5ème étape

Pour cette dernière mission, vous allez écrire une histoire qui se déroule dans la forêt amazonienne – la plus grande du monde, comme vous le savez.

C’est la seule consigne.

Seulement, attention : il faudra vous renseigner sur la forêt et ses habitants, humains et animaux, pour que votre histoire soit crédible. Avant de commencer un récit qui se passe dans un pays lointain, un romancier fait des recherches qui lui donnent de chouettes idées. Vous allez faire de même ! C’est passionnant, vous verrez.

Indiens chasseurs de têtes, jaguars, capybaras, tatous, singes laineux, serpents corail… il y en a du monde, dans la jungle amazonienne ! Je vous souhaite un merveilleux voyage, les amis.

Thomas Lavachery

 

Thomas attend vos nouvelles d’ici au 8 juin au plus tard !

6 réflexions au sujet de « 5ème étape »

  1. Un shooting en Amazonie
    Il était une fois un top model –Victoria- qui habitait Londres. Son agent lui proposa un jour de partir faire des photos avec des caïmans du fleuve amazone. Un jeune styliste, Gérard, voulait mettre en valeur sa nouvelle collection de maillots de bains imitation peau de caïmans.
    Mais tout commença très mal. Victoria fit une crise de nerfs car elle n’était pas en Sky Priority. Arrivée à l’hôtel, elle piqua une deuxième crise de nerfs car il n’était pas prévu qu’elle loge dans l’hôtel 5 étoiles +++ de Brasilia mais à Manaus au beau milieu de la forêt amazonienne dans un hôtel 4 étoiles. Si l’arrivée était chaotique ce n’était qu’un début et les crises de nerfs de notre mannequin allaient s’enchaîner. En effet, lors de son premier repas à l’hôtel de Manaus, elle plongea dans une énorme colère quand le cuisinier lui annonça le menu du jour ; des vers de noix de coco grillés. Le cuisinier a d’ailleurs encore les tympans irrités à cause de tous ses cris.
    Le lendemain, Victoria partit avec Gérard pour la première séance photo. Ils prirent un taxi conduit par un chauffeur débutant et partirent en direction du fleuve amazone. Enfin c’est ce qu’ils pensaient car le chauffeur les emmena à Brasilia. Cette fois c’est Gérard qui fit une crise de nerfs. Victoria quant à elle était aux anges. Elle mourait d’envie de faire du shopping et elle passa toute la journée et les 6 suivantes à faire les magasins. Gérard était furieux d’attendre ainsi. A la fin de cette semaine d’achats, Victoria accepta enfin de retourner à Manaus mais aucun taxi ne voulut les prendre à cause des très nombreux sacs qu’ils avaient et qui contenaient tous les achats de Victoria. Ils décidèrent alors de faire de l’auto-stop.
    Après une attente de 4 heures sous une pluie tropicale, la chance leur a souri car un vieux monsieur brésilien accepta de les ramener dans sa vieille camionnette rouge. Mais après quelques heures de route, quand la nuit était déjà tombée, des animaux qui avaient peur des phares de la camionnette leur bloquèrent la route. Victoria cru pouvoir les chasser et sortit de la voiture mais ça ne se passa pas comme elle avait prévu. Des singes commencèrent à s’approcher d’elle et sur ses chaussures à talons Victoria pris la fuite. Elle courut droit devant elle mais un singe lui attrapa sa robe et la déchira. C’est alors que les singes purent voir sa petite culotte à cœurs. Elle courut ainsi jusqu’à l’hôtel qui était à plusieurs kilomètre. Enfin arrivée, elle entra en trombe dans l’hôtel. Les clients eurent peur en la voyant. L’un d’eux cracha même le café qu’il était en train de boire. Elle ne ressemblait plus du tout à un top model avec ses habits sales et déchirés et son maquillage défait.
    Le lendemain matin, après cette nuit mouvementée, ils partirent faire des photos près du fleuve amazone en faisant bien attention de ne pas réserver le même taxi. Cinq heures de routes presque impraticables les attendaient.
    Pour atteindre le lieu prévu pour faire les photos, notre équipe devait prendre une pirogue jusqu’à Macapà. C’est sur cette embarcation que Victoria a eu la peur de sa vie. Elle avait malheureusement fait tomber des petits morceaux de drupe d’açais. Et un banc de petits piranhas affamés ont pris ces petits fruits noirs pour de la viande. Ces poissons faisaient bouger le bateau dans tous les sens.
    Arrivés à Macapà, les photographes s’installèrent pour exposer les fameux maillots de bains imitation peau de caïmans mais les catastrophes continuèrent… Un caïman mâle s’en est pris à Victoria car il l’a prise pour une femelle caïman. Elle portait en effet un maillot intégral qui imitait parfaitement les écailles du caïman. Quand Gérard vit cela il monta sur la pirogue et on ne le revit plus jamais.
    Certains racontent qu’il s’est marié avec une indienne d’Amazonie.
    Seule à Macapa Victoria eu enfin de la chance car une famille l’a recueilli. Ils la soignèrent en lui faisant des pansements avec la sève de l’arbre yapuykarwahu. Après quelques temps passé dans cette famille, Victoria dût admettre qu’elle était tombée amoureuse du fils aîné de sa nouvelle famille. Elle décida alors de ne pas retourner à sa vie superficielle qu’elle connaissait pour rester vivre à Macapà.
    Aujourd’hui, elle a une petite maison de terre et à la place du petit chihuahua dont elle rêvait, elle a pris un petit capybara de compagnie et s’est habituée à manger de gros vers de noix de coco qu’elle aime très grillés.

