3ème étape

 

Pour cette nouvelle mission, vous allez devoir écrire une histoire en respectant trois conditions.

Je vous donne plusieurs possibilités. Choisissez celle qui vous plaît le plus.

  1. Respectez les trois conditions suivantes : c’est une histoire de meurtre – l’héroïne est une adolescente de 13 ans – ça se passe à Paris
  2. Respectez les trois conditions suivantes : l’histoire se déroule au Moyen Âge – le héros possède un dragon – c’est l’hiver, et il neige 
  3. Respectez les trois conditions suivantes : le héros est un chien – il y a un enfant sourd dans l’histoire – il est question de poison 

Bon amusement, les amis ! Que les dieux de l’Inspiration soient avec vous !

Thomas Lavachery

 

Thomas attend vos nouvelles d’ici au 2 mars au plus tard !

18 réflexions au sujet de « 3ème étape »

  1. Le château fort

    Il était une fois un château fort avec beaucoup de chevaliers. Ils faisaient la guerre. Un jour, ils décidèrent d’arrêter, mais le roi n’était pas du même avis. Ils voulaient que ses hommes défendent le château et envahissent les autres. Le but était de devenir les meilleurs envahisseurs de toute l’histoire. Mais un jour, le roi fut face à un drame. Sa fille adorée disparue sans donner de nouvelles. C’était en plein hiver et il neigeait. Le roi était complètement paniqué après cet enlèvement. Il dut mettre son plan d’envahisseur de côté afin de sauver sa fille.

    Il mit en place un jeu d’épreuve. Le but était de trouver le prince le plus fort pour retrouver sa fille. Il a donc convoqué tous les princes de la région pour qu’ils participent aux épreuves. Il y avait en tout, 12 chevaliers. La première épreuve concernait le tir à l’arc. Après celle-ci, il ne restait plus que 4 princes aptes à la retrouver.
    L’heure de la deuxième épreuve arriva. Celle-ci devait être réalisée avec des chevaux. C’était une course de chars. Après cette magnifique course, il ne restait plus qu’un unique prince, Grégoire.

    D’après les rumeurs, la princesse se trouvait enfermée dans un château tout en haut d’une montagne. Grégoire partit sur-le-champ. La montée fut très longue et dure, mais après plusieurs jours, il arriva enfin. Une mauvaise surprise l’attendait, un dragon !

    Il dut se battre pendant plus de 3 jours. Suite à la bataille, la princesse ne voulait plus rentrer au château. Elle se sentait bien aux côtés du dragon et dans ce château tout en haut de la montagne. Le prince repartit au château du roi, mais sans la princesse.

    Fin !

    Classe 6FRS1 St-Aubin Suisse
    Bonne lecture, nous vous envoyons nos meilleures salutations.

    • Bonjour à tous,
      J’aime beaucoup cette idée d’un princesse qu’un héros vient libérer, et qui refuse de le suivre. C’est très amusant! Je n’ai pas bien compris pourquoi la princesse ne veut plus rentrer au château « suite à la bataille ». En quoi la bataille l’influence-t-elle?
      « Le château fort » est un texte intéressant, original (surtout en ce qui concerne la fin). Dommage que vous n’ayez pas un peu développé l’histoire. J’aurais aimé en savoir plus sur la relation entre la princesse et le dragon, par exemple. Visiblement, une sympathie inhabituelle existe entre eux. Le lecteur est plein de curiosité par rapport à cela…
      Bravo à tous, et à bientôt pour la quatrième mission!
      Thomas

  2. Bonjour,

    Par ce froid polaire et pourtant ensoleillé, nous vous transmettons notre 3ème texte.

    Bonne lecture

    La 6FR431, Marin Suisse

    Cher journal,

    Je m’appelle Jess et j’ai 13 ans. Cette nuit, il s’est passé un meurtre. Je suis choquée parce que l’assassin dormait au même étage que moi.

    Voilà comment ça s’est passé :
    nous sommes le 05 avril 2010 et je suis en vacances à Paris avec mes parents. Ils sont vraiment sympas quand on part parce qu’ils me laissent sortir seule pour jouer dehors.
    J’étais sur la Tour Eiffel en train de lire le journal quand j’entends une femme qui crie de panique. J’essaye de descendre les escaliers le plus vite possible, j’ouvre la porte et je me retrouve face à elle. Elle a les yeux bleus et des longs cheveux blonds et bouclés. Elle a les yeux rouges comme si elle avait pleuré. Elle court et crie « aidez-moi ! ».

    Elle tombe et se fait mal. Elle cherche quelque chose partout, mais elle ne trouve pas. Elle est paniquée et elle demande de l’aide, mais les personnes lui répondent non. Elle s’évanouit.

    J’essaye de la réanimer mais elle ne se réveille pas. Du coup je l’amène à l’hôpital. Ils doivent la prendre pendant quelques heures. Je me dis « qu’est-ce que je vais faire pendant tout ce temps ? ». Je veux lui dire au revoir en lui donnant la main, mais je trouve un papier tout plié. Il y avait marqué : Caroline, ton père est mort, nous allons pouvoir nous marier. Va au musée des squelettes et tu trouveras des indices sur le meurtrier.
    Signé : Théo.

    Il faut peut-être que j’y aille.

    Dans le musée des squelettes, je trouve le cadavre de l’homme qui a été tué. Il est dans la vitrine des momies et le meurtrier a inversé les corps et l’homme est maintenant dans un sarcophage. Il y avait à côté de lui un revolver et des tableaux cassés.

    Je suis directement partie au commissariat. Mais quand on est revenus avec les policiers, il n’y avait plus de tableaux cassés, ni le révolver, ni le corps. Mon réflexe a été de chercher moi-même l’assassin. Le problème c’est que dans Paris, il y a des milliers de rues, comment le retrouver ?

    Je commence alors à fouiller la pièce.

    Je trouve une petite boîte avec un petit papier collé dessus. Il est écrit une adresse et une heure : Tour Eiffel, 19h00.
    Alors, je me rends à la tour Eiffel à 19h00. Là, y a un homme qui cherche quelque chose. Je vais vers lui et je lui demande ce qu’il cherche. Il me répond qu’il cherche une petite boîte.
    Je sors la boîte et je demande : cette boîte est à vous ?
    Le monsieur me regarde et me donne un coup dans la tête, je m’évanouis.

    Je me réveille, je ne me sens pas bien et je suis couchée par terre. En regardant le sol, je vois des traces de pas. Je les suis et j’arrive au musée. Je regarde par la fenêtre et je vois l’assassin. Et l’assassin me voit.
    Je le poursuis jusqu’à l’hôtel.
    Il rentre dans sa chambre et va se cacher dans les toilettes. J’y entre aussi. Il sort vite et referme la porte à clé.

    Je suis coincée dans les toilettes et je vois les pieds de l’homme étrange sous la porte. Je veux me lancer à sa poursuite mais je n’arrive pas à ouvrir la porte. Le robinet est coincé et la pièce commence à s’inonder. Sous le lavabo, je trouve un marteau. Je casse la vitre avec et je me fais une corde avec les linges et les rideaux de douche pour descendre. Je commence à descendre mais la corde se casse et je tombe. Paf ! Je n’atterris pas sur le sol, mais sur quelqu’un. Mais oui c’est lui, c’est l’assassin. Heureusement, il est assommé et je peux appeler la police tranquillement.

