2ème étape

Bonjour, amies écrivaines et amis écrivains,

J’espère que vous êtes toutes et tous en pleine forme et que les ateliers se passent bien. Je vais de temps en temps sur le site de la Bataille des Livres pour lire vos productions. Je suis assez étonné de leur qualité. Bravo pour votre travail. C’est sans doute l’influence d’Onésime Courbouillon !
Il ne se met pas trop en colère, j’espère ? Dans ses messages, je ne le trouve pas très grognon. Cela m’étonne de lui ! Auriez-vous déjà réussi à l’adoucir ? Méfiez-vous quand même, le bonhomme peut-être très désagréable ! Il ne m’a donné aucune nouvelle, je pense donc qu’il va bien malgré tout.

Je vous laisse avec lui pour la suite et vous souhaite à l’avance un « Joyeux Noël » et une « Bonne Année 2018 » !

Amitiés et bon courage.
Didier

Seconde nouvelle !

Bonjour,

Oui, bonjour à toutes et à tous, c’est moi, Onésime Courbouillon (Le premier qui rit sera transformé en souris !). Vous avez vu, j’ai repris l’habitude de dire « Bonjour ». Celle de lire, aussi… J’en ai mal aux yeux tellement vous avez écrit !
Mais « quantité » ne veut pas dire « qualité », n’est-ce pas ? Je dois dire pourtant que vous m’avez un peu étonné, les gamines et les gamins. Je ne vous aurais jamais cru capables d’écrire des choses aussi… comment dire… réussies !

Seulement voilà, vous n’en avez pas terminé avec moi. Maintenant que je connais votre potentiel, on va faire un marché : vous trouvez des idées à ma place, vous rédigez, vous travaillez comme des bêtes et moi, en échange de vos textes, je vous donne quelques secrets d’écrivain et quelques conseils.
J’espère que ce marché vous convient. De toute façon c’est moi qui décide, c’est comme ça un point c’est tout !

Au fait, je ne sais pas si les images que je vous ai distribuées vous ont plu, mais je vais continuer la distribution (Seulement si vous travaillez bien !)
Le thème : C’est l’hiver ! La première, c’est cadeau. Mais ne me prenez pas pour le Père Noël, tout de même !
En parlant de Noël, je crois que je vais sortir pour la première fois depuis des années. Aller au restaurant, peut-être… J’ai un peu d’argent : j’ai réussi à vendre quatre ou cinq des textes que vous m’aviez envoyés à mon éditeur… Il a trouvé mes nouvelles idées excellentes !!!

Bonnes fêtes de fin d’année à toutes et à tous, les petits écrivains. Saluez vos maîtresses et vos maîtres de ma part. Et ne mangez pas trop de chocolat pendant les fêtes, je commence à vous connaître !

Onésime Courbouillon

Au travail maintenant !

Comme c’est bientôt Noël, je vous ai trouvé un petit boulot tranquille. Je vous explique…
Je suis retourné dans le grenier du manoir et j’ai fouillé dans mes archives. C’est fou ce qu’on peut écrire dans une vie ! Je me suis assis sur une caisse poussiéreuse et j’ai commencé à feuilleter quelques-uns de mes anciens livres. Que de souvenirs ! J’ai retrouvé des personnages, des descriptions, des dialogues… Et j’ai eu une idée : en utilisant des phrases tirées de plusieurs de mes livres et en y ajoutant des phrases que vous inventerez, vous devriez pouvoir créer un texte formidable. Le texte d’une nouvelle qui pourrait intéresser un de mes éditeurs (Je dirai que c’est moi qui ai fait tout le travail, c’est dans notre marché !)
Voici donc six « phrases » extraites de six livres différents. Je les ai prises un peu au hasard. A vous d’écrire un texte court (nous écrivons des nouvelles, pas des romans !) en y ajoutant vos propres phrases.

La salade de phrases
(© Onésime Courbouillon. Tous droits réservés, non mais des fois !) :

– Avez-vous pensé à appeler la police ?

C’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion.

– Vendredi, jour maudit !

John introduit la clef dans la serrure.

Marianne se dresse et dit :
– Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup !

– A l’heure qu’il est, le bateau est sur le point de partir.

Consignes :

Vous avez le droit d’utiliser les phrases dans l’ordre que vous souhaitez.
Vous ajoutez autant de texte que vous voulez, mais pensez quand même à faire court.
N’oubliez pas de relire en pensant à votre « lecteur ». Vous connaissez l’histoire, pas lui ! Il doit tout savoir.
Essayer de trouver une « chute » originale, une fin à laquelle votre lecteur ne s’attend pas.
N’oubliez pas le titre !
Si vraiment une phrase vous ennuie, que vous ne lui trouvez pas de place, je vous autorise à l’éliminer.
Un seul texte par classe, par pitié…

Hop ! Hop ! Hop ! On se dépêche. Papier, stylo ! Faut pas que ça traîne !
Bon, pas de panique tout de même, vous avez jusqu’au 12 janvier !

Post Scriptum : Certains m’ont envoyé une photos de classe. Mais pas tous ! J’attends !!!

Onésime Courbouillon attend vos productions pour le 12 janvier au plus tard !

54 réflexions au sujet de « 2ème étape »

    • Bonjour les jeunes,

      Bon! Hé ! ho !… Faites pas semblant d’être sérieux sur la photo. Vous m’avez l’air d’une bande de petits rigolos qui cache bien son jeu. Faites-moi confiance, vous allez vite perdre le sourire. Dès la rentrée de janvier, il va falloir bosser pour moi. Et bosser dur, je vous le garantis ! Pour 2018, je veux de la qualité ! Alors mes p’tits amis, je vous conseille de bien profiter des fêtes de fin d’année. Et puisque vous avez des livres à la main, profitez-en… C’est en lisant qu’on devient grand ! (Comme moi, Hahaha !)

      Allez, bonne année 2018 à l’avance.

      signé : Onésime Courbouillon (Ceux qui rigolent, attention…)

  1. Bonjour Onésime,
    Ce n’est pas la peur d’être à nouveau en retard qui nous a fait rédiger rapidement notre nouvelle… mais la chance d’avoir 3 semaines de vacances à Noël… et donc de ne reprendre l’école que le 15 janvier.
    Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes et tous nos vœux pour 2018, à vous et à Didier.
    Salutations d’Orvin, Caroline, Daniel et leurs 23 écrivains en herbe 🙂

    Au voleur !

    – Vendredi, jour maudit ! On a volé mon cadeau et je dis bien MON CADEAU !!!! Je ne sais même pas ce qu’il y avait dedans, s’exclame Zoé.
    Son amie Marianne se dresse et dit :
    – Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup ! Je te comprends, il faut que l’on trouve ton cadeau !
    – Tu as raison, dit John, on va faire une enquête. Si on commence par…
    – Par Lucas, propose Marianne.
    – D’accord, dit Zoé.
    Ils vont chez Lucas. À peine arrivés, ils le trouvent énormément stressé. Il fait tomber une petite clé dorée, puis Lucas court aux toilettes. John, suivi des deux filles, va fouiller la chambre de Lucas et trouve, sous son lit, un tout petit coffre où il est marqué “Zoé”.
    – C’est bien mon cadeau, s’exclame-t-elle.
    Elle est si nerveuse qu’elle n’arrive pas à ouvrir le cadenas.
    – Tiens John, ouvre vite mon cadeau…
    John introduit la clef dans la serrure, il ouvre le coffre…
    – C’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion, dit John étonné.
    La maman de Lucas arrive et leur dit :
    – Que faites-vous là ? Fichez le camp bande de voyous !
    – On attend Lucas, il était avec nous juste avant, dit Marianne.
    – Il a volé le cadeau de ma soeur, explique John.
    – Ah, c’est pour cela que je l’ai vu courir vers le port, dit la maman de Lucas.
    – Il veut sûrement quitter l’île, à l’heure qu’il est, le bateau est sur le point de partir, dit Marianne.

    Les enfants retournent chez Zoé et font la fête.
    En dansant, Zoé fait tomber sa bague qui se casse. Sa maman, surprise, ramasse la bague et dit:
    – Mais ce n’est pas la bague que je t’ai offerte, sur celle-ci il est écrit “made in China”.
    – Lucas est plus malin qu’on ne le pensait, dit Zoé.
    – Mais dans tout ça… avez-vous pensé à appeler la police ? demande leur maman.

    Sur le pont du bateau, Lucas admire la magnifique bague qu’il porte au doigt…
    Il ne fait pas attention au bateau de la police qui approche…

    – Rends-nous la bague Lucas, ordonne un des policiers.
    – Je n’ai pas de bague, je ne suis pas un voleur !
    Discrètement, il enlève la bague et la jette dans l’eau.

    FIN

    • Bonjour les jeunes !

      Ha ! Vous êtes en avance ! Voilà qui est mieux et me met de meilleure humeur… Mais un petit truc me chagrine : qu’est-ce que c’est que cette histoire de trois semaines de vacances ? Non mais des fois, ce ne sont pas des manières, alors que les autres travaillent ! De mon temps, on était un peu plus courageux ! Les jeunes, maintenant, ce n’est plus ce que c’était.

      Bon j’ai quand même jeté un coup d’œil à ce que vous avez écrit. J’ai lu attentivement votre texte. La consigne est respectée et j’ai retrouvé les phrases « obligatoires ». Votre histoire est bien construite et elle a un déroulement logique. Un lecteur peut y croire, c’est bien.

      Mais si je proposais cette histoire à un éditeur, il me dirait : « Pourquoi Lucas file-t-il aux toilettes et pas directement vers le port ? Cette petite clef qui tombe, il ne s’en aperçoit pas ? Appelle-t-on la police pour un vol entre copains ? Il manque quelques phrases de liaison pour que le lecteur s’y retrouve un peu mieux. » Oui, voilà ce que me dirait un éditeur. Et il aurait raison. Pour ma part, j’ajouterais : « J’aurais aimé une petite poursuite et un peu plus de suspense !

      En conclusion, votre idée et bonne, votre texte est correct. Il manque je pense le petit « plus » qui fait qu’on est captivé. Ça, c’est le plus dur à trouver. Mais vous êtes sur la bonne voie. Lors de la prochaine activité, vous ferez mieux, j’en suis sûr (sinon, gare à vous quand même, hein!!!)

      Profitez bien de vos vacances prolongées.

      Onésime

      Ah ! J’allais oublier votre image ! Mon manoir sous la neige…

  2. Bonjour à toutes et à tous,

    Mes meilleurs vœux pour 2018. Que cette année vous (nous…) apporte beaucoup d’espoir et de solidarité. Et qu’elle fasse qu’Onésime ait meilleur caractère. Cela dépend un peu de vous, mais je crois que votre ardeur au travail commence à le rendre un peu plus « fréquentable » !
    Amitiés.
    Didier Dufresne

  3. Moi qui croyais que Didier Dufresne était un ami ! Un menteur, plutôt !!! Mauvais caractère, moi ? Il vaut mieux entendre ça que d’être sourd…
    Enfin… Moi aussi, je vous souhaite une bonne année 2018. C’est pas la preuve que j’ai bon caractère, ça ?!?!?

    Onésime

    Et j’ai trouvé pour vous dans le grenier du manoir une petite carte comme celles que j’envoyais quand j’étais gosse. Cadeau !

  4. Tout d’abord, nous vous souhaitons à tous les deux une heureuse année 2018 pleine de surprises, comme lors de vos envois !
    Cette fois, nous avons changé notre manière de faire :
    Chaque enfant a écrit son texte en y mettant les sept phrases imposées.
    Puis, dans chaque groupe de 4, les élèves ont lu leur texte aux autres puis ils en ont choisi un.
    A la fin, il en restait 6 et chacun de ces enfants a relu son texte. Ensuite toute la classe, avec la maîtresse, a choisi un seul texte qui a fait l’unanimité et avec l’accord de Melyna, nous avons ajouté certaines petites choses.
    Voilà donc le texte terminé :

    Un week-end pas comme les autres

    Marianne et John sont deux enfants de 10 et 11 ans. Ils habitent Bernex. Tous les vendredis, ils vont chez leurs grands-parents parce que leurs parents travaillent le samedi. En arrivant chez leurs grands-parents, ce jour-là, il n’y a personne. Marianne remarque la vitre de la cuisine cassée comme si un caillou l’avait brisée.
    – Décidément, c’est vraiment un vendredi, jour maudit, dit John.
    Ils appellent leur maman :
    – Avez-vous essayé d’appeler mamy ou papy sur leur portable ?
    John lui répond :
    – Ben oui mais ils ne décrochent pas. Et Marianne a trouvé une vitre …
    cassée !
    Leur mère réfléchit un peu puis demande :
    – Avez-vous pensé à appeler la police ?
    John ne réfléchit pas plus longtemps. Il raccroche puis ni une ni deux, il fait le numéro de la police.
    – Bonjour, je suis John. Mes grands-parents ont été kidnappés.
    Alors, un policier dit :
    – On ne peut rien faire pour vous, on a trop de travail !
    En entendant cela, Marianne se dresse et dit :
    – Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup !
    A ce moment, John aperçoit un bateau. Il file le voir d’un peu plus près.
    Et là, les deux enfants voient deux hommes un peu étranges qui portent deux grands cartons. Marianne aperçoit même des cheveux gris qui sortent d’un carton. Le frère et la sœur décident d’entrer dans le bateau pour fouiller dans ces cartons.

