2ème étape

Pour cette mission, vous allez devoir écrire une histoire en intégrant les deux phrases ci-dessous. Peu importe où vous les placerez (début, milieu, fin), et vous pouvez choisir de mettre la phrase 2 avant la phrase 1 si vous avez envie. L’important c’est qu’elles soient toutes les deux présentes en entier, à la virgule près, dans votre texte.

Votre nouvelle devra compter entre 3000 et 6000 signes, espaces compris. Bon amusement, les amis ! Vive l’écriture, sapristi !

Phrase 1 : Avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemble vraiment à un gorille.

Phrase 2 : Depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber.

 

Thomas attend vos nouvelles d’ici au 12 janvier au plus tard !

21 réflexions au sujet de « 2ème étape »

  1. ADN
    Ce matin, en préparant la Une du journal pour lequel je travaille, j’ai reçu une photo d’Eugène Solo. C’est un ami, un futur grand scientifique et un grand pilote. C’est étrange la vie, je n’ai plus de nouvelles de lui depuis 2 ans et voilà que…

    Je m’appelle Eugène, j’ai 28 ans. Enfin, je pense. Je suis légèrement distrait.
    Je suis Belge mais j’habite depuis deux ans à Rio. J’y travaille pour le gouvernement, sur un projet très spécial, une mission classée « top secret ».
    Là, je survole le fleuve Amazone, avec Chowbako, mon chat qui est aussi mon co-pilote. Je me rends dans un laboratoire sous-marin, installé dans le cours de la rivière Amazone. Ma mission est claire : le gouvernement brésilien veut installer une population de gorilles grâce à de l’ADN prélevé sur des cousins africains. Je transporte ce précieux matériel dans une bouteille qui se trouve…
    – Oh NON !
    Chowbako a appuyé sur un le gros bouton rouge… Qu’est-il écrit là-dessus ? Impossible de traduire. Cet avion est un dernier modèle chinois.
    Toutes les lumières commencent à clignoter. Ce n’est pas bon signe. Chowbako est tout hérissé. Rapidement, nous enfilons nos parachutes, soigneusement repliés par les petites pattes agiles de mon co-pilote. J’attrape au vol la précieuse bouteille.
    La chute est vertigineuse. Un grand boum, et puis des vibrations. Chowbako a atterri sur la toile de mon parachute. Oh, non, il glisse…
    – Aie, ma tête. Desserre les griffes, s’il te plait !
    La canopée se rapproche à toute vitesse. L’atterrissage est rude malgré les arbres et les branches. Dans ma main, la bouteille est cassée. Je n’ai que des écorchures. Chowbako, lui, est tombé dans des fougères. Il est trempé. C’est vrai que, depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber. Il a l’air peu sonné. Il a la même tête quand il joue du Ukulélé.
    Petit à petit, il se ressaisit, m’observe et s’enfuit en courant ! Je me penche sur une flaque. C’est vrai que je ne me reconnais pas… j’ai un problème au niveau des arcades sourcilières.
    Nous ne sommes pas loin du laboratoire. Je demanderai l’avis de mon collègue, le Professeur Xavier Wings.
    Je finis par retrouver Chowbako et après une marche ralentie par la terre détrempée, nous arrivons près du centre de recherche. Il a été remonté à la surface. C’est la procédure en cas de forte montée de l’eau. Le Professeur Wings est en train de faire des photos d’algues charriées par la rivière.
    -Professeur Wings ?
    Il se retourne mais reste bouche bée.
    – Que vous est-il arrivé mon vieux ?
    Je lui raconte comment mon avion s’est crashé non loin d’ici. Il avait effectivement entendu une explosion étrange. Tout en m’écoutant, il me scrute et soudain, il me prend en photo. Après avoir soigné mes égratignures, il me conseille d’aller me reposer un peu.
    Je n’ai absolument pas envie de dormir et je me relève. Je sors de la chambre et je l’entends quelques bribes à travers la porte :
    -Oui, je crois que c’est lui mais…avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemble vraiment à un gorille. Oui je t’envoie une photo.
    Mais…c’est de moi qu’il parle !

    …En effet, sur cette photo que je viens de recevoir du Pr Wings, il s’agit bien d’Eugène Solo, mon ami. Sur ses épaules, je reconnais son chat Chowbako. D’après le Pr Wings, une expérience classée top secret a mal tourné au Brésil. Le scientifique aurait renversé de l’ADN de gorille et celui-ci aurait eu un impact immédiat sur le jeune homme. UNE AVANCÉE SCIENTIFIQUE PRODIGIEUSE ! C’est sur cette phrase que je clôture ma « Une ».

    Classe de 6ième Sainte-Anne, Waterloo

    • Chers vous tous,
      C’est un texte très réussi, je trouve – et pas trop farfelu. Les choses se tiennent, et c’est par ailleurs bien rédigé. L’idée générale m’a paru excellente. Ma seule critique : la métamorphose se produit trop vite. Vous auriez renforcé l’intérêt du lecteur en nous montrant un Eugène Solo se transformant petit à petit, en plusieurs jours : il se découvre plus de force, observe de légers changements dans le miroir… Son odeur aurait pu l’incommoder, ou déranger ses collègues… Il y avait là un beau coup à jouer!
      Si un jour vous avez l’occasion de voir « L’homme qui rétrécit », un film en noir et blanc de Jack Arnold, vous assisterez à une métamorphose lente et passionnante.
      En tout cas vous pouvez être fiers de vous. « ADN » est réellement une belle histoire. Je l’ai lue avec beaucoup de plaisir.
      Bravo et à bientôt pour la mission numéro 3,
      Thomas

  2. Bonjour Monsieur Lavachery,
    Nous vous souhaitons une très belle année 2018, pleine d’inspiration! Vos consignes nous ont donné du fil à retordre 🙂 Nous sommes partis dans plusieurs directions et nous avons abouti à des textes plus ou moins farfelus. Nous vous faisons parvenir celui qui s’intitule ADN. Bonne lecture à vous et à bientôt,
    Les 6ièmes de Sainte-Anne, Waterloo