    La police arrive et ils sortent les menottes. Ils retournent le meurtrier et voient sa carte d’identité. C’est marqué Théo.
    Je comprends tout :

    Théo était l’amoureux de la femme que j’ai aidé et il voulait pouvoir se marier avec elle. Mais son père ne devait pas être d’accord alors il l’a tué. En l’envoyant au musée, il a voulu faire porter le chapeau à quelqu’un d’autre. Mais ce n’est pas Caroline qui est venue, mais moi ! J’ai gâché tout son plan.

    Pour ce meurtre, Théo ira 20 ans en prison.

    Concernant Caroline, elle c’était simplement évanouie, elle a pu sortir de l’hôpital et elle va très bien.

    Je suis rentrée des vacances à Paris, mais je compte bien y retourner pour visiter la ville plus….tranquillement.

    • Chers tous,
      Quelle aventure! Il y a énormément de péripéties, de rebondissements! J’aime bien l’atmosphère de votre histoire, qui me rappelle un peu Gaston Leroux. Il y a quelques coïncidences un peu grosses, comme la présence du marteau sous le lavabo, mais ce n’est pas bien grave. Le rythme endiablé est plaisant, les idées sont bonnes dans l’ensemble – bref, j’ai lu votre texte avec beaucoup de plaisir.
      Bravo à tous, et à bientôt pour la 4ème étape!
      Thomas

  3. Bonjour Monsieur Lavachery,
    Nous avons écrit deux histoires. Voici la première. Les enfants du deuxième groupe termine de taper la seconde. Nous la ferons suivre. Bàv, Les 6ième année, Ste Anne, Waterloo

    Galway, l’ île aux Dragons
    Cette histoire nous emmène à Cork, petit village au centre de l’île de Galway, en l’an 1018 de notre ère.
    Edward et son demi-frère Elouan se poursuivaient dans les ruelles étroites qui entouraient le marché de la place. Elouan était encore en train de provoquer son frère. Les disputes entre ces deux-là étaient quotidiennes. Edward ne comprenait pas la hargne de son frère et Elouan se sentait incompris. Parmi les charrettes, les tonneaux et les échoppes bruyantes, les enfants semaient la pagaille, malgré le froid et les flocons qui tombaient depuis quelques heures. Mais ces flocons n’étaient pas habituels. Pour celui qui les observait bien, on pouvait y distinguer des cendres grisâtres. Edward scruta un instant le flocon qui venait de tomber sur sa main. Devenu liquide, il laissa une trace sombre et poudreuse.
    Ses pensées furent interrompues par sa mère qui l’appelait de toute urgence.
    – Edward, ton grand-père te réclame, c’est la fin. Cours vite à la maison.
    Elouan se sentit une fois de plus rejeté par cet aïeul si mystérieux. Il avait toujours eu l’impression d’être moins important à ses yeux. Il est vrai qu’il avait recueilli, tout petit, après avoir été abandonné. Le mystère autour de sa naissance et de sa famille d’origine restaient pour lui une source de souffrance qu’il évacuait par l’agressivité.
    Edward, suivi de son frère, fit demi-tour pour rejoindre leur maison.
    Harold O’ Kavanagh avait atteint l’âge de 89 ans. Il était à présent temps pour lui de laisser la place au suivant. Il voulait absolument transmettre à son petit-fils les dernières recommandations qui permettraient, selon lui, de sauver l’île du chaos.
    Les deux enfants furent saisis par le silence qui régnait dans la maison familiale. Elouan fit mine de s’installer près de la cheminée. Edward, lui, entra lentement dans la chambre où se trouvait le mourant. Il fut rassuré d’entendre la voix faible mais réconfortante de son grand-père.
    – Approche, Edward, mon petit-fils. Ecoute bien ce que je vais te raconter. Ne m’interromps pas…
    Tu as sûrement remarqué certains changements ces derniers temps. La neige est cendrée, l’eau de la pluie se cristallise en touchant le sol, le vent dépose du sable et le feu crépite d’humidité.
    Edward avait en effet perçu quelques phénomènes étranges, sans pour autant s’en inquiéter. Sa mère devait balayer plus souvent la grande pièce commune depuis quelques temps. Un mélange de cendres et de sable recouvrait discrètement la terre battue du sol.
    Harold reprit son souffle et continua. Tout cela ne va faire qu’empirer. Le Chaos est proche de nous. Le climat change. Si tu ne fais rien, notre île finira ensevelie sous les cendres du Volcan Conwell. Les lacs seront pétrifiés sous la glace et les réserves d’eau des montagnes seront transformées en déserts de sable.
    – Que dois-je faire, Grand-Père ?
    – Tu sais que le dernier dragon de Galway s’est éteint il y a un an. Or, les quatre dragons, que l’on appelait les quatre Gardiens, maintenaient l’équilibre climatique de chaque partie de notre territoire. Le dragon Dark tempérait le volcan, Saluna veillait à l’équilibre des lacs, Stalag figeait la vallée de glace et Scorp, gardien du désert de sable, récupérait le vent sec. Les dragons et les hommes ont toujours vécu en harmonie sur notre île. Nous sommes complémentaires. Certains d’entre nous étaient désignés par eux pour les aider dans cette tâche.
    – Les chevaliers des Dragons, Grand-Père ?
    – Oui, Edward, mais ne me coupe pas, écoute.
    Il y a quelques années, une maladie inconnue est arrivée par la mer. Elle a décimé la totalité des dragons. Jusqu’au dernier, l’année passée. En tant que Chevalier des dragons, je me devais de sauver cette île. C’est pourquoi je suis parti à la recherche des œufs des quatre Gardiens.