    Au fond du couloir se trouve une cabine bleue. La porte qui a une grande serrure, est fermée. Heureusement, John trouve une clef par terre et il l’introduit dans la serrure. Ouf, c’est la bonne clef ! !
    Les enfants entrent et commencent à chercher des indices. Après quelques secondes, ils trouvent une bague par terre. C’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion. Marianne la prend et descend du bateau. Elle veut observer ce bijou de plus près et voir s’il y a des traces de doigts, mais sur le bateau, c’est trop dangereux !
    A l’heure qu’il est, l’embarcation est sur le point de partir. John est tout seul et il est inquiet. Mais il veut absolument voir s’il y a une cachette où ses grands-parents seraient enfermés. Maintenant, John a l’impression de faire seul son enquête. John farfouille encore un peu partout et, dès qu’il aperçoit les deux hommes aperçus auparavant, il se cache.
    Le lendemain, John est très fatigué : il n’a pas dormi de toute la nuit !
    Les inconnus se lèvent et vont prendre leur petit-déjeuner. John en profite pour aller dans leur cabine mais il ne voit aucun carton. Alors, il ouvre une armoire et découvre … les deux fameux colis. Il les ouvre et aperçoit … ses deux grands-parents. Il est si content de les voir. Mais il n’y a plus une minute à perdre. Il faut encore trouver qui est le responsable de cet enlèvement.
    Les deux escrocs ? Le capitaine du bateau qui n’a pas l’air commode ? Et pourquoi ont-ils fait ça ? Papy et mamy n’ont pas beaucoup d’argent et ne pourraient pas payer de rançon !
    Les deux grands-parents sortent entièrement de leur carton, s’assoient sur le lit et disent :
    – Tout ça n’est qu’une mise en scène ! C’est parce que, ces derniers temps,
    vous n’êtes jamais avec nous ! A part la télé, les jeux vidéo ou votre
    portable, rien ne vous intéresse ! Vous vous en fichez de nous ! Alors, nous
    avons imaginé cet enlèvement pour que vous vous rendiez compte qu’on
    est là, qu’on sert à quelque chose et qu’on voudrait plus d’AMOUR de
    votre part !
    John serre ses grands-parents dans ses bras et leur promet de faire plus attention à eux. Puis, un peu plus tard, il raconte tout à Marianne. Elle aussi promet d’être plus attentive à ses grands-parents, de les aider … sans oublier ses parents !
    Classe de Florence Vauthey, Bernex

  5. Bonjour les gamins de Bernex, et bonne année !

    Voilà du travail rapide, j’aime ça ! J’ai donc lu votre texte. Moi qui suis en manque d’idées je suis épaté par celle que vous avez eue : inventer une « aventure » pour obliger les enfants à s’éloigner des écrans, à prêter attention à ceux qui les entourent. Je dis « les enfants », mais c’est aussi valable pour les adultes !
    Après, si je trouve l’idée excellente, il y a bien des petits détails qui m’ont gêné dans la rédaction de votre histoire… Écrivain, c’est un métier et vous avez encore des choses à apprendre (c’est d’ailleurs pour ça que vous travaillez avec moi !). Alors je vais vous donner mon avis sur votre texte. Mes critiques sont là pour vous faire progresser, ne vous vexez pas ! Et puis d’abord, je dis ce que je veux, foi d’Onésime Courbouillon !
    Donc, disais-je, j’ai trouvé votre idée de départ très bonne. La méthode que vous avez utilisée pour ne faire qu’un seul texte, pas de problème… Voilà ce qui m’a gêné dans votre histoire :
    – On ne « visualise » pas trop où se passe la scène (manque de « décor »).
    – Ils trouvent une clef par terre : trop facile !
    – John dort dans le bateau, difficile à croire. Et où dort sa sœur ?
    – La bague… Elle est citée mais pas exploitée.
    – Qui sont les deux hommes ?
    Et pour finir, j’ai un peu de mal à imaginer de transporter et d’enfermer des gens dans des cartons.
    Donc, comme me disait mon vieil instituteur quand j’étais môme : « Peut mieux faire ! » Ne croyez pas que je vais vous faire des compliments dès la seconde activité, ne comptez pas sur moi !

    Mon conseil pour la prochaine activité : Relisez bien en vous mettant dans la peau du lecteur. Assurez-vous que tout est « cohérent » (cherchez-moi ce mot dans le dictionnaire !). Est-ce clair ?

    Mais comme vous avez quand même tous bien travaillé, je vous offre une image de la campagne givrée autour du manoir.

    A bientôt
    Onésime Courbouillon

  6. Bonjour,
    Nous sommes la classe de 6ème année de l’école Sainte-Anne à Waterloo.
    Bonne année 2018 et pour mieux entrer dans l’univers de Didier Dufresne, notre instituteur a acheté le livre La Mercedes rouge et il nous lit de temps en temps un chapitre. Nous sommes au chapitre 6.
    Concernant la salade de phrases, voici ce que nous avons inventé:

    John et Marianne vivent heureux dans une petite maison près du port d’Anvers en Belgique. Une de ces petites maisons de pêcheur.
    Un vendredi 13 juin, en se promenant sur le marché, Marianne se fait bousculer.
    – Vendredi, jour maudit! Dit-elle.
    En rentrant chez elle, elle s’aperçoit qu’elle a perdu sa bague et demande à son ami John de retourner avec elle au marché pour remettre la main sur son bijou.
    Au marché, ils cherchent partout et un étrange personnage leur demande ce qu’ils font.
    Marianne dit : – Quelqu’un m’a bousculé et en a profité pour me voler mon bijou très précieux qui m’a été donné par ma grand-mère juste avant de mourir. Elle m’a dit qu’un jour ce bijou, allait changer ma vie. Mais à ce jour, comme rien n’a encore changé, j’y tiens très fort.
    Marianne ajoute: – C’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion.
    – Avez-vous pensé à appeler la police ? dit l’étrange personnage dont on aperçoit très difficilement un semblant de visage.
    Marianne qui cherche sous les échoppes pensant le retrouver se dresse et dit:
    – Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup.
    N’ayant pas de GSM sur eux, Marianne retourne chez elle et en introduisant la clé dans la serrure, elle voit un message gravé sur la porte d’entrée:  » Si vous voulez retrouver votre bague, rendez-vous sur le Nautica, bateau rouge , qui est à quai au port.
    Marianne retourne au marché et donne l’information à John.
    – A l’heure qu’il est, le bateau est certainement sur le point de partir. Dit-elle.
    Très vite, ils rejoignent le port et retrouvent le bateau.
    Mais le bateau a déjà quitté le port et sur le pont de celui-ci, ils aperçoivent l’étrange personnage du bateau qui lance un objet sur le quai.
    John et Marianne récupèrent l’objet emballé dans du papier et le déballent.
    Ils retrouvent la bague ciselée en forme de tête de lion et le message suivant:
    VEUX-TU M’EPOUSER ? JOHN
    Marianne, très émue accepte et tombe en sanglots dans les bras de John.
    John a réussi sa surprise et promet à Marianne de lui présenter l’étrange personnage le jour du mariage.

  7. Bonjour les amis de Waterloo,

    Bonne année à vous aussi ! Vous avez de la chance, les enfants, votre instituteur est courageux : il lit du Didier Dufresne ! Pour ma part, je n’ai jamais ouvert un de ses maudits bouquins. Vous me direz si c’est bien, « La Mercedes Rouge »…
    Enfin, je ne sais pas ce qu’il devient en ce début d’année, le Didier Dufresne, mais c’est le cadet de mes soucis ! Ce qui me fiche la trouille, c’est que la date butoir du 12 janvier approche. Il va falloir que je lise des textes jusqu’à m’en user les lunettes ! Fichu métier ! Vous avez bien fait de m’envoyer votre texte en avance, parce que je sens que ma patience aura des limites.

    Bon, entrons dans le vif du sujet, on n’est pas là pour rire ! L’idée, d’abord… Vous m’avez surpris, et ça ce n’est pas facile ! Bonne idée, bien exploitée, du suspense, une chute inattendue… C’est la recette de la nouvelle réussie. Et vous avez fait court sans que le lecteur manque d’information. C’est très bien.

    Maintenant, je ne suis pas là pour vous faire des compliments, mais vous forcer à faire des PROGRÈS. Aussi je vais émettre des critiques (et merci d’écouter en silence !!!) Non mais !
    John et Marianne vivent heureux… Peut-être aurait-il fallu suggérer qu’une petite chose manquait pour un bonheur complet.
    Un GSM, je suis désolé, mais je ne sais pas ce que c’est ! Pensez que votre lecteur l’ignore peut-être aussi et mettez une petite explication ou utilisez un synonyme.
    Après, j’ai trouvé ça et là quelques petites maladresses, des erreurs de jeunesse… Par exemple : Le bateau a quitté le port et ils voient l’homme sur le pont. Ben non, justement ! Puisque le bateau a quitté le port, ils ne peuvent rien voir, hahaha ! La prochaine fois, essayez de trouver le temps de relire « en cherchant la petite bête », comme on disait chez moi.
    Voilà !

    Enfin, quand même, un truc m’a beaucoup plu (vous voyez, je ne suis pas aussi méchant que j’en ai l’air…) c’est ça :
    « … bijou très précieux qui m’a été donné par ma grand-mère juste avant de mourir. Elle m’a dit qu’un jour ce bijou allait changer ma vie. Mais à ce jour, comme rien n’a encore changé, j’y tiens très fort. »
    Je terminerai là-dessus. Bon courage pour la suite, il en faudra !
    Et comme promis, une image, assez méritée, dirais-je. Feuilles de mon jardin sous le givre…

    Onésime Courbouillon (qui n’a pas fini de vous faire travailler !)

  8. Bonjour Onésime,
    Tout d’abord, nous t’offrons à toi ainsi qu’à Didier tout un panier de souhaits pour 2018. Surtout n’hésitez pas à vous servir chaque fois que vous en aurez besoin…
    Nous avons vraiment beaucoup aimé écrire votre salade de phrases. Nos idées partaient dans tous les sens!
    Nous avons donc travaillé en petits groupes et nous avons voté pour publier ce texte-ci:

    La déclaration

    John, impatient de retrouver Marianne, s’empare de la boite puis introduit la clef dans la serrure de son appartement pour le fermer. Il avait tout organisé pour lui faire sa demande en mariage. C’était un magnifique vendredi 13 ensoleillé, coup de chance. Jour de bonheur et non de malheur. Ils avaient rendez-vous sur le pont du bateau…

    – Zut! A l’heure qu’il est, le bateau est sur le point de partir. Marianne doit sûrement se demander ce qu’il se passe! se dit John.

    John court le plus vite possible et quelques minutes plus tard, il se retrouve sur le pont du bateau.
    Il est prêt!

    Il interpelle sa belle Marianne. Elle se retourne et là, il s’agenouille et lui demande en ouvrant la boîte:
    – Veux tu m’épouser?

    Marianne lui répond d’un air étonné:
    – Je… heu… il n’y a rien dans la boîte!

    John regarde dans la boîte. Logiquement, c’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion qui était censée se trouver à l’intérieur.

    – Je suis confus, dit-il. J’aurais voulu te faire ma demande avec une bague et tout et tout… mais ça à foiré!
    C’est vraiment un jour maudit!

    Marianne se dresse et dit:
    – Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup!

    Un des passagers s’approche et dit:
    – Je suis vraiment désolé mais je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter votre conversation.
    Avez-vous pensé à appeler la police?

    – Non, je vais d’abord chercher. Il ne faut pas que la police se mêle à ça.

    John regarde attentivement la boîte et y lit la marque de sa montre.
    – Mince, dit-il à haute voix. J’ai confondu la boîte de ma montre avec celle de la bague!

    Attristé, il lève la tête, regarde la femme qu’il aime dans les yeux et lui pose une question sincère:
    – Finalement, ma belle Marianne, acceptes-tu de m’épouser?
    – OUI, bien-sûr! lui répond Marianne. Pas besoin de bague pour faire une si belle déclaration d’amour…
    Au-moins, on s’en souviendra toute notre vie!!!

    Petit message pour Didier:
    Tu avais demandé une photo de nous… Alors la voilà! C’est notre « selfie-pommier »!!! On t’explique…
    En novembre, notre classe a eu le grand privilège de pouvoir planter un arbre au milieu de notre cours de récréation. C’est un pommier « Melrose », une ancienne variété. Nous sommes très fiers et heureux de l’avoir planté tout seuls mais aussi un peu déçus parce qu’on ne pourra pas en profiter vu qu’on changera d’école l’année prochaine…

    • Bonjour les petits châtelains de Braine,

      Merci pour votre panier de souhaits. Il n’y a qu’à se servir, dites-vous… Eh bien j’ai tout pris et Didier Dufresne n’avait qu’à se lever plus tôt ! Merci pour la photo, je constate que vous n’avez qu’une demie maîtresse. Ça ne doit pas être facile tous les jours ! Et puis que celle qui me tire la langue (oui, toi, la petite à droite avec les lunettes, je t’ai vue !) arrête tout de suite sinon je me fâche tout rouge.