  3. Le gars cool
    Un nouveau est arrivé au collège arcs-en-ciel. On peut dire qu’il est bizarre. Avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemble vraiment à un gorille. Alors bien évidement, la bande à Tom « le gars cool » se moque de lui. « T’es gros, t’es moche, t’as l’air d’un monstre. » Blessé et ne sachant pas comment se défendre, le type part toujours se cacher derrière un arbre pour pleurer. Chaque jour c’est comme ça. Il se réfugie seul derrière l’arbre de la cour afin de laisser passer les vingt longues minutes de la récréation. Depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber. Alors le type rentre trempé de la récréation et même si la maîtresse lui demande de rester sous le couvert, il préfère s’éloigner des autres. Mais ce mardi 9 janvier 2018, une fille le rejoint. Sans attendre, le type lui lance : « Si c’est pour m’insulter tu peux partir. » « Je ne viens pas t’insulter » lui répond la fille. « Je sais ce que les moqueries font pour ne pas avoir envie d’en dire. J’en ai assez entendues avec mes oreilles de choux. »
    – Moi je les trouve très bien tes oreilles…. Comment t’appelles-tu ?
    – Je m’appelle Elisa. Et toi ?
    – « Le type » c’est comme ça que tout le monde m’appelle mais mon vrai prénom c’est Luca.
    – Luca c’est bien. Ah tu entends la sonnerie. C’est la fin de la récréation. On y va ?
    – Oui avec plaisir c’est la fin du calvaire.
    Mais lorsque Elisa et Luca se dirigent vers l’entrée du collège, ils entendent le « gars cool » dire : « Oh le petit gorille aime bien les choux. »
    A la récréation suivante, Elisa et Luca se retrouvent derrière l’arbre. A deux ils se sentent déjà mieux et décident d’élaborer un plan pour se venger.
    Elisa et Luca préparent méticuleusement une potion magique qui coupera la parole à toutes les personnes qui disent des méchancetés gratuites aux autres et décident de piéger la bande à Tom.
    Après avoir recouvert de feuilles, le trou qu’ils avaient creusé dans le jardin, Elisa et Luca attirent Tom et ses copains qui tombent facilement dans leur piège. Après les avoir laissé plusieurs heures au soleil, Luca propose à Tom et sa bande un peu d’eau car il est bien sympa et ne laisserai pas des camarades mourir de soif…
    Les camarades suffoquant dans leur piège acceptent et boivent, sans s’en rendre compte, la potion magique qui leur enlève instantanément la parole.
    Les « gars cool » ne comprennent pas alors qu’Elisa et Luca sont morts de rire.
    Au bout d’une semaine, Tom et sa bande ont retrouvé la parole. Enfin pas longtemps pour certains, car à chaque fois qu’un d’eux dit une méchanceté, il perd la parole pour la journée.
    Tom a mis beaucoup de temps à comprendre le sortilège. Elisa, Luca et les autres élèves du collège n’ont pas vraiment eu l’occasion d’entendre sa voix depuis cet événement et « le gars cool » ce n’est plus lui. Maintenant l’ambiance est bonne et un bel arc-en-ciel entoure l’école. Ce n’est pas étonnant au collège des arcs-en-ciel.
    Classe 6frs1, S. Junod, Saint-Aubin, Suisse

    • Bonjour à tous, et bonne année!
      J’aime beaucoup le début du texte, ce Luca aux allures de gorille qui va se cacher derrière un arbre pour pleurer. Le contraste entre son apparence physique et sa sensibilité est vraiment intéressant. On est rempli d’empathie pour lui. La rencontre avec Elisa, le dialogue entre elle et Luca… tout cela est très bien également – vraiment vivant. Bravo!
      La potion magique et le piège où Tom et ses copains restent plusieurs heures me séduisent un peu moins. On n’y croit pas trop, à ce trou creusé dans le jardin, sans que personne ne se rende compte de rien. Et l’idée de la potion magique est un peu facile, je trouve. A votre place, j’aurais plutôt essayé de trouver une solution réaliste au problème des deux personnages. Le harcèlement vaincu autrement que par la magie, cela aurait été plus fort. Mais bon, je suis difficile, pinailleur, car dans l’ensemble « Le gars cool » est une très chouette histoire, bien écrite et pleine de bonnes idées. On sent que vous avez pris du plaisir à l’inventer.
      Félicitations et à très bientôt pour la troisième mission!
      Thomas

  4. Bonjour,

    Voici enfin notre deuxième texte, involontairement un peu en retard,

    Bonne lecture,

    Chapitre 1

    Il était une fois un jeune garçon qui s’appelait Michael. Ce garçon n’était pas comme les autres, il avait des pouvoirs. Mais attendez, il veut vous en parler lui-même. – Bonjour les enfants, Michael, c’est moi. Et si vous le voulez bien, je vais vous raconter une histoire vraie. Elle m’est arrivée il y a 10 ans jour pour jour. Tout commence donc par un grand malheur, le 12 janvier 2008.

    Je me trouvais dans l’avion pour Tokyo mais tout d’un coup, il y a eu un orage avec des éclairs qui ont touché l’avion. Une partie de l’avion a continué et le bout de l’avion est tombé. Moi, j’étais tout derrière alors je suis tombé dans l’eau. Il pleuvait. Je me suis servi des bouts d’avion pour me faire un couvert et j’ai nagé jusqu’à trouver une île.

    Chapitre 2

    J’ai froid, je suis trempé et je suis fatigué d’avoir nagé. Je me traine jusqu’à un rocher sur le bord et heureusement je trouve une grotte sombre. Le sommeil m’emporte. Le lendemain, je vais chercher du bois et de la pierre pour construire un abri. Dans la grotte, je fabrique une pioche avec du silex et du bois. Je fabrique aussi un matelas en feuilles de palmier et je mange des noix de coco.

    Et le temps passe…

    Chapitre 3

    Depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber. C’est atroce, je ne peux plus sortir, plus jouer, plus m’amuser. Horrible !

    Je pense beaucoup à ma famille, et je tourne en rond dans ma grotte. Il fait froid, j’ai faim et je m’ennuie. La totale dépression.
    Alors je fais un feu comme je peux et j’essaye de m’occuper. Je prends un caillou qui traine et m’occupe en le lançant contre le mur.
    Le lancer, le ratrapper, le lancer, le ratrapper, le lancer, BONG ! La pierre fait un drôle de bruit en cognant le mur. BONG ! on dirait du métal. Je pose mon oreille contre le mur et je frappe. De la poussière tombe et on voit une petite porte dans le mur. Mais je n’arrive pas à l’ouvrir.
    C’est désespérant.
    Je m’écroule alors dans mon lit et commence à regarder le plafond. Et là, qu’est-ce que je vois ? Une clé.
    Je la prend, j’ouvre la porte et j’y trouve un coffre. Je souffle dessus, l’ouvre doucement.

    Pas de trésor à l’intérieur. Juste un bout de papier.

    Vraiment quel ennui !