    Harold O’ Kavanagh se tut et sembla s’endormir.
    Edward l’observa. Sa respiration était faible. Il entendit encore :
    – J’ai retrouvé les œufs des Dragons des quatre Eléments. Tu les reconnaitras facilement : l’œuf de Dark est chaud, celui de Saluna est humide, celui de Stalag est glacé et celui de Scorp est rugueux. Je les ai cachés dans la grotte de Crooksmith. Ils devraient éclore dans les jours qui viennent. Je n’aurai plus la force de m’en occuper et de les replacer dans leur environnement respectif. Il faut absolument que tu les replaces dans les quatre Tours : celle de Glace, dans la vallée, celle de Feu, au sommet du volcan, celle de Sable, au cœur du désert, et celle des Lacs, près des falaises. Je te nomme, à ton tour, Chevalier des dragons…
    La voix d’Harold devint un souffle mais Edward entendit encore :
    – Méfie-toi d’Elouan…
    Ce furent ses dernières paroles.
    Derrière la porte, Elouan sursauta. Pourquoi son frère et pas lui ? Il se jura de trouver ces œufs lui-même. Peu lui importait le climat et l’avenir des habitants de Galway ! Il les trouverait, élèverait les dragons et en ferait ses soldats.
    « Méfie-toi d’Elouan ». Le garçon tremblait de rage. Oui, décida-t-il, Edward devra se méfier…
    Edward resta aux côtés de son grand-père de longues minutes. Il retenait ses larmes. Quel était le problème de son demi-frère ? Comment allait-il gérer seul cette mission ? S’il n’y arrivait pas, que deviendrait cette île ? Et puis, où se trouvait cette grotte ?
    Le jour de l’enterrement d’ Harold O’ Kavanagh, un vent froid, piquant de sable, venait gifler les joues des villageois endeuillés.
    Elouan se montra ensuite plus distant. Il disparaissait durant de longues heures et revenait juste pour le repas du soir. Edward ne savait que penser. Il se concentra sur les propos d’Harold et décida de partir au plus vite à la recherche de la grotte de Crooksmith.
    Le seul endroit où l’on pouvait trouver des grottes, c’était dans les falaises qui bordaient l’océan. Edward remplit sa besace de nourriture, prit son couteau et un bâton. Il marcha longtemps sous la pluie. Plus il approchait de l’océan, plus les gouttes de pluie cristallisaient sur le sol.
    Il suivit des traces de pas qui lui semblaient fraîches. Il aperçut alors une chaumière couverte de tourbe. De la cheminée, s’échappait de la fumée blanche. Edward frappa à la porte. Une vieille femme édentée apparut et le scruta avec méfiance.
    -Je cherche la grotte de Crooksmith.
    – Qu’a-t-elle de spécial cette grotte ? Tu n’es pas le premier à m’en parler. Un garçon de ton âge passe tous les matins. Il a l’air décidé. Il s’appelle Elouan, n’est-ce pas ?
    Edward resta silencieux. Son frère était-il au courant de sa mission ? Était-il, lui aussi, un chevalier des Dragons ? « Méfie-toi d’Elouan », semblait lui répéter une petite voix.
    – Un vieil ami, Harold O’ Kavanagh, m’a beaucoup parlé de toi, Edward. C’est ton grand-père et je sais que je peux te faire confiance.
    Elle lui expliqua comment rejoindre l’entrée de la grotte. Le temps comptait. Elouan l’avait peut-être déjà trouvée par lui-même. Il décida de suivre les traces laissées par son frère. Il partit en courant vers l’Océan.
    Au pied des falaises, il aperçut le trou noir. L’entrée de la grotte se trouvait dans une crique. Il ne fallait pas trainer car elle était devait être régulièrement engloutie par la marée montante.
    Les pieds dans l’eau, il entra dans la caverne. Il y faisait sombre et humide. Le fracas des vagues qui s’abattaient sur les rochers résonnaient de partout. Il alluma sa torche et avança prudemment dans la pénombre. Soudain, il sursauta. Un énorme dragon, aux yeux verts de gris le fixait toutes dents dehors. Il essaya de l’éloigner avec la flamme mais s’aperçut que c’était une fresque. L’eau salée atteignait à présent ses genoux. Il trébucha et sa torche grésilla en tombant dans l’eau. Il était de nouveau dans le noir. C’est alors qu’il entendit le bruit de pas alourdis.
    – Tu es peut-être le Chevaliers des Dragons, mais moi, je serai pour toujours le détesté Maitre des Eléments.
    Edward n’eut pas le temps de comprendre qu’il reçut un coup violent sur la tempe. Lorsqu’il se réveilla, il était allongé sur un matelas de paille. Un sourire édenté l’accueillit.
    – Enfin tu te réveilles, Edward. Heureusement que je t’ai suivi. Tu aurais pu mourir noyé. Il va falloir que tu rattrapes ton frère avant que les œufs de dragons n’éclosent en dehors des quatre Tours. Tu connais les conséquences, n’est-ce pas ?
    Voici une carte qui te permettra de suivre les déplacements des dragons ou de leurs œufs. Observe-la.
    Edward aperçut au même endroit, sur le parchemin, une flamme, quelques grains de sable, des cristaux de glace et une goutte d’eau.
    Après avoir repris des forces, Edward quitta la vieille femme, équipé de sa carte extraordinaire. La grand-mère lui avait confié un vieux cheval. Sur la carte, les œufs ne bougeaient plus, ils se trouvaient à la lisière du désert de sable. Edward partit au galop en direction du désert. Le soir tombait ou était-ce la neige cendrée du volcan qui noircissait le ciel ? Edward aperçut la lumière d’un feu de camp. Elouan s’était arrêté pour dormir. En s’approchant de la besace où se trouvaient les œufs, Edward marcha sur une branche desséchée. Son frère se réveilla brusquement, un couteau à la main. Le vent s’était levé soudainement, faisant tournoyer des milliers de grains de sable. Les deux enfants, face à face se jaugeaient.
    – Donne-moi les œufs, Elouan, il faut les placer dans les quatre Tours avant que le chaos ne s’installe sur notre île.
    – Jamais, je suis Maitre des Eléments.
    Edward profita d’une bourrasque de sable pour se jeter sur lui. Le vent redoubla d’ardeur. Les deux garçons se battaient, les coups pleuvaient. Soudain, Elouan sentit le sol se dérober sous ses pieds. Il s’accrocha à Edward mais celui-ci réussit à se dégager. Elouan s’enfonçait progressivement, plus il se débattait, plus il se sentait attiré par cette bouche de sable. Edward comprit que son frère allait mourir étouffé, il lui tendit un bâton mais Elouan s’en servit pour essayer de l’attirer avec lui, dans sa tombe. Edward lâcha le bâton et vit son frère disparaitre lentement. La tornade de sable forma un écran derrière lequel fut masqué à jamais le regard haineux d’Elouan.
    Edward récupéra les œufs. Comme l’avait dit son grand-père, il y avait un œuf chaud, un œuf gelé, un œuf rugueux mais le dernier était sec. Il devait se dépêcher, les oeufs commençaient à se fissurer. Il enfourcha sa monture et partit à la recherche des quatre tours, dans une tempête de neige mêlée de cendres.
    Lorsqu’il arriva à la tour de sable, celle-ci commençait à geler. Edward y déposa l’œuf rugueux. A peine, l’œuf avait-il trouvé sa place, que la tour de sable retrouva son aspect d’origine.
    Il fila vers la vallée de glace. Elle était noircie par les cendres et Edward eu l’impression que son cheval pataugeait dans la boue. La Tour avait en partie fondu et il se précipita pour y déposer l’œuf gelé.
    Dans son sac, les deux derniers œufs commençaient à s’agiter. A l’ombre du volcan qui crachait de la neige, la tour de feu crépitait d’humidité. Le garçon y déposa sa précieuse marchandise.
    La région des Lacs était la plus éloignée. Tout en galopant, il sentit quelque chose s’agiter sous sa tunique. Il arrêta son cheval et eut juste le temps de recueillir un minuscule dragon, tout humide.
    C’était trop tard, Edward avait échoué. Le volcan, le désert et la vallée de glace avaient repris leur aspect normal mais qu’allait-il advenir de l’eau des lacs ? L’île de Galway serait-elle condamnée à une pluie incessante ? Un mélange de honte et une grande tristesse l’envahit. Mais au creux de sa main, la petite créature semblait scruter sa réaction. Edward talonna son cheval et partit au galop. Il était à présent responsable d’un trésor qu’il nomma Harold.

    • Bonjour à tous,
      Je suis impressionné! Votre texte est rédigé et construit avec soin. Les descriptions sont réussies, l’atmosphère est prenante. Les dialogues m’ont paru excellents. La rivalité entre les deux frères installe dès le départ un climat tendu qui force l’intérêt du lecteur. La fin est originale, et en même temps elle déçoit légèrement, car on voudrait connaître la suite. « Galway, l’île aux Dragons » se lit comme un début d’histoire qui pourrait se poursuivre de manière passionnante. Je serais à votre place, je continuerais l’aventure.
      Bravo, vraiment – vous avez frappé fort pour cette troisième mission! A très bientôt pour la suivante,
      Thomas

  4. Bonjour monsieur Lavachery, voici notre histoire, bonne lecture et merci d’avance pour vos conseils.

    Le secret de Charlotte.

