1ère étape

 

Un grand bonjour aux classes de mon atelier à distance de la Bataille des Livres 2017-2018 !

Vous représentez toute la Suisse romande et c’est un plaisir de travailler avec vous !

Mon nom est Olivier May. Je suis né dans le canton de Genève et j’y habite toujours. J’ai fait des études de préhistoire et d’histoire à l’université de ma ville. J’ai été archéologue et j’ai fait de nombreuses recherches et des fouilles, surtout en Valais, un canton qui m’est cher puisque j’y passe du temps depuis toujours dans mon vieux chalet familial.

J’ai aussi été prof d’histoire avant de décider tout récemment de me consacrer exclusivement à l’écriture, après plus de vingt ans où j’écrivais le mercredi et pendant les vacances, quand j’avais le temps. Une vraie passion qui devient maintenant mon activité principale.

Autrement je suis également un passionné de montagne et j’adore pratiquer la randonnée, l’alpinisme et le ski, de piste comme la peau de phoque. J’aime aussi les voyages et les animaux sauvages. J’ai également un chien loup que j’adore, un Malinois qui s’appelle Seth.


Olivier l’Homo Sapiens

J’ai une nombreuse famille, et encore ma maman avec laquelle nous habitons avec ma femme et mon fils cadet. Mes deux autres fils sont déjà papa et je suis un grand-père comblé ! ! J’aime le mélange des générations, j’ai trois frères et un tas de neveux et nièces ! Je suis très « famille » comme on dit, et il paraît que ça se voit dans mes romans. Un écrivain écrit aussi ce qu’il est, même si l’action se passe il y a 15’000 ans !

J’aime aussi les langues, et je parle français, italien, anglais, espagnol et je me débrouille en allemand.

J’aime écrire des romans préhistoriques pour la jeunesse. Chez Flammarion, j’ai écrit une série de trois romans, Les enfants de la Louve, dont le dernier vient de sortir : la vallée des mammouths. Je viens de sortir un roman historique chez Auzou, l’éditeur de Maëlys, qui se passe au Moyen Age dans les Alpes : Les enfants de Guillaume Tell. C’est ma version de notre légende nationale suisse avec des enfants au premier plan ! Dans mes livres, les filles sont toujours courageuses et intrépides, et elles portent la fronde ou l’arbalète  Les garçons sont plus prudents et moins culottés. Mais ils finissent par se dépasser sous l’influence de mes héroïnes comme Airelle ou Seraina !

Autrement, j’ai écrit un livre d’éducation citoyenne qui explique la Suisse et son système politique, et un tout nouveau livre de récits sur l’histoire suisse qui paraît ces jours en librairie ! Le tout pour les enfants de 8 à 12 ans !

Et puis je n’oublie pas les adultes, j’écris aussi des romans qui se passent dans le futur ou qui ont un côté fantastique, surnaturel.

Et sur les animaux, bien sûr. Tout récemment, j’ai commencé une nouvelle série chez Flammarion. Le premier livre vient aussi de sortir. Il s’appelle Tigres et il s’agit de cinq récits sur cet animal magnifique. Comme vous pourrez le lire en cherchant sur internet, il s’agit de cinq histoires sur les rapports entre l’homme et le tigre à travers le temps. De la préhistoire avec le tigre aux dents de sabre jusqu’au 19e siècle avec le premier dompteur, en passant par les arènes romaines avec une gladiatrice et son tigre, l’Inde des maharajahs et même Marco Polo en Chine !

Actuellement, j’écris le deuxième tome : Eléphants.

Depuis quelques années, je participe à la bataille des livres et je visite les classes inscrites. Mais cette année, Michèle, la responsable de cet atelier à distance, m’a proposé de me joindre à cette aventure !

Alors, nous y voilà, et j’arrive maintenant à ce que je vous propose : vous allez m’aider à écrire la première histoire du 3e tome de la série sur un animal et l’homme dont le titre sera Loups !