    Je déplie quand même le bout de papier et je vois que c’est une carte de la grotte. Il y a un passage secret de noté.
    Je décide de le suivre et je me retrouve dans un long tunnel au bout duquel il y a une grande lumière, comme s’il faisait jour. Je me dis que ça va m’emmener dehors, mais je me retrouve à la place dans une grande salle. La lumière vient d’une pierre. Je m’approche et j’ai regarde la pierre de très près. C’était un bloc émeraude transparent violet avec des lignes bleues je m’approche encore, et je vois des yeux et une bouche. Je la trouve très spéciale.
    Elle me dit alors :

    -Si tu me touches, tu auras des pouvoirs. Avec un simple claquement de doigts.
    Si tu claques les doigts de la main gauche, la météo changera, et quand tu claqueras des doigts de la main droite, les saisons changeront. Je me dis que je vais essayer mais que ça ne fera rien. La pierre me chuchote : –claque des doigts et tu verras

    Alors j’ai essayé. J’ai claqué des doigts de la main gauche d’abord. Un tout petit flocon est sorti.

    -Tu dois apprendre et t’entrainer, me dit la pierre avant de fermer les yeux et de se transformer en collier.

    Je le mets autour de mon cou et depuis ce jour, je m’entraine.

    Chaque jour, je claque des doigts. Claque, un flocon, claque, deux flocons, claque 3 flocons…l’hiver commence. Je trouve une cabane abandonnée (enfin c’est ce que je croyais). J’entre et je vois un immense couloir et de la lumière. J’entends alors du bruit. Vite je pars et je me cache. Je vois sortir un homme qui a l’air de me chercher pour m’assommer. Il est temps de partir. Mais je reviendrai.

    Chapitre 4

    Depuis une semaine, je vais m’entrainer et je vais surveiller cet homme
    Avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemble vraiment à un gorille. Ses cheveux noirs sont mouillés, son nez est tordu, ses épaules sont lourdes, il ne fait que marcher. Tous les jours, je passe vers lui et je tremble de peur.

    Mais ce n’est plus possible, je dois faire quelque chose.

    Alors j’essaye de faire un piège. Avec mon pouvoir, je fais qu’il fasse très chaud et je pose par terre un verre d’eau très très froide .
    J’entends des bruits de pas, je me cache. Il a très chaud, du coup il renverse le verre d’eau sur lui. Je peux alors utiliser mes pouvoirs pour le transformer en gros glaçon. Je lui saute dessus, je l’attache et lui scotch la bouche.

    Ouf !

    Mais, en regardant l’homme dans les yeux, je tombe dans les pommes. L’homme que j’ai attrapé et qui se libère déjà, ce gros singe, c’est mon père !

    Chapitre 5

    Je me réveille dans mon lit et mon père m’apporte une soupe. Il s’est coupé les cheveux et s’est lavé et bien habillé. Il est bien mieux comme ça.

    Je lui demande ce qu’il s’est passé. Mais il me répond tout doucement « chuuuut » et me donne mon collier avec la pierre magique.

    Mon papa aussi il doit avoir des sacrés pouvoirs !

    Voilà comment tout cela s’est terminé.

    Merci d’avoir écouté mon histoire.

    Classe 6FR431, Marin, Suisse

    • Bonjour à tous,
      C’est drôle, je viens de relire « Robinson Crusoé » dans une traduction assez récente (2012). Quel magnifique livre! J’ai été séduit, transporté de ma vie bruxelloise jusqu’à l’île de Robinson…
      Mais parlons de votre texte. J’aime beaucoup son style, l’écriture est très vivante, et l’idée de ces petits chapitres est excellente. Le début, l’accident d’avion et la solitude de Michael dans l’île – ça fonctionne très bien. On est pris. Ensuite l’histoire de la clé, de la porte secrète, du bloc d’émeraude… tout cela est peut-être un peu moins original. Les passages avec l’homme-gorille sont vraiment bons, en revanche, intrigants à souhait. J’aimerais bien voir un portrait (un dessin) de ce personnage. On songe un peu à « L’Île du docteur Moreau », un roman terrifiant de H.G. Wells.
      Sur la fin, j’ai un doute – quelques réserves. Est-ce que Michael a fait un rêve? Non? On ne comprend pas bien ce qui se passe réellement. Quoi qu’il en soit, j’en profite pour dire à tous que les fins où l’on apprend que l’histoire n’était qu’un rêve sont souvent décevantes. On a aimé un récit, vibré avec les héros, et tout cela n’a jamais existé. A éviter, de mon point de vue!
      C’était un beau texte dans l’ensemble, une réussite. Bravo à tous! Et à très bientôt pour la mission suivante!
      Thomas