    Enquêter sur ma meilleure amie, je n’aurais jamais imaginé devoir le faire…

    -Tu prends quel lit ?
    – Celui près de la fenêtre, j’aime bien avoir de l’air quand j’ dors, me répond Charlotte.
    Je suis contente, je partage la chambre 273 de l’hôtel Eiffel Kensington, un petit hôtel avec vue sur la tour Eiffel, avec Charlotte, ma meilleure amie. Nous déballons nos valises.
    Charlotte va dans la salle de bain avec son gsm et ferme la porte . Elle ouvre le robinet de la douche.
    – Mais qu’est-ce que tu fais, on mange dans 10 minutes?
    – Je prends juste une p’tite douche vite fait, me répond-elle.
    J’entends quelques mots d’une conversation. Je me dis: «Elle n’aura jamais fini sa douche si elle commence à téléphoner. Zut on va être en retard, madame Renard, notre titulaire, risque de s’énerver. »
    Pendant ce temps, je range mes affaires dans l’armoire. J’entends Charlotte parler.
    « …. prépare le gâteau …… Renard ….. tu lui apporteras ….. 19h30 … », la discussion me semble étrange, je m’approche et colle mon oreille à la porte. « … liprodon … demain ….bientôt vengés … ».
    Je n’entends plus rien à part la douche. Quelques instants plus tard, la douche s’arrête. Je me mets sur mon lit et je fais semblant de lire mon livre. Charlotte sort de la salle bain, son essui de bain sur la tête.
    -Dépêche-toi, habille-toi, on est déjà en retard. Je n’ose pas lui poser de questions mais quelle drôle
    de conversation, je me demande vraiment ce que c’est ce di …. di …. diprodon … non … diprolon .
    Le repas n’était pas mal, mais je n’ai pas beaucoup mangé, je me posais tellement de questions.
    « vengés … diprolon » me tournaient dans la tête. Nous retournons dans nos chambres. Charlotte et
    moi papotons, mais j’ai du mal à me concentrer sur la conversation, j’essaye d’en savoir plus :
    – La douche était bonne ?
    – Oui, très bonne.
    -Y a assez de réseau dans la salle bain ?
    -J’en sais rien, j’ai pas essayé.
    Elle n’a vraiment pas envie de me parler de sa conversation, et en plus elle me ment alors que d’habitude on se raconte tout. Il faut que j’en sache plus.
    Charlotte va à la toilette. J’en profite pour fouiller son sac, mais je ne trouve rien … Elle tire la chasse, vite tout remettre en ordre.
    Je demande à Charlotte son gsm, je prétexte que je n’ai plus de crédit et que je veux appeler mes parents. Elle me tend son téléphone. Je cherche dans les appels récents « 0033475468231 Jean».
    « Jean… ,Charlotte m’a beaucoup parlé de son cousin Jean, est-ce que c’est lui ? ».
    Charlotte s’endort rapidement, mais moi je me retourne sans arrêt dans mon lit. Il faut vraiment que j’en sache plus sur ce diprolon. Je vais sur mon gsm et je recherche sur internet . Google ne trouve pas de diprolon. Est-ce que j’ai mal entendu ? J’ai peut-être mal compris. Tout à coup, j’entends :
    « Toc toc toc », Charlotte a reçu un message. Qui pourrait envoyer un message à cette heure-ci ?
    J’hésite à aller voir, je sais que ce n’est pas correct mais il faut vraiment que j’en sache plus. Je sors de mon lit sans faire de bruit. A pas de loup, je m’approche et trébuche sur les chaussures de Charlotte, je tombe par terre. Charlotte se retourne. Je ne bouge pas et je retiens ma respiration. Elle n’a pas l’air réveillée, elle ne bouge plus, sa respiration redevient lente et régulière. Pas très rassurée je continue de m’avancer, son téléphone est posé sur la table de nuit. Je le prends. Je l’allume. Je dois le déverrouiller. Je dois avoir son empreinte. Je prends son pouce droit, j’essaye de faire le plus doucement possible, millimètre par millimètre , je le pose sur le bouton et … ouf, il se déverrouille.
    Le début du message apparaît sur l’écran d’accueil. Je clique dessus: c’est ce fameux Jean. C’est une question : « Cc. Qd eske je mè le liprodon ds le gt ? » J’espère que Charlotte ne va pas se rendre compte que le message a été ouvert. J’avais mal compris c’est du liprodon pas du diprolon. Je dépose son gsm, je retourne à mon lit en faisant attention de ne plus trébucher. Je soulève mon drap et je me glisse en-dessous sans bruit. Je me cache sous mon drap pour aller sur internet. Je tape « liprodon » : substance qui provoque des troubles cardiaques mortels dans 98% des cas. Est-ce que c’est Mme Renard que Charlotte veut empoisonner ? Avec un gâteau ? Ma meilleure amie ne pourrait quand même pas faire ça, je ne la reconnais pas. Pourquoi voudrait-elle faire ça ? Dans la conversation, j’ai entendu « venger » … mais se venger de quoi ?
    J’arrive à m’endormir au bout d’une heure, mais je me réveille souvent et je me retourne sans arrêt.
    Par contre Charlotte dort comme une marmotte.
    Le lendemain matin, nous nous préparons rapidement, la journée va être chargée, au programme :
    visite du Louvre jusqu’à 11h30, ensuite, pique-nique au jardin des Tuileries, juste à côté. A 13h en route pour la Tour Eiffel. Mme Renard a décidé de nous faire faire du sport, on risque d’être crevés, je sens déjà les courbatures à l’idée de gravir les 1665 marches pour arriver au sommet.
    Nous allons déjeuner. Nous prenons ensuite notre sac à dos avec le pique-nique que l’hôtel nous a préparé et nous prenons le métro vers le Louvre. La journée me parait très longue, mais pas uniquement à cause des musées et du nombre de marches, toute la journée je me demande si je dois le dire à madame Renard mais je n’ai pas envie de trahir ma meilleure amie. Il faut que j’arrive à empêcher ça mais sans trahir Charlotte. Il est bientôt l’heure du repas. Nous descendons pour aller manger. Je suis de plus en plus stressée, j’ai les mains moites. Le moment du dessert arrive beaucoup trop vite. Je vois le serveur arriver au bout de la salle avec un plateau de desserts. Je le reconnais malgré sa fausse moustache, c’est bien Jean, le cousin de Charlotte, je l’ai déjà vu sur Insta . Madame Renard est surprise, elle n’avait pas commandé de gâteaux. « L’hôtel offre le dessert à toute la classe » explique Jean. Je regarde Charlotte. Je dois agir rapidement. Sans réfléchir plus longtemps, je me lève en prétendant que je vais à la toilette et je fonce volontairement sur Jean. Le plateau et les gâteaux volent en l’air et s’écrasent par terre et pour être sûre qu’il n’y ait plus de danger, je tombe dessus. Je m’excuse, je fais semblant d’être horriblement gênée. Mais je suis vraiment contente de moi. Le serveur ramasse les gâteaux et les ramène à la cuisine. Il revient avec un seul petit gâteau. « Nous en avions prévu un juste pour vous madame, celui-ci n’est pas tombé. »
    « Tout ça pour rien, en plus c’était mon pull fétiche ». Il faut que je trouve une autre solution d’urgence. Je vois le coffret d’alarme incendie, je n’hésite pas une seconde, je fais semblant d’aller à la toilette pour me laver, je brise la petite vitre. L’alarme se déclenche. Je regarde madame Renard elle était sur le point de manger son gâteau, elle dépose sa cuiller et elle nous rassemble. Elle emmène tous les élèves dehors. Je prends le gâteau et je le jette à la poubelle mais je m’aperçois que Charlotte m’a vue. Elle va se rendre compte que suis au courant de son plan. Charlotte a l’air vraiment furieuse. Je m’encours dans l’hôtel, je monte vers les étages et je me dirige vers ma chambre, suivie de près par Charlotte. J’arrive à m’enfermer dans la chambre mais Charlotte a aussi la clé. Elle arrive à ouvrir la porte. Je m’enferme dans la salle de bain. Charlotte tape sur la porte:
    – Ouvre cette porte,hurle-t-elle.
    – Je ne t’ai pas trahie, mais je ne voulais pas que tu commettes un meurtre et que tu ailles en prison. Je n’ai pas voulu entendre ta conversation, mais je l’ai quand même entendue. Mais il faut que tu m’expliques pourquoi toi et ton cousin vous voulez vous venger de madame Renard.
    J’entends Charlotte qui éclate en sanglot. Je sors de la salle de bain et je m’assieds par terre à côté d’elle. Je la laisse pleurer et elle finit par m ‘expliquer :
    – Il y a quatre ans, je me promenais avec ma mamie et mon cousin Jean. Mon cousin et moi étions en avance sur elle. Nous étions déjà de l’autre côté du trottoir quand mamie a fait tomber ses lunettes sur le passage piéton. Elle s’est abaissée pour les ramasser. Une voiture a percuté ma mamie. C’était madame Renard qui était la conductrice. Elle n’avait pas vu mamie. Elle est tout de suite sortie de sa voiture. J’ai couru en pleurant vers mamie. Elle était pleine de sang. Jean qui avait son gsm a appelé l’ambulance et la police. Mais quand l’ambulance est arrivée c’était déjà trop tard.
    Madame Renard n’a pas été jugée coupable. Je trouve ça trop injuste. Pendant des années, je n’ai plus pensé à l’accident mais quand madame Renard est devenue notre titulaire, je n’ai plus pu l’oublier, je ne pensais qu’à me venger. Jean était d’accord de m’aider.
    – Je comprends ta réaction mais tu ne peux pas tuer quelqu’un. Et madame Renard n’a pas voulu tuer ta mamie Je ne veux pas que tu ailles en prison. Tu dois me promettre de ne pas réessayer.
    Après une longue conversation, j’arrive à la convaincre.
    Nous entendons des coups sur la porte et Madame Renard crier :
    – Camille, Charlotte, êtes-vous là ?
    Nous ouvrons immédiatement la porte, Madame Renard a l’air très énervée mais à la fois soulagée :
    – Je vous ai cherchées partout .
    Madame Renard nous a fait recopier les consignes de sécurité en cas d’incendie,on en a eu pour
    deux heures, si elle savait que je lui ai sauvé la vie ….
    Depuis ce jour, Charlotte et moi avons gardé ce secret et notre amitié est encore plus forte.