      Bon, jetons un coup d’œil à votre travail… Vous avez bien respecté la consigne et trouvé une bonne idée. Une déclaration d’amour, rien de tel pour bien commencer l’année ! Ce doit être la bague qui vous a inspirés, car une autre classe a eu la même idée (vous n’avez pas copié sur eux, j’espère !!!)
      Votre texte est court, précis et il ne manque rien au lecteur pour comprendre la situation. Mais comme je suis d’un naturel râleur et pointilleux, je vais quand même vous faire deux remarques.
      1 : Pensez à la concordance des temps. Vous passez parfois du présent au passé. Ce n’est pas très grave en soi, mais tant qu’à faire, autant respecter cette règle.
      2 : Moi je suis vieux, alors je n’ai pas l’habitude d’utiliser, du moins à l’écrit, certains mots du langage oral (et pas très jolis à mon sens…). C’est le cas du mot « foiré ». Je trouve qu’il n’est pas à sa place dans votre texte, qui de plus parle d’amour. Alors pour la peine, je vous donne une punition à me rendre avec la prochaine activité : Trouvez-moi 5 phrases qui pourraient remplacer « mais ça a foiré… » Non mais des fois !

      Malgré tout, je suis quand même assez satisfait de votre travail. Vous avez bien mérité votre image, un paysage d’hiver non loin du manoir…
      A la prochaine… et n’oubliez pas votre punition, sinon gare à vos oreilles.

      Onésime

  9. Vendredi, jour maudit !

    En ce matin de vendredi 13 janvier 1960, Marianne, mère de trois enfants, se met à chercher sa bague avec son mari John.

    -Où est ma bague ? crie Marianne à travers la maison.

    -Mère, avez-vous pensé à appeler la police ? demanda sa fille.

    Marianne se dresse et dit :

    -Non pas encore, mais il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup !

    Marianne décide de donner rendez-vous à 10h à Monsieur Valentin Dubossait, détective privé, au café Babel.

    -Bonjour Marianne, alors quel est votre problème ? demande le détective.

    -J’ai perdu ma bague ! On me l’a volée ! répond Marianne.

    -Comment est-elle ?

    -C’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion, explique Marianne.

    Le détective ayant récolté les informations dont il avait besoin, part à la recherche d’indices.

    Toutefois, pour ne pas rester les bras croisés, Marianne et son mari John décident d’aller à la police. Pour aller plus vite, ils ont l’idée de prendre le bateau de leurs voisins qui partent ce jour-là en ville.

    Il est trois heures de l’après-midi quand le couple se dirige vers le port.

    -Vite John, à l’heure qu’il est, le bateau est sur le point de partir !

    -Mais oui je fais ce que je peux ! lui répond son mari.

    Quelques minutes plus tard, ils arrivent au port. Malheureusement, le bateau est parti. Alors John décide de prendre un bateau au hasard. Le bateau que John prend est un bateau à moteur qui nécessite une clef pour démarrer.

    John a une idée ! Il introduit la clef de sa maison dans la serrure et avec beaucoup de chance, ça fonctionne !

    Ils partent donc en bateau jusqu’au poste de police.

    Une fois arrivés, ils expliquent l’histoire aux policiers. Ces derniers proposent de regarder les caméras de surveillance de la maison, puisqu’ils y ont accès depuis le poste.

    -Mais la personne sur la vidéo vous ressemble beaucoup ! dit un policier à John.

    -Oui c’est vrai que c’est moi…. , répond John en regardant la vidéo, mais je ne m’en souviens pas et je ne sais pas où est la bague !

    -Mais oui je sais ! dit Marianne, tu es somnambule John ! Regarde dans ta poche.

    -Ah oui elle est là !

    -Bon eh bien on a finalement retrouvé la bague, mais soyez prudent la prochaine fois, rétorque le policier.

    C’est alors que John se rend compte que tous les efforts qu’ils ont faits pour retrouver cette bague, n’étaient pas vraiment utiles…

    Classe de Liliana Ferreira, 7P, Compesières

    • Bonjour les ami(e)s de Compesières,

      Je vois sur les photos que les livres sont bien entourés dans votre classe. Dans mon manoir, c’est le contraire, je suis entouré de livres, mais je suis tout seul. Heureusement, avec les quelques sous gagnés grâce à des textes placés chez un éditeur, je me suis offert le restaurant pour Noël, un plaisir oublié !

      Maintenant, passons aux choses sérieuses. J’ai bien sûr lu votre texte. L’idée du somnambulisme et très bonne. Vous auriez même pu l’exploiter un peu mieux, en disant par exemple que ce n’est pas la première fois que des choses disparaissent (et les retrouver toutes à la fin cachées dans un coin aurait été une chute intéressante.).
      Vous avez utilisé les phrases, c’est bien. Mais parfois, vous vous créez des problèmes inutiles et qui ne font pas avancer l’histoire. Le coup du bateau qui est parti et l’autre qui démarre avec la clef de la maison. Désolé, je n’y crois pas. Et vous avez perdu la confiance de votre lecteur. Très important d’avoir un lecteur qui vous fait confiance. Pour cela il faut qu’il vous croie.
      Le lecteur que je suis ne vous croit plus non plus pour les caméras de surveillance dans la maison et que les gendarmes peuvent utiliser depuis le poste (surtout en 1960 !). Ne me dites pas que ça existe ? Vous me faites peur !

      En résumé, votre texte aurait gagné à être relu en vous mettant à la place du lecteur. On peut tout lui faire gober, à condition de lui présenter la chose comme possible. Et dans votre texte, à mon avis, ce n’est pas toujours le cas.
      Mais ce n’est pas grave, ne sortez pas vos mouchoir pour pleurer ! Ce travail est la pour vous faire progresser et c’est ce que vous faites. Moi-même, je ne suis pas devenu écrivain en claquant des doigts, qu’est-ce que vous croyez ! Alors hauts les coeurs, on fait mieux la prochaine fois en pensant bien à son lecteur !

      Et pour vous encourager, une image en cadeau. J’avais un peu décoré le manoir à Noël, ce qui ne m’était pas arrivé de puis longtemps.

      A bientôt les petits amis. Et on est sage avec la maîtresse, hein ! Sinon, ça va barder !

      Onésime

  10. Bonjour Monsieur Dufresne et Onésime,

    Bonne année 2018 à vous deux. Voilà notre nouvelle:

    Vendredi, jour maudit !

    Il était une fois à New York, un vendredi 13, un jeune homme qui s’appelait John. John travaillait dans une boutique de bijoux très chers. Un matin alors qu’il arrivait devant sa boutique, il vit une jeune fille qui attendait. Quand il arriva, elle lui demanda:
    – Est-ce normal que ce présentoir soit renversé?
    – Non, lui répondit John.
    Il introduit la clef dans la serrure, il poussa la porte de la boutique et dit:
    – Comment vous appelez-vous ?
    – Marianne, et vous?
    – Moi c’est John.
    Ils entrèrent ensemble dans la boutique.
    – Oh non! Une de mes bagues a disparu, dit le commerçant.
    Marianne demanda à John comment est ce bijou si précieux qui a disparu.
    – C’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion.
    Marianne se dressa et dit:
    – Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup!
    Un passant qui passait par là et qui avait entendu la fin de leur discussion leur demanda:
    Avez-vous pensé à appeler la police?
    John et Marianne n’avaient pas encore pris le temps d’appeler la gendarmerie. La police vint et fit des fouilles de la bijouterie, mais ils ne trouvèrent rien. Ils fouillèrent les passants mais Ils ne trouvèrent rien. Ils repartirent avec des échantillons pour analyser les traces ADN récoltées.
    Marianne repartit chez elle, et en arrivant sur le palier de son appartement elle retira ses chaussures. Elle vit quelque chose briller sous ses chaussures. Elle regarda de plus près et remarqua qu’il s’agissait de la bague ciselée en forme de tête de lion.

    Classe 7FRCPs1, Val-de-Travers

    • Bonjour Les Valdetraversins (c’est comme ça qu’on dit ?)

      Bonne année, bonne santé, bon atelier d’écriture 2018…
      Vous êtes à l’heure pour livrer votre travail. C’est bien ! Maintenant, ce n’est pas le tout d’être à l’heure, il faut que le boulot vaille le coup ! Je jette un coup d’œil…

      Bien, vous avez fait court, c’est ce que je demandais. Vous avez éliminé la phrase qui parlait d’un bateau, vous aviez parfaitement le droit. C’est sans doute le prénom « John » qui vous a fait situer l’action à New York, ce qui prouve que vous avez étudié les phrases avant d’écrire, bravo !

      Votre idée de départ me plaît bien, mais c’est la chute qui à mon avis n’est pas à la hauteur. Votre fin, je n’arrive pas à y croire. Marianne, l’héroïne, a une lourde bague ciselée en forme de tête de lion sous sa chaussure et elle ne s’en aperçoit pas ? Vous y croyez, vous ? Non, je pense qu’il aurait fallu trouver une autre fin, plus inattendue, mais surtout que le lecteur puisse y croire plus facilement.

      C’est ça le métier d’auteur : inventer des choses telles qu’un lecteur puisse imaginer qu’elles soient vraies. Vous êtes sur la bonne voie, mais sans me vanter, vous avez encore besoin d’Onésime !

      Petit détail aussi, attention à la concordance des temps (demandez à la maîtresse ou au maître ce que ça veut dire…) Vous avez un peu mélangé le passé et le présent (c’est parce que mes phrases étaient au présent et qu’on a souvent tendance à raconter au passé simple…).

      Mais en tout cas, vous avez travaillé pour moi et respecté votre contrat. Vous avez donc droit à une image. Et puisque votre histoire se passe à New York, voici une photo que j’ai prise en 2012, à l’époque où je voyageais encore.

      A très bientôt, reprenez des forces.

      Onésime

      • Bonjour Onésime,

        Nous sommes tout à fait d’accord avec vos remarques, mais c’est vrai que nous avons parfois de la peine à trouver une chute originale et plausible avec le reste de l’histoire! Nous essaierons de faire mieux la prochaine fois même si là nous sommes complètement dépités par vos remarques. 🙂

        A bientôt.

        Les Valdetraversins

        • Eh ! Oh ! Les filles et les gars du Val-de-Travers, il ne faut pas être « dépités » ! C’est évident que trouver une fin d’histoire originale et plausible, c’est un vrai casse-tête. Moi-même, je me suis heurté souvent à ce problème et j’ai des caisses entières de manuscrits non terminés, faute de fin correcte. Alors hauts les coeurs ! Vous ferez mieux la prochaine fois, j’en suis sûr ! Et puis prenez ça comme un jeu. Moi, je m’amuse beaucoup à lire vos textes et ceux des autres classes. J’espère que vous vous « amuserez » bien avec l’activité 3. Surtout que (n’en parlez à personne…) vous n’aurez pas de soucis avec la fin, cette fois. Je ne vous en dis pas plus…
          A bientôt mes petits dépités !
          Onésime

  11. Bonjour Onésime,

    Tout d’abord nous te souhaitons une très belle année 2018. Nous espérons que tu as passé de belles fêtes de Noël et que la reprise s’est bien passée.

    Nous avons adoré rédiger cette deuxième activité, pas facile d’utiliser toutes les phrases….

    Voici notre récit.

    Bonne lecture!

    Classe de Nuria Ruiz (8P), École des Promenades, Carouge.

    Drôle de voleur….

    Ce vendredi là, au port de Michelin, John, directeur d’oeuvres d’art attendait ses nouvelles marchandises.
    Une fois le bateau amarré, le directeur se dirigea vers la chambre forte. John introduit la clef dans la serrure.

    « Malédiction ! La moitié des cartons ont été ouverts ! »

    Il appela la sécurité.
    Après une fouille intense, le verdict : « Ce ne sont pas les petits tableaux à CHF 10’000.- qui ont été volés, mais la pièce maîtresse de l’exposition. »
    John pensait déjà à une retraite anticipée.

    – « Avez-vous pensé à appeler la police?, demanda le chef de la sécurité.
    – Je vais le faire de ce pas, s’exprima John ».

    Bip, bip… « Bonjour, dit le répondeur automatique de la centrale de police,… »

    – « Je voudrais parler à……

    « Vous êtes bien sur le répondeur de la police, les fêtes arrivent à grands pas, alors, détendez-vous ! »

    – Vendredi, jour maudit », s’écria John.

    Tout à coup, une silhouette féminine fit son entrée. Elle s’approcha du directeur déprimé et lui fit comprendre qu’elle s’appelait Marianne. Elle faisait partie du bureau des enquêtes.

    A ce moment-là, le visage du pauvre John s’illumina. Alors Marianne s’écria :

    – « Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup ! »

    Marianne et John quittèrent le port pour discuter tranquillement, pendant deux heures.

    Le lendemain, les deux compères commencèrent à enquêter.
    Résultat : des poils de barbe, longs et blancs.

