4ème étape

Bonjour les écrivaines et les écrivains,

J’ai lu sur le site tous vos textes de l’activité 3. C’est super ce que vous faites et je vous félicite pour vos œuvres ! Je me demande même comment vous réussissez à travailler de si bon cœur avec ce vieux grognon d’Onésime ? Mystère ! Car le bougre est bien discret sur ses méthodes. Savez-vous qu’il a réussi à trafiquer le logiciel de la Batailles des Livres pour que je ne puisse plus lire ses commentaires ? Je n’ai accès qu’à vos textes, rien de plus ! J’espère que tout se passe bien malgré tout, car avec Onésime, je ne suis sûr de rien !

Je pense que l’activité 4 va vous motiver. Pourvu qu’Onésime ne réussisse pas à m’interdire complètement l’accès au site. Il en est bien capable !

A bientôt et bon courage.

Didier Dufresne

 

Bonjour, c’est Onésime,

J’espère que vous êtes en forme, bien reposés et prêts à vous remettre à la tâche. Parce que ce n’est pas fini, je vous le promets ! Je vais devenir encore plus exigeant !

C’est un peu de votre faute, d’ailleurs ! Vous avez tous si bien travaillé lors de l’activité 3 que j’ai pu faire croire à mes éditeurs que mon imagination était revenue comme au temps de mon succès.

J’ai donné à lire plusieurs de vos textes. Je les ai envoyés à droite et à gauche, chez tous les éditeurs qui me connaissaient encore. (J’ai un peu « oublié » de dire que c’était vous qui les aviez écrits.)

Voici la lettre qu’un de mes éditeurs m’a envoyée la semaine dernière :

« Cher Onésime,

Cela faisait bien longtemps que je ne vous avais pas écrit. D’ailleurs, vous n’aviez pas répondu à mes précédents courriers… J’ai cru comprendre qu’après quelques années passées à rechercher l’inspiration loin des salons du livre et du monde de l’édition, vous aviez repris votre activité d’écrivain. De nouveaux textes de vous, pleins de fraîcheur, de nouveautés et de qualités, circulent de-ci de-là. Vous m’avez fait l’amitié de m’en envoyer quelques-uns qui m’ont passionné. Alors je tente ma chance…

Je vais publier à l’automne un recueil de nouvelles qui s’intitulera : « Aventures dans des pays qui n’existent pas… » (Le titre est encore provisoire.). Pour assurer une certaine cohérence à ce recueil, j’ai décidé d’imposer, gentiment, 4 contraintes aux auteurs :

1. Toutes les nouvelles du recueil comporteront chacune deux héros qui devront être obligatoirement un garçon et une fille.

2. C’est la découverte d’une clef qui sera le déclencheur de l’histoire.

3. Chaque nouvelle devra mettre en scène une créature fantastique, animale ou non.

4. Le lecteur devra en outre découvrir un lieu surprenant.

J’ai proposé ce challenge à de nombreux auteurs français, suisses et belges. J’ose espérer que vous écrirez vous aussi une courte nouvelle pour ce recueil. Je serai fier, moi qui ai publié votre premier livre il y a si longtemps, de repartir à l’aventure avec vous.

J’attends votre manuscrit avec impatience.

Votre dévoué Marcel Incipit-Colophon, directeur des éditions de la Courte-Plume. »

Depuis que j’ai reçu cette lettre, j’ai commencé à écrire au moins dix nouvelles. Elles ont toutes terminé dans ma corbeille à papier. J’ai eu beau ronger jusqu’à l’os mon crayon à papier, rien de bon n’est sorti de mon imagination. Je n’en dors plus, mes pauvres amis !

Parce que même si j’ai retrouvé un peu le sourire, même si la solitude me pèse moins depuis que je suis en contact avec vous, même si je ne m’ennuie plus dans le manoir silencieux grâce à vos textes qui me distraient… mon imagination est toujours en panne !

Le pire c’est que j’ai répondu à cette lettre en promettant d’envoyer une nouvelle le 27 avril. Remarquez, je suis encore assez malin : le 27 avril, c’est juste le jour où vous devrez me rendre l’activité 4 ! Vous l’aurez compris, j’ai besoin de vous !

Vous connaissez les 4 contraintes que m’a envoyées mon éditeur. Il me faut absolument cette nouvelle pour le 27 avril ! Alors à vous de jouer.

Et pas un mot à Didier Dufresne ! Cet idiot ne sait pas que je vous fais travailler à ma place en cachette ! J’ai piraté le logiciel pour qu’il ne sache rien de nos petits accords et il ne s’en est pas aperçu !