    Nous espérons que vous aurez fait un joli voyage en Amazonie et vous remercions pour cette belle aventure d’écriture.
    Classe 6FRS1 Stéphanie Junod
    Saint-Aubin Neuchâtel Suisse

  2. Bonjour à tous,
    C’est un texte très amusant, vivant, et je vois que vous vous êtes renseignés, entre autres sur la géographie brésilienne. Certains événements sont un peu trop irréalistes à mon goût, mais passons. A la fin, Victoria est recueillie par des Indiens et elle change jusqu’à abandonner sa vie superficielle. Il me semble que cette partie, intéressante, aurait mérité d’être développée. Peut-être pourrez-vous le faire un jour?… Victoria aurait pu être prétentieuse avec les Indiens, se montrer capricieuse, infecte, et recevoir quelques bonnes leçons avant de devenir une chouette personne. Il y a beaucoup d’exemples d’histoires de ce genre dans la littérature. Le premier qui me vient à l’esprit est « Capitaines courageux », de Kipling, l’auteur du « Livre de la jungle ». C’est l’aventure d’un garçon imbuvable, le fils d’un riche industriel, qui tombe à la mer et est sauvé par des pêcheurs de morues. Il est obligé de vivre avec eux pendant des mois, de travailler dur. Au début, ça ne lui plaît pas du tout du tout du tout du tout… A lire!
    Bravo à tous, pour ce texte et pour les autres. J’espère que cet atelier vous aura intéressés, amusés – j’espère aussi que vous aurez appris des choses.
    Toutes mes amitiés!
    Thomas

  3. Bonjour,

    Voici donc notre tout dernier texte. Merci pour cette si belle collaboration.

    Chapitre 1

    La forêt amazonienne est la plus grande forêt pluviale du monde. Il y a des capucins, des jaguars, des heliconias, des colibris…D’ailleurs notre histoire parle d’un colibri qui a perdu tous ses amis. Ils s’étaient donnés rendez-vous au Pérou, mais il est le seul à être arrivé. Pour lui, la vie est dure. Il doit survivre face à plein de prédateurs.
    Un jour, il décide d’aller chercher à manger, mais là, un guépard surgit et essaye de le croquer. Le colibri s’envole et fuit à toute vitesse. Tellement vite qu’il ne regarde pas où il va et fonce contre un arbre. Oh non, il s’est cassé une aile!

    Chapitre 2

    Je me sens bien, sur mon arbre, je dors. Depuis quelques minutes, j’entends un petit bruit qui devient de plus en plus fort. Je regarde en bas de mon arbre mais ne vois rien.
    « Paresseux, paresseux, paresseux » Qui ? Quoi ? Qui m’appelle ? Une toute petite voix me répond « ici, je suis ici ». Je vois les feuilles bouger.
    Je descends le plus vite possible mais bon, je suis un paresseux quand même.

