Toute la course, les jumeaux se disputèrent et n’écoutèrent pas ce que l’un ou l’autre disait. Ce sont évidemment Guinni-guilli et Guinni -guilla qui gagnèrent la partie. Après cette première défaite, César et Rosaline se rendirent compte que personne ne serait là pour les aider et que leurs adversaires ne leur feraient aucun cadeau. Pour la première fois, ils se regardèrent et parlèrent face à face. Dans leurs échanges, ils furent touchés l’un comme l’autre de voir comme ils se connaissaient bien malgré tout. Ils n’osèrent pas au début trop le dire ou le montrer. Mais ils perdirent encore la deuxième épreuve. Pourtant, ils avaient réalisé tous les deux des efforts … « Sans doute pas assez », pensèrent-ils.
    Plus ils avançaient dans les épreuves plus ils apprenaient à être ensemble. Ils trouvaient leurs forces et les appréciaient. Lorsque l’un éprouvait des difficultés, l’autre redoublait d’efforts pour l’aider.

    Toutes les épreuves demandaient d’échanger, de collaborer, de faire confiance …

    La dernière épreuve arriva. Elle était terrible. Ils devaient monter au sommet de la montagne noire sans protection et le plus vite possible. Mais bien-sûr, une difficulté se rajouta. Celle-ci était le nid d’un dragon noir … L’ennemi de tous.
    Rosaline s’effondra avant l’épreuve : « Je n’y arriverai pas, César. Je ne suis pas assez forte ! Je suis épuisée ! J’ai peur ! » César regarda sa sœur et lui répondit : « Si ! De nous deux, c’est toi la plus courageuse ! Je crois en toi et j’ai confiance en toi ! Il faut que nous le fassions ensemble et nous y arriverons ! Allons-y ! »

    Ils furent courageux et donnèrent le meilleur d’eux-mêmes ! Ils montèrent cette montagne noire ensemble sans jamais se lâcher. Grâce à leur collaboration, leur bienveillance et leur amour l’un pour l’autre, ils arrivèrent en haut. Quelle ne fut pas leur déception de ne pas être arrivés les premiers ! Malgré tout ce qu’ils avaient appris, ils avaient échoué !
    César et Rosaline se serrèrent l’un contre l’autre et, pour la première fois en onze ans, ils se dirent : « Je ne souhaiterai plus jamais que tu ne fasses plus partie de ma vie ! J’ai besoin de toi et je t’aime fort ! ».

    A ce moment-là, Guinni-guili et Guinni-gula sourirent et applaudirent : « C’est cela que vous avez gagné ! L’amour d’un frère et d’une sœur sur qui vous pourrez toujours compter ! Nous sommes fiers de vous. » Ils les ramenèrent à l’endroit où ils étaient arrivés. César et Rosaline, heureux, virent le vortex arriver. Ils remercièrent leurs nouveaux amis et main dans la main plongèrent dans le tunnel.

    Classe de Mme Mont et Mme Jourquin
    Le Petit Collège de Godinne – Belgique
    Classe de P4-5-6
    File: AtelierdcritureP4_5_6-1.docx

    • Coucou le Petit Collège de Godinne,

      Dites-moi, vous vous êtes encore surpassés ! Votre histoire fourmille d’idées, de trouvailles… Mais surtout, surtout… elle fait réfléchir !!! On s’identifie aux deux héros, ils ne sont pas parfaits et nous rappellent nos propres défauts ! Moi qui croyais n’en avoir aucun, je m’aperçois que je ne suis peut-être pas parfait non plus. Vous vous rendez compte !!!

      Ce que j’ai préféré dans votre histoire, c’est la façon dont vos héros se sont sortis d’affaire. Rien n’a été simple, facile… Ils ont fait des efforts, ont échoué souvent avant de réussir. Un peu comme toutes les classes qui participent à l’atelier d’écriture. Ils travaillent avec acharnement sans devenir des écrivains en quelques minutes. Comme vous, ils font des efforts et progressent, peu à peu, avec des hauts et des bas…
      Votre dénouement est très bien trouvé et votre fin réussie, c’est top !

      Donc un grand bravo !!! Mais je ne m’appellerait pas Onésime si je ne trouvais pas des bricoles à vous « reprocher » (ce mot est bien trop fort, mais je n’en trouve pas d’autre !!!).
      Par exemple, il aurait à mon avis fallu mieux préciser au début qu’ils partent en stage, et en quelques mots « planter le décor ». La course au trésor arrive un peu vite.
      C’est parfois un peu difficile à suivre tant vos idées bouillonnent (l’ombre de la vieille dame qui finalement a deux têtes et un corps de dragon…).
      Et on peut aussi se demander qui est cette vieille dame, une sorcière, une fée ?

      Mais tout cela n’est que du détail, vous avez encore progressé ! J’ai vraiment apprécié votre façon de faire réfléchir sur l’amitié, l’entraide, la fraternité. Super boulot, mon éditeur va se régaler !

      Je choisis donc dans mon album de voyage une photo que j’ai prise au Laos il y a quelques années. Des frères et sœurs là aussi !

      A bientôt pour la cinquième activité et toutes mes amitiés à Anne qui je sais nous surveille.

      Onésime

  15. Cher Onésime,

    Voici notre histoire. Nous avons essayé de suivre vos conseils, j’espère que notre histoire vous plaira!