  5. Avant de commencer, nous souhaitons préciser que ce texte n’est que partiellement inspiré de notre vie réelle!

    Cette semaine nous avons très bien travaillé, pour nous récompenser Mme Julie a décidé que toute la classe méritait une surprise.
    Notre professeur nous avait donné comme seul indice que nous serions les seuls à faire cette activité et que ce serait sûrement une expérience mémorable.
    Aujourd’hui c’est le jour de la surprise ! Nous sommes tous très impatients .Depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber. Mais ce ne sont pas deux ou trois gouttes de pluie qui allaient arrêter la classe des 6A. En ce lundi, nous avons donc emprunté le métro ; après quelques minutes nous sommes arrivés à la station Hermann-Debroux, une fois sortis de la station souterraine, nous avons encore dû marcher un kilomètre et demi sous la pluie gaçante.
    Pour être francs nous avons beaucoup souffert car il y avait beaucoup de neige et plusieurs flaques d’eau pleines de boue. Nos pieds étaient gelés, d’ailleurs, je ne les sentais plus! Mais par contre nous nous sommes beaucoup amusés en nous racontons des blagues très drôles. Bref, on a souffert mais on a bien rigolé!
    Arrivés au « Rouge cloître », notre destination secrète, nous avons ouvert la porte, nous avons découvert un atelier dans lequel s’entassaient des tiges de verre de différentes couleurs et de différentes longueurs, différents objets, beaux, impressionnants,bizarres ou inconnus .
    Il avait un homme qui nous attendait, c’était le maitre verrier. Il nous a directement dit «Bienvenue dans mon UNIVERRE-VERRE-VERRE-VERRE… »Derrière cette voix, il y avait une musique qui nous faisait penser à plusieurs choses en même temps, une atmosphère chaleureuse et mystérieuse à la fois, c’était vraiment très étrange et inattendu…
    Nous nous sommes installés. Devant certaines personnes, il y avait des chalumeaux.
    Le maître des lieux a commencé à parler d’une façon particulière. Un élève de la classe a commencé à parler, un autre lui a dit «TAIS-TOI! » mais le maitre verrier l’a de suite interrompu et lui a dit d’une voix forte et grave : »AVANT on disait moi c’est moi et toi T’ES toi! Mais maintenant nous disons « MOI c’est moi et toi C’EST toi!!! » Il nous a ensuite dit que le mot  » verre » avait plusieurs sens comme la couleur verte, le verre pour boire, le ver de terre, du bois vert de l’arbre qui a encore de la sève, et il y en a encore d’autres, on avait d’ailleurs déjà appris tout cela l’année passée, je dois avouer que certains s’en souvenaient mieux que d’autres…..Je dirais qu’il était un peu philosophe avec ses jeux de mots « Islam…Hisse ton âme, …Ange (le prénom de ma meilleure amie dans la classe) Excell’Ange »…Un type incroyable ce souffleur de verre !
    Nous avons touché du feu, enfin la plupart d’entre nous, le maître criait, « Toujours avancer, ne jamais s’arrêter…sinon tu brûles ! » et nous avons enfin soufflé du verre, pour fabriquer des boules de Noël. C’était magique !
    L’activité terminée, nous sommes tous rentrés à la maison.
    Enfin de retour, l’adopté se jeta directement sur moi …Il me posa beaucoup de questions, comme à son habitude, un vrai curieux celui-là! Quand je lui ai parlé de mon activité il est devenu vert de jalousie. Quand j’ai montré ma boule de Noël à maman, elle me félicita avec beaucoup d’enthousiasme, j’étais très fier.
    L’adopté tellement jaloux monta dans sa chambre rouge de colère. Je filai moi aussi dans ma chambre, je mis ma boule sur mon lit. A Peine déposée ma maman m’appelait pour manger mon steak frites. Après avoir mangé je retournai dans ma chambre et vit ma boule de noël détruite, en mille morceaux sur le sol . De suite je compris que l’adopté était derrière tout ça ! Ma vengeance allait être terrible !
    Au fait , j’ai oublié de vous dire que l’adopté c’est mon idiot de frère. Il a plusieurs surnoms en réalité: « type », « gars », « inconnu », « paresseux »…., mais mon préféré c’est « l’adopté ». Pour me venger je mis du jus de citron dans son dentifrice (car il y est allergique)…
    Mon plan était vraiment diabolique je sais.
    Quelques minutes plus tard l’effet fut beaucoup plus puissant et spectaculaire que je ne le pensais, il avait du mal à respirer et avait beaucoup de gros boutons rouges. Avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas le type ressemblait vraiment à un gorille. Il avait la respiration de Dark Vador et la tête de ma boule de Noël, même les médecins, pourtant habitués à voir toute sorte de choses étranges ont eu peur de lui, c’est vous dire….
    Grâce à cette histoire il a même pu recevoir de nouveaux surnoms: « citronVador » ou « Maboule de Noël », j’étais mort de rire mais aussi un peu inquiet, la santé, c’est important quand même !
    Heureusement, les traitements ont remis mon frère en état. Mais malheureusement le jus de citron fut interdit à la maison. Dommage… Mais cette journée était quand même exceptionnelle, je m’en souviendrai longtemps. JOYEUX NOËL!

    Les élèves de l’école St-Charles à Molenbeek

    • Bonjour à tous!
      Amusant que vous ayez mis en scène un personnage d’adopté, car j’ai publié récemment un livre sur ce sujet : « Ma famille verte ». J’ai une sœur originaire de Corée, Mee-Kyong, et donc l’adoption, ça me connaît! Mais venons-en à votre texte…
      L’idée de partir de votre visite au Rouge-Cloître est très bonne, car elle vous a permis d’écrire un début vivant, rigolo et assez original. Le personnage du maître verrier est vraiment sympa. Ensuite, quand le narrateur rentre à la maison, ça marche bien aussi. L’idée qu’il appelle son frère « l’adopté », j’aime beaucoup. On est intrigué, puis l’explication vient au bon moment. J’ai juste une réserve par rapport à la cruauté de votre héros. Qu’il soit fâché, d’accord; qu’il soit généralement dur avec son frère adopté, on le comprend. Moi aussi j’ai été jaloux de ma sœur, et d’ailleurs je lui donnais de sacrés surnoms. Ce qui me gêne un peu c’est le fait que les choses affreuses subies par l’adopté n’entraînent aucun remords chez le héros. C’est un psychopathe, ce garçon!
      Mais bon, c’est un sentiment personnel. Je comprends que vous ayez voulu jouer jusqu’au bout la carte de l’humour burlesque. Votre texte est très réussi dans l’ensemble, dynamique et amusant, voilà ce qui compte!
      Bravo et à bientôt pour le prochain défi,
      Thomas

  6. Bonjour

    Voici notre texte pour cette deuxième étape. Ces deux phrases ont fait germer dans nos têtes des tonnes d’histoires et d’idées. Le tri fut difficile mais nous sommes arrivés à un texte définitif où chacun a pu s’y retrouver.

    Nous vous laissons découvrir les aventures de notre héros : Henri.

    Au plaisir de vous rencontrer, (Souhaiteriez-vous venir nous rendre visite dans notre école ?)

    Les P5FrA de l’école Européenne de Bruxelles III (Classe de M. VERRIEST Xavier)

    Phrase 1 : Avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemble vraiment à un gorille.

    Phrase 2 : Depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber.

    Le mystère de grange

    Depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber. Malgré nos faibles moyens financiers, notre petite maison de campagne est bien chauffée par un bon feu. Je m’appelle Henri et j’aide mon père et ma mère à la ferme mais pour l’instant, mieux vaut rester à l’intérieur !

    Ce matin, étrangement, il fait beau ! Je sors pour aider ma mère à étendre le linge quand soudain, notre chien se met à aboyer ! Une grosse voiture noire apparait derrière la grange. Un homme en costume foncé en sort. Avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemble vraiment à un gorille.

    Il arrive près de ma maman et demande : « Est-ce que cette grange est à vendre ? ». Ma maman, surprise, lui répond que non. Le monsieur insiste et ma maman, décidée, lui répond toujours par la négative et lui demande de partir. Il remonte dans sa voiture et s’en va.

    Il revient trois jours plus tard. A la place d’aller voir mes parents qui travaillent aux champs, il vient me voir et me dit : « Peut-être que toi tu vas comprendre les raisons qui me poussent à vouloir acheter cette grange ». Il m’emmène dans un coin calme et m’explique tout…

    Cet homme mystérieux, Billy l’étrangleur, m’explique qu’il fabrique de faux billets de banque et il me demande si je suis capable de garder un secret. Si je l’aide, il me promet de l’argent, beaucoup d’argent. Notre famille n’a pas beaucoup de moyens, quelques euros en plus pourraient nous aider à nous sortir de notre misère quotidienne. Dans le cas contraire, il se montre plus agressif… il menace de bruler la grange afin de récupérer sa machine à billets qui a été cachée là par son ancien ami faussaire.