    Cette fois, c’est trop tard, c’est déjà le soir de Noël. John, dépité, rentra chez lui.
    Mais, stupéfaction !, sous le sapin, c’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion.
    A côté un petit mot :

    « Cher John, je suis désolé de t’avoir causé autant de soucis. Mais j’avais besoin de la bague pour en faire plusieurs exemplaires. Ce modèle devient de plus en plus à la mode !  Ton cher papa Noël ».

    John soulagé mit la dinde au four et invita Marianne pour partager son dîner de Noël.

    • Bonjour les Promeneurs de Carouge,

      Bonne année 2018. Alors, bien remis des fêtes de Noël ? J’espère que vous êtres en forme car il va falloir travailler encore pour moi en 2018 ! A Noël, je suis allé au restaurant pour la première fois depuis une éternité. Il faut dire que j’avais gagné un peu d’argent avec les textes des classes, j’en avais vendu certains. C’est bien d’avoir des gens qui travaillent pour vous gratuitement, hahaha ! Mais en échange, j’ai promis de vous aider et de donner mon avis et aussi des conseils. Alors j’ai lu votre texte.

      L’idée de départ : top ! Le style « haletant » qui galope du début à la fin : palpitant ! La chute : super !

      Vous êtes en train de vous dire : « Mais qu’est-ce qui arrive à Onésime. Il nous fait des compliments ! »
      C’est que je n’ai pas fini ! Je passe aux critiques, maintenant, pour vous permettre de progresser.
      Voilà ce qui m’a gêné :
      John est « directeur d’œuvres d’art ». Je ne vois pas ce que c’est et je pense que le lecteur non plus.
      Votre style « haletant » ne doit pas vous faire oublier de préciser les situations. Par exemple, « Résultat: des poils de barbe longs et blancs ». Trouvés où ? Comment ? Vous demandez au lecteur d’imaginer tout ça, c’est trop.
      Pareil pour « Mais stupéfaction ! Sous le sapin c’est une lourde bague… » J’aurais préféré : « John vit sous le sapin une petite boîte. Il l’ouvrit. Stupéfaction ! C’est une lourde bague… » (même si on a un petit souci avec la concordance des temps…)
      Et enfin, vous auriez dû préciser, même si ça semble évident, que c’était la fameuse bague la pièce maîtresse de l’exposition.
      Donc votre style « haletant » vous a fait oublier un peu votre lecteur, qui je pense aurait aimé avoir un peu plus d’informations pour imaginer les scènes.

      Voilà. Mais quoi qu’il en soit, c’est du bon travail. Vous êtes sur la bonne voie. Alors prenez des forces pour la troisième activité et recevez cette image bien méritée : La bûche de mon repas de Noël, j’ai presque tout mangé !

      A bientôt et soyez sages avec la maîtresse, sinon gare à moi !

      Onésime

  12. Vendredi, jour maudit !

    C’était le vendredi 13 octobre, après l’école. John et Marianne, deux frère et sœur rentraient d’une longue journée.
    John introduisit la clé dans la serrure et il découvrit que la porte était déjà ouverte.
    En entrant, ils virent avec effroi que des objets avaient disparus. Marianne hurla en s’effondrant :
    – Ma bague préférée a disparu !
    C’était une lourde bague ciselée en forme de tête de lion.
    Marianne se dresse et dit :
    – Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup !
    Dans le coin du salon, ils croisèrent le regard bizarre de leur poisson rouge qui avait l’air de dire :
    – Avez-vous pensé à appeler la police ?
    Soudain, sous l’aquarium, ils virent une photo d’un bateau noir à taches jaune fluo.
    John annonça qu’il fallait se rendre au port.

    Arrivé devant les bateaux, ils trouvèrent rapidement le bon grâce à sa couleur spéciale.
    – A l’heure qu’il est, le bateau est sur le point de partir. Il faut se dépêcher, hurle Marianne.

    Ils allèrent sur le bateau et essayèrent d’ouvrir la cabine. Mais la porte ne s’ouvrait pas.
    John et Marianne crièrent en chœur :
    – Vendredi, jour maudit !

    La porte s’ouvrit de l’intérieur et leurs parents répondirent :
    – Mais non, vendredi tout est permis ! Nous avons réservé des vacances dans votre pays préféré sans vous le dire !
    – Oh cool, merci maman et papa !
    – Et nous avons aussi la bague car nous l’avons prise pour vous attirer vers le bateau et ça a bien marché.
    – Donc, voilà notre grigris car elle nous a porté chance ! dit Marianne.

    • Bonjour les élèves d’Avry et bonne année !

      Des surprises, vous allez en avoir aussi ! Pour commencer, mon premier éclat de voix de l’année est pour vous : Mais qui vous a permis de me tutoyer, bande de petits malappris ? Bon, ça va, je plaisante ! J’ai déjà jeté un coup d’œil à votre texte et comme il me semble assez réussi, je vous autorise EXCEPTIONNELLEMENT à me tutoyer. Mais n’allez pas chanter ça partout, ça reste entre nous !

      Passons au choses sérieuses : Votre texte.
      Premièrement, j’ai bien vu à travers mes lunettes que vous avez un peu changé les phrases que je vous avais données. Malgré mon grand âge, je ne suis pas idiot. Comme le temps du récit est le passé simple, vous l’avez utilisé. Et comme mes phrases étaient au présent, ça ne collait plus pour certaines d’entre elles. Vous avez donc parfois changé le temps de conjugaison des verbes. Vous avez bien fait, dois-je avouer. Vous avez ainsi respecté la concordance des temps. Mais n’essayez pas de jouer au plus malin avec moi. La prochaine fois, on applique mes consignes à la lettre, compris ! D’ailleurs, cherchez bien dans votre texte, il y a au moins un verbe que vous avez oublié de mettre au passé simple…

      Pour le reste, je dois dire que vous vous en êtes très bien sortis. L’idée de départ est bonne, la chute à la fin aussi. Les phrases imposées semblent naturellement sortir de la bouche des personnages. Bravo pour le coup du poisson rouge, ça montre déjà que vous maîtrisez l’humour et la complicité avec le lecteur (j’espère qu’on ne vous a pas soufflé !)

      Donc, bien que vous ayez un peu désobéi, vous êtes parvenus au but : faire un texte intéressant, bien rédigé, avec une fin inattendue. Pas mal pour des gamins !
      Mais évidemment, plus vous faites du bon travail, plus j’en demande ! Alors entraînez-vous pour l’activité numéro 3. En attendant, une petite image en cadeau pour votre collection : Coucher de soleil, l’hiver, non loin du manoir.

      A bientôt

      Onésime

  13. Bonjour!

    Voici notre texte! On espère avoir été à la hauteur 🙂

    Vendredi, jour maudit !

    Marianne était une jeune femme qui avait l’esprit aventurier. Un matin, après s’être levée et habillée, elle descendit rendre visite à son père qui tenait la bijouterie au rez-de-chaussée.
    En entrant dans la boutique, elle vit immédiatement un nouveau bijou dans une des vitrines. Son père, voyant ce qu’elle regardait lui dit :
    – C’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion. Tu voudrais l’essayer pendant un jour ? Fais bien attention, elle est unique au monde !
    – Oh oui ! Je veux bien !
    La jeune femme remercia son père et repartit toute contente avec cette nouvelle bague au doigt.
    Le lendemain matin, à son réveil, Marianne ne retrouva pas la bague. Elle s’exclama :
    – Vendredi jour maudit ! Je me suis fait voler le précieux bijou !
    Convaincue qu’un malotru avait fait le coup, elle se dressa et dit encore:
    – Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup !
    John, son frère, qui n’habitait pas loin de chez ses parents et sa sœur entendit toute cette agitation. Il se précipita vers l’appartement et introduisit la clé dans la serrure. Il entra tout essoufflé :
    – Marianne, dit-il, est-ce que ça va ?
    – Non ! Quelqu’un a volé la bague à laquelle je devais faire attention ! Papa me faisait confiance !
    Marianne descendit à toute vitesse l’étage pour trouver un peu de réconfort auprès de son père. Ce dernier n’était bien entendu pas ravi de cette nouvelle, mais réussit tout de même à ne pas trop s’énerver et à consoler sa fille.
    Calmée, Marianne remonta à l’étage. Pour lui changer les idées, John qui tenait à rester auprès de sa sœur, lui suggéra de faire un peu de lecture, ce qu’elle fit. En se plaçant près de la fenêtre à la lumière du jour, elle vit un homme charmant dans la rue ; en le regardant plus attentivement pour admirer sa beauté, elle n’en crût pas ses yeux :
    – Le voleur ! Le voleur ! cria-t-elle, il a ma bague, c’est lui j’en suis sûre !
    Le voleur se sentant pris au piège eut comme idée de danser la macarena pour détourner l’attention. Il se rappela alors qu’il ne devait pas trop traîner et pensa « A l’heure qu’il est, le bateau est sur le point de partir ; je ne peux pas me permettre de manquer ce départ qui me permettra de m’enfuir loin d’ici ! »
    Marianne, qui était charmée par ce bon danseur ouvrit la fenêtre et lui cria :
    – Venez boire un thé !
    Le séduisant bandit répondit oui sans trop réfléchir. Il était surpris de la façon avec laquelle il accepta si rapidement ! Ni une ni deux, le voici en train de monter rejoindre la jeune fille.
    Le voleur, dès qu’il vit Marianne, comprit mieux pourquoi il n’avait pas hésité à dire oui : Marianne était une très belle fille et il en tomba sous le charme immédiatement.
    Instinctivement, il retira la bague ciselée en forme de tête de lion de son doigt, mit un genou à terre et bafouilla machinalement :
    – Voulez-vous m’épouser ?
    Marianne n’en revenait pas, mais en s’imaginant au bras de ce surprenant voleur, elle répondit :
    – OUI ! Je veux vous épouser ! Vous dansez si bien la macarena !
    Et ils s’embrassèrent éperdument sous le yeux ébahis de John qui tomba dans les pommes…

    Classe 6H, Le Pâquier, Suisse

  14. Bonjour les jeunes du Pâquier,

    Je vous souhaite une bonne année 2018 à travailler pour moi, hahaha ! Re-merci pour la photo, que je crois avoir déjà vue. Mais comme on dit : « quand on aime, on ne compte pas ! »
    Dites-moi, vous avez mangé du lion pendant les vacances. Quel long texte ! Et parfaitement relu ! Orthographe, grammaire, conjugaison… Tout est très bien maîtrisé. Sachez que je sais reconnaître le travail accompli !
    Maintenant, il faut que je fasse mon travail d’affreux Jojo, que j’enfile mon costume d’Onésime le coupeur de cheveux en quatre. Car pour que vous progressiez encore, il faut que je critique des détails de votre texte, même s’il vous a demandé beaucoup de travail. « Difficile est ma mission » dirait Maître Yoda.

    Alors j’y vais ! Je ne ferai pas de critiques sur la rédaction de votre texte, c’est très bien écrit je l’ai déjà dit. C’est sur l’histoire elle-même que je suis plus perplexe. La première moitié de votre histoire se passe dans un univers qui semble réel. Puis soudain, le voleur repéré danse la Macarena. Et là, on bascule dans le burlesque, le loufoque, la grosse rigolade. Et moi, pauvre lecteur, je n’y crois plus. Quant à la fin, lorsque Marianne veut épouser le voleur et l’embrasse avec fougue, je la trouve trop improbable.
    Il me semble que vous n’avez pas réussi à choisir entre une histoire sérieuse et une histoire farfelue. Le mélange des deux ne m’a pas convaincu. Mais c’est la difficulté du travail de groupe. Et rassurez-vous, les efforts que ce texte vous a demandés ne sont pas perdus : en écrivant, vous progressez. Et moi, je joue mon rôle de méchant, c’est mon job, hahaha !

    Je suis certain que vous suivrez mes conseils. Vous m’avez l’air de sérieux petits élèves, vous l’avez montré. La prochaine activité, la troisième déjà, devrait vous permettre de vous « éclater » ! En attendant, une image de l’hiver dans les environs du manoir récompense votre travail acharné !

    A bientôt.

    Onésime

  15. Vendredi, jour maudit ?

    Ce vendredi 13, Marianne nettoie comme d’habitude en chantant l’appartement n° 18.
    John, le propriétaire, rentre à la maison et lui dit bonjour. Il se dirige comme toujours vers sa chambre pour vérifier son coffre. John introduit la clé dans la serrure. Catastrophe ! Elle a été forcée et il manque un objet de grande valeur : c’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion.
    Choqué, il court dans le salon, où la femme de ménage nettoie les vitres, et lui dit :
    Marianne, mon coffre a été forcé et ma bague a disparu ! Avez-vous remarqué quelque chose d’anormal ce matin ?
    Celle-ci réfléchit un moment, puis répond:
    Pendant que je nettoyais les toilettes, j’ai entendu du bruit. Je suis sortie pour regarder, mais je n’ai vu personne. C’est sûrement à ce moment-là que le voleur a dû entrer…
    John s’assied sur une chaise et soupire : « Vendredi, jour maudit ! »
    Marianne se dresse et lui dit:
    Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup ! Avez-vous pensé à appeler la police ?
    – Quelle bonne idée !
    Il prend le téléphone et compose le numéro 117. Il raconte toute l’histoire au policier qui lui dit: « On arrive dans 30 minutes. »
    Parfait ! répond John. Merci et à tout à l’heure .
    Marianne prend son manteau et son sac et dit à John :
    J’ai un autre appartement à nettoyer. Au revoir et à vendredi prochain.
    En partant, elle se dit :
    Youpi, j’ai réussi mon coup ! Je vais gagner une fortune avec cette bague, elle vaut des millions de dollars. Il faut que je me dépêche. A l’heure qu’il est, le bateau est sur le point de partir.
    En partant dans l’escalier, elle croise les policiers et les salue poliment.
    Fin

    Classe 5P42, Corcelles-près-Payerne, Isabelle Giauque
    File: dessinvendredijourmaudit.pdf

    • Bonjour les Corcellois-Payernains (on dit comme ça ?)