    La classe de 7FRCPs1 – Val-de-Travers

    Le miroir de l’autre monde
    Peter et Rose Foster sont des adolescents surdoués en classe. Peter est plutôt bagarreur, comparé à sa sœur, qui elle est très généreuse et intentionnée. Elle déteste quand son frère l’embête. Tous les deux aiment beaucoup l’aventure et adorent lire des roman de Jules Verne. Ils ont 15 ans et habitent à Londres dans une maison particulière.
    Nous sommes le 31 décembre 1999. Pendant que leurs parents sont à une réunion de travail en Australie pour des découvertes sensationnelles, ils doivent faire du tri dans leur cave. Quand tout à coup Rose s’écria:
    – Viens voir Peter, le miroir que j’ai trouvé: il est couleur or avec des yeux perçants.
    – Oui ben moi je me suis pris le pied dans une catelle.
    – On s’occupe de l’armoire, dit-elle tout en changeant de sujet.
    – Tu ne crois pas qu’on devrait d’abord réparer cette catelle?
    – Bon d’accord… Mais après on s’occupe de l’armoire, dit-elle un peu agacée.
    – Et du miroir, reprit son frère.
    Après s’être chamayé, ils décidèrent d’aller chercher des outils, quand tout à coup, ils entendirent un bruit sourd derrière eux. Ils se retournèrent et virent le miroir parterre, sur la catelle où Peter était tombé. Mais le miroir n’était pas cassé. Ils essayèrent de le soulever mais il était lourd comme 40 boulets. Ils le laissèrent tomber et vidèrent l’armoire. Ils ne virent pas le temps passé, qu’il était déjà 23:45 quand ils trouvèrent une petite pièce en métal en forme de pupille de chat ou de dragon. Dès qu’ils prirent la pièce dans leurs mains, ils s’écrièrent:
    – Et si on soulevait le miroir?
    – Bonne idée ! dirent-ils en cœur.
    Ils soulevèrent le miroir et à leur plus grande surprise, il était léger comme une plume. Mais à leur plus grand étonnement, la catelle n’était plus là. Ils virent une boite en fer, et, à l’intérieur, il y avait une clef couleur or avec des ailes inactives sur la poignée ainsi qu’un œil en métal au bout. À peine l’eurent-ils touchée qu’une serrure apparut sur le miroir. Ils enfoncèrent la clef que le miroir la rejeta. Au moment où ils allaient abandonner, leurs reflets changèrent et ils se virent en train de mettre la petite pièce en métal dans la poignée de la clé. Ils s’exécutèrent remirent, la clef dans la serrure et se firent aspirer. Ils atterrirent sur une tomate géante qui craqua, et soudain un bébé griffon en sorti. Peter et Rose étaient pétrifieés de peur. À peine toucha-il le sol qu’il commença à grandir et en 2 minutes, il atteint 1m82 environ. Il s’approcha d’eux et leur lécha la figure. Rose s’écria:
    – Ooooooooooh il nous prend pour sa maman.
    – Ah mais c’est dégueu, tu l’trouves mignon toi?
    Il avait dit ça avec tellement de mépris qu’il se prit un coup de queue dans le visage.
    – Mais c’est que tu es coquin! Il faut vite te trouver un nom. Regarde, c’est une femelle.
    – Et si on l’appelait Miss paillette?
    – Oooh oui pourquoi pas! Tu es d’accord? demanda l’adolescent.
    Le griffon acquiesça, mais tout à coup il commença à paniquer et il faisait de grands gestes.
    – Mais on ne comprend pas articule, le gronda Peter.
    – Mais arrête de la gronder! Tu ne vois pas qu’elle essaie de nous dire qu’il y a une affreuse femme grenouille qui nous espionne, là-bas dans l’arbre.
    – COOOOÂÂÂ vous êtes COOÂÂ dans mon COOÂÂ royaume.
    Ils se retournèrent et virent enfin dans quel monde ils étaient. C’était un jardin géant, mais au lieu de carottes ou de patates, il y avait des tomates géantes comme celle de Miss Paillette. Mais soudain, une voix interrompu leur rêverie.
    – COOOÂÂÂ je m’appelle COOÂÂ Maléfique. RENDEZ-MOI MON GRIFFON !
    – Jajajamais ! bégayèrent-ils.
    À peine eurent-ils fini leur phrase qu’ils se prirent un coup de langue dans la tête et tout devint noir. Ils se réveillèrent dans un cachot.
    – Mais où sommes-nous ?
    Ils entendirent une voix caverneuse.
    – Vous z’êtes dans le zâteau de Malésique.
    – Mais qui êtes-vous ?
    – Ze m’appelle Sandor mais Malésique m’appelle Coeur-de-pierre.
    – Mais pourquoi sommes-nous là ?
    – Ze ne zais pas.
    – Montrez-vous!
    Ils virent sortir de nul par une gargouille de pierre, la plus laide qu’ils n’aient jamais vu. Quand tout à coup Maléfique arriva.
    – Les enfants dites-moi où se trouve votre griffon.
    Miss Paillette sortit de l’ombre et d’un cri pulvérisa les barreaux. Même Sandor explosa. Rose et Peter grimpèrent sur son dos et elle s’envola. Au bout de quelques minutes elle plongea droit sur le miroir.
    – Miss Paillette que fais-tu ?
    – Non ne fait pas ça !
    Mais Miss Paillette ne les écoutait pas. Ils touchèrent le miroir quand soudain…
    – Peter réveille-toi vite, je dois te montrer quelque chose. Regarde j’ai trouvé ce livre et cette plume sous mon oreiller et j’ai rêvé que nous avions un griffon qui s’appelait Miss Paillette.
    – Moi aussi j’ai fait ce rêve! Aïe, il y a quelque chose qui me pique!
    – Attends, j’allume la lumière.
    Mais la lumière ne s’alluma pas. Au lieu de trouver une ampoule, ils trouvèrent une tomate qui craqua et à l’intérieure il y avait une figurine en forme de griffon qui portait le nom de « Miss Paillette ». Il souleva son oreiller et trouva deux autres figurines qui portait les noms de Sandor et Maléfique.
    – Je crois que ce n’était pas un rêve.

    • Bonjour les élèves du Val-de-Travers,

      En lisant votre texte, je vois que vous n’êtes pas tombés en panne d’imagination. Moi qui peine à trouver une pauvre idée, j’ai l’impression que vous en avez 1000 à la seconde ! C’est d’ailleurs peut-être cette débauche d’imagination qui a rendu parfois votre texte un peu difficile à suivre. Les idées et les images qui en découlent s’enchaînent à toute vitesse sans être toujours liées les unes aux autres. Votre lecteur se trouve un peu entraîné dans cette avalanche d’images et d’informations sans avoir le temps de respirer. Votre propos est donc parfois un peu confus, la faute à vos idées qui foisonnent.

      Mais je sais, je sais… Difficile de travailler en groupe et de laisser de côté de très bonnes idées. Alors on a tendance à essayer de tout mettre. Pour la cinquième et dernière activité, « faire des choix » sera votre mission ultime. Ne garder que ce qui est essentiel pour l’histoire, travailler la clarté et la simplicité. Oh, je sais, ce ne sera pas une partie de plaisir ! Mais si vous y parvenez ne serai-ce qu’un peu, vous aurez fait un grand pas vers le métier d’écrivain.

      Sinon, concernant le respect de la consigne, vous avez tout bon. Les deux héros, la clef, la créature, le lieu… Je ne trouve rien à redire: il ne manque aucune des contraintes ! Quelques petites maladresses subsistent parfois dans la concordances des temps. Quelques broutilles en orthographe… Un détail aussi : « catelle », c’est du français de Suisse. J’ai été obligé de faire des recherches pour trouver ce que ça veut dire. Mais vous ne pouviez pas le savoir !!!

      En tout cas, les petits valdetraversins, vous avez sérieusement et brillamment franchis la quatrième activité. Une image de mon album de voyage en guise de récompense : un souvenir d’une croisière sur la Volga lors d’un voyage en Russie.

      A bientôt et rendez-vous pour l’activité 5.

      Amitiés.
      Onésime

  16. L’aventure d’Huguette et Raymond

    Il était une fois, deux orphelins qui s’appelaient Huguette et Raymond perdus dans une forêt sombre et mystérieuse. Ils étaient en train de faire un tour de terrain quand soudain l’orage éclata. Paniqués et mouillés, les deux jeunes enfants trouvèrent refuge dans une grotte. Au fond de celle-ci, ils aperçurent une porte. Raymond et Huguette intrigués s’approchèrent d’elle. Soudain, un petit homme apparut !
    Les deux enfants effrayés essayèrent de fuir par la porte : sans succès ! Celle-ci était verrouillée et on pouvait apercevoir une étrange lumière par le trou de la serrure.
    Alors, les deux enfants lui demandèrent qui il était.
    – Je suis un farfadet, le gardien de cette grotte.
    A son tour, le lutin leur demanda : Voulez-vous aller de l’autre côté de la porte ? Les enfants curieux répondirent : Oui !
    Le petit bonhomme y mit une condition : celle de résoudre son énigme : Qu’est-ce qui est jaune et qui attend ?
    Les deux héros répondirent en cœur : Jonathan !
    Le petit être sortit la clé de sa poche et la leur donna. Une fois l’objet gagné, ils l’insérèrent, la tournèrent et poussèrent ainsi le portillon pour découvrirent une bibliothèque. Mais pas n’importe laquelle : un lieu où les livres volaient, les ordinateurs marchaient et les étagères parlaient… Ce qui la rendait magique !
    La créature présenta son fonctionnement et fit visiter ce monde imaginaire de livres. Il leur expliqua aussi qu’en cas de faim, ils n’avaient qu’à saisir un livre de cuisine, l’ouvrir, en toucher le plat désiré afin qu’il soit servi. Sitôt dit, sitôt fait, les deux enfants expérimentèrent et furent ravis.
    Huguette et Raymond se précipitèrent dans cette montagne de livres et découvrirent qu’à chaque ouvrage ouvert, une nouvelle aventure débutait pour eux.
    Passionnés par tous ces effets extraordinaires, les deux orphelins décidèrent de rester dans cet univers féerique jusqu’à la fin des temps.

    Classe 8H de F. Mele
    « Les Collines » Sion, Valais

    • Bonjour les élèves du Valais,

      Merci pour votre texte qui a un grand mérite : il est agréable à lire, facile à comprendre, intéressant et surtout, ce qui m’impressionne : très court. Faire court, c’est ce qu’il y a peut-être de plus difficile pour un auteur ! Ne pas se perdre dans des détails inutiles, aller à l’essentiel, voilà l’objectif d’une nouvelle. Vous avez compris le truc ! Pas la peine de parler pour ne rien dire, et blablabla et blablabla… Je pense que c’est une chose que vous aurez retenue de nos échanges, j’en suis content.

      Mais comme on se connaît maintenant très bien, vous savez que je vais quand même râler. C’est plus fort que moi ! Car vous avez fait tellement court que vous avez escamoté la présentation et la description de la créature. Connaissant votre talent, deux phrases auraient suffi. Et là, vous auriez été proches de la perfection. ce sera pour la prochaine fois…

      Sinon, votre choix des prénoms me semble un peu bizarre pour appartenir à deux enfants d’aujourd’hui. A moins que votre histoire ne se passe au début du siècle. Ou que vous ayez fait un clin d’œil à des personnages d’une série télé… Raymond et Huguette (Guéguette !), ça me dit quelque chose. Ai-je raison ?