Si le travail est bien fait, vous recevrez pour tout salaire, en plus de mes conseils de pro, une jolie image, en couleur cette fois. Pour cette quatrième activité, les images vous feront découvrir mes voyages…

La première image, c’est cadeau : La gare de Iaroslav à Moscou, départ de mon premier grand voyage pour Pékin, en 1982.

Allez ! Allez ! Au travail…

Onésime

PS :

Je viens de recevoir un coup de téléphone. Un éditeur a ressorti un de mes vieux livres. Il m’a invité au Salon du Livre de Genève pour le dédicacer. J’y serai le vendredi 27 avril après-midi et le samedi 28 toute la journée, le plus souvent sur le stand de la librairie Payot. J’ai même une rencontre avec les lecteurs prévue de 16 à 17 heures le samedi.

Certains d’entre vous habitent dans le coin ! Alors si vous venez me voir et que vous me dites le mot de passe : « Bataille des Livres » et le nom de votre école, je vous donnerai un (petit…) cadeau.  Surprise !

Si vous ne me voyez pas sur le stand, adressez-vous à Didier Dufresne, il est invité lui aussi et je lui laisserai des consignes.

 

 

Onésime Courbouillon attend vos productions pour le 27 avril au plus tard !

7 réflexions au sujet de « 4ème étape »

  1. Le monde à l’envers

    Emeline et Thomas, des jumeaux, venaient d’emménager dans une maison. Les cartons étaient encore pleins. Le papa décida tout de suite d’enlever la moquette pour mettre du parquet. Thomas eut envie de l’aider. Ils commencèrent alors à enlever la moquette.

    Tout d’un coup, une dôle s’abaissa et Emeline tomba, car elle s’était prise le pied dedans. Au début, Thomas était mort de rire, puis il s’approcha pour voir ce qu’il s’était passé. Emeline sortit son pied du trou, enleva la pierre et vit un coffre portant le nom de Clavis. Dans ce coffre, se trouvaient un livre et un petit sachet contenant une centaine de clefs. La jeune fille sortit le livre avec le petit sac pour mieux observer. Il y avait un cadenas sur le livre avec un petit trou pour pouvoir enfiler une minuscule clef. Les jumeaux commencèrent par comparer les tailles des clefs et sélectionnèrent les plus petites, et mirent de côté les plus grandes. Ils insérèrent les petites clefs pour ouvrir le livre, mais aucune ne marcha. Alors ils essayèrent les plus grandes, mais encore une fois, aucune ne fonctionna. Ils se rendirent compte qu’il en restait une, mais il s’agissait de la plus grande des clefs, elle devait mesurer une quinzaine de centimètres. Ils insérèrent alors celle-ci dans la serrure. Dès que la clef toucha le cadenas, la serrure s’élargit. Ils étaient stupéfaits. Thomas rentra alors la clef, la tourna et le livre s’ouvrit tout seul.

    -Mais les pages sont blanches ! dit Thomas.

    Il regarda de plus près mais se fit aspirer ! Emeline voulut sauver son frère en plongeant son bras dans le livre et se fit aspirer elle aussi. Puis, le livre nommé « Le monde à l’envers » se ferma.

    Lorsque les jumeaux ouvrirent les yeux, ils se retrouvèrent dans un monde fou où tout était bizarre : les moutons avaient des ailes, les poissons avaient des pieds, et les oiseaux des écailles. Soudain, les enfants entendirent un bruit. Ils se retournèrent et virent une armoire qui ressemblait à celle de leur grand-père. En s’approchant, ils virent qu’au coin du mur où se trouvait l’armoire, il y avait une trappe avec de la lumière dessous.

    -On l’ouvre ? dit Emeline.

    -Ok. Répondit Thomas.

    Il mit sa main sur la poignée de la trappe, mais il tremblait de peur. Alors Emeline l’aida à l’ouvrir.

    Tout d’un coup, une lumière aveuglante sortit de la trappe et tout commença à bouger autour d’eux. Thomas regarda sa montre : les aiguilles tournaient à toute vitesse. Soudain, tout s’arrêta et tout devint noir. Les enfants n’osaient plus bouger. Puis, peu à peu, tout commença à s’éclaircir.
    Là, un petit animal leur arriva sur la tête. Cette petite bestiole se mit à parler :

    -Désolé pour l’atterrissage ! Ah et j’ai failli oublier de me présenter ! Je suis un zlup-zlup, un petit animal qui n’est pas plus grand qu’une chauve-souris.

    Lorsque les enfants regardèrent autour d’eux, ils virent plein de zlup-zlup partout. Il s’agissait de petites bêtes colorées à la voix aigue.

    -Où sommes-nous ? dit Thomas

    Un des zlup-zlup prit la parole et annonça de sa petite voix stridente :

    -Bienvenue dans le monde des zlup-zlup ! Nous vous attendions avec impatience !