    Je décide de l’aider et donc il me montre la machine. En dessous de la paille, se dissimule une trappe fermée par un code. Sans hésitation, il compose le code et la trappe s’ouvre. Nous n’avions aucune idée de l’existence de cette trappe. Une échelle descend dans une grande pièce illuminée. Nous descendons dans la pièce et là se trouve la fameuse machine. Une énorme bête remplie d’engrenages avec un énorme levier. L’homme essaie de mettre la machine en marche mais il se rend vite compte qu’une pièce est manquante. Il me demande d’aller rapidement en ville chercher des outils. Il m’explique que pendant ce temps, il va essayer de commencer le travail.

    Je n’ai aucun problème à trouver la pièce et reviens rapidement à la grange. En arrivant, je découvre mes parents qui sont abasourdis. Je leur explique tout en chuchotant mais tout à coup, l’homme sort de la trappe et nous menace avec un revolver. Il nous oblige à descendre dans la cachette quand soudain, on entend au loin les sirènes de la police. Un énorme « Vous êtes cernés ! Rendez-vous ! » retentit derrière les portes.

    Sous nos yeux, Billy est arrêté par la police et me regarde méchamment en disant : « Pourquoi m’as-tu trahi alors que je te promettais la fortune ? ». Avant que la porte de la voiture ne se referme, j’ai juste le temps de lui dire : « J’ai préféré prévenir la police plutôt que de t’écouter. Je préfère vivre pauvrement que de vivre en étant malhonnête ».

    Les voitures de police s’en vont et la bonne surprise… c’est qu’il y avait une rançon pour sa capture : 25 000 €. De quoi nous mettre à l’abris pour plusieurs années.

    • Bonjour à tous,
      Bravo, c’est un joli texte, bien écrit et bien mené! Et il est très moral, puisque Henri ne cède pas à la tentation. Peut-être les choses vont-elles un peu vite par moments, surtout à la fin, où un petit suspense aurait pu exister. Le héros et ses parents ont à peine le temps d’être en danger que, déjà, ils sont sortis d’affaire. Mais c’est un détail, car l’ensemble fonctionne! Et l’idée finale – la récompense providentielle de 25.000 euros – est intéressante, surtout que vous avez mis le problème d’argent au cœur du récit.
      Félicitations à toute la classe, et à bientôt pour la troisième mission!
      Thomas
      P.S. Pour la rencontre, ce sera avec plaisir, mais pas cette année, car je n’ai plus de place libre dans mon agenda. Contactez-moi éventuellement en septembre…

  7. Bonjour Monsieur Lavachery,

    Voici notre 2ème texte.
    Nous nous réjouissons de lire vos commentaires

    Classe de Catherine Jaccard, 5P, Ecole de La Caroline, Petit-Lancy, Genève, suisse.

    Après ses bêtises, Super Lilly s’est fait grondée très fort. Elle monte les escaliers lentement. Elle est punie dans sa chambre, couchée sur son lit, fâchée et triste. Elle ne veut plus en parler à personne.

    Elle se lève et se dirige vers la fenêtre. Depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber. Soudain, une ampoule s’allume dans sa tête. Une idée parfaite apparaît devant ses yeux. La cape est dans l’armoire du corridor. Elle ouvre la porte de sa chambre doucement, elle marche sur la pointe des pieds vers l’armoire :

    – « Zut ! L’armoire est fermée à clé ! ».

    Elle tombe assise parterre, les mains sur les joues. Elle se dit :

    – « Je vais chercher la canne à pêche ! »

    La clé est posée sur la table de nuit de sa maman. Les parents dorment et son papa ronfle : « RRRRRRRRRR ! ZZZZZZZZZZZ ! RRRRRRR ! ZZZZZZZZ ! ».

    – « Mon papa ne ronfle jamais ??? ».

    En haut de la porte de la chambre de ses parents se trouve un vitrail, une sorte de petite fenêtre multicolore. Lilly prend une chaise et des livres. Elle les empile sur la chaise. Elle grimpe sur la pile avec la canne à pêche à sa main gauche.

    – « Mais, je suis droitière ! ».

    Elle essaye d’utiliser sa main droite… elle n’y arrive pas. Elle introduit sa canne à pêche dans la chambre par la lucarne. Un vase tombe…

    – « Oh ! Nooon ! ». Elle arrive à le rattraper par un geste inexpliqué et le repose.
    – «  Ouf ! J’ai eu peur ! ».

    Elle chope la clé avec l’hameçon. Elle ouvre l’armoire et prend sa cape. Elle retourne dans sa chambre discrètement, la cape sur ses épaules. Elle ouvre la fenêtre de sa chambre, elle lance tous ses doudous, ses peluches, ses coussins et son matelas à travers…

    Super Lilly prend son parapluie de super héro. Elle s’approche de sa fenêtre, elle monte sur le rebord et saute. Elle flotte dans les airs et descend tout doucement. Elle s’écrase sur ses doudous et son matelas.

    – « Ouf ! Je ne me suis pas fait mal. Mes bras ont survécu ! Mes jambes marchent toujours ! ».

    Super Lilly se lève d’un coup et se tourne. Elle voit une ombre. Avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemble vraiment à un gorille. Les yeux de super Lilly s’agrandissent. Ses jambes tremblent. Elle est blanche de peur. Elle est totalement terrorisée. Le type s’approche tout lentement. La boule au ventre, elle frissonne. Elle fait un pas en arrière. Le gorille continue à s’avancer avec sa silhouette noire comme la nuit. Super Lilly recule encore et se retourne sur elle-même. Elle détale comme un lapin et court plus vite qu’une flèche. Elle hurle de toutes ses forces :

    – « Aaaaaah ! », elle court plus vite qu’un éclair. Elle passe devant le supermarché. »
    – « Zut ! Il est fermé ! ».

    Elle se dirige vers le grand magasin de déguisements. Elle veut acheter le masque de super héro qui effraiera le monstre.

    – « Mince ! Mme Tartine… debout devant le magasin. Oh ! Noooon ! Au secours ! ».