      Quoi qu’il en soit, je suis content de vous. Je vous offre donc une image tirée de mes voyages. Au Vietnam, il y a des années… Ces enfants sont grands maintenant !

      Amitiés et à bientôt.
      Onésime

      • Bonjour,

        Merci pour vos commentaires qui nous permettront de progresser petit à petit. La description de la créature nous avait semblé inutile, car elle allongeait le texte.
        Oui, Onésime, vous avez parfaitement raison : les deux prénoms sont tirés d’une série télévisée dont nous ne dirons pas le nom.
        Toutes nos salutations et à bientôt.

        Le groupe de la classe

  17. Bonjour Onésime !
    Malgré votre supposé manque d’inspiration, vous réussissez à chaque fois à trouver un thème qui passionne notre équipe !!! Que d’imagination chez nos élèves ! Le plus difficile est de rassembler toutes les idées, en plusieurs étapes, d’éliminer les éléments hors sujet tout en gardant les perles de chacun, sans trop les frustrer. En fait, on crée du coup des tas d’autres textes ou morceaux de textes qui ne sont pas retenus pour la BDL, mais sont quand-même lus par les copains et les parents. C’est vraiment très chouette ! Et cette fois, bel effort, on est dans les temps !!!
    Alors bon courage pour tout le travail qui vous attend, j’espère que vous avez une belle terrasse ombragée pour vous mettre au boulot !
    Un grand merci et bonnes salutations,
    Isabelle Giauque et les 5P42

    BDL : Atelier d’écriture n° 4 :

    La clé magique.

    Bonjour ! Je m’appelle Alex et voilà mon amie Sophie ! Il y a quelque temps, une histoire bizarre nous est arrivée. Vous voulez la découvrir, hein ? Alors écoutez !
    Un jour, en rentrant de l’école, nous avons pris le chemin de la forêt. Je regardais autour de moi en espérant apercevoir des animaux et j’ai vu quelque chose qui brillait. C’était une clé en or massif, plus grande qu’une clé normale, cachée sous des branches. « Regarde Sophie ! La clé est peut-être tombée de ce nid de pie. Tu sais bien qu’elles aiment les objets brillants. »
    Dès que j’ai pris la clé dans ma main, elle a commencé à parler :
    – Bien le bonjour ! Je suis la clé magique de la forêt. Pouvez-vous me remettre dans la serrure de cet arbre ? Vous pourrez découvrir un passage secret et moi je pourrai être de nouveau à ma place.
    J’ai donné la clé à Sophie, après tout, c’est ma meilleure amie ! Avec précaution, elle l’a insérée dans la serrure. Une grosse porte s’est ouverte dans le tronc du chêne et un toboggan est apparu.
    La clé magique a dit : «Entrez, mais faites attention à la créature fantastique : elle peut être gentille comme elle peut être très casse-pied !»
    Sophie m’a dit : «Descends en premier, toi, parce que j’ai un peu peur…» Du coup, je me suis lancé courageusement dans le toboggan. J’ai tourné, tourné, tourné … et finalement j’ai vu des lumières qui clignotaient et je suis arrivé dans une immense grotte avec des plantes partout. Devant moi, j’ai vu des arbres gigantesques et une petite chaumière. J’ai crié à Sophie : « Vas-y, c’est trop cool ! » J’ai entendu un hurlement et Sophie est arrivée tout essoufflée : « Waow ! C’est génial ici ! Et si on allait voir ce qu’il y a dans la chaumière ? »
    En approchant de la chaumière, j’ai marché sur un rateau et boum, le manche m’est arrivé dans la tête et je me suis retrouvé par terre. « Ah, ah, ah ! » Une créature bizarre est sortie en riant de derrière les rochers. C’était un diablotin orange avec une queue en forme de flèche et une odeur immonde. En voyant le chocolat qu’il avait autour de la bouche, on s’est dit qu’il était sûrement très gourmand !
    Il m’a regardé et m’a dit : « Tiens cette corde, ça va t’aider à te relever ! » J’ai tiré sur la corde pour me remettre sur mes pieds et là, splash, un seau d’eau glacée est tombée du rocher et nous a trempés tous les deux, Sophie et moi. Le diablotin riait : « Vous êtes encore tombés dans le panneau ! Allez, suivez-moi, je vous offre le goûter dans ma chaumière pour me faire pardonner.»
    Un peu vexés par ce drôle d’accueil et encore tout dégoulinants, nous l’avons suivi en silence jusqu’à la porte de chez lui. Il s’est arrêté poliment pour nous laisser passer en premier. Sophie a posé la main sur la poignée : elle a poussé un grand cri et ses cheveux se sont dressés sur sa tête : elle était électrisée ! Très fâchée cette fois, elle a dit : « Non, mais ça va pas la tête ? T’es complètement zinzin ! » .
    La créature orange s’est excusée et nous a fait entrer. Dans la maison, on pouvait voir une mini cascade de chocolat et une mini plage en barbapapa. Affichés contre les murs, on voyait des plans pour faire des blagues.
    Nous nous sommes assis autour de la table et il nous a dit : « Vous allez voir, je m’appelle Nelson et je sais recevoir des amis. Servez-vous ! » Et il nous a servi une tranche de cake qui avait l’air appétissante et délicieuse.
    A peine j’avais mordu dedans, j’avais la bouche en feu et ma langue est partie en fumée. Pendant que je toussais, Sophie déballait le joli paquet que Nelson lui avait offert. Bing ! Un gros gant de boxe est sorti brusquement de la boîte et lui a donné un coup de poing sur le nez !
    Alors là, c’en était trop ! Et en plus, l’étrange bête se tortillait de rire en nous regardant !
    J’ai observé autour de moi et au fond du couloir, j’ai aperçu un panneau lumineux EXIT. J’ai attrapé Sophie par le bras et nous avons couru vers la sortie. Une fois passés derrière la porte, nous nous sommes retrouvés tout d’un coup comme par magie à notre point de départ, devant la porte de l’arbre et la fameuse clé.
    « Hé, la clé, ton copain de la grotte est vraiment très casse-pied, nous n’y retournerons plus jamais, ça c’est sûr ! » a dit Sophie à la clé. Elle a fermé la porte à double tour et a pris le morceau de métal dans sa main. Et c’est là que j’ai eu l’idée : – Nous allons faire fondre la clé pour en faire des colliers. Pour moi, ça sera une tête de mort. Et toi, tu aimerais quoi ? Sophie m’a répondu : « Une licorne, bien sûr ! »
    Depuis ce jour-là, à chaque fois que quelqu’un admire nos bijoux, on raconte notre aventure magique et extraordinaire, mais personne ne veut nous croire !

    Classe 5P42, 27 avril 2018.

    • Bonjour Isabelle et toute l’équipe de Corcelles-près-Payerne,

      Je profite des bourrasques et de la pluie accompagnée de températures sibériennes pour lire votre texte. Il fait ici au manoir un temps à ne pas mettre un écrivain dehors !

      Vous avez choisi une idée originale (parmi des tas d’autres, je m’en doute !) et vous avez su laisser de côté de bonnes idées qui n’avaient du coup plus leur place dans l’histoire. C’est une très bonne démarche qui prouve que vous avez bien compris les contraintes de l’écriture collective. Vous savez faire des choix, ce qui évite à votre histoire de partir dans tous les sens. Vous commencez à avoir du métier, en quelque sorte !

      Votre texte est bien construit, facile à lire, très clair et il répond à toutes les consignes données. Vous maîtrisez votre sujet ! De vrais pros !

      Bien sûr on peut toujours trouver quelque chose à redire (surtout moi, dites-vous ?). Si je voulais couper les cheveux en quatre, je dirais que j’ai eu un peu de mal à imaginer les deux héros faisant fondre la clef en or pour en faire des bijoux. Je vous explique pourquoi : dans la partie « fantastique » de votre histoire, le lecteur accepte tout-à-fait les clefs qui parlent, les diablotins farceurs et les cascades de chocolat. C’est du fantastique. Le lecteur a davantage de mal à imaginer les enfant fondre de l’or pour en faire des bijoux car ils sont revenus dans le cours normal de l’histoire. Me suis-je bien fait comprendre ? (Oui, parfois, c’est difficile d’expliquer les choses, même pour moi !).