      Vous avez fait court, c’est bien. Mais vous auriez pu me souhaiter la « Bonne Année », quand-même ! Ah, la jeunesse insouciante ! Enfin, je vais quand même vous donner mon avis sur votre texte. Mais la prochaine fois, formule de politesse obligatoire, nom de nom ! Si vous voulez mon aide, foi d’Onésime, il va falloir filer doux !

      Heureusement pour vous, votre texte, c’est du bon travail. Une chance ! Le texte est court, la consigne respectée, l’orthographe et la grammaire maîtrisées, l’histoire bien construite. Mais vous me connaissez, je suis toujours prêt à râler. Alors je vous dis que votre chute m’a laissé un peu sur ma faim. Ça fonctionne, mais j’aurais aimé être plus surpris. Je sais bien que c’est un exercice qui n’est pas si simple. Sachez en tout cas que pour moi aussi, commencer une histoire est très facile, c’est la terminer qui me pose le plus de difficultés.
      Alors rendez-vous à la prochaine activité !

      Amitiés.
      Onésime.

      Et votre image en récompense : cygnes en hiver, sur le canal du Nivernais, à deux pas de mon manoir.

  16. La bague volée

    Comme tous les soirs, installés au salon, John et Marianne regardent à la télévision les infos.
    Mais ce soir-là, quelque chose d’insolite se passe. Ils entendent un bruit étrange à l’étage de leur maison.

    Marianne se dépêche de monter les escaliers en pierre pour aller vers la pièce inquiétante qui émet un bruit et découvre stupéfaite que le bruit provient de sa chambre. Toute précipitée, elle arrive et remarque que la fenêtre est ouverte. La jeune femme s’empresse de contrôler s’il manque des objets. Elle constate que sa boîte à bijoux n’est plus sur la commode. Elle a été dérobée. Elle pousse un cri déchirant. Son frère John accourt dans la pièce. Mais Marianne se hâte de prévenir sa mère en l’appelant depuis l’étage.

    « Vendredi, jour maudit ! crie Marianne en pleurant.
    – Qu’est-ce qui s’est passé ? dit sa mère.
    – Ma boîte à bijoux a disparu ! En plus, il y avait ma belle bague à l’intérieur…pleurnicha Marianne.
    – Quelle bague ? ronchonne sa mère.
    – Rappelle-toi, c’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion. C’est celle que papa m’a donnée ! Marianne regarde son frère désespérément.
    – Avez-vous pensé à appeler la police ? demande Léa leur maman.
    – Non, on ira au commissariat demain car de toute façon, la police ne fait pas de recherche avant 24 heures expliqua John. »

    Le lendemain, Marianne et John arrivent au commissariat. Une policière à l’allure rebelle leur demande :
    « Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ?
    -Oui ! Hier soir, ma bague a été volée. Je suis arrivée bien trop tard pour voir le voleur. explique Marianne.
    – Je vais mener mon enquête et je vous appelle si j’ai des nouvelles à vous annoncer répond simplement la policière.

    Après avoir répondu aux questions de la policière, Marianne et John rentrent chez eux. Arrivés devant la maison, John introduit la clef dans la serrure et pousse la porte, mais elle se bloque. Ils ne comprennent pas ce qui se passe, alors ils décident de passer par la porte du jardin qui est inhabituellement ouverte.
    « Bizarre ! dit Marianne. Je suis sûre de l’avoir fermée. » Ils pénètrent à l’intérieur et voient la fenêtre de la cuisine cassée. Marianne se dresse et dit « il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup ! ». Quelques minutes plus tard, le téléphone sonne. John décroche et écoute la voix de la policière lui dire :
    « Venez vite au port ! A l’heure qu’il est le bateau est sur le point de partir !
    -Quel bateau ? crie John.
    -Un bateau rempli de bijoux volés est sur le point de partir, peut-être que votre bague s’y trouve. Rejoignez-moi au port ! s’exclama la policière.
    John et Marianne se dépêchent et s’en vont au port. Ils découvrent la policière et ses coéquipiers arrêter le voleur. On leur fait signe de monter sur le bateau et regarder s’ils trouvent la bague parmi les bijoux. Mais il n’y a rien. Au même moment, du coin de l’œil de Marianne, elle voit quelque chose tomber à l’eau…

    Ecole Marly Grand-Pré 7H, les élèves de la classe 7H Overney-Lumpini

    • Dites-donc, les Marly Grand Pré, on ne dit plus bonjour à son cher Onésime ? Et mes souhaits de « Bonne Année », ils sont où ? Bon, je passe l’éponge, mais gare à vous la prochaine fois !

      Alors bonjour et « Bonne Année ». J’ai lu votre texte et on y voit bien le travail collectif. J’aime bien aussi les petites « maladresses » qui subsistent : par exemple « la pièce inquiétante qui émet un bruit », Toute précipitée… », « du coin de l’œil de Marianne, elle voit… ». Ces petites expressions m’ont bien fait sourire.
      Pour le reste, l’histoire est bien construite et très correctement rédigée. Un seul « bémol », comme disent encore les vieux comme moi : la fin.

      Une nouvelle doit avoir une chute. Là, vous proposez au lecteur la fin… d’un épisode ! J’aurais envie d’écrire « à suivre ». Certes, on peut faire une fin ouverte, laissant le lecteur imaginer la suite, mais moi-même, je trouve cet exercice très difficile. Dans le cas de votre texte, on est un peu déçu de ne pas savoir ce qui va se passer.

      Mais félicitations pour votre travail, vous avez mérité votre image (cette année, j’ai fait un sapin de Noël pour la première fois depuis longtemps. Les cadeaux, c’est moi qui me les suis offerts…)

      A bientôt pour la prochaine activité.

      Onésime

  17. Un cadeau très spécial

    L’après-midi du vendredi 13 décembre, l’un de ces vendredis maudits, John introduit la clef dans la serrure et découvre son coffre VIDE.
    En paniquant, il appelle Marianne et dit : « J’ai perdu quelque chose de très précieux pour moi. Je pense qu’on me l’a volé. Veux-tu m’aider ?
    – Oui évidemment, je viens ! répond la jeune femme.

    Très vite, elle arrive. Essoufflée, elle s’affale sur le canapé et ne peut dire que : « C’est clair ! Vu où il se trouvait, on te l’a volé !
    D’un coup, elle se dresse et ajoute : « Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup. Il faut avertir la police.
    Aussi, sans plus attendre, John s’isole et compose le 117.
    L’agent de service qui décoche n’entend, au début, que : Miaou, miaou, miaou… puis :
    – Bonjour, désolé pour les miaulements, c’est mon chat. Je vous appelle, car je ne trouve plus une bague. Je pense qu’on me l’a dérobée. Pouvez-vous enquêter ? Par contre, il faut absolument que cela reste discret, car la bague en question est un cadeau pour ma future femme, Marianne.

    Après plusieurs jours d’investigations : aucune découverte ! Ils n’ont pas réussi à retrouver la lourde bague ciselée en forme de tête de lion.
    – Au fait, ajoute Marianne, qu’a-t-on recherché ? Je ne le sais toujours pas !
    – Euh !… C’était un bijou pour quelqu’un de très précieux pour moi, répond John.

    Quelques jours plus tard, c’est Noël avec tous ses préparatifs.
    Au moment de déguster l’habituelle bûche élaborée par John, Marianne constate, dans l’une de ses bouchées, la présence d’un objet dur. Elle le crache ; il le rattrape.
    – Une bague, s’exclame-t-elle ! C’est pour qui ?
    – Veux-tu m’épouser, réplique John.

    Le chat, non loin de là, fait un clin d’œil complice à son maître. Celui-ci comprend qui était le mystérieux voleur.
    Par contre, il n’a jamais su comment le bijou s’est retrouvé dans le gâteau.

    Et à propos de la demande en mariage, Marianne a répondu :
    Oh, oui !…

    Classe 8H de Fernando Mele
    Ecole des Collines
    Sion (VS) / Suisse

    • Bonjour les enfants des Collines.
      Si j’en juge par la photo, ce sont plutôt des montagnes qu’il y a près de chez vous ! Dites-donc, c’est une grande école que vous avez là. Quand j’étais gosse, l’école où j’allais n’avait que deux classes (et c’étaient ma mère et mon père les instituteurs, la galère !)

      Bon, entrons dans le vif du sujet. Votre texte est bien rédigé et on sent bien que tout le monde y a participé. C’est peut-être ce qui fait qu’on a parfois du mal à s’y retrouver. Mais ça ne me dérange pas, un texte un peu fouillis, si je sens qu’il a motivé toute la classe. Vous êtes là pour apprendre et vous le faites bien.

      Moi, je suis là pour râler, et je vous assure que je le fais bien aussi. Alors je vous signale que vous avez un peu détourné la consigne en modifiant les phrases proposées. Certes, ce n’est pas très grave, mais j’aime qu’on m’obéisse « à la lettre ». Et puis j’ai peiné à croire certains passages : Marianne qui ne sait pas ce qu’on cherche, le chat qui met la bague dans la bûche… Bref, j’ai eu un peu de mal à croire votre fin, et cette bûche farcie à la bague m’a laissé sur ma faim (Hahaha ! Excusez cet humour !)
      Eh oui, pas facile de contenter Onésime, n’est-ce pas ? Je compte sur vous pour faire encore mieux la prochaine fois.

      En attendant, je vous dois bien une récompense pour votre travail sérieux. Voici votre image : La rivière Yonne qui passe tout près de mon manoir.

      Allez, à la prochaine !

      Onésime

  18. Bonjour!

    Nous vous souhaitons une excellente année!
    voici notre nouvelle.

    Vendredi, jour maudit

    John introduisit la clé dans la serrure et le couvercle du coffre s’ouvrit.
    La lourde bague ciselée en forme de tête de lion apparut. John la prit et, dans l’obscurité, s’enfuit de la maison, en direction du port. Mais le bateau était sur le point de partir.
    « Vendredi, jour maudit ! » se dit-il.
    Il avait été difficile pour lui de s’emparer de cette bague. Elle se trouvait dans une maison, dont la propriétaire était cheffe de police. En plus, il n’avait aucune idée de l’endroit où elle était cachée. Le voleur se disait qu’il devait y avoir des pièges partout pour garder un tel trésor.
    Par chance, il n’y avait aucun piège et la petite clé permettant d’ouvrir le coffre se trouvait sous le matelas de la cheffe de police. Evidemment, il avait pensé à regarder dans l’unique armoire de sa chambre. Tout ça, le plus silencieusement possible.
    « Pas très bien gardée cette bague », pensa-t-il.
    Il se mit à courir comme il ne l’avait jamais fait et réussir juste à temps à monter sur le bateau.

    Marianne, une jeune femme aux cheveux bouclés et aux yeux verts, se réveilla. Elle prit tranquillement son petit déjeuner, salua son chat et son hamster, puis se prépara soigneusement, car ce jour là, elle avait une réunion très importante au commissariat. Elle devait être attentive aux vêtements qu’elle portait, car elle était cheffe de police.
    Elle voulait mettre, pour cette occasion, sa plus belle bague.
    C’était une lourde bague ciselée en forme de tête de lion, qui appartenait à son arrière grand-mère, dont la valeur était inestimable.
    Malheureusement, elle ne la trouva nul part. Elle se mit à réfléchir si elle elle l’avait portée la veille. Normalement, la bague était toujours dans son armoire, enfermée dans un petit coffre en bois.
    Inquiète, elle décida de prévenir sa voisine. Sa voisine lui dit :
    « Avez-vous pensé à appeler la police ? »
    Marianne, qui était en route pour le commissariat, remercia sa voisine et partit précipitamment.
    Elle entra dans le commissariat et cria :
    « On m’a volé ma bague, il faut absolument découvrir qui a fait le coup ! »
    Elle demanda à voir John, son collègue, un très bon inspecteur, qui pourrait sûrement l’aider. Mais John n’était pas là.
    « C’est étrange, pensa-t-elle, normalement il est toujours là. »
    Elle frappa, puis entra dans son bureau. Pas de John.
    Elle allait quitter l’endroit, quand elle fut attirée par l’écran de son ordinateur. Curieuse, elle s’approcha et lut sur l’écran : « billet de bateau pour une personne »
    Le départ était prévu aujourd’hui à 5h30, en direction de New-York.