    Des pas lourds s’approchent de Super Lilly : « Boum ! Boum ! Boum ! ». Les grosses mains poilues du monstre se posent sur les épaules minces de Super Lilly. Mme Tartine crie en la pointant du doigt :

    – « Tu es une petite peste ! ».
    – « Laisse-moi affreux gorilles ! ».
    – « Tiens-la bien ! mon cher mari ! ».
    – « Lâche-moi, espèce d’idiot poilu ! ».

    Super Lilly se débat comme lionne. Elle lui donne un coup de coude dans le ventre, puis un coup de pied part dans son tibia. Elle mord la main de l’affreux Monsieur Tartine. Elle écrase son pied. Elle secoue Madame Tartine. Elle tient ses bras dans ses mains :

    – « Mais, ses mains sont toutes molles ! On dirait une peluche ! »
    – « Boum ! », elle a mal au derrière.

    Elle se réveille parterre, à moitié-effrayée, à moitié-endormie, avec des peluches dans les mains.

    « Quel cauchemar ! ».

    Classe de Catherine Jaccard, 5P

    • Chers vous tous,
      C’est un très joli texte. Lilly est un personnage attachant; plein de caractère – on s’attache à elle. Toute la scène où elle récupère sa cape est réussie. Le suspense est présent. Ensuite l’aventure continue à nous captiver, avec l’attaque de l’héroïne par l’affreux couple. Brrrr!
      Ma seule réserve concerne la fin. Comme je l’ai déjà écrit à d’autres classes, les fins où l’on apprend que l’histoire n’était qu’un rêve (ou un cauchemar) sont souvent décevantes. On a aimé un récit, vibré avec les héros, et tout cela n’a jamais existé – trop dommage! Personnellement, je me suis toujours interdit de terminer de cette manière.
      Mais à part ce petit problème, votre texte est vraiment bien. J’ai pris du plaisir à le lire.
      A bientôt pour la troisième étape!
      Thomas

  8. Bonjour Monsieur Lavachery
    Nous espérons que vous excuserez notre retard, c’est vraiment difficile de canaliser toutes les idées et de suivre un certain fil conducteur cohérent. Travail de longue haleine, de patience et d’écoute des autres. Voici notre histoire:
    Boule 16

    Il y a sept ans, un crime a été commis au Bowling Park. Le champion mondial de bowling Serge Laflèche a été assassiné. L’enquête n’a pas permis de retrouver son meurtrier. Le jour de son enterrement toute sa famille le pleure. Depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber. A croire que le ciel aussi pleure cette mort tragique.
    Sept ans plus tard. Le Bowling Park réouvre ses portes. Monsieur Tintamarre, le nouveau gérant remet tout en marche. Il nettoie les pistes et soudain sent un courant d’air. Il se retourne et voit une ombre qui disparaît aussitôt. Il termine de tout remettre en état mais lorsqu’il rentre chez lui, il n’est pas tranquille. Rapidement, il n’y pense plus. Son bowling est prêt à ouvrir, il est content.
    Le lendemain, deux jeunes filles, Alix et Chloé jouent joyeusement. Sur la piste à côté, qui est inoccupée, une quille tombe, toute seule. Les deux jeunes filles, intriguées, vont la remettre debout. Elles aperçoivent la silhouette d’un homme. Elles s’approchent. Avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemble vraiment à un gorille. Effrayées, elles vont en courant chez Monsieur Tintamarre et bégayent : « On … on … a vu un … un … homme derrière les quilles. »
    « Vous avez dû voir une ombre.», répond-il, pour ne pas les effrayer davantage. « Non, on a vraiment vu un type. » « Allons-voir, vous verrez que vous avez dû vous faire un film. » Alix et Chloé suivent monsieur Tintamarre. Aucune trace du type. Elles terminent rapidement leur partie et rentrent chez elles sans demander leur reste. Après la fermeture, Monsieur Tintamarre rentre également chez lui, mais il ne dort pas de la nuit. Le lendemain matin, il va au bowling fatigué. Il sort les poubelles et voit l’ombre du type. Il l’interpelle, mais pas de réponse. Prenant son courage à deux mains il lui fonce dessus et … passe au travers. Il ne comprend pas ce qui lui arrive. Il s’enfuit dans le bowling. Il ferme la porte à clé. Il reprend ses esprits. « Est-ce que je suis en train de rêver ? C’est un cauchemar. » C’est alors que le type apparaît juste à côté de lui. Il lui vient une idée absurde, qui doit lui venir d’un film de son enfance. Il fonce chercher l’aspirateur, le branche et brandit le tuyau vers le type qui n’a pas eu le temps de réagir. Le type se fait aspirer comme un nuage de poussière.
    C’est l’heure d’ouvrir le bowling. Alix et Chloé sont déjà devant les portes. Légèrement soulagé, Monsieur Tintamarre va leur ouvrir. « On vous dérange, vous n’aviez pas terminé de passer l’aspirateur. » « Ce n’est pas grave les filles, prenez vos chaussures et choisissez votre piste, elles sont encore toutes libres. » « Kof kof kof … libérez-moi, c’est plein de poussières ici dedans. » Gêné, mais soulagé de partager ses mésaventures, Mr Tintamarre leur explique ses aventures matinales. « S ‘il vous-plaît, sortez-moi de là, je ne voulais pas vous effrayer. Ce n’est pas de ma faute si on m’a assassiné. Libérez-moi, ça ne sent vraiment pas bon là-dedans.» Les trois se regardent et sont d’accord, même s’ils hésitent encore. Hésitante, Alix ouvre l’aspirateur. Le fantôme se secoue, toute la poussière qui le recouvrait tombe par terre. Il s’assied sur l’aspirateur tout gêné. «Comment es-tu mort? Qui t’a assassiné? Tu es un gentil? » Les questions pleuvent sur lui. «La dernière chose dont je me souviens, c’est d’avoir reçu une boule taille 16, la plus grosse, sur la tête, je suis mort instantanément, je n’ai pas eu le temps de voir mon meurtrier. » « Voyons voir si on retrouve cette boule. » Ils cherhcent parmi toutes les boules et trouvent trois boules taille 16. Sur l’une d’elle un nom est imprimé : Moriso Chorizo. «Alors c’était lui!» «C’est qui?» «Mon ancien rival, il n’arrivait pas à me battre, j’étais prêt à gagner le tournoi. C’est sûrement lui qui m’a tué.»
    Ils cherchent sur internet et contre toute attente tombent immédiatement sur lui: Moriso est champion du monde de bowling depuis 7 ans. Serge propose d’organiser un tournoi de bowling ici et de l’inviter. Le jour du championnat, Serge rentre dans le corps de Chloé. « Hola, doucement, tu prends toute la place !», et puis d’Alix. Elles enchaînent les strikes. Quand c’est au tour de Moriso de jouer, Serge rentre dans son corps. Moriso ne renverse même pas une quille. Malgré lui, il doit bien s’avouer vaincu, il ne comprend pas ce qui lui arrive. Mr Tintamarre annonce que Moriso a gagné le cadeau de consolation. Il lui offre une boule. SA boule, celle avec laquelle il a assassiné Serge. Il devient blanc comme un linge. « Tu es démasqué Moriso ! ».