      Vous l’aurez compris, cette remarque n’est qu’un détail. Je considère l’ensemble de votre texte comme une réussite. J’imagine déjà mon éditeur se frottant les mains après l’avoir lu et la somme astronomique que je vais pouvoir en tirer ! Tout ça en échange d’une petite image de mes vacances au Québec ! Ce n’est pas cher payé !

      Bravo pour cette quatrième activité et rendez-vous bientôt pour finir en beauté !

      Amitiés.
      Onésime

  18. Salut Onésime,
    Comme tu nous as permis de te tutoyer, on va en profiter.
    Voici notre texte, on espère qu’il te plaira.

    Petite note des auteurs: En Suisse, dans le canton de Fribourg, il y a une tradition le 1er mai. Ce jour-là, les enfants ont congé et vont sonner chez les gens du village pour leur chanter une chanson. Ils reçoivent ainsi des pièces de monnaie en récompense.
    C’est pourquoi, notre histoire se passe le 1er mai.

    On espère qu’on a pu te donner un peu d’inspiration…

    Bien à toi!

    Les élèves de 8H de l’école d’Avry-sur-Matran

    La bulle

    Hey, je m’appelle Millie, j’ai quinze ans et j’ai une histoire que j’ai vécue à vous raconter.

    Tout a commencé un mardi 1er mai en 2050. J’étais sur l’île Bulline, l’île où je suis née.
    J’avais plein d’amis mais… j’avais aussi un boyfriend, il s’appelait Théo.

    Je me promenais sur la plage avec Théo, quand je vis une feuille de papier voler. Je courus pour l’attraper. Et là, je me tapai contre quelque chose. Théo éclata de rire, moi je ne trouvais pas ça drôle car il n’y avait rien devant nous.
    J’approchai doucement ma main de la feuille et là mes doigts touchèrent une vitre.
    Puis je remarquai que nous étions tous enfermés dans une bulle dont j’aperçus le reflet.
    Théo et moi regardâmes la feuille et nous fûmes étonnés d’apercevoir une partition musicale ornée d’une magnifique clé de sol dorée.
    Grâce aux cours de latin de Théo, nous avons déchiffré les paroles d’une légende ancienne de l’île.
    Pour en savoir plus, nous nous rendîmes à la bibliothèque et allâmes voir dans les archives. Dans un vieux livre, nous découvrîmes le secret de la partition :
    « Pour sortir de la bulle, vous devez vous rendre dans le sous-sol de la bibliothèque. Trouver l’armoire en diamant et chanter la partition d’une voix puissante et angélique. »

    Nous courûmes jusqu’à l’armoire.
    Comme Théo était en train de muer il se sentit mal à l’aise car il n’arrivait plus à chanter. Je pris l’initiative de chanter seule.
    Tout d’un coup, l’armoire s’ouvrit et un phénix menaçant apparut les serres tranchantes tendues vers nous et les ailes déployées.
    Je me saisis d’un énorme diamant tombé de l’armoire et je lui arrachai les yeux. Théo l’acheva d’un lancé de diamant en plein cœur.

    Nous pûmes passer car l’armoire était un portail vers l’extérieur.
    Ce que nous vîmes avait l’air dangereux. Tout était lugubre et violent.
    Partout il y avait des drogués et des gens armés. La pollution était telle que plein de fumée noire montait vers le ciel vert de radioactivité.
    La plupart des maisons étaient en ruine et des squelettes jonchaient le sol.
    Des gens estropiés mendiaient dans la rue.
    Au loin des bombes explosaient.
    Cela ressemblait à une guerre mondiale.
    C’était vraiment un cauchemar.

    En voulant retourner dans notre bulle, nous remarquâmes que la porte était fermée.
    Tout à coup, je me rappelai de la partition. Je commençai à chanter mais rien ne se produisit.
    Sous le stress, Théo essaya, je me bouchai les oreilles, mais la porte s’ouvrit quand même. Pour rentrer, il fallait chanter faux.
    Nous nous précipitâmes vers l’armoire et nous fûmes surpris de voir le phénix en vie au stade de poussin. Il nous raconta qu’il était le gardien de la bulle et que son travail était de protéger les habitants de l’île de ce monde extérieur terrible.

    Depuis ce jour, nous décidâmes de devenir aussi gardiens de la bulle (une décision sacrément gonflée).
    Nous cachâmes la partition et gardâmes le secret à jamais.

    • Salut les élèves d’Avry-sur-Matran,

      Vous pouvez toujours venir sonner chez moi un premier mai, me chanter une chanson ou faire je ne sais quelles singeries, vous ne risquez pas de recevoir des pièces ! Vous voici prévenus !!!

      En ce qui concerne votre histoire, j’y ai relevé un très grand nombre d’excellentes idées. La bulle qui protège, les menaces qui pèsent sur les héros, l’ambiance SF et j’en passe. Il y avait là tous les éléments pour produire une bonne histoire.
      C’est d’ailleurs ce que vous avez fait. Votre texte répond aux contraintes données, nous invite à découvrir un univers original. C’est très bien !

      Je dois toutefois vous faire un petit reproche (vous avez l’habitude, maintenant, d’ailleurs je vous autorise à me maudire un peu…). J’ai eu parfois du mal à me représenter les choses. Les héros se retrouvent dans une bulle, puis ils vont à la bibliothèque, j’en ai déduit que la bibliothèque se trouve dans la bulle. Mais alors la bulle est grande ? Je n’ai pas vraiment réussi à imaginer les situations.Je ne parvenais pas à visualiser les personnages, leur bulle. Je n’ai pas non plus bien compris le rôle du phénix.
      Peut-être une relecture en vous mettant à la place d’un lecteur qui ne connaît pas l’histoire vous aurait aidés à rendre tout cela un peu plus clair. Oh, il ne manquait pas grand’chose ! Deux ou trois explications, une description par-ci par-là et le tour était joué. Votre consigne pour la dernière activité sera de vous mettre dans la peau du lecteur lors de votre dernière relecture.

      En tout cas, bravo pour vos efforts et votre imagination démesurée. Je vous pique deux ou trois idée. En échange, une image d’un de mes voyages au Rajasthan, une province de l’Inde.

      A bientôt pour la dernière activité.
      Amitiés.
      Onésime

  19. Bonjour Onésime,
    cette nouvelle activité nous a beaucoup plu et nous nous réjouissons déjà de découvrir la suivante !
    Chacun-e a rédigé son histoire et nous avons ensuite voté pour choisir laquelle envoyer. C’est celle d’Eva qui nous a le plus plu et nous l’avons un peu retravaillée tous ensemble.

    Bonne lecture, meilleures salutations des 7e d’Orvin et de leurs enseignants.