    -Comment ça, rétorqua Emeline

    -Il y a quelques temps, un méchant géant gourmand dénommé « le Zulp-zlup terrible » a détruit notre château pour manger toutes les sucreries qui le formaient. Maintenant qu’il est parti, il nous est possible de reconstruire un palais de gourmandises, mais nous n’en sommes pas capables, car nous sommes trop petits. C’est pourquoi nous avons besoin de votre aide pour le reconstruire. Nous savons que vous n’êtes pas chez vous, mais si vous nous aidez, on vous laissera retourner dans votre monde.

    -Je crois qu’on n’a pas le choix, dit Thomas à sa sœur.

    -Par où faut-il commencer ? demanda Emeline

    -Nous avons déjà créé le plan du château et avons tout le matériel nécessaire, expliqua un zlup-zlup.

    -Mais ça va nous prendre trop de temps ! s’inquiéta Emeline.

    -Ne vous inquiétez pas, on va vous aider.

    Trois semaines plus tard, le palais était enfin fini : il était couvert d’éclairs au chocolat, de guimauves, de nougatine, de chocolat et de crème chantilly.

    -Parfait, nous vous remercions pour votre travail, et sachez que les zlup-zlup se souviendront à tout jamais de ce que vous avez fait pour nous, dit un zlup-zlup.

    A ce moment-là, Emeline se réveilla.

    -Ah bah enfin, ça fait trois heures que tu dors ! lui dit Thomas. Dépêche-toi, il faut qu’on aide papa à enlever la moquette.

    Fin

    Classe de Liliana Ferreira, 7P, Compesières

  2. Bonjour les Compensières et les Compensiers,

    Dites-donc, vous avez mis le turbo, comme disent les jeunes, pour produire votre histoire ! Et comme je m’étais offert quelques jours de vacances sans ordinateur, je trouve votre texte seulement à mon retour. Désolé donc pour ma réponse tardive !

    Pour ce qui est de votre texte, j’ai d’abord regardé s’il répondait à toutes les contraintes. Pas de problème, les personnages, les clefs, les créatures et le lieu… Tout y est !
    Ensuite, j’ai lu pour le plaisir. Votre histoire est bien amenée, elle est agréable à lire. Le lecteur est bien promené dans un monde bizarre auquel il croit facilement. J’ai bien aimé le petit détail de l’armoire du grand-père, qui suggère l’idée qu’on est dans un rêve. Vous avez réussi à recréer une ambiance à la « Alice au pays des merveilles » (c’est un compliment…)

    Bref, une histoire très sympathique, avec une fin (le réveil d’un rêve…) ma fois très classique, mais ici bien amenée et justifiée par la dernière phrase de Thomas. Je vais la présenter à mes éditeurs en disant que c’est de moi, on verra la tête qu’ils vont faire !!!

    Vous me connaissez, j’ai aussi cherche la petite bête (pas le zlup-zlup…) pour trouver matière à ronchonner ! Que’est-ce que je peux vous reprocher ? Peut-être de ne pas avoir assez décrit ce lieu surprenant qu’est le monde incroyable des zlup-zlup… Voilà, j’ai râlé… mais c’est vraiment un détail !
    Et puis je n’arrive pas à utiliser vos liens qui permettent sans doute de voir à quoi ressemblent les zlup-zlup. Mais ça vient peut-être de moi !

    Vous êtes les premiers à m’avoir envoyé votre texte, bravo pour votre rapidité, mais surtout pour la qualité de votre travail. A bientôt pour la dernière étape. Profitez bien du soleil !
    En récompense, une image de la série « Les voyages d’Onésime Courbouillon ». Je vois envoie à New York, tiens !

    Amitiés.
    Onésime

  3. Bonjour Onésime,
    Tenez-vous bien à votre chaise, car ça risque de vous donner faim !
    Nous espérons que notre texte vous plaira. Nous sommes les boss des textes courts, mais nous avons le sentiment d’avoir bien travaillé.
    Bonne lecture et bon week-end.

    La clé perdue

    Jeannette vivait dans une cabane sans ses parents, elle était orpheline. Ils avaient disparu quand elle avait 8 ans. Elle avait un petit copain qui s’appelait Flamour, lui aussi orphelin. Ils étaient amoureux et avaient les deux 16 ans. Leurs petites et vieilles cabanes en bois étaient proches l’une de l’autre, à côté de la mer.
    Flamour adorait plonger tout seul sans équipement, près des récifs de coraux.
    Un jour pas comme les autres, Flamour s’élança dans la mer pour voir ses poissons préférés, ceux avec des rayures blanches et orange et des grosses bouches. Tout à coup, il aperçut un coquillage orange et bleu, brillant et carré. Flamour était émerveillé. Il remonta précipitamment à la surface pour offrir le coquillage à Jeannette. Il l’appela : « Jeannette, j’ai un merveilleux cadeau pour toi. »