    Marianne trouva bizarre que John s’en aille s’en prévenir, en bateau, et aussi tôt.
    Puis elle aperçut une photo, posée sur le bureau. C’était une photo d’elle-même. On la voyait souriante et un de ses doigts, portant la bague ciselée, avait été entouré.
    « C’est John le voleur! », s’écria Marianne, choquée.
    Elle courut prévenir ses collègues. Un hélicoptère fut envoyé au port de New-York pour intercepter le voleur.
    John fut arrêté quand il descendit du bateau et fut jeté en prison.
    Marianne put récupérer sa bague. Elle décida de la confier à un musée, étant donné sa valeur inestimable.

    Classe 6p, Ecole du Val d’Arve, Genève, Ariane Haefliger

    • Bonjour les genevoises et les genevois du Val d’Arve,

      Merci de vos vœux et tous les miens pour 2018.

      Vous attaquez l’année avec un long texte dans lequel je pense chacun de vous a mis son petit grain de sel. J’imagine les difficultés que vous avez eues avec la maîtresse pour faire un seul texte avec une multitude d’idées ! Evidemment, le fait d’écrire à plusieurs complique les choses. C’est pour ça que moi, Onésime Courbouillon, votre lecteur préféré, je vais avoir des critiques à vous faire. Mais ne m’en voulez pas, je râle, d’accord, mais c’est pour votre bien. Et rassurez-vous, mes remarques pas toujours gentilles n’enlèvent rien à la qualité de votre travail.

      Voilà, c’est dit. maintenant, je ronchonne :
      Vous aviez matière à une bonne petite nouvelle policière, mais quelques détails font que le lecteur que je suis a du mal à suivre. On ne sait pas si Marianne est dans l’appartement quand John vient voler la bague. Il semble que oui, car elle se réveille, mais alors, pourquoi John ne l’a-t-il pas réveillée en fouillant sous son matelas ?
      Marianne appelle sa voisine qui lui conseille d’appeler la police alors qu’elle en est la cheffe. Vous auriez dû placer là un peu d’humour, sinon, on ne comprend pas.
      Et enfin, il n’est pas très malin, John, de mettre la photo avec la bague entourée sur son bureau. Vous auriez pu au moins la cacher dans le tiroir. Je pense qu’il aurait fallu trouver une raison plus « grave » pour que John vole la bague (jalousie, amour déçu …).

      Voilà mes remarques sur votre texte, mais continuez à travailler comme ça et ce sera très bien. D’ailleurs, pour vous récompenser, voici votre image : mon vieil ami le Père Noël en plâtre, que je pose chaque année sur la cheminée du manoir.

      A la prochaine les amis !

      Onésime

  19. Et voilà notre texte, court et efficace… 😉
    Bonne lecture !

    Le piège de Marianne

    – Vendredi, jour maudit ! bougonne John, le gardien de nuit du Musée de Carouge.
    Il déteste les vendredis car il y a tout le temps un problème ce jour-là : des vols de petits objets sans valeur, des bagarres, des dégâts divers… Il finit son horriblement longue et fatigante tournée avant l’ouverture.
    John introduit la clef dans la serrure et ouvre la porte. Il y a des traces de boue et des morceaux de verre cassé sur le sol.
    – Qu’est-ce que c’est que cette pagaille ! ronchonne John, avec un mauvais pressentiment.
    Il court à toute vitesse vers la chose la plus précieuse du musée. C’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion, qui appartenait à une célèbre reine d’Afrique, Enoah. Le bijou, d’une valeur inestimable, a disparu.
    Son téléphone vibre. C’est son amie Marianne, une jeune Carougeoise de 14 ans, intelligente et curieuse. Elle prétend avoir vu un voleur sortir du musée pendant la nuit.
    – Avez-vous pensé à appeler la police ? demande-t-elle à John.
    – Non, pas encore, répond-il.
    – Alors, ne le faites pas. J’arrive.
    Quelques minutes plus tard, après avoir rejoint John au musée, Marianne se dresse et dit avec conviction :
    – Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup ! Et j’ai un plan.
    Elle explique qu’il suffit de publier une affiche pour attirer le voleur sur un bateau. Ce sera facile ensuite pour la police de l’arrêter. Elle se met au travail.
    Le soir même, l’affiche est prête et collée aux quatre coins de la ville.

    GRANDE EXPOSITION-CROISIÈRE
    DIAMANT GÉANT DES CARAÏBES
    SUR LE BATEAU SIMPLON
    DIMANCHE À 15H00
    EMBARCADÈRE DU JARDIN ANGLAIS – GENÈVE

    Deux jours plus tard, Marianne appelle John :
    – A l’heure qu’il est, le bateau est sur le point de partir. Et la police est au rendez-vous pour arrêter le voleur.

    • Courts et efficaces, vous l’êtes sans doute, bien que cela reste à prouver. Mais vous avez oublié de dire qui vous êtes ! Et de plus, vous oubliez aussi de me dire bonjour ! Foi d’Onésime Courbouillon, il va vous falloir devenir un peu plus modestes à l’avenir (d’ailleurs, je crois vous avoir reconnus, mes petits cocos, hahaha !).

      Bien, oublions cette petite maladresse que je mets sur le compte de votre jeunesse et de votre ardeur au travail. J’ai lu votre texte, qui a en effet le mérite d’être court. C’est bien. Est-il efficace ? Voyons voir… Rien à dire sur la rédaction du texte, l’orthographe et la grammaire. Tout est maîtrisé.
      La consigne est respectée et on retrouve les phrases de la salade.
      Le lecteur que je suis aurait aimé une chute un peu plus originale. Certes, c’est plausible, mais ça me paraît un peu facile… Une fin efficace, donc, mais à laquelle j’ai eu un peu de mal à croire.

      Quoi qu’il en soit, je ne peux pas dire le contraire, c’est du bon travail. Mais maintenant que j’ai piqué un peu au vif votre fierté, je suis certain que vous aurez à cœur de m’étonner et de me ravir encore plus la prochaine fois.

      Voici en tout cas une image bien méritée : les décorations de Noël sur la cheminée de la cuisine du manoir.

      A bientôt.

      Onésime

  20. Un cadeau très spécial

    L’après-midi du vendredi 13 décembre, l’un de ces vendredis maudits, John introduit la clef dans la serrure et découvre son coffre VIDE.
    En paniquant, il appelle Marianne et dit : « J’ai perdu quelque chose de très précieux pour moi. Je pense qu’on me l’a volé. Veux-tu m’aider ?
    – Oui évidemment, je viens ! répond la jeune femme.

    Très vite, elle arrive. Essoufflée, elle s’affale sur le canapé et ne peut dire que : « C’est clair ! Vu où il se trouvait, on te l’a volé !
    D’un coup, elle se dresse et ajoute : « Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup. Il faut avertir la police.
    Aussi, sans plus attendre, John s’isole et compose le 117.
    L’agent de service qui décoche n’entend, au début, que : Miaou, miaou, miaou… puis :
    – Bonjour, désolé pour les miaulements, c’est mon chat. Je vous appelle, car je ne trouve plus une bague. Je pense qu’on me l’a dérobée. Pouvez-vous enquêter ? Par contre, il faut absolument que cela reste discret, car la bague en question est un cadeau pour ma future femme, Marianne.

    Après plusieurs jours d’investigations : aucune découverte ! Ils n’ont pas réussi à retrouver la lourde bague ciselée en forme de tête de lion.
    – Au fait, ajoute Marianne, qu’a-t-on recherché ? Je ne le sais toujours pas !
    – Euh !… C’était un bijou pour quelqu’un de très précieux pour moi, répond John.

    Quelques jours plus tard, c’est Noël avec tous ses préparatifs.
    Au moment de déguster l’habituelle bûche élaborée par John, Marianne constate, dans l’une de ses bouchées, la présence d’un objet dur. Elle le crache ; il le rattrape.
    – Une bague, s’exclame-t-elle ! C’est pour qui ?
    – Veux-tu m’épouser, réplique John.

    Le chat, non loin de là, fait un clin d’œil complice à son maître. Celui-ci comprend qui était le mystérieux voleur.
    Par contre, il n’a jamais su comment le bijou s’est retrouvé dans le gâteau.

    Et à propos de la demande en mariage, Marianne a répondu :
    Oh, oui !…


    • Tiens-tiens, j’ai déjà vu ça quelque part. Il y a dû y avoir une erreur de manipulation. Ça m’arrive souvent aussi avec cette bécane qu’on appelle ordinateur ! Je vous ai répondu plus haut… Mais je n’avais pas, lors de votre dernier message, la photo des voitures sous la neige. Ce sont bien des voitures ? Si oui, pas facile de retrouver la sienne !
      Onésime

  21. Cher Onésime,

    Nous vous souhaitons une excellente année 2018 et espérons que vous y retrouverez un peu d’inspiration. Comme vous nous l’avez demandé, nous vous mettons aussi une photo de nous que nous avons prise le jour de l’escalade. Les élèves des écoles genevoises ne se déguisent pas à Halloween, ni pour mardi gras. Ils se déguisent le 12 décembre pour célébrer la nuit où les Savoyards ont voulu s’emparer de notre ville en 1602 et que les Genevois en pyjama les ont courageusement repoussés.

    Pour le texte, nous espérons que vous ne serez pas trop fâché car nous nous sommes un peu emballés et nous craignons que vous ne trouviez notre texte un peu long. Bref voici donc notre production. Nous vous souhaitons une bonne lecture en espérant que vous aurez du plaisir.

    Vendredi, jour maudit

    – A l’heure qu’il est, le bateau est sur le point de partir !
    Ce vendredi 27 juin, nous essayions de nous frayer un chemin dans la foule, afin de pouvoir monter à bord du Queen Geneva.
    Nous échangeâmes un regard inquiet avec mon ami le détective Hugo Holmos. Une goutte de sueur se mit à perler sur ma tempe à l’idée que nous rations la croisière de Diana Warschöwitz, la célèbre diva du chant qui nous avait demandé d’enquêter sur les menaces de mort qu’elle recevait régulièrement. La diva devait donner au cours de cette croisière son premier concert depuis près de dix ans. J’avais officiellement été invitée en tant que journaliste pour couvrir l’événement, mais c’est surtout aux vues de la mission qui nous avait été confiée officieusement que nous ne pouvions pas nous permettre d’être en retard. La foule était dense justement pour assister à l’embarquement de la diva.
    Après une course effrénée, nous arrivâmes en sueur sur le ponton, du moins Hugo car il n’était pas aussi sportif que moi. Le bateau était sur le point de partir, il était moins une. Le bateau était imposant et magnifiquement décoré. Les appareils photos crépitaient. Le public était en émoi. L’ambiance était électrique.
    Dans la précipitation, nous montâmes à bord comme si un lion nous pourchassait. Sur le pont nous fûmes accueilli par deux gardes vêtus d’un costume noir et d’une cravate blanche, portant des lunettes noires. L’un deux nous demanda nos papiers d’un ton ferme. Je fouillai dans mon sac et lui tendit nos invitations et ma carte de presse. L’autre garde nous jeta un regard qui me parût particulièrement hostile.
    Hugo impressionné, me chuchota à l’oreille :
    – ils ne rigolent pas avec la sécurité. Des gardes sont postés partout sur le pont. Je ne pense pas que Diana risque grand-chose tant que nous resterons à bord du Queen Geneva.
    Nous nous installâmes sur le pont accoudé à la balustrade pour assister à la cérémonie de départ. Nous aperçûmes la Diva aux côtés du capitaine du bateau, Albert Marin. Elle saluait la foule en souriant, mais le léger tremblement qui agitait sa main montrait son inquiétude. Elle portait comme d’habitude sa fameuse bague en forme de tête de lion. Cette bague lui avait été offerte par sa mère et elle ne l’enlevait que pour dormir. En parcourant la foule, j’aperçus un visage familier mais ne parvins pas à mettre un nom dessus. J’ai malheureusement une très mauvaise mémoire des visages. La sirène du bateau retentit annonçant son départ imminent.
    Épuisés par notre course nous décidâmes de prendre un rafraîchissement avant de rejoindre Diana dans sa cabine comme elle nous l’avait demandé. Alors que nous nous approchions de la cabine un cri strident nous glaça le sang. Nous nous précipitâmes vers la cabine de Diana et nous l’entendîmes murmurer d’une voix tremblante :
    – Vendredi, jour maudit !
    Un bruit sourd retentit comme si quelqu’un ou quelque chose tomba par terre dans la cabine. Hugo frappa à la porte et appela Diana, mais il n’obtint aucune réponse. J’essayai d’ouvrir la porte mais elle était fermée à clé. Alerté par nos cris un garde nous avait rejoint devant la cabine. Je lui expliquai la situation et avec son passe il ouvrit la porte. Le spectacle qui s’offrait à nous était affreux. Diana était étendue par terre, visiblement elle avait été poignardée et venait de pousser son dernier soupir. Hugo demanda au garde d’aller chercher le capitaine et un médecin. Il me demanda:
    – Le meurtrier ne doit pas être loin, mais par où a-t-il bien pu sortir ? Il n’est visiblement plus dans la cabine. Fouillons-la pour voir si nous trouvons des indices. Peut-être nous trouverons également l’arme du crime.
    Je vis que Diana tenait quelque chose dans sa main et me penchai pour voir de quoi il s’agissait.
    – Hugo, c’est un bouton du costume du capitaine ! Diana a dû le lui arracher en se débattant ! C’est probablement lui le coupable !
    – Il faudrait trouver son costume pour vérifier qu’il y manque effectivement un bouton, mais cet indice le désigne comme notre principal suspect.
    En voulant prendre le bouton des mains de Diana, je fus frappée par un autre détail ! La bague de Diana avait disparu, celle en forme de tête de lion!
    – Hugo, regarde ! La bague a disparu ! Tu crois que le capitaine a tué Diana pour lui voler sa bague ?
    Hugo secoua la tête d’un air sceptique. Il murmura dans un souffle :
    – C’est peu probable… Il doit y avoir autre chose.
    Son visage était blême. Je le connaissais trop bien pour savoir qu’il se sentait responsable de la mort de Diana. En effet, il avait sous-estimé le meurtrier estimant que Diana ne risquait rien.