    La potion

    Bonjour, je m’appelle José et j’ai 11 ans. Je suis un ogre mince et vert. Ma meilleure amie s’appelle Suzy, elle a 11 ans aussi. C’est une ogresse verte et mince. Nous habitons dans le village de Magiland. Nous avons un gros problème, notre chef est malade. Si on ne lui rapporte pas une potion magique d’ici deux jours, il mourra. Cette potion se trouve dans une grotte dont seul le chef connaît l’emplacement.
    – Bonjour chef, vous connaissez l’emplacement de la grotte magique ? demande Suzy
    – Oui, mais je n’ai pas la force de vous expliquer le chemin. Prenez la carte sur le bureau et n’oubliez pas la clef. Elle ouvre le portail qui permet d’entrer dans la grotte.
    – D’accord, dit Suzy.
    Le chef est très vieux, il a 82 ans.
    – Attention à ne pas la perdre !!! crie le chef.
    Et nous nous mettons en chemin. Le lendemain, nous sommes très fatigués. Nous nous arrêtons vers un mur pour nous reposer. Suzy me dit :
    – José, regarde dans ce portail, il y a une serrure.
    Je lui réponds :
    – Tu crois que c’est celle pour notre clé ?
    J’essaie de la mettre dedans et pouf, elle rentre. Je dis à Suzy :
    – On a trouvé la grotte !!!
    – Trop cool, réplique Suzy.
    La grotte est noire et nauséabonde.
    Le portail s’ouvre et nous pénétrons dans la grotte, nous cherchons partout la potion. Je dis à Suzy :
    – C’est bizarre, on ne la trouve pas.
    – Eh, regarde, il y a une lumière !
    Nous sommes à deux pas de la lumière et Suzy crie :
    – Des licornes roses et blanches. C’est l’une d’elle qui a la potion !
    – Oui, mais laquelle ?
    – Il faut qu’on se dépêche, le chef ne tiendra pas longtemps !
    Nous cherchons, cherchons et tout à coup je dis :
    – Je vois la potion Suzy, elle est accrochée au cou de la licorne !
    – Cool, mais ne traînons pas.
    Nous étions presque à la sortie de la grotte quand tout à coup nous avons entendu une grosse voix :
    – GRRRR !
    – Ça existe les dragons ? me demande Suzy ?
    – Oui pourquoi ?
    – Parce que… COURS !!!
    Il y avait un dragon juste en face de nous !
    Avec la licorne, nous nous arrêtons devant lui et je lui explique :
    – Dragon, nous ne voulons pas te faire de mal, nous voulons la potion parce que notre chef est malade !
    Le dragon dit :
    – Je suis le dragon qui protège la potion.
    Suzy m’appelle et me dit :
    – José, il ne nous reste plus que 10 minutes, viens !
    Tout d’un coup, j’ai une idée.
    – Dragon, aide-nous à aller au village.
    – Pourquoi devrai-je aller avec vous ?
    – Parce que nous t’inviterons à faire la fête avec nous.
    Il accepte, nous montons sur son dos et, 5 minutes plus tard, nous arrivons déjà au village. Nous descendons du dragon et courons vers le chef.
    – Nous avons la potion ! dit Suzy.
    – Vous avez réussi ? demande le chef soulagé et surpris.
    Je lui réponds fièrement :
    – Oui, mais buvez vite la potion !
    Il boit la potion et il n’est plus malade.
    Le soir même, nous faisons une grande fête ! Et je dis à Suzy :
    – Tout est bien qui finit bien !

    FIN

    • Bonjour les amis d’Orvin,

      Vous avez employé une technique bien à vous pour produire le texte collectif. Travail individuel, on choisit ce qui plaît le mieux et on l’améliore collectivement…
      Voilà du bon travail d’équipe. Moi, ça me va !

      J’ai donc lu votre texte. D’abord il est plein d’idées et ça c’est important, les idées. Ensuite il est bien maîtrisé techniquement. C’est bien écrit, ça respecte l’orthographe et la grammaire et les dialogues sont particulièrement bien construits.

      Bien sûr, je ne m’appellerais pas Onésime Courbouillon si je ne trouvais pas un petit motif pour ronchonner.
      Par exemple, vos très bon dialogues vous ont fait un peu oublier les descriptions. Le lecteur ne sait rien de dragon pas exemple. Il doit créer ses images tout seul, ça ralentit sa progression dans l’histoire.
      Après j’ai trouvé que le dragon se laissait attendrir bien facilement. Pas même un petit jet de feu ? Pas la moindre hésitation pour donner la potion ?

      J’ai trouvé que la seconde partie de votre histoire était moins réussie que la première, qu’on ne vibrait pas vraiment assez avec les héros. Je sais, c’est difficile ! Mais vous êtes sur la bonne voie en tout cas.

      Il vous reste encore une activité et votre apprentissage du métier d’écrivain aura bien avancé. Alors, et seulement alors, vous aurez bien mérité de longues, longues vacances.

      En attendant, votre image d’un de mes voyages en cadeau. C’était il y a quelques années, au Sri Lanka, le pays du thé.

      Allez, à bientôt !
      Onésime

      • Bonjour cher Onésime,
        Merci pour tous ces compliments sympathiques. Oui, effectivement, nous avons employé une bonne technique 🙂
        Vos compliments nous motivent pour la prochaine activité. Notre prof nous a corrigé l’orthographe et la grammaire, mais vous… avant de nous critiquer, regardez ce que vous avez écrit. À “bon” vous avez oublié un “s” et pas exemple (?) ça ne veut rien dire. Et vous êtes écrivain ?!? Deux fautes, c’est beaucoup Onésime !
        Pour le dragon, on est vraiment désolé, on n’avait plus d’idées. Effectivement, il est un peu sympa mais c’est la nature qui lui a donné ce caractère. Et puis, si déjà on écrit des histoires pour vous, vous ne devriez pas ronchonner !
        Mais comme nous sommes d’accord, voici une nouvelle suite :
        Le dragon voulait cracher du feu, mais la la licorne l’en a empêché et lui a rappelé que le chef des ogres était son ami !
        Merci de nous dire qu’on est sur la bonne voie.
        C’est difficile de faire attention à toutes ces choses, alors merci encore pour vos compliments.
        Merci aussi pour la photo elle est très jolie. Vous voyagez beaucoup !
        Nous avons adoré participer à vos activités et nous attendons avec impatience de commencer la dernière !
        Salutations de la classe d’Orvin.

        • Bonjour Monsieur Dufresne,
          Où est passé Onésime et sa chaise ? A-t-il peur d’être pris en photo ? Comment se fait-il qu’il soit à chaque fois aux toilettes et que nous ne le voyons jamais ?
          Non seulement il nous critique, mais quand Mme Aufranc vient exprès le voir il se cache aux toilettes ?!? ☹ Pour les dédicaces il faudrait qu’il soit là ! Une autre fois, il devra être là.

          • Bonjour les amis…
            Moi j’étais bien content qu’il reste longtemps aux toilettes ou qu’il parte manger, le vieil Onésime ! Vous ne pouvez pas savoir combien la conversation avec lui est ennuyeuse: il râle tout le temps !
            Vous l’avez manqué de peu : à peine étiez-vous parti qu’il revenait du restaurant !
            En tout cas, merci pour la photo, je la garde pour mon album.
            Amitiés.
            Dider

        • Bonjour les jeunes !
          J’ai laissé passer votre commentaire. Et l’autre Didier Dufresne qui était parti je crois à Madagascar ne m’a rien dit ! Il est nul. Bon, je vous dis déjà que ce n’est pas la peine de compter mes fautes d’orthographe… Ce sont bien sûr des fautes de frappe et ce maudit logiciel ne permet pas de revenir en arrière pour corriger… Et puis d’abord c’est moi le chef, je fais ce que je veux ! Je vais quand même vous donner une image pour votre recherche de nouvelle suite. Ça prouve que ce travail vous tient à cœur. C’était au Vietnam il y a pas mal d’années…

          A bientôt pour la dernière activité.

          Onésime

  20. Bonjour Onésime,
    On est vraiment désolé de t’envoyer notre travail avec 1 jour de retard.
    Notre excuse?
    C’était notre fancy-fair ce week-end…
    On a donc dû préparer notre danse mais aussi notre remerciement à tous les instituteurs et institutrices qui nous ont emmenés jusqu’en 6ème année. Cette année, on leur a préparé un karaoké! On a transformé nous-même les paroles de la chanson « Place des Grands Hommes » de P. Bruel, on a appris à la chanter, madame nous a enregistré puis elle a fait un montage vidéo pour créer le karaoké. C’était pas gagné d’avance parce qu’il parait qu’au début, on chantait comme des casseroles!!!
    Le résultat final était vraiment top. Nos mamans ont pleuré et même notre directeur a versé sa petite larme!
    Bref!
    Voici notre histoire et on espère tous qu’elle plaira à ton éditeur.

    Bonne lecture et à bientôt,

    Les petits châtelains de Braine-le-Château

    Suspense…

    C’est l’histoire de Morgane et Antoine, des jumeaux de 12 ans. Depuis un certain temps, ils ont des flashs dans lesquels ils voient un des tiroirs de la chambre de leurs parents.