    Chapitre 3

    Le colibri se laisse lentement soulever par les griffes du paresseux. Il s’endort en sentant qu’ils se déplacent très doucement, vraiment très très doucement. Ils finissent par monter le long d’un arbre. Et après un long voyage, le paresseux dépose délicatement le colibri dans le creux d’une branche. Sans se presser, il va chercher à manger pour le colibri qui reste couché, tout assomé.

    Chapitre 4

    Il m’a tout expliqué : ses amis disparus, le guépard qui l’a attaqué, l’arbre, son aile cassée. Moi, je n’ai pas bougé pour bien l’écouter (et parce que j’étais fatigué). On a réfléchi un long moment. Et puis il m’a proposé d’aller à Santarém pour retrouver sa famille là où il l’avait vue en dernier. Moi j’étais triste de partir parce que j’aimais bien mon arbre. Et parce que le Brésil, c’est vachement loin. Mais j’ai quand même dit oui et franchement j’ai bien fait. Fallait voir sa tête quand je lui ai dit « Je vais partir avec toi ».

    Chapitre 5

    Nos deux nouveaux amis sont en route pour Santarém, mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que là-bas, il y a un anaconda très méchant, très gourmand, qui mange tout ce qu’il voit et tout ce qu’il veut. C’est la terreur du coin. Le paresseux très très lent et le colibri qui ne peut pas voler allaient voir pour la première fois de leur vie un serpent. S’ils s’en doutaient, ils prendraient peut-être un autre chemin.

    Chapitre 6

    Je marche tranquillement, mais ça fait quand même trois heures qu’on avance à travers la forêt. Une odeur de poisson grillé nous réveille un peu. On vient d’arriver dans un petit village au bord du fleuve. Ouf ! On décide de dormir là.

    Chapitre 7

    Le lendemain, le colibri et le paresseux se dirigent vers le bord de l’eau, sur un ponton. Comme ils ne sont pas réveillés, ils tombent dans un bateau. Ils y voient un ara et un toucan. Ils sont tombés dans un bateau de braconnier.

    Chapitre 8

    J’ai essayé de vite nous cacher derrière une cage. Le braconnier est arrivé et a fait avancer le bateau. En plus, je sentais bien que nous n’étions pas seuls, un crocodile nous suit. Au moins, on part dans la bonne direction.

    Chapitre 9

    Ils ont été repérés et le braconnier essaye de les attraper. Le paresseux se fait attraper car il est trop lent, mais le colibri réussit à s’enfuir. Il s’encouble et tombe dans l’eau.

    Chapitre 10

    Oh non ! Je suis en cage et mon ami est tombé dans l’eau. Je ne peux rien faire. Mais qu’est-ce que je vois ? Le crocodile a le colibri sur la tête. Ils se chuchotent quelque chose. Il ouvre grand la gueule et HOP ! le braconnier disparait.

    Chapitre 11

    Durant les trois jours qui ont suivi, le paresseux et le colibri ont vécu dans le bateau, poussé par le crocodile. Parfois, le toucan et le ara venaient leur apporter à manger pour les remercier de les avoirs libérés Et voilà qu’ils arrivent à Santarèm.

    Chapitre 12
    Nous sommes arrivés dans la maison du colibri, tout est chamboulé, saccagé. Il appelle sa famille. Au loin, on entend un petit bruit qui lui répond. Puis un autre.
    On s’approche mais là, horreur, les parents de mon ami le colibri sont pris au piège, étouffés par Kha, l’anaconda.

    Chapitre 13
    L’anaconda regarde le colibri. Tout d’un coup, il lui saute dessus et l’étrangle. Il mange tout le monde : les parents, le colibri, le paresseux. Il les trouve très appétissants et décide de dormir pour bien digérer ce repas copieux.

    Chapitre 14
    On a été avalés d’un coup. Comme ça. Les retrouvailles avec les parents de mon ami sont….humides. Moi, j’ai pas trop envie de rester ici, j’ai envie de dormir. Alors je prends une plume de colibri et je chatouille le serpent de l’interieur.

    Chapitre 15
    L’anaconda se tortille, tousse, éternue et fini par recracher tout le monde. Honteux, il s’en va sans demander son reste. Tout le monde peut alors fêter comme il se doit cette nouvelle liberté en allant se nettoyer dans le fleuve et…dormir !