    Emue, elle ouvrit délicatement le coquillage, toute heureuse. Elle découvrit un objet brillant. Elle le saisit en l’observant. Jeannette bafouilla : « Regarde, Flamour, c’est la clé dorée de mon journal intime ! Viens, allons chercher mon journal, il est rempli de bons souvenirs. Cette clé, je l’avais perdue il y a très longtemps. »

    Jeannette rentra dans sa chambre. Elle se souvint qu’elle avait mis son journal dans sa cave. Quelques minutes plus tard, elle remonta dans sa chambre avec le précieux carnet serré contre elle. Curieux, Flamour s’assit à ses côtés. Elle ouvrit son journal et les lettres commencèrent à voler autour d’eux et ils se retrouvèrent subitement aspirés dans le journal de Jeannette.

    Et là, Jeannette et Flamour se retrouvèrent par terre dans un monde inconnu. Flamour dit : « On est où ?
    « Je pense qu’on est dans un monde des bonbons et de sucreries, dit Jeannette. Regarde ! »
    Le monde était sublime, ça sentait la fraise Tagada. Le sol était collant, ça sentait aussi la pastèque. Les arbres étaient fait en barbe à papa et en sucettes. Le soleil était à base de guimauve et le ciel en gélatine. Jeannette et Flamour goûtèrent toutes les sucreries et commencèrent à explorer ce monde formidable.

    Tout à coup, ils virent une créature géante. Elle était faite de bonbons mais Jeannette regarda attentivement et vit sur un doigt de la créature la bague bleue que Flamour avait offerte à Jeannette quand ils étaient petits. Dans les yeux de la créature, Jeanette vit le paysage où elle était allée en vacances d’été avec ses parents. Surprise, elle remarqua qu’une partie de ses souvenirs étaient inscrits dans le géant.

    « Je m’appelle Machetout et je suis là pour vous dévoiler ce que sont devenus vos parents. J’enlève des personnes pour en faire des copies de bonbons. D’ailleurs ils sont ici, sous ce sol transparent, regardez-les ! Ce sont de gigantesques et délicieux Carambars !Mais ils ne sont pas vivants comme moi. Autrement dit, vos vrais parents humains sont très loin, en Ecosse. »
    « Comment allons-nous les rejoindre ? demandèrent les jeunes amoureux, anxieux.
    Machetout leur expliqua : « Vous allez ressortir du journal et vous trouverez l’adresse de vos parents sur la dernière page. Mais je vous laisse partir à une seule condition : je dois d’abord effectuer votre copie en langues de chat. »

    Classe de 6P de Thierry Corboz, école du Val d’Arve à Carouge, Genève

  4. Classe de 6P, Thierry Corboz, Val d’Arve

    Voici une photo de notre classe en train de lire. Au centre, notre danseur RumFox, réalisé en grillage recouvert de papier encollé, à la manière de Niki de Saint Phalle.

  5. Bonjour les jeunes !

    Merci pour la photo, votre danseur est très réussi. Niki de Saint Phalle serait fière de vous ! Vous êtes un peu en avance pour la livraison du texte, je vous félicite pour votre rapidité.

    Votre idée de départ, trouver la clef dans un coquillage, est bonne et originale. Mais le fait qu’elle ouvre le journal intime m’a paru un peu bizarre, d’autant plus qu’au début, on ne part pas dans les souvenirs de Jeannette. Ce n’est que plus tard qu’on découvre que ses souvenirs sont « inscrits » dans le géant. Je crois que c’était là la très bonne idée : un géant gardien des souvenirs, ou dévoreur de souvenirs… Pour ma part, c’est cette piste, un peu plus fantastique que j’aurais suivie. Et j’ai été un peu déçu par la fin, cette histoire d’adresse des parents… On ne sent pas vraiment la « quête » chez vos héros.
    L’idée de fixer les souvenirs et les gens sur des gâteaux était en revanche une idée très originale…

    Oui, oui, je sais, vous me trouvez dur, sévère et injuste, car vous avez bien travaillé et je vous critique. Il faut dire que maintenant, on en est à la quatrième activité et que vous êtes devenus presque des « pros » ! Alors je suis de plus en plus exigeant.

    Toujours est-il que vous avez fait une fois de plus du bon boulot ! Vous savez rédiger, vous respectez la consigne… Bref, vous êtes fins prêts pour la dernière étape. Ensuite, vous aurez bien mérité de longues vacances, mais déjà, voici votre récompense : une image de mes voyages. Comme il fait très chaud aujourd’hui dans mon manoir, je vous envoie une photo d’un séjour au Burkina Faso, dans une école où il faisait chaud aussi !

    A bientôt.
    Votre vieil ami…
    Onésime

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