    Un jour, ils décident de se rendre dans cet endroit mystérieux.
    Une fois sur place, ils cherchent dans toutes la pièce et trouvent le fameux tiroir. Ils l’ouvrent et là, un minuscule chien en sort en volant. Il se pose par terre et commence à grandir, grandir, grandir jusqu’à avoir la taille d’un cheval. Morgane et Antoine courent jusqu’à la sortie mais celle-ci est maintenant verrouillée. Les deux adolescents paniquent quand tout à coup, le chien se met à parler :
    – Bonjour, je suis le gardien de la clef que vous cherchez sûrement. Vous devez la trouver dans un délai de 5 minutes sinon… je vous mange ! Comprenez-moi, je suis dans ce tiroir depuis un millénaire, j’ai super faim.
    Ils réfléchissent un instant puis Morgane demande :
    – Elle dans le tiroir ?
    -NOOON pas du tout, répond le chien d’un air suspect. Le chien avoue finalement que la clef est bien dans le tiroir. Il indique ensuite à Morgane et à Antoine dans quel lieu ils doivent se rendre. Il s’agit de la forêt Achtralalaitoum.

    Une fois sur place, la clef est attirée par un arbre. Près de celui-ci, il y a un portail. Sans rien comprendre, la clef se place dans la serrure du portail et les jumeaux sont transportés vers un lieu magique et extraordinaire. Une fois arrivés sur place, une pancarte leur indique qu’ils sont à Licorn-Land.
    Ils se dirigent vers ce village et y croisent en chemin de jolis petits poneys tout mignons et tout roses. A ce moment-là, les poneys se mettent à exploser de panique! Les poneys crient : «  C’est la guerre ! » Un poney vient près des deux jumeaux et leur dit : « Bon, les jumeaux, vous restez là ou vous allez nous aider ? » Oups…

    Tout à coup, l’écran géant se coupe. Julie et Arthur se regardent, frustrés. « Nooon, c’est un entracte ! »
    C’est toujours pareil au cinéma ! Il faut toujours qu’ils coupent le film en pleine action !
    Vivement que le film reprenne parce qu’ils ont hâte de connaître la fin de l’histoire… Et nous aussi !!!

  21. Coucou les châtelaines et les châtelains,

    J’aurais bien aimé vous entendre chanter pour la Fancy-faire (je ne connais pas ce truc-là !) et surtout aux répétitions, quand vous chantiez comme des casseroles ! Un jour peut-être…

    Mais finie la rigolade et les chansons. Attaquons la « critique » de votre texte (critiquer ne veut pas dire forcément comme on le pense souvent « dire du mal ». Plutôt donner son avis…)

    Pour une fois, je commence par la fin. Excellente, votre dernière phrase ! Et impertinente aussi. Cette manière de se moquer gentiment du lecteur et lui dire qu’il ne connaîtra pas la fin ne me déplaît pas du tout. Il ne faut pas en abuser, mais là ça tombe très bien.
    Seulement voilà, si la fin « tombe bien », j’aurais aimé que le début donne quelques indices au lecteur sur le fait qu’on assiste à un film (juste des indices… Deux enfants, des lumières, des flashs… et on part dans un monde de cinéma…
    Vous auriez alors pu développer un peu un « vrai » début d’histoire (Licorn-Land et ses poneys n’ont pas vraiment de « présence » à l’écran. ). Et vous n’auriez eu qu’à intriguer le lecteur sans vous préoccuper de la fin puisque le lecteur (comme vous…) ne la connaîtra pas.

    Bon, tout ça, c’est plus facile à dire qu’à faire ! J’en conviens. mais c’est mon boulot que de dire ce que je pense. A ce propos, je pense aussi que vous êtes des élèves sérieux et que vous m’avez remis un texte répondant aux consignes que j’avais données. C’est bien (Je vous fais grâce du jour de retard, il n’y aura pas de sanctions !). Mon éditeur décidera s’il publie ou pas…

    Quoi qu’il en soit, votre image vous attend en remerciement. C’était il n’y a pas si longtemps, au Cap Vert (vous chercherez où ça se trouve !)

    Amitiés.
    Onésime

    • Croisons les doigts pour que tu arrives à visionner notre karaoké…
      Il a été projeté à la fin du spectacle (où toutes las classes dansaient chacune à leur tour) et était destiné à remercier tous nos profs (ceux cités dans nos paroles).

  22. Cher Onésime,

    Nous sommes passés vous voir vendredi au salon du livre, mais vous étiez parti manger. Heureusement, nous avons eu la chance de rencontrer Didier qui nous a accordé un petit délai pour publier notre texte.
    Le voici donc. Nous nous sommes fixés un sacré défi avec cette nouvelle activité en voulant écrire un récit d’aventure, mais nous nous sommes beaucoup amusés.
    Bonne lecture et à bientôt

    Into the game

    Une légère brise la réveilla. C’était une agréable journée du début de l’automne qui promettait d’être ensoleillée. La température était douce. Camille ouvrit les yeux et comme tous les matins regarda la photo de son père posée sur sa table de chevet. Elle se leva et s’habilla. Camille rejoignit la cuisine. Sa mère était déjà partie au travail. Elle vit qu’elle avait laissé un colis sur la table de la cuisine. Il lui était adressé. Camille l’ouvrit et trouva une rose noire et une clé USB. Un souvenir lui revint en mémoire et les larmes lui montèrent aux yeux : la rose noire était le logo de la société de jeux de son père. Avant de disparaître, il était concepteur de jeux vidéo. Elle essuya ses yeux d’un revers de manche et grimpa à l’étage avec son étrange paquet dans les mains. Camille avait très envie de voir ce qu’il y avait sur cette clé USB. Elle savait qu’il y avait un rapport avec son père, mais elle ne savait pas lequel. Elle chercha l’expéditeur mais l’envoi était anonyme et aucun mot n’accompagnait cet étrange paquet. Elle ne voulait pas être seule pour découvrir le contenu de cette clé alors elle appela son copain Maxime. Son meilleur ami. Ils se connaissaient depuis la première primaire. Il avait été là pour elle quand son père avait disparu, il y a cinq ans et ils ne passaient jamais une journée sans se parler. Elle prit donc son téléphone et lui envoya un laconique « SOS ». Moins de 5 minutes plus tard, sa sonnette retentit et elle alla lui ouvrir.
    – Que se passe-t-il lui demanda-t-il sans prendre la peine de la saluer. En effet, ce genre de conventions n’était pas nécessaire entre eux. Ils aimaient aller droit au but.
    – J’ai reçu une clé USB ce matin par la poste. Je n’ai aucune idée de qui a pu me l’envoyer mais elle était accompagnée d’une rose noire.
    – Tu crois que c’est ton père qui te l’envoie lui demanda-t-il aussitôt ?
    – Je n’en sais rien, mais je ne voulais pas être seule pour le découvrir.
    – Alors, montons vite voir !
    Ils montèrent les marches quatre à quatre et arrivèrent tout essoufflés dans la chambre de Camille. Ils s’assirent en silence devant son ordinateur portable et Camille regarda Maxime. Il l’encouragea d’un signe de tête, Camille inspira profondément et inséra la clé dans le port USB. L’ordinateur trembla et l’écran devint tout noir. Au bout de quelques secondes, il se ralluma.
    En lettres bleues, on pouvait lire : kkzgkjglujgilug
    – Ce nom me dit quelque chose murmura Camille. Elle continua de regarder fixement l’écran.
    L’ordinateur afficha ces étranges mots pendant une dizaine de seconde puis une jauge d’une couleur bleuâtre s’afficha. Un pourcentage augmenta progressivement à l’écran : 1%, 25%, 50%, 75%.
    Au moment où la jauge afficha 100%, un message d’erreur apparu. Une lumière éblouissante jaillit de l’écran.