    Le garde revint avec le médecin qui commença à examiner le corps de la diva. A ma grande surprise, il s’agissait de l’homme que j’avais reconnu sur le pont. Le capitaine quant à lui était introuvable. Voilà qui le rendait encore plus suspect.
    – Avez-vous pensé à appeler la police, nous demanda le garde ?
    Nous nous regardâmes d’un air coupable avec Hugo et j’avouai :
    – Pris dans le feu de l’action, nous n’y avons même pas pensé.
    – Je m’en occupe John, dit le médecin au garde.
    Hugo remercia le médecin et décida de partir à la recherche du capitaine afin de lui poser quelques questions. Nous commençâmes par aller voir dans sa cabine. Je demandai à John le garde de nous accompagner. Quand nous arrivâmes devant la cabine. Hugo frappa énergiquement à la porte et appela le capitaine. Effectivement personne ne répondit et la porte était fermée à clé. Je demandai au garde s’il pouvait ouvrir la cabine. John introduit la clé dans la serrure. Nous nous retrouvâmes face à un nouveau cadavre. Le capitaine Albert Marin avait vraisemblablement lui aussi été assassiné. Il était entouré d’une grosse tâche de sang qui formait des ailes un peu morbides. Notre principal suspect venait à peine d’être innocenté. Je demandai au garde d’aller chercher le médecin qui devait encore être dans la cabine de la diva. Ils revinrent en courant. Essoufflé le médecin constata en effet la mort du capitaine.
    Sous le choc, Hugo murmura :
    – Marianne, l’assassin court toujours et il est à bord. Je me dressai et dis :
    – Il faut absolument découvrir celui qui a fait le coup ! Nous sommes tous en danger.

    Nous sortîmes nous aérer sur le pont et faire quelques pas pendant que le médecin examinait le corps et qu’il le faisait transporter ailleurs afin que nous puissions fouiller la cabine du capitaine.
    Après avoir marché quelques minutes absorbé dans son silence, Hugo me dit :
    – Marianne, je crois que tu as raison. Un coupable court toujours.
    – Crois-tu que ce soit le même meurtrier qui ait tué la diva et le capitaine ?
    – Je l’ignore, Marianne. Les indices dans la cabine de la diva désignent clairement le capitaine. Mais il est possible également que quelqu’un voulant détourner les soupçons ait tout fait pour le désigner comme coupable en plaçant ces indices volontairement sur la scène du crime pour nous induire en erreur. Mais il y a deux possibilités, soit le capitaine a tué la diva et a été assassiné à son tour par un autre assassin – il est toutefois très improbable que ces deux meurtres ne soient pas liés – soit il y avait deux meurtriers sur le bateau et si le deuxième court toujours, il nous a débarrassé du premier.
    – Hugo, il faut que je te dise, sur le pont lors du départ, j’ai vu le docteur et j’ai eu l’impression de le reconnaître. Je suis sûre de l’avoir déjà vu quelque part, mais je n’arrive pas à me souvenir où.
    Hugo enregistra l’information et après quelques minutes d’un nouveau silence, nous décidâmes de retourner dans la cabine du capitaine pour essayer de trouver des indices. Je poussai doucement la porte et trébuchai sur un objet dur. C’est une lourde bague ciselée en forme de tête de lion. Nous poursuivîmes nos recherches et trouvâmes dans un tiroir un couteau ensanglanté avec un petit bateau gravé sur le manche ainsi que deux petites initiales : A. M.
    – Hugo ! L’arme du crime ! Elle doit appartenir au capitaine. Ce sont ses initiales : Albert Marin. Mais avait-elle servie à tuer la diva, le capitaine ou les deux ?
    Je m’approchai du bureau du capitaine et essayai d’ouvrir un petit tiroir en haut à gauche. Il était évidemment fermé à clé, mais je réussis à le crocheter assez facilement avec mon couteau suisse que j’avais toujours dans ma poche. Vivre avec le célèbre Hugo Holmos contraint à développer certaines petites habilités. Ce tiroir ne contenait qu’un article de journal. Je demandai à Hugo de venir voir. L’article était illustré d’une photo de Diana Warschöwitz d’après ce qu’indiquait la légende, mais il était impossible d’identifier la diva car quelqu’un s’était visiblement défoulé sur cette photo avec une grande violence. Le gros titre clamait « La célèbre diva Diana Warschöwitz a tué une petite fille lors d’un accident de voiture ». En lisant l’article, nous apprîmes que la petite fille en question n’était autre que Isabella Marin, la fille du capitaine Marin.
    – Je me rappelle de cette histoire, Hugo. Elle a fait les gros titres pendant des semaines. Elle m’avait beaucoup touchée. C’est horrible de perdre sa fille si jeune. Je sais que Diana ne s’en est jamais remise non plus. Elle était rongée par le remord. C’est pour ça qu’elle n’a plus chanté pendant si longtemps.
    – Marianne, regarde la date de parution du journal. Il date du 28 juin, le lendemain de l’accident. Ça fait exactement 10 ans qu’Isabella est décédée dans cet accident. C’était un vendredi.
    – Voilà un beau mobile, m’exclamai-je.
    – Et voilà, qui explique les derniers mots d’une Diana rongée par le remord des conséquence de cet accident survenu un vendredi et payant le prix de sa négligence le même jour de la semaine, un vendredi. Ça ne peut pas être une coïncidence.
    – Mais si c’est le capitaine qui a tué la diva, qui a tué le capitaine et pourquoi ?
    – Je n’en suis pas encore sûr Marianne, mais je crois que je commence à avoir une idée ! Retournons dans la cabine de la diva !
    Ses yeux pétillaient comme toujours quand il était sur le point de découvrir la vérité. Juste avant d’arriver devant la cabine de Diana, Hugo me dit :
    – Attends-moi là, je dois vite aller faire quelque chose. Je reviens au plus vite ! Ne rentre surtout pas dans la cabine sans moi !
    Je connaissais trop bien Hugo pour savoir qu’il ne servait à rien de discuter avec lui quand il était dans cet état. J’en profitai pour inspirer un peu l’air frais de la mer. J’avais l’impression d’étouffer sur ce bateau. Cette histoire prenait des dimensions complètement folles. Il revient assez vite et nous entrâmes ensemble dans la pièce. Le corps de Diana avait été déplacé dans la morgue. Il ne restait plus qu’une tâche de sang sur le parquet. Hugo ignora la tache et commença à toucher le mur de la cabine du bout de ses doigts. Il semblait savoir exactement ce qu’il cherchait. De mon côté, je continuai à chercher d’autres indices, mais ne trouvai rien. Il semblait que nous avions déjà trouvé tout ce que la scène du crime avait à nous dire. Pourtant Hugo continuait à regarder la pièce avec une grande attention. Tout d’un coup il s’exclama :
    – Regarde le tapis Marianne !
    – Quoi ? Il est taché de sang, mais c’est normal Hugo.
    – Non, regarde ce pli. Pour une cabine de première classe, c’est étrange que ce tapis soit posé sur le sol si négligemment. Il a été déplacé c’est évident. Je pense que ce que je cherche est sous ce tapis.
    Hugo, souleva le tapis sous lequel il y avait une trappe. Il l’ouvrit délicatement. Nous descendîmes dans un couloir à l’aide d’une échelle rouillée. Le couloir étroit mesurait environ 1 mètre de large et 2 mètres de hauteur. Il était mal éclairé et l’humidité avait laissé des marques sur les murs et sur le plafond. Deux lampes scintillaient au bout du couloir qui ne paraissait pas très long et au bout duquel nous vîmes une porte. Nous nous dirigeâmes vers la porte. Au moment de poser ma main, sur la poignée, Hugo poussa un léger soupir et me jeta un coup d’œil. Je l’encourageai d’un léger signe de tête. Dans la pièce se trouvait un homme. Je reconnu tout de suite le docteur. Il semblait très triste et regardait une photo. Il se tourna vivement vers nous en nous entendant. Nous le sortions de toute évidence d’une profonde rêverie et il ne s’attendait pas à nous voir. Au même moment, un autre homme surgit dans la pièce en entrant par une autre porte. Quelle ne fit ma frayeur quand je réalisai que cet homme n’était autre que le capitaine ! Hugo ne semblait quant à lui pas surpris.
    – Je m’attendais en effet à retrouver notre ami le capitaine ici-bas Marianne. Comme le dit mon célèbre presque homonyme Sherlock Holmes : « lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité ». Tous les indices convergeaient pour désigner le capitaine comme l’assassin de la diva. Il y avait trop de preuves : Diana embarque sur ce bateau justement le jour de l’anniversaire de la mort de la petite Isabella pour y trouver la mort, le bouton du capitaine trouvé dans la main de la victime, l’article de journal, le mobile, la bague de Diana dans la cabine du capitaine, l’arme du crime qui appartenait manifestement au capitaine. Bref, le capitaine avait forcément assassiné la diva. Il était beaucoup plus probable que le capitaine ait eu un complice à bord que le même meurtrier se soit attaqué au capitaine et à Diana, ou encore qu’il y ait eu deux meurtriers sur le bateau. Or qui peut déclarer la mort d’une personne ? Le médecin bien sûr. Cet homme qui t’a paru familier sur le pont Marianne n’est autre que le fils du capitaine Jules Marin. Tu as dû le reconnaître car des photos de lui sont parues dans la presse au moment du décès d’Isabella.
    Le capitaine regarda Hugo d’un air presque admiratif et dit :
    – Je vois que vous avez fait vos devoirs mon cher monsieur Holmos. Je savais que votre présence sur le bateau contrecarrerait mon plan. C’est pour cette raison que j’ai, dans une impulsion désespérée, volé la bague de Diana en espérant faire passer ce meurtre pour un vol. Malheureusement dans le feu de l’action, je n’ai pas vu qu’en essayant de se défendre, Diana m’avait arraché un bouton.
    Comme pour confirmer son propos, il toucha l’emplacement de son costume où devait à l’origine se trouver le bouton que j’avais retrouvé dans la main de Diana. Il poursuivit :
    – Après avoir tué Diana, je me suis précipité dans ce couloir en passant par la trappe que vous avez dû trouver pour arriver ici et je me suis rendu dans ma cabine où mon fils avait au préalable préparé la mise en scène pour faire croire à mon décès. La pièce où nous nous trouvons permet en effet d’accéder à la cabine de Diana, mais aussi à la mienne. Je n’avais plus qu’à me mettre de la peinture rouge sur le costume pour faire croire que j’avais été poignardé également et cacher le couteau.
    – C’est en comprenant que le docteur de ce bateau n’était autre que votre fils que les pièces du puzzle ont commencé à se rassembler, dit Hugo.
    – Diana devait payer pour son crime. Elle a été libérée parce qu’elle est célèbre, mais elle a détruit notre vie à tous ce jour-là. Ma femme a été emportée par le chagrin l’année qui a suivi l’accident. Puisque justice n’avait pas été rendue, mon fils et moi avons décidé de venger ma fille. Nous avons tout organisé et c’est moi qui ai eu l’idée de cette croisière « anniversaire ». J’ai dit à Diana qu’elle devait bien ça à ma fille et elle a été obligée d’accepter. Mais vous en savez trop maintenant, je vais malheureusement devoir vous éliminer. Nous dirons simplement que le meurtrier de Diana et de moi-même s’en est pris à vous aussi.
    C’est seulement à cet instant que je remarquai que le capitaine pointait une arme sur nous.
    C’est alors que le fils du capitaine, Jules Marin se leva brusquement et parla pour la première fois :
    – Non papa ! Tu ne peux pas faire ça ! Tuer une meurtrière c’est une chose, mais tuer des innocents en est une autre ! Je ne te laisserai pas faire et il se mit devant nous comme pour nous servir de bouclier.
    – Jules, si tu es avec eux, tu es contre moi. Je vais donc commencer par t’éliminer toi !
    Il pointa son arme sur son fils, mais sortant de ma léthargie, je lui assenai un coup de pied sur le poignet afin de lui faire lâcher mon arme. Etre ceinture noire de karaté, ça peut être utile certains jours. L’arme vola de l’autre côté de la pièce. Le capitaine me regarda et regarda son arme. Hugo s’élança. Il fût plus rapide que lui et parvint à attraper le pistolet. Le capitaine se sentant piégé s’enfuit en courant par l’autre porte. Je m’apprêtai à le suivre, mais Hugo me prit par l’épaule et me dit :
    – Ne t’en fais pas, un joli comité d’accueil attend notre ami à la porte de sa cabine. En effet, avant de trouver la trappe j’ai appelé la police. Comme tous les méchants, il n’a pas résisté à l’envie de nous présenter son plan, ce qui a largement laisser à la police le temps d’arriver. Ils vont pouvoir l’embarquer directement. Jules, si vous vous rendez, je témoignerais en votre faveur et étant donné les circonstances, vous bénéficierez sans doutes de circonstances atténuantes.
    – Merci monsieur Holmos. Je suis prêt à assumer les conséquences de mes actes. Je ne veux plus me cacher.
    L’humeur n’étant plus aux vacances, nous regagnâmes le port et rentrâmes chez nous en quête de nouvelles aventures !