Ce premier récit se passera à l’époque glaciaire et j’ai choisi l’homme de Neandertal, notre cousin (et en partie ancêtre, d’après les récentes recherches scientifiques) qui vivait en Europe il y a 40’000 ans dans une histoire avec un loup, (vous vous en doutez !) pour illustrer la lente progression du rapport entre l’homme et le loup, qui comme vous le savez est l’ancêtre sauvage du chien, même du chihuahua.

Dans les enfants de la louve, je raconte comment des enfants Homo sapiens (des hommes comme nous) adoptent des loups il y a 15’000 ans. Vous pouvez vous en inspirer pour imaginer le cadre de votre histoire, car l’environnement il y a 40’000 ans était proche de celui d’il y a 15’000 ans. Et les hommes de Neandertal avaient un mode de vie de chasseurs cueilleurs très proche des hommes que je décris dans mes romans.

Vous pouvez aussi regarder ensemble des extraits, – choisis avec soin par votre enseignant, car certains sont un peu violents – du film AO qui vous montrent bien comment vivaient les hommes de Neandertal.


AO l’homme de Neandertal

Je suis confiant envers vos enseignant pour bien vous aider à vous documenter sur Neandertal et son époque avec tous ces animaux fantastiques : imaginez le mammouth, les hyènes, le lion des cavernes !!!!!

Voici un ouvrage parmi d’autres :

Pour le style de l’histoire, vous pouvez lire un ou plusieurs récits de Tigres, ce qui vous donnera une bonne idée du genre et de la longueur des histoires de la collection.

Je vous le dis tout de suite : j’aimerais que la première histoire de Loups porte votre marque. Vous serez mentionnés avec le nom de votre classe à sa publication, et cela mérite de se donner à fond pour écrire ensemble le meilleur récit possible, celui que vous aimeriez lire et faire lire. J’en ai déjà parlé à mon éditrice qui trouve cela très stimulant !

Pour commencer, je vais vous exposer votre première mission :

Situation de départ :

Il y a 40’000 ans, un clan d’hommes de Neandertal passe l’hiver dans l’entrée d’une caverne. Lors d’une sortie pour aller relever des pièges à lièvres et à perdrix, deux enfants de 10 et douze ans croisent des hyènes et sauvent un petit loup blanc abandonné. Ils le ramènent dans la grotte.

Première mission :

Comment commence l’histoire ? Ils partent de la grotte ou sont tout de suite au cœur du récit ?

Comment s’appellent les enfants ? Ont-ils un lien de parenté ? Garçons ? Filles ? Un de chaque ?

Décrivez-les en train de relever leurs pièges.

De quel danger sauvent-ils le petit loup et à l’aide de quoi ?

Trouvent-ils sa maman tuée ? Et si oui par qui ?

Comment le ramènent-ils ?

Décrivez la grotte et ses habitants.

Comment le gardent-ils dans la grotte ?

Est-il bien accepté par le clan ? Doivent-ils insister ? Est-il mis dehors ?

Quel est le rapport entre le clan et les loups en général ? Ont-ils des préjugés ? Des anecdotes ? Des croyances par rapport aux loups ?

Ensuite, je lirai attentivement vos quinze histoires, vous répondrai par mail et j’écrirai le début de l’histoire en intégrant vos meilleures idées. Je devrai faire des choix et arriver à une unique version. Ne soyez pas déçus si vos idées n’ont pas été retenues, vous ferez mieux par la suite !

Je vous renverrai ensuite le début du texte définitif avec une nouvelle mission.

Au bout de cinq missions, nous aurons terminé un des cinq récits que je présenterai à mon éditrice avec les quatre autres de Loups.

Et maintenant, je vous laisse à vos plumes et à vos lectures !

A très bientôt

Bien à vous

Olivier

 

Quel fantastique challenge à relever que de participer à l’écriture d’une nouvelle qu’Olivier May présentera à son éditrice !