    La chambre de Camille disparût et ils se retrouvèrent dans une immense plaine qui s’étendait à perte de vue. Le ciel était bleuâtre et se confondait à l’horizon avec l’herbe qui reflétait cette même couleur froide. Ils échangèrent un regard paniqué et Camille s’écria :
    – Où sommes-nous ?
    – Je n’en sais rien du tout murmura Maxime qui était devenu blanc comme un linge.
    Camille qui était très pragmatique décida de ne pas s’apitoyer sur leur sort et proposa :
    – Nous devrions marcher pour essayer de comprendre où nous sommes arrivés.
    – D’accord mais restons bien ensemble suggéra Maxime peu rassuré.
    Ils marchèrent quelques minutes. Maxime fixait le ciel avec insistance et s’exclama soudain :
    – Regarde, il y a quelque chose d’écrit dans le ciel : jhsjklfhljkhflkjhf. Je crois qu’on est dans un jeu. Il devait être installé sur la clé USB et quand on l’a inséré dans l’ordi, il y a dû y avoir un bug.
    – Tu sais Maxime, je crois que c’est le jeu que mon père était en train de concevoir au moment où il a disparu !
    – C’est vraiment bizarre, comment peut-on se retrouver dans un jeu vidéo ?
    – Aucune idée.
    Ils commencèrent à marcher en silence en partant dans une direction au hasard. Au bout de quelques minutes, Camille se rendit compte qu’elle marchait toute seule. Maxime avait disparu. Si elle avait réussi à garder son calme jusqu’à maintenant c’est uniquement parce que Maxime était avec elle. Elle sentit la panique l’envahir et se mit à courir en criant le nom de son ami. Elle courut sans s’arrêter mais ne vit rien d’autre que de l’herbe. Cette herbe bleuâtre qui se noyait dans l’horizon. Elle courut pendant une durée qui lui parut interminable sans rien trouver quand soudain elle se retrouva au pied d’un immense ravin.
    Camille n’eut pas le temps de se demander ce qu’elle devait faire quand tout à coup une majestueuse licorne surgit de nulle part. Sa longue crinière retombait délicatement en longues boucles blanches. Elle dégageait une aura étrangement apaisante. Camille se sentit rassurée en sa présence comme s’il ne pouvait plus rien lui arriver de mal et fut à peine surprise quand la douce voix de la créature enchanteresse s’éleva et dit :
    – Camille, c’est ton père qui m’envoie. Cet univers est celui du dernier jeu qu’il a créé. Un bug s’est produit lorsqu’il a voulu le tester pour la première fois et depuis il est coincé dans ce jeu. Le seul moyen de sortir de ce jeu et de vaincre le boss final. Si tu veux aider ton père, tu dois retrouver Maxime et vous devez gagner ce jeu ensemble. Ton père ne peut pas t’aider, mais il m’envoie te transmettre ces mots afin que tu puisses retrouver ton ami. Ton père a confiance en toi. Il sait que tu es capable de résoudre cette énigme et de gagner ce jeu. Ecoute attentivement :

    Il faudra faire beaucoup d’efforts pour le sauver.
    Loin d’ici tu le trouveras,
    Et il a besoin de toi.
    Seras-tu capable ?
    Tu es prête ?
    Deux chemins tu trouveras.
    Et un seul t’y emmènera.
    L’autre vous tuera.
    As-tu compris ?
    Un des chemins est mortel et ce ne sera pas le plus facile
    Tu t’y reflèteras à l’infini.
    Rejoins la sortie, sinon tu mourras.
    Et maintenant tu comprends ?
    Ce que tu as découvert, t’en sers-tu ?
    Oh grands pouvoirs que vous avez.
    Tu les utiliseras, je te l’assure.
    Et maintenant, trouve l’endroit.

    Ces paroles contiennent la clé pour retrouver Maxime, fais-en bon usage.
    La première lettre de ces vers la clé te donnera.

    Après ces derniers mots la licorne disparut. Elle disparut aussi soudainement qu’elle apparut et Camille sentit une étrange sensation de vide. Dans les mains de Camille apparut un parchemin sur lequel était rédigées les paroles que venaient de prononcer la licorne. Camille inspira profondément et se replongea dans l’énigme. Elle essaya de ne pas se laisser envahir par ses émotions. Son père était encore en vie ? Elle devra y penser plus tard. Pour l’instant, elle devait se concentrer sur Maxime et sur cette énigme. Seule, elle n’aurait pas le courage d’affronter cet étrange jeu. Elle avait l’habitude de ce type d’énigme, elle en faisait souvent avec son père. C’était presque rassurant de faire quelque chose d’aussi familier dans un environnement aussi inconnu.
    – Deux chemins, les premières lettres… Mais oui, comment choisir le chemin. Attends pourquoi les premières lettres sont écrites dans une autre couleur ? Je crois qu’elles forment une phrase « il est de l’autre côté » !
    Il faut donc que je traverse le ravin. Il est impossible de le traverser le ravin. Elle devait donc le contourner. Elle se remit à courir et se rendit compte qu’elle courait plus vite que d’habitude. La vitesse à laquelle elle courait était surhumaine. Elle le réalisa en constatant qu’elle avait déjà contourné la moitié du ravin en quelques minutes alors qu’il lui aurait fallu des heures en temps normal. C’est aussi à ce moment qu’elle réalisa qu’elle n’était pas essoufflée alors qu’elle courait vraisemblablement depuis des heures.
    Tout d’un coup apparut de nulle part une étrange structure. Une vision surréaliste s’offrit à elle. De longs murs recouverts de miroir s’étendaient à perte de vue. Elle regarda un instant son image se refléter à l’infini. Cette mise en abîme la mettait très mal à l’aise et cet étrange labyrinthe dégageait quelque chose de malsain. Elle s’apprêta à contourner cet étrange labyrinthe mais les paroles de la licorne lui revinrent en mémoire :
    Deux chemins tu trouveras.
    Et un seul t’y emmènera.
    L’autre vous tuera.
    As-tu compris ?
    Un des chemins est mortel et ce ne sera pas le plus facile
    Tu t’y reflèteras à l’infini.
    – J’imagine qu’il s’agit d’une référence aux miroirs. La voie de la facilité serait évidemment de ne pas entrer dans ce labyrinthe, mais mon père veut apparemment que je choisisse le chemin le plus difficile.
    Découragée, elle s’appuya contre un des murs. A l’instant où son épaule toucha la surface froide, le verre se fissura, se craquela et un pan entier de mur explosa en d’infimes particules de verre. Blessée à la joue par les éclats, Camille eut un mouvement de recul et heurta le miroir opposé…qui explosa en un affreux bruit instantanément. Camille fut alors propulsée en avant. Elle tomba, reprit ses esprits, se releva rapidement et entendit alors un crissement de verre. Le plafond s’écroulait à l’entrée du labyrinthe, retenu uniquement par une troisième paroi au loin. Sans prendre le temps de réfléchir, Camille s’enfonça dans le labyrinthe de verre. Une fois arrivée au premier virage, elle s’arrêta et regarda derrière elle. Le long couloir qu’elle venait de traverser était à présent une étendue de pics de cristal et autres rochers de verre acérés jonchant le sol.
    – Il ne faut surtout pas que je touche les miroirs sinon…
    Elle n’était pas rassurée en posant un pied sur le sol qui lui renvoya également son image, mais pour le moment le sol ne semblait pas obéir aux mêmes lois que les parois. Elle commença donc à avancer dans cet interminable labyrinthe. Une personne normale serait probablement morte de faim dans cet amas infini de chemins, avec ces miroirs, il était impossible de les distinguer, mais elle pouvait les parcourir à la vitesse de la lumière. Ou presque. À chaque contour, chaque virage, Camille ralentissait de crainte de toucher un miroir. À plusieurs reprises, Camille faillit tomber, faillit toucher ces murs néfastes. Mais elle n’abandonnait pas, continuant à avancer, à accélérer, parfois prise de panique à l’idée de demeurer à jamais dans ce lieu si pur qu’il en était angoissant.
    Elle arriva alors dans une pièce de forme ovale. Elle eut un instant peur de se retrouver dans un cul de sac. En avançant dans la pièce, elle se rendit compte que ses murs étaient plus sombres. Les miroirs étaient incrustés de gemmes de couleurs et de formes différentes. Les couleurs reflétaient la lumière en d’innombrables variétés. Camille aperçut alors, au centre de la pièce, à ses pieds, trois aspérités dans le sol. Les trous étaient chacun colorés différemment. Un cyan, un magenta et un jaune.
    Camille réfléchit un instant et se rappela des nombreuses heures passées à jouer avec son père, à ces jeux d’aventure. Elle se mit en quête de gemmes des couleurs des aspérités. Elle en trouva vite une aux tons bleus, incrustée dans le mur. Elle l’y arracha sans peine et la plaça dans le trou. Un tremblement de terre secoua un peu la jeune fille. Convaincue dans sa démarche, Camille chercha alors les autres gemmes. Une gemme rouge se trouvait aussi à portée de mains. Elle eut plus de peine à extraire la gemme jaune, à 3 mètres de hauteur dans le mur opposé à l’entrée de la pièce. Il lui fallut lancer un crâne trouvé auparavant dans la pièce pour déloger l’objet convoité. Une fois les trois gemmes placées, le plafond s’écarta lentement et le sol se mit à monter vers les cieux à une vitesse trop importante pour rassurer Camille.
    L’ascension se termina bien plus haut que les murs du labyrinthe. Camille embrassa alors du regard les limites du lieu, et aperçut la sortie au loin, droit devant elle. Elle regarda alors à gauche et à droite et se rendit compte qu’autour du labyrinthe, aussi loin que put porter son regard, les terres étaient jonchées de volcans crachant feu et flammes. A coup sûr elle avait choisi le bon chemin.
    La plateforme se mit alors à descendre. Vite, Camille tenta de mémoriser le chemin à parcourir pour en sortir. Avec ses ongles, elle traça dans son avant-bras des marques rouges indiquant les directions à prendre. Si elle ne se trompait pas, le chemin serait court.
    Une fois redescendue, Camille sortit de la pièce. Un pan de mur se referma, condamnant alors la pièce. Camille entendit alors un fracas monumental. La pièce s’était certainement effondrée sur elle-même.
    Elle observa alors son avant-bras ensanglanté, prit une longue inspiration et se lança à l’assaut de ce labyrinthe, armée d’espoir cette fois-ci.