    En sortant de la salle, je demande à Hugo :
    – Alors tu as aimé le film ?
    – Je ne sais pas Marianne. Je crois que je me suis endormi et que j’ai fait un drôle de rêve. Comment s’appelle le bateau sur lequel nous devons embarquer la semaine prochaine ?
    – Le Queen Geneva pourquoi ?
    – Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée finalement. Tu ne voudrais pas plutôt aller à la montagne ?

    Classe de 8P de Francesca Marchesini, école Ami-Argand

    • Bonjour les élèves de l’école Ami-Arand,

      Merci pour vous bons vœux et bravo pour vos déguisements. En plus, vous m’avez appris quelque chose. Car malgré mon savoir immense et ma culture prodigieuse (Onésime est modeste…), j’ignorais cette tradition genevoise. Chasser les Savoyards en pyjama, il faut le faire !

      En revanche, votre texte… Vous parlez d’un cadeau de bonne année ! Mais c’est long comme un jour sans pain (retenez cette expression employée par les anciens comme moi !). En plus j’avais dit de faire court ! Alors là, bravo, c’est gagné… Vous êtes sans pitié pour ma vue qui baisse. Je vais envoyer ma facture à l’école pour l’usure de mes lunettes.!

      Bon, quand faut y aller, faut y aller. Je me jette à l’eau et je lis cette histoire fleuve…

      3 jours après, me revoilà ! Épuisé mais fier d’avoir lu la nouvelle la plus longue de l’année.

      Eh bien figurez-vous que vous avez réussi à me tenir en haleine d’un bout à l’autre de votre récit. Alors là, chapeau bas ! Je suis pourtant un lecteur assez exigeant. Je n’ai même pas songé à vérifier si vous aviez respecté la consigne et utilisé toutes les phrases proposées tellement j’étais tenu en haleine. Peu importe, j’ai été emporté par votre texte, en lecteur de Conan Doyle et Agatha Christie. La seule consigne que vous n’avez pas respectée, c’est « faire court ». Mais vraiment, là, je ne peux pas vous reprocher la longueur de votre texte. Reste à savoir si le talent de la maîtresse pour mettre ensemble toutes vos productions a joué en votre faveur. Je suis plutôt avare de compliments d’habitude, mais là, je dis qu’avec elle, vous formez une sacrée équipe !

      Donc une image pour vous récompenser : ma collection de Père Noël en plâtre sur la cheminée du manoir (je les ai rangés aujourd’hui dans leur boîte au grenier.).

      Et j’ai hâte de lire votre prochaine production.
      Amitiés.
      Onésime

      PS : Comme je ne suis pas aussi gentil que j’en ai l’air, j’ai bien envie d’envoyer votre texte à un éditeur en le signant Onésime Courbouillon. Hiark ! Hiark ! Je suis un monstre ! (Je plaisante, hihihi ! Mais avouez que vous y avez cru…)

  22. Le passage d’un autre monde

    Vendredi, jour maudit !
    Comme tous les vendredis, John montait les 237 marches de la grande tour. Mais aujourd’hui, c’était vendredi 13 ! Il ne savait pas pourquoi, un mauvais pressentiment le suivait depuis ce matin. -Boubadaboum ! Un bruit assourdissant se fit entendre dans la salle des joyaux de la couronne de Sa Majesté Sidonie. Il courut dans la salle de passage. John introduisit rapidement la clef dans la serrure. C’était une grande salle rectangulaire dont l’un des murs cachait la porte d’accès vers un autre monde. Il vit que le passage qui menait au monde des îles Alphiaramali avait été ouvert. Mais comment était-ce possible ? Seules 2 personnes possédant un objet magique pouvaient ouvrir cette porte. Il s’agissait d’une lourde bague ciselée en forme de tête de lion. L’une se trouvait au musée d’art ancien sur l’île de Bienheureuse et l’autre au château de Rhadamanthe. Personne n’était censé être au courant du pouvoir de ces objets et encore moins de ce passage secret. Il appela Marianne. Elle était gouvernante au château. Bon sang, elle tardait à répondre ! Il faut dire qu’elle se déplaçait lentement, car elle était déjà très âgée.
    -« Quelqu’un a ouvert le passage !
    -Je sais, je viens de m’apercevoir que la bague dans la vitrine de la bibliothèque sacrée a disparu ! »
    Elle avait le souffle coupé. Avec une voix angoissée, elle dit à John :
    -« Il faut absolument découvrir qui a fait le coup !
    -John lui demanda dès lors : Avez-vous pensé à appeler la police ?
    -Non. Surtout pas. Personne ne doit savoir. Entrez dans le passage magique et prenez le bateau qui vous conduira au roi !
    – Mais à l’heure qu’il est, le bateau est sur le point de partir…
    – Mais bon sang, dépêche-toi. Tu vas le rater ! »
    John voulut prendre ses jambes à son coup. Mais il ne pouvait ni courir et encore moins voler. Le bateau quittait le port. Tout était perdu. Alors John se mit à hurler plus fort que la sirène du bateau.
    C’est alors que, d’un bond, Marianne se dressa et dit : « John, John, réveille-toi, tu fais un mauvais rêve ».
    John n’en revenait pas : la bague ciselée n’était donc pas perdue et il pouvait se rendormir en paix.

    Classe de 4-5-6 du Petit Collège de Godinne (Belgique)

    • Coucou les élèves du Petit-Collège de Godinne,

      Alors comme ça on envoie son texte à Papi Onésime sans lui souhaiter la bonne année. C’est un bon moyen pour me mettre de mauvais poil, bande de petits garnements. La prochaine fois, un peu de respect pour le vieil homme que je suis : on mouche son nez, on tend la main et on dit poliment et respectueusement « Bonjour Monsieur Courbouillon ». Alors, un jour peut-être, je vous autoriserai à m’appeler Onésime.

      Fermons la parenthèse. J’ai lu votre texte et j’ai trouvée intéressante cette idée d’autre monde. Votre récit est bien mené. On sent bien la participation de toute la classe, sans que le texte soit trop décousu. C’est bien.

      Le coup du rêve, à la fin, n’est évidemment pas très original. Mais c’est vraiment très pratique quand on ne sait pas comment finir son récit. Je vous le dis franchement, il m’est arrivé par le passé d’utiliser le réveil d’un rêve pour terminer une de mes histoires. Vraiment ! Je ne peux donc pas vous le reprocher.

      C’est du bon travail et je vous donne rendez-vous à la prochaine activité, non sans vous offrir une image en récompense pour votre travail. Autrefois, je mettais des bougies au fenêtre du manoir. Je vous dirai pourquoi un de ces jours…

      A bientôt.
      Onésime

  23. Bonjour, Onésime Courbouillon ! Nous sommes les auteurs du texte « Le piège de Marianne ».
    Nous vous souhaitons une belle et merveilleuse année 2018. Nous nous excusons de ne pas avoir dit bonjour, mais nous avions beaucoup de travail. Notre prof nous a fait souffrir.

    Classe de 6P, Ecole du Val d’Arve, Genève (Thierry Corboz)

    • Excuses acceptées, bande de petits chenapans ! Moi aussi, je vous souhaite une très bonne année. Je sais bien que vous avez beaucoup de travail et je vous pardonne volontiers. Mais ne comptez pas sur moi pour dire à Thierry d’arrêter de vous faire souffrir ! Hahaha !

      Onésime Courbouillon

  24. Cher Onésime,

    nous vous remercions pour vos voeux!
    Nous sommes d’accord avec vos remarques. La prochaine fois, nous ferons mieux, promis. Nous avons été un peu pris par le temps et c’est vrai que notre texte ne tient pas trop la route.

    Nous vous souhaitons une excellente fin de journée et nous vous disons: « à très bientôt! »

    Classe 6p, école du Val d’Arve, Genève, Ariane Haefliger

    • Mes petits genevois (permettez que je vous appelle comme ça…),

      Merci de votre gentil message. Ah ! Si tout était facile dans le vie, je crois qu’on s’ennuierait, non ? Vous avez fait ce que vous avez pu avec les moyens et le temps que vous aviez. Aucun reproche là-dessus ! Et vous ferez mieux la prochaine fois, j’en suis certain. Je ne me fais aucun souci.

      Alors à bientôt, en pleine forme pour la troisième activité. Je suis presque sûr qu’elle va vous plaire.

      Amitiés.
      Votre dévoué.
      Onésime Courbouillon

  25. Le vol inattendu

    John travaille dans une bijouterie. Vendredi matin, John introduit la clef dans la serrure de la boutique. Il entre et découvre que la vitrine blindée a été cassée pendant la nuit.
    Quelqu’un a volé le bijou qui se trouvait à l’intérieur. C’était une lourde bague ciselée en forme de tête de lion.
    John s’énerve :
    « Vendredi, jour maudit ! »
    Marianne, sa collègue, arrive aussi dans le magasin.
    – Que s’est-il passé ?
    John lui explique :
    – La bague du lion a été volée.
    Marianne se baisse et ramasse quelques débris de verre.
    Elle se dresse et dit :
    – Il faut absolument découvrir qui a fait le coup !
    Marianne et John inspectent tous les recoins de la bijouterie pour découvrir des indices. John découvre une trace laissée sur la poignée de la porte d’entrée. Il s’agit d’un vernis à ongle rose pétant. John ne dit rien, mais remarque que Marianne porte la même couleur de vernis.
    Soudain, la clochette de la porte d’entrée retentit. Un client régulier entre, voit le désastre et leur dit :
    – Avez-vous pensé à appeler la police ?
    John laisse Marianne appeler la police et, pendant ce temps, il fait semblant d’aller aux toilettes.
    Depuis les toilettes, il appelle aussi la police et leur dit :
    – Je pense que ma collègue Marianne est coupable, le vol a eu lieu sans que la porte ne soit cassée, en plus, il y a une trace de vernis sur celle-ci et le vernis correspond à la couleur des ongles de ma collègue. J’imagine que Marianne a pensé qu’il fallait qu’elle casse la vitre pour faire croire à un vol, mais elle a oublié la porte d’entrée.
    La police arrive, Marianne ne se doute de rien. Les agents inspectent le magasin puis lorsqu’ils ont récolté les preuves, ils arrêtent Marianne qui est très surprise.
    Plus tard, la bague fut retrouvée chez Marianne, cachée avec d’autres bijoux recherchés, eux-aussi, par la police.
    Classe 5FRC2 de Cortaillod

  26. Bonjour, les jeunes de Cortaillod,

    Alors, on est un peu en retard ! Et on ne dit pas bonjour au vieil Onésime Courbouillon ! Heureusement que j’ai pris de bonnes résolutions pour 2018 (garder mon calme en toutes circonstances !), sinon je me fâchais tout rouge.
    Mais, me direz-vous, il vaut mieux un travail rendu en retard qu’un travail pas fait du tout ! Ce n’est pas faux. Et puis vous avez sans doute de bonnes raisons (j’espère pour vous !).

    J’ai évidemment lu avec intérêt votre texte. Rien à dire sur la rédaction. C’est clair, net et précis. La consigne est respectée et on retrouve les phrases de la « salade ». Vous n’avez pas utilisé celle du bateau, c’était votre droit. Bilan, c’est du bon travail !

    Seulement voilà, je ne m’appellerais pas Onésime Courbouillon si je n’aimais pas râler un peu. Je n’y peux rien, ne m’en voulez pas mais c’est plus fort que moi. Alors je vais vous faire un petit reproche et c’est le lecteur qui vous parle. Je n’ai pas « accroché » à votre histoire. Vous ne m’avez pas assez surpris et le dénouement de votre enquête ne m’a pas étonné. Evidemment, j’en ai lu des milliers, des livres ! Alors je suis un lecteur difficile à contenter. Votre tâche n’était pas facile.
    Si j’avais été professeur (je n’aurais jamais la patience !) j’aurais écrit dans la marge de votre texte :  » Bon travail sérieux, mais votre texte manque de fantaisie ».

    Vous m’avez montré dans ce texte votre capacité à écrire correctement. Votre but lors de la prochaine activité sera de me surprendre. Je suis certain que vous en êtes capables. Et tout cas, vous méritez une image, la dernière de la série « hiver dans les environs du manoir ».

    Amitiés.
    Onésime Courbouillon (Silence dans les rangs !)

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