Il attend donc avec impatience le début de votre histoire de loup blanc chez les hommes de Neandertal jusqu’au 24 novembre au plus tard (un texte par classe). Ensuite, un important travail de lecture et de réécriture l’attend avant de vous envoyer sa deuxième mission.

Bien du plaisir à tous dans ce beau travail d’écriture.

41 réflexions au sujet de « 1ère étape »

  1. Aigle-Vif et Nirli, deux orphelins du clan des Mammouths furtifs se préparent à aller poser leurs pièges à lièvres et à perdrix. Imaginez le froid glacial, cela se passe il y a 40 000 ans, et il est difficile de trouver à manger. Le frère et la sœur quittent la grotte, habillés de peaux de tigre à dents de sabre et équipés de lances munies de pointes de silex. Les hyènes, les ours, les rhinocéros laineux rôdent. Les deux enfants doivent être très vigilants en cette période de l’année.

    Il y avait des blocs de glace sur le chemin, ce qui n’avantageait pas leur marche lente. De plus, une tempête de neige approchait. Aigle-Vif et sa petite sœur Nirli finirent par se perdre dans le paysage blanc. Tout à coup, ils entendirent des couinements. Ils s’approchèrent et le spectacle qui s’offrait n’était autre que des hyènes attaquant un petit loup blanc. Sa mère avait été dévorée et le louveteau était blessé à la patte. Avec leurs lances en silex, ils firent peur aux hyènes.

    Nirli s’approcha du petit loup, mais ce dernier n’avait pas confiance. Elle lui prit délicatement la patte, et à ce moment, il comprit que la petite fille ne lui voulait aucun mal. Il se laissa porter. Les deux enfants décidèrent de l’adopter en cachette, car leur clan n’aimait pas les loups. En voyant son pelage blanc, Aigle-Vif proposa de l’appeler « Neige ».
    – Excellente idée !, s’exclama sa sœur.
    Ils dissimulèrent le loup dans la fourrure de sa mère et le transportèrent. Malgré la tempête, Neige les aida à rebrousser chemin grâce à son flair. Arrivés près de la grotte des Mammouths furtifs, ils allèrent tout au fond de la grotte et cachèrent Neige dans une cavité qu’ils renfermèrent avec la peau de la louve.

    Classe de Philippe Coutaz et Bryan Rossoz, La Tambourine, Carouge (GE)

    • Classe de Philippe Coutaz et Bryan Rossoz, La Tambourine, Carouge (GE)

      Impression générale :

      Bravo ! Votre première mission me semble réussie car vous avez su respecter les consignes et créer un début d’histoire cohérent. Il manque toutefois une description de la grotte et une interaction avec ses habitants. La narration est peut-être un peu trop descriptive et manque de dialogue. Le début est hésitant quant au style et au point de vue des personnages.
      C’est tout le problème de ce que les auteurs appellent l’incipit, l’entrée en matière la manière d’entrer dans le texte.
      Personnellement dans une nouvelle, je préfère commencer par l’action ou par un dialogue. Ensuite je présente les personnages :

      – Nirli, tu entends ?
      Aigle-Vif tendit l’oreille : il perçut un petit couinement s’échapper de derrière un rocher.
      Ce matin-là, les deux enfants avaient quitté la grotte…

      Et suivent vos infos :
      « Aigle-Vif et Nirli, deux orphelins du clan des Mammouths furtifs se préparent à aller poser leurs pièges à lièvres et à perdrix. Imaginez le froid glacial, cela se passe il y a 40 000 ans, et il est difficile de trouver à manger. Le frère et la sœur quittent la grotte, habillés de peaux de tigre à dents de sabre et équipés de lances munies de pointes de silex. Les hyènes, les ours, les rhinocéros laineux rôdent. Les deux enfants doivent être très vigilants en cette période de l’année.
      Il y avait des blocs de glace sur le chemin, ce qui n’avantageait pas leur marche lente. De plus, une tempête de neige approchait. Aigle-Vif et sa petite sœur Nirli finirent par se perdre dans le paysage blanc. »
      Et là, Aigle-Vif répond :
      – Oui, ça vient de derrière ce gros rocher. Suis-moi, mais restons sur nos gardes.