    Fin

    Les 5ème de St Rémy , Braine-le-Château

    • Bonjour à tous,
      Très beau morceau, vraiment! L’histoire et bien menée de bout en bout, et vous avez réussi à créer un sacré suspens. Un détail : afin de mieux faire passer le moment où Camille utilise le doigt de son amie pour déverrouiller le gsm, j’aurais planté en amont que Charlotte est une grande dormeuse.
      Le manque de responsabilité de Mme Renard dans l’accident est problématique, à mon sens. Vous précisez que la grand-mère était baissée pour ramasser ses lunettes – il est donc normal, excusable, que la conductrice ne l’ai pas vue. Dans cette mesure, vouloir l’assassiner en représailles paraît monstrueux. Si Mme Renard avait été distraite, parlant au téléphone, par exemple, au moment du choc, alors on accepterait un peu mieux l’envie de vengeance de Charlotte et de Jean. Mme Renard aurait pu également mentir à la police, jurer que la mémé s’était précipitée sous ses roues…
      Je vous parle comme à des professionnels, car les problèmes que je soulève sont ceux que tous les romanciers rencontrent. « Le secret de Charlotte » est un texte de grande qualité, impressionnant, et je vous félicite de tout cœur.
      A très bientôt pour l’étape numéro 4!
      Thomas

  5. Lady Lumière

    Il était une fois… STOP ! Toutes les histoires commencent par “il était une fois…” mais, pas la mienne car elle est unique.
    Je m’appelle Rania et j’ai 13 ans. Ma maman a été tuée par mon papa quand j’avais 3 ans. Depuis, je vis chez ma grand-mère à Paris dans un petit appartement car mon papa est en prison. Un jour, alors que je regardais la télévision, j’appris aux informations qu’il y avait eu un meurtre près de l’Elysée.
    Ma grand-mère m’envoya chez une certaine Esmeralda. Quand j’arriva chez elle, elle me dit :
    « Bienvenue ma petite. Tu viens de la part de Maria ? » Je lui répondis que oui et elle me tendit un médaillon. Elle me mit en garde « Attention, ceci est très précieux. Tellement précieux que cela en devient dangereux ! Il faut être très prudent. ».
    Je courus jusqu’à l’appartement le plus rapidement possible. Une fois chez moi, je vis le médaillon se mettre à briller. De peur, je le jetai par terre. Une énorme lumière m’aveugla, le médaillon s’accrocha à moi et je me transformai en super-héros !
    Pendant ce temps, je vis la banque en face de chez moi se faire dévaliser. Sans hésiter, je me précipitai en bas. Je fis tellement peur aux voleurs qu’ils s’enfuirent. J’étais devenu une héroïne ! Lady Lumière était mon nom.

    Emma regardait le journal à la télévision et était fascinée par Lady Lumière. Elle menait plein d’enquêtes mais n’avait pas encore réussi à trouver le meurtrier de l’Elysée. Elle aussi voulait sauver des vies. Elle voulait devenir inspectrice de police.
    Elle se rendit à l’Elysée pour prouver qu’elle était à la hauteur et qu’elle aussi pouvait trouver le coupable. Sur place, elle rencontra Lady Lumière. Elle était très impressionnée.
    – Vous êtes Lady Lumière ?!
    – Oui, pourquoi es-tu là ?
    – Je veux prouver que moi aussi je peux retrouver l’assassin !
    – As-tu des indices ?
    – Non mais je compte en trouver !

    Lady lumière décida donc de prendre Emma comme acolyte. Elle se mirent à la recherche d’indices, interrogèrent des passants. Plusieurs jours passèrent sans que les deux filles ne trouvent d’indices…
    Jusqu’au jour où Lady lumière perdit le médaillon. Elle ne comprenait pas, il était toujours autour de son cou d’habitude ! Sans ce médaillon, Lady Lumière perdait la moitié de ses pouvoirs. Elle se sentait très faible et fatiguée. Emma, qui était venu lui rendre visite, décida de la laisser se reposer. Alors qu’elle s’apprêtait à sortir, elle entendit la grand-mère parler au téléphone à voix basse. Intriguée, elle se rapprocha et l’entendit parler du meurtre. Elle n’en revenait pas ! Il ne fallait surtout pas qu’elle se rende compte de sa présence. Elle allait se retourner pour partir discrètement lorsqu’une lumière attira son regard. Mais non, ce n’était possible… Et pourtant, elle le voyait de ses propres yeux ! La grand-mère avait le médaillon dans sa poche ! Elle décida d’élaborer un plan afin de lui tendre un piège… Pour cela elle avait besoin de l’aide de Lady Lumière. Celle-ci ne l’a cru pas lorsqu’elle lui raconta ce qu’elle avait entendu. Elle devait se débrouiller seule si elle voulait prouver la culpabilité de la grand-mère. C’est alors qu’une idée lui traversa l’esprit ! Lorsque la grand-mère lui tendit une tasse de thé, Emma fit un geste brusque et renversa le thé sur sa blouse. La grand-mère, hurla car le liquide était très chaud. Elle enleva son gilet et le médaillon tomba à terre et se brisa en deux. C’est à ce moment-là qu’elles virent qu’une petite caméra était caché dans le médaillon. Lady lumière l’attrapa. Cette caméra avait tout filmé depuis des jours, jusqu’au meurtre ! En la visionnant, Lady lumière était obligé d’admettre que sa grand-mère était l’assassin du meurtre de l’Elysée. Une décision resta malgré tout à prendre… Allait-elle dénoncer sa grand-mère ? Ou se débarrasser d’Emma pour la protéger ?