    La classe de 5P de l’école st Rémy à Braine-le-Château

    • Bravo, les amis! « Boule 16 » est un texte de qualité. Bien rédigé, bien construit et plein d’excellentes idées. L’entrée de Serge-le-Fantôme à l’intérieur des filles, par exemple, c’est vraiment bien trouvé. Les dialogues sont vivants, bien dosés.
      Vous n’avez utilisé que 4600 caractères, ce qui veut dire que vous auriez pu développer certaines parties. La découverte du coupable est un peu trop facile, je trouve, et la fin aurait pu être plus longue, histoire d’installer un suspense. Je serais vous, je retravaillerais l’histoire dans cette optique – cela vaut vraiment la peine. « Boule 16 » le mérite absolument.
      Franchement, j’ai pris un grand plaisir à lire votre texte!
      A très bientôt pour la troisième mission,
      Thomas

  9. L’homme gorille

    Zoé était une petite fille orpheline qui vivait chez son ami Luc depuis plusieurs années. Les parents de Luc avaient connu la maman de Zoé avant sa naissance et n’avaient pas hésité à s’en occuper lorsqu’elle décéda et laissa Zoé sans famille.

    Luc et Zoé étaient partis en montagne, dans le massif du Mon Blanc, mais il a commencé à pleuvoir. Ils sont donc restés dans cette cabane.
    Depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber. Zoé et Luc sont coincés dans une cabane de montagne. Ils ne peuvent plus sortir car le sol est trop boueux et ils risquent de s’enfoncer. Ils vont être à court de nourriture et il n’y a pas de réseau pour téléphoner à quelqu’un. Le lendemain matin, il n’y a plus de pluie mais ils entendent des bruits bizarres. Tout à coup, ils voient quelqu’un passer dehors.
    – On est sauvés, Zoé, dit Luc.
    – C’est un homme, allons lui parler.
    – Cet homme est bizarre. Avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemble vraiment à un gorille.
    – Tu as raison Luc ! Mais allons quand même lui parler.

    Arrivés dehors, ils prirent peur et fuirent en direction du village. L’homme gorille les suivit mais au village, tous les habitants se moquèrent de lui. Zoé et Luc eurent pitié. Ils décidèrent alors de l’emmener dans un centre de chirurgie esthétique.
    En ressortant, Zoé reconnut que c’était son père.
    – Zoé, je suis ton père.
    – C’est p… p.. pas p.. p.. possible… balbutia Zoé, comment tu t’appelles ?
    – L’homme gorille, hahaha, mais non, je rigole, c’est Dagobert.

    Zoé, sous le choc, demanda à son père s’ils pouvaient enfin vivre ensemble.
    Son papa fut évidemment d’accord et lui expliqua qu’il ne pouvait pas la garder quand il était plus jeune parce qu’il était alcoolique. Dans la forêt, il n’y a pas d’alcool et c’est donc là qu’il s’était réfugié pendant tout ce temps.
    La petite fille se demanda également si sa maman était au courant du problème de son père. Elle apprit que c’était la raison de leur séparation. Sa maman n’avait pas supporté de s’occuper d’un bébé et d’un alcoolique et était donc partie seule.

    Le papa de Zoé, Luc et la jeune fille continuèrent leur discussion et ils se mirent d’accord pour que Luc vienne également vivre avec eux.
    Luc devait appeler sa maman pour la prévenir.
    – Maman, Zoé a retrouvé son père. Elle va vivre avec lui.
    – Mais non…. Non … non.. mon chéri, ce n’est pas possible. Le père de Zoé est mort un mois avant sa naissance… il s’appelait Daniel.
    – Oh…. Mais alors…..
    – Sauvez-vous vite de là, c’est un psychopathe, ce type que vous avez rencontré !

    Ils coururent alors le plus vite qu’ils pouvaient Ils arrivèrent au poste de police. Par chance, le psychopathe les avait suivis jusque là. Nos deux jeunes aventuriers racontèrent leur aventure et les policiers arrêtèrent le psychopathe.
    Luc et Zoé reprirent une vie normale mais depuis ce jour, ils n’osèrent plus parler aux inconnus.

    Classe de 8H Savièse

  10. Les geeks

    Un jour, une famille venant de New-York voulait partir en vacances en Irak.
    Il y avait la maman qui s’appelait Marie, et le papa, Hubert. Ils avaient deux enfants, une fille, Chloé qui était très capricieuse et un fils, Bernard qui était lui très aventurier. Ils étaient tous toujours connectés à leur smartphone. Il ne se passait pas un moment sans qu’ils soient les yeux rivés sur leur écran.
    Le jour du départ, les enfants ne voulaient pas partir et prendre le risque de ne plus avoir internet pendant la durée du voyage. Ils firent une véritable crise. Deux heures plus tard, ils ratèrent l’avion parce qu’ils restèrent connecté trop longtemps.
    Soudain, un homme apparut avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemblait vraiment à un gorille. Il venait d’Irak. Il s’approcha et leur demanda:
    -Vous avez raté l’avion?
    – Oui, malheureusement! dit le père
    – Si vous le voulez, je peux vous aider. Vous allez en Irak ?
    C’est volontiers que la famille accepta et ils partirent de l’aéroport. L’homme rentrait en Irak le lendemain et leur proposa de les héberger pour la nuit.
    Ils dormirent tous chez Cédric, l’homme qu’ils ont rencontré à l’aéroport.
    Le lendemain matin, il partirent en direction de l’Irak avec le bateau de Cédric. Pendant le voyage, la pluie ne cessa de tomber. Les vagues se déchaînaient et le tonnerre grondait. Au loin, les éclairs déchirèrent le ciel.
    Après cette grande aventure, ils arrivèrent enfin en Irak. Le temps ne s’améliora pas. La pluie continuait de tomber.
    Les antennes ne fonctionnaient toujours pas et coupaient l’Irak du monde. Entre le voyage et le temps passé en Irak, la famille s’habitua à ne plus être sur le smartphone.
    Une semaine plus tard, ils rentrèrent enfin et échangèrent leur natel contre des jeux de société. Grace à leur voyage, ils ont appris à communiquer et ne plus être addict à leur smartphone.