      Et on continue avec la scène où ils sauvent le petit loup…

      Points à améliorer

      Il faut plus de dialogues pour relancer le récit. Ne pas hésiter à décrire la grotte et ses habitants.

      Le temps de la narration doit être le même dans tout le récit : soit le présent, soit le passé. Vous ne pouvez pas écrire qu’ils « quittent la grotte » et ensuite qu’ « il y avait des blocs de glace».

      Personnellement, je propose qu’on écrive au passé simple. Pour les actions ou les situations qui durent, on passe à l’imparfait, pour ce qui s’est passé avant, au plus-que-parfait.
      Par exemple :
      « Les enfants sortirent de la grotte. Le temps était gris. Ils avaient pris leurs meilleures lances car les prédateurs rôdaient dans la toundra. »
      Les enfants sortirent est au passé simple car action unique, le temps était gris est à l’imparfait, car ce temps dure, et ils avaient pris, car cela se passe « au passé du passé » donc plus-que-parfait.

      Pour les noms, il faudrait choisir entre des noms dans leur langue disparue comme Nirli, et on peut expliquer ce qu’il signifie, par exemple, Hermine-Futée, et les noms déjà traduits comme Aigle-Vif. Personnellement, je choirais la deuxième option.

  2. Bonjour M. May,

    Nous sommes la classe de 7-8H de Vérossaz. Nous avons rempli votre mission par groupes et vous proposons 3 textes (sur les 4), puisque nous voulons vraiment que vous nous lisiez. Nous espérons que vous l’accepterez… Avec nos meilleures salutations !

    –> Orane, Christopher, Nolan et Léonard

    Il était une fois une fille et un garçon.La fille s’appelait Cheveux En Pic et avait 10 ans. Elle était amoureuse de Homme Poilu. Homme Poilu, le garçon, avait lui 12 ans et était aussi amoureux de Cheveux En Pic. Ils habitaient avec leurs parents dans une grotte abandonnée. 
Homme Poilu et Cheveux En Pic avaient fait un piège pour ne pas que les hyènes viennent dans leur grotte. Ils avaient creusé un gros trou et ils avaient mis des feuilles et des branches par dessus. 
Le lendemain matin, les deux enfants enlevèrent les feuilles et les branches et découvrirent trois hyènes mortes ainsi que le petit loup qui était bloqué. Le petit loup était en danger de mort pour cause de famine. 
Sa maman avait été tuée par des hyènes. 
Après, ils décidèrent de glisser le petit loup dans un sac à dos qu’ils avaient emmené avec eux. 
Leur grotte était lumineuse et toute la famille y vivait.
    Les enfants négocièrent pour garder le petit loup dans la grotte, mais leurs parents n’acceptèrent pas car ils avaient peur que le loup se transformât en monstre. La nuit, les deux amoureux se réveillèrent et allèrent chercher le loup qui était dans une petite cage et le ramenèrent dans la grotte. 
Ils le cachèrent dans un enfoncement de la grotte. Les parents le retrouvèrent dans un petit coin et le mirent dehors.
    La nuit, les enfants se promenaient quand ils virent une silhouette ressemblant au petit loup.