    Les 6ème A de l’institut Saint Charles (Bruxelles).

    • Bonjour à tous,
      Votre texte est très sympa, mais il soulève des questions. Le meurtre de la mère de Raina par son père est quelque chose de trop terrible pour qu’on n’en sache rien de plus. Le lecteur a besoin d’être renseigné là-dessus, au moins un peu. Il est par ailleurs étrange que la grand-mère, la meurtrière, donne le médaillon pour le reprendre ensuite. Mais bon, si l’on oublie ces problèmes de logique, « Lady Lumière » est un texte réussi, qui recèle de bonnes idées. Celle de faire de la grand-mère la méchante de l’histoire est excellente, par exemple – c’est inhabituel. J’ajoute que la construction est intéressante, avec ce début où Raina raconte avant de laisser la place à un narrateur externe.
      Bravo, et à bientôt pour la 4ème étape!
      Thomas

  6. Bonjour,

    Pour ce travail, nous avons chacun produit notre texte et avons voté pour le plus chouette texte de la classe. Le choix fut compliqué mais le texte d’Alice l’a remporté haut la main.
    Encore merci à vous pour notre rencontre, ce fut très agréable nous avons énormément apprécié.

    A bientôt

    P5FrA Ecole Européenne Bruxelles III

    Il faisait noir au royaume de Tastalan, les rues froides et enneigées étaient désertes. Cela faisait presque un an qu’il ne cessait de neiger. Seule une maison semblait éclairée : l’atelier du charpentier où Paul, son père et sa sœur travaillaient sans relâche.
    « Paul va te coucher ! ». Paul avait douze ans.
    – Oui, j’y vais !
    Le jeune garçon allait s’endormir au moment où il entendit un frappement sur sa fenêtre. Il ouvrit ses rideaux et poussa alors un cri. Mais quelle est cette chose ? se demanda-t-il. Devant les yeux du garçon, couvert de neige se trouvait un œuf : un gros œuf bleu. Voyant que ce n’était pas un œuf d’oiseau, il décida de l’apporter à l’intérieur. Soudain, l’œuf se mit à craquer, et sous les yeux de Paul ébahi, en sortit un bébé dragon.
    Au Moyen-Age, plus précisément à Tastalan, tout le monde savait que les dragons existaient et qu’ils avaient été bannis. De plus, cet hiver était l’œuvre du roi actuel : le roi Lorade. Cruel et sans pitié, détestant toute joie, il invoqua la magie noire et y fit régner l’hiver. Pendant ce temps, Paul avait découvert que son dragon était d’une rareté spectaculaire : noir avec des yeux bleus, il semblait docile.
    – Je demanderai au sorcier Eldra de préciser ta race, petit dragon.
    Le lendemain, il prit un jour de repos et alla voir le sorcier qui lui expliqua que ce dragon étati un type de Draco Occidentalis Magnus (dragon européen) extrêmement rare, du nom de Wyrm de Dornoch, la seule espèce à pouvoir chasser l’hiver interminable en tuant le roi. Paul se rendit compte de la gravité de la situation ; si jamais le roi venait à l’apprendre, il enverrait son meilleur pourfendeur de dragon !
    – Tu es notre seul espoir, murmura le sage. Tu le cacheras et tu le nourriras jusqu’à l’âge adulte. Puis, vous vaincrez Lorade !
    – Mais… plusieurs vaillants chevaliers ont déjà essayé : ils sont morts et je ne suis qu’un apprenti charpentier…
    – Avec un dragon ! Précisa le magicien.
    Les dernières paroles échangées, Paul quitta al demeure du sorcier. Il savait où coucher le dragon. Il y avait une vieille chapelle abandonnée et avec son père, il allait souvent à côté pour choisir du bois. Arrivés devant la sombre chapelle, il posa des couvertures, de l’eau, et un épais morceau de viande pour lequel il avait donné ses derniers écus. Il rassura le dragonnet qui s’assoupit aussitôt puis il quitta son ami. Il lui rendit ainsi visite pendant plusieurs mois.
    Un jour, il se rendit compte que le dragon faisait désormais la taille de la chapelle et sût alors que le moment était venu. Il ne se procura pas d’armures mais monta simplement sur le dos d’écailles noires de jais de la créature. A sa grande surprise, le dragon s’envola d’un battement d’ailes. Filant à travers les nuages, il éprouva un sentiment de joie et de peur. Fort heureusement, il savait comment duper le roi. Le château en vue à la nuit tombée, ils se posèrent à l’orée d’une forêt dense afin de se cacher des soldats. Paul poursuivit seul sa route jusqu’au pont levis puis il s’adressa aux gardes.
    – Je suis prêt à proposer une énigme au roi qui selon ce qu’on raconte, peut répondre à n’importe quelle devinette. S’il ne peut résoudre mon énigme, il devra sortir de son château, seul et sans arme pour m’affronter.
    Les soldats hésitèrent puis informèrent le roi de cette insolente proposition.
    – Eh bien, gamin ! lança le roi Lorade d’un ton moqueur du haut de sa tour. Tu te prétends plus malin que moi ? J’accepte ton défi. Quand j’aurai résolu ta pauvre énigme, je descendrai te trancher la tête.
    Paul rassembla son courage et dit :

    – Je suis au bout de ta main. Je commence la nuit et je finis demain. Qui suis-je ?
    Après quelques minutes de réflexion, le roi roue de colère ordonna :
    – Donne-moi la réponse ! Je sais qu’il n’y en a pas !
    – La réponse est la lettre « N », majesté dit Paul un sourire en coin.
    A ce moment-là, le roi, humilié, saisit une épée et se précipita sur Paul pour l’assassiner, trahissant ainsi sa promesse. Paul ayant prévu la fourberie de Larade, siffla de toutes ses forces pour appeler son dragon. La créature noire volante fondit sur le roi, le renversant d’un coup de griffe. Le dragon inspira profondément et cracha des flammes rougeoyantes dans la nuit, ce fut la dernière chose que vit le tyran Lorade…

    Grâce à son héroïsme et à sa ruse, Paul fut nommé souverain de Tastalan. La première loi qu’il établit fut de respecter tous les dragons et de vivre en harmonie avec eux. Il choisit comme blason son ami le dragon.