    Classe de 8H de Savièse.

  11. Un jour, dans la rue, un homme entra dans la tour de la Migros. Il entra dans l’habitation de Madame Laneymi. Il défonça la porte et rentra dans la maison. Il prit tout ce qu’il trouva, même le diamant de la destinée volé par Madame Laneymi au musée de Rome. Il sortit de l’appartement et courut dans la rue avec un sac plastique où il y avait l’or. Il rentra dans sa maison et cacha tout l’or dans un grand tiroir. Peu après, les policiers surent que Madame Laneymi avait volé le diamant de la destinée. Les policiers entrèrent dans son appartement et inspectèrent les lieux. Elle dit aux policiers où se cachait le diamant de la destinée. Les policiers regarderont dans l’endroit indiqué. Mais le diamant n’était pas là. Mais elle précisa qu’elle s’était fait voler un jour auparavant.

    Depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber. Madame Laneymi croisa l’homme qui lui avait volé les bijoux. Mais elle ne le reconnu pas car elle ne l’avait jamais vu. Dans sa tête, elle se dit : « Avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemble vraiment à un gorille. »
    Les policiers fouillèrent dans toute la maison mais ils ne trouvèrent jamais le voleur. Un jour les policiers trouvèrent une maison bizarre. Ils entrèrent et … le voleur n’était pas là ! Les policiers entrèrent quand même et trouvèrent tout l’or mais pas le diamant de la destinée.
    Le chef des policiers décida de se cacher dans les buissons près de la maison. Le soir l’homme rentra avec le diamant. Le chef des policiers lui sauta dessus, l’arrêta et le mit en prison.
    Quant à Madame Laneymi elle fut enfermée quatre mois en prison. A sa sortie, elle retourna dans son appartement, vécu heureuse et… ne vola plus jamais.

    Classe de Caroline Jesus
    Ecole de la Caroline, Petit-Lancy
    Genève, Suisse

  12. Bonjour Monsieur Lavachery,

    Voici notre 2ème texte.
    Nous nous réjouissons de lire vos commentaires.

    Classe de Catherine Jaccard, 5P, Ecole de La Caroline, Petit-Lancy, Genève, Suisse.

    Après ses bêtises, Super Lilly s’est fait grondée très fort. Elle monte les escaliers lentement. Elle est punie dans sa chambre, couchée sur son lit, fâchée et triste. Elle ne veut plus en parler à personne.
    Elle se lève et se dirige vers la fenêtre. Depuis trois jours, la pluie ne cesse de tomber. Soudain, une ampoule s’allume dans sa tête. Une idée parfaite apparaît devant ses yeux. La cape est dans l’armoire du corridor. Elle ouvre la porte de sa chambre doucement, elle marche sur la pointe des pieds vers l’armoire :
    – « Zut ! L’armoire est fermée à clé ! ».
    Elle tombe assise par terre, les mains sur les joues. Elle se dit :
    – « Je vais chercher la canne à pêche ! »
    La clé est posée sur la table de nuit de sa maman. Les parents dorment et son papa ronfle : « RRRRRRRRRR ! ZZZZZZZZZZZ ! RRRRRRR ! ZZZZZZZZ ! ».
    « Mon papa ne ronfle jamais ??? ».
    En haut de la porte de la chambre de ses parents se trouve un vitrail, une sorte de petite fenêtre multicolore. Lilly prend une chaise et des livres. Elle les empile sur la chaise. Elle grimpe sur la pile avec la canne à pêche à sa main gauche.
    – « Mais, je suis droitière ! ».
    Elle essaye d’utiliser sa main droite… elle n’y arrive pas. Elle introduit sa canne à pêche dans la chambre par la lucarne. Un vase tombe…
    – « Oh ! Nooon ! ». Elle arrive à le rattraper par un geste inexpliqué et le repose.
    – « Ouf ! J’ai eu peur ! ».
    Elle chope la clé avec l’hameçon. Elle ouvre l’armoire et prend sa cape. Elle retourne dans sa chambre discrètement, la cape sur ses épaules. Elle ouvre la fenêtre de sa chambre, elle lance tous ses doudous, ses peluches, ses coussins et son matelas à travers…

    Super Lilly prend son parapluie de super héros. Elle s’approche de sa fenêtre, elle monte sur le rebord et saute. Elle flotte dans les airs et descend tout doucement. Elle s’écrase sur ses doudous et son matelas.
    – « Ouf ! Je ne me suis pas fait mal. Mes bras ont survécu ! Mes jambes marchent toujours !
    Super Lilly se lève d’un coup et se tourne. Elle voit une ombre. Avec ses épaules larges, ses cheveux très noirs et son front bas, le type ressemble vraiment à un gorille. Les yeux de super Lilly s’agrandissent. Ses jambes tremblent. Elle est blanche de peur. Elle est totalement terrorisée. Le type s’approche tout lentement. La boule au ventre, elle frissonne. Elle fait un pas en arrière. Le gorille continue à s’avancer avec sa silhouette noire comme la nuit. Super Lilly recule encore et se retourne sur elle-même. Elle détale comme un lapin et court plus vite qu’une flèche. Elle hurle de toutes ses forces :
    – « Aaaaaah ! », elle court plus vite qu’un éclair. Elle passe devant le supermarché.
    – « Zut ! Il est fermé ! ».
    Elle se dirige vers le grand magasin de déguisements. Elle veut acheter le masque de super héros qui effraiera le monstre.
    – « Mince ! Mme Tartine… debout devant le magasin. Oh ! Noooon ! Au secours ! ».
    Des pas lourds s’approchent de Super Lilly : « Boum ! Boum ! Boum ! ». Les grosses mains poilues du monstre se posent sur les épaules minces de Super Lilly. Mme Tartine crie en la pointant du doigt :
    – Tu es une petite peste !
    – Laisse-moi affreux gorille !
    – Tiens-la bien ! mon cher mari !
    – Lâche-moi, espèce d’idiot poilu !

    Super Lilly se débat comme une lionne. Elle lui donne un coup de coude dans le ventre, puis un coup de pied part dans son tibia. Elle mord la main de l’affreux Monsieur Tartine. Elle écrase son pied. Elle secoue Madame Tartine. Elle tient ses bras dans ses mains :
    – « Mais, ses mains sont toutes molles ! On dirait une peluche ! »
    – « Boum ! », elle a mal au derrière.

    Elle se réveille par terre, à moitié effrayée, à moitié endormie, avec des peluches dans les mains.

    « Quel cauchemar ! ».

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