    Elle trouva la sortie au premier essai.

    Elle se précipita auprès de son ami qui gisait à terre inconscient. Elle décida de le veiller jusqu’à ce qu’il se réveille.
    La nuit passa et au lever du jour Maxime ouvrit doucement les yeux. Il fut soulagé de voir Camille à côté de lui. Dès qu’elle vit qu’il était réveillé, elle se précipita auprès de son ami et lui demanda soulagée :
    – Comment tu vas ? Je me suis tellement inquiétée !
    – Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Nous marchions et tout d’un coup tout est devenu noir. J’ai rêvé de ton père. Il m’a dit qu’il était coincé dans ce jeu et qu’il fallait que l’on gagne la partie pour pouvoir sortir du jeu. Il m’a dit aussi que nous avions acquis des pouvoirs en entrant dans le jeu.
    – Ça j’ai pu m’en rendre compte. Je cours incroyablement vite ! Mon père m’a envoyé une énigme qui m’a permis de te retrouver.
    – Tu te rends compte Camille, ton père qu’on croyait disparu depuis toutes ces années ?
    – Je n’arrive pas à réaliser. Je commençais à me dire qu’il était mort…
    Elle s’interrompit lorsqu’un bruissement se fit entendre et les feuilles se mirent à bouger. Les deux amis retinrent leur souffle quand ils virent bondir un écureuil.
    Ils n’eurent pas le temps d’être soulagé quand un bruit sourd retentit et que le petit rongeur se mit à grandir de manière disproportionnée.
    Camille attrapa le bras de Maxime et se mit à courir. Elle atteint rapidement sa vitesse maximale et filait bientôt plus vite que le vent. Malgré son incroyable vitesse, une créature gigantesque les dépassa rapidement et apparut devant eux dans un mystérieux éclair bleuté. Pétrifiés de peur, ils n’osèrent plus faire le moindre geste et observaient l’immense dragon noir qui les regardait de toute sa hauteur. Des lignes d’un vert fluorescent dessinaient des arabesques sur ses écailles d’un noir de jais. Sa tête était ornée de deux cornes et ses dents avaient la taille de grands couteaux.

    Tout à coup la voix du père de Camille retentit dans la tête de Maxime.
    – N’as-tu pas remarqué ce que tu as dans ta poche ?
    Maxime mit sa main dans sa poche et en sortit sans vraiment comprendre comment c’était possible une immense lance.
    – Ecoute-moi, avec cette lance tu vaincras le dragon dit la voix dans sa tête. Tu as également le pouvoir d’invisibilité, il te suffit de frapper trois fois dans tes mains.
    Pendant ce temps, le monstre lançait des boules de feux sur Camille qui peinait à les éviter malgré sa vitesse surhumaine. Pourtant elle tint bon et le dragon ne parvenait pas à la toucher. Pendant que Camille détournait l’attention du dragon, Maxime en profita pour appliquer les conseils qu’il avait reçu et frappa trois fois ses mains. Il devint en effet invisible. Le dragon qui était trop obsédé par l’idée de toucher Camille ne s’aperçut même pas que Maxime avait disparu. Il s’acharnait à lancer des boules de feu d’une puissance incroyable. Sa taille ne l’empêchait pas de se mouvoir à une vitesse hallucinante. Malgré sa nouvelle puissance, éviter les attaques du dragon lui demandait un tel effort qu’elle commença à s’essouffler. Au moment où elle commença à se décourager, un silence assourdissant s’abattit. En effet, le dragon s’était immobilisé. Camille ne comprit pas tout de suite ce qui venait de se produire. Une immense lance était sortie de la poitrine du dragon. Maxime l’avait touché en plein cœur. Le dragon s’effondra et au moment où il toucha le sol, cet étrange univers bleuâtre disparut.

    Ils se retrouvèrent soudain dans la chambre ensoleillée de Camille.
    – Où est mon père s’exclama la jeune fille ?
    – Il a dû rester coincé là-bas répondit tristement Maxime en voulant la prendre dans ses bras.
    C’est à ce moment que la sonnette retentit.
    Camille descendit les escaliers en courant et ouvrit la porte. Elle regarda d’une manière hésitante l’homme qui se tenait devant elle, elle ne l’avait pas vu depuis si longtemps !
    – Papa s’écria la jeune fille en pleurant, tu m’as tellement manqué. Je pensais que j’aurais tant de choses à te dire en te retrouvant, mais les mots me manquent.
    – Ne t’inquiète pas ma chérie, je te remercie de m’avoir ramené. Nous avons tant de temps à rattraper, mais nous avons tout le temps maintenant.
    – C’est Maman qui va avoir une sacrée surprise.

  23. Bonjour les amis !

    Triple-Zut ! Nous nous sommes manqués de peu à Genève ! J’ai vu votre bus partir presque sous mon nez et mes vieilles jambes ne m’ont pas permis de vous courir après ! Didier m’a dit que vous aviez discuté un peu dans les jardins autour du salon. Avec moi, la conversation aurait été mille fois plus intéressante, je vous l’assure ! Pas de chance…
    Il m’a montré les photos qu’il a prises avec vous mais ce nigaud a oublié de vous donner vos MARK’TAPAGE collector. La maîtresse me donnera l’adresse de l’école et je vous les enverrai par la poste (vous me direz combien vous êtes, y compris la maîtresse…)

    Bon, passons à votre texte… Alors là, vous avez fait très fort ! Quel travail ! Pour un sacré défi, c’est un sacré défi !!!
    Mais comme on dit, le jeu en valait la chandelle !

    D’abord vous avez réussi à me tenir en haleine d’un bout à l’autre du texte (et il est fort long !). On est entraîné et on veut savoir ce qui va arriver.
    Ensuite, c’est très bien rédigé, avec un vocabulaire soutenu, des mots choisis, une recherche de style… Chapeau !
    Enfin, vous avez, et c’est là ce que j’ai préféré, réussi à recréer l’ambiance des jeux vidéo une fois que votre héroïne doit retrouver Maxime. Énigmes, transformations, armes, super-pouvoirs, rythme trépidant… Rien ne manque dans la panoplie ! Du beau travail !

    Bien sûr, toutes les contraintes de départ sont respectées. Pour des élèves (et une maîtresse…) d’élite comme vous, c’était facile ! Bon, le vieux ronchon (ça c’est moi ! hahaha !) pourrait dire qu’il a regretté à la fin de ne pas savoir comment le père était sorti du jeu, ce qui l’avait finalement délivré (la mort du dragon, je pense ?). Mais vous aviez tellement travaillé à la rédaction du corps de texte que c’est le temps qui vous a manqué j’en suis sûr. « A l’impossible nul n’est tenu », dit le proverbe.

    Mon éditeur va se régaler avec ce texte, je pense… Et ne comptez pas sur moi pour dire qu’il est de vous ! Nous avons fait un marché, je vous le rappelle. En tout cas, c’est une image vraiment méritée que je vous remets. Le sourire des enfants rencontrés à Madagascar sera votre récompense. Je joins aussi les photos prise par la maîtresse et Didier.

    Encore bravo, merci d’être passé me voir, même si on s’est manqué de peu et à bientôt pour la dernière activité. Votre défi cette fois sera : faire court !

    Amitiés.
    Onésime.


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