    • Bonjour à tous,
      C’est un beau texte, bien rédigé et agréable à lire. Il baigne dans une atmosphère de conte très séduisante. La seule réserve que j’aurais concerne la découverte de l’œuf : on aimerait en savoir un peu plus. Qui l’a déposé (la mère dragon?), et pourquoi justement devant la porte de Paul? Ensuite l’éclosion va un peu vite. A votre place, j’aurais essayé de tirer quelque chose de cette naissance. Il y avait moyen de créer une attente, de titiller la curiosité du lecteur… Mais ces remarques n’enlèvent rien à la qualité de votre histoire, qui est vraiment une réussite. Vous avez du talent, cornebleu!
      Bravo à tous, et à bientôt pour la 4ème étape,
      Thomas

  7. Petit texte par les élèves de la Flûte Enchantée
    Merci pour votre lecture,

    Comme une drôle d’odeur

    1.
    Comme tous les mardis, il y a une grande course dans le village de Carnanane et cette semaine, j’ai décidé de m’y inscrire. Pourquoi avoir tant attendu ? Car je suis aveugle et il faut bien le dire, au moyen-âge on ne fait pas grand-chose pour nous. Petit, on m’a rejeté dans une vieille maison et on m’a donné un chien. Heureusement, le mien est le meilleur du monde, Bernard. Il m’a aidé à pouvoir m’évader de ma « prison » sans couleurs.
    Depuis son plus jeune âge, je lui ai enseigné comment m’aider à éviter les obstacles, à s’arrêter quand une charrue passe dans la ruelle et bien d’autres moyens de me rendre la vie moins difficile. Il a toujours été tellement attentif à moi. Mon meilleur ami.

    Dehors, la neige s’est mise à tomber. Les gros flocons ont vite été accompagnés d’un terrible blizzard et les participants se sont mis à courir dans tous les sens. Moi, je me sens tellement léger. Mon chien me traine de gauche à droite entre les coureurs perdus.
    Mais mes pas guident un adversaire, il profite de moi et me suit. Mon chien aboie pour me prévenir que la fin est proche et je cours, je cours le plus vite possible. Mon adversaire est à mes talons et je commence à perdre haleine mais je fournis le dernier effort et je le sème, disparaissant dans le nuage de neige pour franchir premier la ligne d’arrivée. Victoire ! Quel merveilleux moment !

    Je reçois mon prix, un délicieux repas pour ce soir. La foule m’applaudit tandis que le regard malveillant du second pèse sur nous.

    En rentrant, je croque une bouchée du plat de ce soir, une drôle d’odeur envahit ma bouche puis ma gorge. Je me sens lourd, mes pieds traînent, je m’accroche à Bernard qui accélère le pas pour me conduire à notre vieille baraque. À peine rentrés, je m’écroule sur le sol, le corps glacé. Je jette un dernier coup de main au chien avant de m’endormir dans un lourd sommeil.

    2.
    Que se passe-t-il ? Sa main s’agrippe à mon dos, ses pieds traînent dans la neige poudreuse. D’un coup son corps tombe contre le mien. Je transporte vite mon maître à l’abri dans notre petite maison. Il s’allonge et ses yeux se ferment. Suis-je libre ?

    Non, je dois l’aider ! Il n’est pas trop tard !

    « Allons, réfléchis, réfléchis bon sang ! Mais oui, le repas de ce soir ! »

    La poule s’agite dans sa cage, mais il a croqué dans le pain. Il en a pris une bouchée. Je le renifle.
    « Ohhh, mais quelle odeur ! Comment n’a-t- il pas senti cela ? »

    Je dois trouver le guérisseur du village. Dehors le vent s’est levé, on distingue mieux les pavés blancs. Je suis mon flair jusqu’à une petite ruelle en dehors du village. L’odeur forte des plantes médicinales m’envahit le museau.

    Arrivé devant la porte, j’aboie. J’aboie encore et encore.
    « Guérisseur, guérisseur, aide-moi ! Mon ami est soufrant ! » Mais quand la porte s’ouvre, le vieil homme armé de son balai me crie de déguerpir. Pour lui je ne parle que le chien, mes aboiements ne servent à rien. Alors je me tais et je me faufile dans ses jambes. J’attrape un bout de bois à ma portée pour dessiner dans la neige mais il m’attrape alors au coup. Il me tire dans sa hutte et me tue du regard. Il lève sa main et s’écrie :

    « Armanol bougghba »
    Une terrible douleur m’attrape au ventre et remonte à ma gorge…
    Je crache alors un « Aïe ! Mais ça fait mal ! Pourquoi vous me faites ça ? »

    Puis je me fige, je réalise que j’ai utilisé le langage des hommes. Je me tais et regarde le guérisseur.

    « Vas-y ! Parle mon chien, tu étais si bruyant. Que t’arrive-t-il ? »

    J’explique alors toute l’histoire au guérisseur qui décide de me suivre avec un sac de plantes. Quand nous arrivons, mon maître est plongé dans un terrible sommeil. Parfois il crie même un peu.
    Le guérisseur lui prépare alors une potion.

    « Un peu de pissenlit, deux pattes de corbeaux et oh, il me manque un dernier ingrédient, un œil de chien. »
    Il me dévisage alors puis se met à rigoler comme un diable. « Ha ha ha , je t’ai bien eu, j’ai tout ce qu’il me faut ! »

    Heureusement car si nous étions tous les deux aveugles, que serions-nous devenus ?
    Il donne la potion à mon maître qui tousse puis, lentement, qui lève une main.

    « Be-Bernard, es-tu là ? »
    Je glisse ma tête contre sa main et il me caresse fort dans le coup, comme j’aime.

    « Oh merci mon chien, merci pour tout »
    « Mais de rien ! »
    Vous auriez dû voir sa tête quand il m’a entendu parler !

  8. Bonjour à tous,
    Décidément, les classes sont en forme pour cette quatrième mission! Votre texte est très réussi, bien rédigé. Il y a quelques formules vraiment chouettes. J’ai beaucoup aimé cette phrase, par exemple : « Il me tire dans sa hutte et me tue du regard. » La construction en deux parties, avec changement de narrateur, est une excellente idée.
    Deux remarques :
    – Dans sa plaisanterie, le guérisseur dit qu’il a besoin d’UN œil de chien, pas de deux. Dès lors, Bernard risquait seulement de devenir borgne… C’est du détail, mais il faut être attentif à tout quand on écrit une histoire.
    – Je suppose que le plat du héros a été empoisonné, peut-être pas son concurrent, le deuxième de la course? Vous devriez nous en dire juste un peu plus, car on voudrait savoir ce qui s’est réellement passé…
    En tout cas, bravo! J’ai lu « Comme une drôle d’odeur » avec grand plaisir – c’est une réussite!
    A bientôt pour l’étape suivante,
    Thomas

  9. Le lendemain matin Super Lilly se réveille parterre toute transpirante. Elle sent un chien qui lèche son visage. Sa maman se tient debout devant son lit :

    « T’as vu la surprise ? Ta grand-mère te l’a apportée hier soir pendant que tu dormais. J’espère que tu seras contente et tu ne feras plus de bêtises. Tu t’occuperas bien du chien. »
    En larmes de joie, Lilly répond simplement : « Merci ! Merci ! Merci ! »

    Lilly sort de sa chambre et descend les escaliers avec sa maman pour manger son petit déjeuner. Son chien suit derrière. Elle prend une assiette, un œuf et une saucisse. Elle mange son petit déjeuner pendant que sa maman prépare le cartable. Lilly réfléchit pour trouver un nom à son chien :

    « Bingo ! Non ! Charles ! Noooon ! Ronaldo ! Toutou ! Non ! Non ! Et non ! ». Soudain une super idée illumine son cerveau : « Zac ! Super Zac ! »

    Lilly a terminé de manger son petit déjeuner. Elle part à l’école en laissant son chien à la maison. Elle lui fait un gros câlin.