    FIN

    La 6FR431, Marin (CH)

  4. Bonjour à tous,
    Cette histoire se présente plutôt comme un résumé que comme un texte suivi. Vos 15 chapitres devraient être développés – peut-être est-ce l’idée que vous avez en tête? Quoi qu’il en soit, vous avez conçu un joli conte, plein de vie et touchant. On s’attache tout de suite aux deux héros, le colibri et le paresseux, qui forment un couple inattendu. J’adore un petit détail de la fin : le fait qu’ils vont tous se nettoyer dans le fleuve après avoir été recrachés.
    Bravo à tous pour cette histoire… et pour tout votre joyeux travail durant l’atelier. C’était une belle aventure, n’est-ce pas? J’espère qu’elle vous donnera envie d’inventer d’autres récits, ensemble ou tout seuls.
    Mes amitiés, sapristi!
    Thomas
    P.S. L’illustration figurera dans mon prochain roman, une histoire amazonienne…

  5. Vers 1850, dans la forêt amazonienne, il y avait une tribu qui s’appelait Arawak. Dans cette tribu, seuls les hommes pouvaient se battre et chasser.
    Un jour, les brésiliens attaquèrent une partie de l’Amazonie et dans cette partie se trouvaient les Arawaks. Les brésiliens attaquaient pour pouvoir avoir encore gagner des terres. Les chasseurs et les combattants de la tribu se battaient mais ils n’étaient pas assez forts. Beaucoup de gens sont morts ce jour-là.

    La fille de l’empereur Asha voulait combattre avec les hommes mais c’était interdit. Elle y alla donc en secret. Les brésiliens finirent par partir mais la tribu savait qu’ils reviendraient. Bien sûr, quand l’empereur apprit que sa fille avait combattu, il l’enferma chez eux. Tous les jours, elle essayait de s’enfuir mais elle n’y arrivait pas. Enfin, une nuit, elle réussit. Le lendemain, l’empereur alla voir sa fille et fut surpris de ne plus la voir. Il envoya ses troupes dans tout le village. L’empereur, avec l’aide d’une troupe, la trouvèrent en train de s’entrainer à combattre. Quand son père vit son talent, il s’approcha et lui dit :
    – Tu veux savoir pourquoi je n’ai jamais voulu que les femmes combattent ?
    – Oui, dit-elle.
    – Ta mère n’est pas morte noyée. Elle était combattante et elle est morte en combat. Je ne veux pas que cela t’arrive ou que cela arrive encore à une autre femme de la tribu.
    – S’il te plait, tu vois que je suis assez entraînée.
    Le père finit par dire oui.
    Un jour, quand les brésiliens attaquèrent l’armée des Arawaks était prête. Ils se retrouvèrent face à face. La bataille commença et dura longtemps.
    A un moment, on entendit Asha crier en pleure. Pourquoi ? Elle vit un brésilien tirer une flèche sur son père et elle le vit mourir. Sa tristesse la rendit encore plus fâchée et plus forte.
    Quelques temps après, la tribu gagna. Tout le monde était content, sauf les brésiliens. Puis, ce fut le temps de l’enterrement de l’empereur. Là, tout le monde pleurait. Plus tard dans la journée, ce fut le couronnement d’Asha qui était l’héritière du trône. La première loi qu’elle mit en place fut que tout le monde, même les femmes (sauf les enfants) pouvait se battre.

    Un grand merci à vous pour ce beau projet mené tout au long de l’année. Les élèves ont beaucoup apprécié.

    P5FrA Ecole européenne Bruxelles III

  6. Bonjour à tous,
    C’est un beau texte, intéressant, et qui s’inspire de l’Histoire puisque le peuple que vous décrivez a bien existé. Les Arawaks sont même les premiers Indiens rencontrés par Christophe Colomb… mais cela, vous devez le savoir. Je ne crois pas qu’ils avaient des empereurs, car leur société de chasseurs cueilleurs était peu hiérarchisée (rien à voir avec les Incas ou les Aztèques), mais peu importe : vous avez su créer un petit monde vivant. Vous m’avez transporté dans un beau passé et je vous en remercie.
    Bravo à tous, pour ce texte et pour les précédents! J’espère que ces expériences d’écriture vous auront apporté du plaisir et aussi quelques outils pour écrire encore de belles histoires.
    Mes amitiés,
    Thomas

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