    Arrivée à l’école, elle voit Madame Tartine qui dit : « Où est cette petite peste, cette petite Lilly qui m’a enlevé ma perruque ? » Lilly se tourne et fonce comme un éclair se cacher dans les toilettes. Elle se retourne pour voir si Madame Tartine l’a suivie. Lilly n’entend plus rien et sort doucement des toilettes. Elle monte les escaliers sur la pointe des pieds. Elle ouvre doucement la porte de sa classe et rentre. Madame Tartine est assise à son bureau comme une reine et les autres élèves se tournent vers Lilly. Madame Tartine parle d’un ton grave :

    « Bonjour ma chère Lilly ! Tu peux venir ici, à mon bureau ? Mmmm…. ». Lilly avance la boule au ventre. « Tu crois que tu vas t’en sortir comme ça ? Hein ? »
    Timidement Lilly bafouille : « Non ! Euh… Je suis désolée pour le retard ! Je suis désolée pour votre perruque ! Je ne sais pas ce que j’ai fait, ce qui m’a pris. Pardon ! Pardon ! »
    « Tu vas quand même avoir une grosse punition. Tu viendras un mercredi après-midi, écrire un texte de ce que tu as fait, dans… le… bureau…. de la… directrice. Vas à ta place ! Maintenant. ». Les copains de Lilly ont peur pour elle.

    Lilly retourne à sa place tête baissée, toute triste. Elle n’arrive pas à écouter la maîtresse. La journée passe très lentement.

    C’est quatre heures. La cloche sonne. Lilly se réveille. Elle sort de la classe, elle met ses chaussures, elle suspend ses pantoufles au crochet et enfile sa veste, le cœur triste. Soudainement, elle pense à son chien Zac. Elle dévale les escaliers et court rejoindre son chien chez elle.

    Elle ouvre la porte d’entrée. Son chien accourt et se jette dans ses bras. Elle le sert très fort de tout son cœur. Elle dit : « Bonjour maman ! » en reposant son chien parterre. Elle va dans la cuisine, elle ouvre le placard de madeleines et de biscuits, puis prend deux biscuits et se dirige vers le frigo. Lilly se sert d’un verre de lait et marche lentement vers la table. Elle pose son verre de lait dessus. Elle s’assied sur la chaise en jouant avec Zac. Elle boit son lait et mange ses biscuits. Elle donne un peu de biscuit à son petit Zac. Lilly et Zac finissent de manger. Lilly s’approche de sa maman et demande la clé de l’armoire pour prendre la cape de super « Héro ». Sa mère accepte : « Oui ma chérie ! ». Elle lui donne la clé. Lilly monte les escaliers et ouvre l’armoire. Elle prend la super cape et l’enfile à son chien :

    « Tu es un super Héro Chien ».

    Elle court vers sa maman : « Maman ! Maman ! Je vais promener mon chien. » Sa maman lui tend une laisse. Lilly se dirige vers la porte d’entrée et sort tranquillement avec son chien. Lilly et Super Zac vont au parc.

    Super Lilly lance un bâton à son chien. Super Zac l’attrape et le rend à Lilly. En levant sa tête, elle aperçoit un enfant qui joue avec ses amis. Elle s’approche de lui et lui demande : « Comment tu vas ? » Elle voit que le petit garçon n’a pas réagi et comprend à ce moment qu’il est sourd. Le petit enfant va vers des buissons et regarde les baies rondes et violettes du buisson. Elles sont magnifiques. Il tend son bras, il en prend et essaie d’en manger. Lilly s’aperçoit que c’est de la vitacea, un super poison. Elle crie :

    « Ne mange pas ça ! ». L’enfant ne l’entend pas, bien sûr.

    Zac se met à aboyer et court vers le garçon. Il le tire par le pantalon. Le petit garçon tombe parterre… la vitacea tombe de ses mains.

    Super Zac a sauvé le garçon.

    Classe de 5P, de Catherine Jaccard. Ecole de la Caroline. Petit-Lancy.

  10. Chers vous tous,
    Ah, cette Lilly… ça fait plaisir de la retrouver! Sa vie est toujours aussi trépidante. Elle court d’un lieu à l’autre, il lui arrive toutes sortes de choses… Ce qui manque un peu dans ce texte-ci, c’est la cohérence générale. Le récit n’a pas assez d’unité : ça part dans un sens, puis dans l’autre… Pour tout vous dire, je m’attendais à ce que l’affaire de la punition se poursuive, et que Zac joue son rôle le fameux mercredi.
    En dépit de cette critique, votre histoire a du rythme et je l’ai lue avec plaisir. Bravo et à bientôt pour…
    LA QUATRIÈME ÉTAPE!
    Thomas

  11. Moi, le héros.

    Aujourd’hui j’ai sauvé une petite fille. Je vais vous raconter mon histoire. Tout a commencé quand je me baladais tranquillement avec ma propriétaire, une petite fille pauvre qui malheureusement est sourde. Elle a 6 ans et elle est petite en taille. Au début, elle marchait très bien mais maintenant qu’elle doit faire des kilomètres à pied elle a tout le temps mal aux chevilles. Même quand elle dort dans la rue. Elle s’appelle Melyna, elle écrit sur un papier « Est-ce que je peux vivre chez vous ? ».

    Un jour, elle montra le panneau à un riche et il hocha la tête pour dire « Oui ». Et la fit entrer. Le riche s’appelle Mathieu Paulin. Il est assez bronzé de peau et a vingt-neuf ans. Il écrit sur un papier : « Je pense que tu as une soif d’enfer ? ».

    Et la petite fille hocha la tête pour dire « Oui ! ». Il alla dans la cuisine et lui prépara un jus d’orange et mit du poison dedans. Allait-elle le boire ?

    Il lui servit le jus d’orange et … elle pencha sa te pour boire le jus. Mais moi je l’avais vu mettre du poison. Alors je saute sur le verre avant que ses lèvres touchent le jus. Le verre tomba par terre et se brisa en 48 morceaux. Cependant, le jus d’orange empoisonné arriva directement dans la bouche de … Devinez qui ? De Mathieu Paulin qui avala le jus. Tout de suite après, il tomba raide mort. Alors la petite fille le jeta dehors et avec l’argent de Monsieur Paulin, Melyna put s’acheter des chaussures, des habits, et gratuitement vivre dans la maison de Mathieu. Grâce à une opération, Elle put pour la première fois entendre et à merveille s’il vous plaît !

    Classe de Caroline Jesus et Morgane Lauk, 5PH
    École de la Caroline, Petit-Lancy, Genève, Suisse

  12. Bonjour à tous,
    Cette histoire de petite orpheline est intéressante, dommage que vous ne l’ayez pas développée. On voudrait savoir quand ça se passe. Une fillette vivant seule dans la rue, cela évoque un temps lointain, le XIXe… Les motivations de Mathieu Paulin, quelles sont-elles? On est très curieux de savoir pourquoi il veut tuer Melyna. Est-ce un tueur d’enfant? Un assassin de vagabonds?… Bref, il aurait fallu nous en donner un peu plus.
    Cela dit, il y a de bonnes idées, et une atmosphère effrayante plutôt réussie.
    A très bientôt pour l’étape suivante, les amis!
    Thomas

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