    —> Yanis, Stella, Malcolm et Eléa

    -Regarde ! Le pauvre louveteau se fait attaquer par des hyènes. On va l’aider ! s’ exclama Dent de Lièvre.
    -Oui, car il va se faire mal ! répondit Plume noire.
    Ils allèrent alors vers les hyènes, se baissèrent et prirent des cailloux et une branche. Ensuite, ils lancèrent les cailloux sur les hyènes. Dent de Lièvre lança le bâton et les hyènes partirent le chercher.
    -Je prends le petit loup dans mes bras et nous allons relever les pièges ! s’exclama Plume noire.
    Plume noire prit alors le louveteau dans ses bras et se dirigea vers les pièges. Pour cela, les deux enfants prirent un bout de bois et le mirent dans chaque piège qu’ils avaient disposés deux jours avant. Puis, après avoir ramassé tous les pièges, ils rentrèrent à la grotte. Quand ils arrivèrent, ils virent tous les hommes qui étaient habillés avec des peaux d’animaux. Ils cachèrent le petit loup dans un trou avec de la paille. Dans la grotte qui était sombre, grande et qui résonnait sous leurs pas il y avait des lits en paille, des blocs de terre cuite et des trous où se trouvaient beaucoup de nourriture. Dent de Lièvre était âgé de 12 ans, il était un bon chasseur et gros. Plume noire était quant à elle grande et mince. Elle aimait bien pêcher et était aussi âgée de 12 ans. Les hommes des cavernes et le louveteau qu’ils avaient découvert aimaient bien dormir.
    Un soir, le chef de la tribu emmena le petit loup dans son trou et revint vers les habitants de la grotte et dit : « Le louveteau est très sensible car sa maman est morte. Il pourrait donc faire du mal à la tribu. Il faut donc y faire grandement attention. »
    Au bout d’un moment, Dent de Lièvre leva la main et le chef demanda ce qu’il avait à dire. Alors, il dit : « Pourquoi faut-il faire attention à ce loup ? S’il est dangereux il partira de la grotte. Mais s’il est gentil, il pourra rester. »
    Le chef de la tribu répondit : « Je suis d’accord. Tu pourras passer un test avec lui demain ! Maintenant, au lit ! »
    Plume Noire et Dent de Lièvre partirent se coucher. Pendant la nuit, Dent de Lièvre réveilla sa sœur et dit : « As-tu entendu ce bruit ? »
    « Non, c’est peut-être la meute du loup qui vient le chercher. »
    Dent de Lièvre et Plume Noire se levèrent et allèrent regarder de plus près. Ils virent le petit loup courir vers son père et sa meute. Le père du loup vint parler aux deux enfants et leur dit : « Merci d’avoir gardé mon fils. »
    Ensuite, le petit loup alla vers les enfants et les enfants le prirent dans les bras et
    lui firent plein de câlins et de bisous. Ensuite, le petit loup alla rejoindre la meute et ils rentrèrent.
    Le lendemain matin le chef vit que le petit loup avait disparu. Il cria: « OU EST LE LOUVETEAU???!!! »
    Tout le monde se réveilla en sursautant et Plume noire dit : « Il est parti hier soir avec son père et sa meute. »

    —> Marie-Hélène, Lena, Corin et Jessika

    Zouggia et Zoulla, deux jumelles, avaient comme animal un tigre aux dents de sabre.
    Sur le chemin des pièges, au croisement de deux sentiers, elles se séparèrent pour s’assurer que leur tigre aux dents de sabre ne se retrouve pas piégé quand sera venu le temps de le libérer.

    Au bout d’une heure, elles se rejoignirent sur le même chemin. Soudain, elles se retrouvèrent entourées de hyènes. Zouggia siffla pour appeler le tigre aux dents de sabre. Pendant qu’elles l’attendaient, elles entendirent gémir un louveteau dans les dents d’une hyène affamée. Le tigre arriva et les hyènes s’enfuirent. Elles virent la maman loup morte et prirent le louveteau. Avant de partir, elles attachèrent la pauvre louve avec leurs ceintures et l’emmenèrent à la grotte sur le dos de leur tigre aux dents de sabre afin de prélever la peau pour en faire des habits.
    En arrivant à la maison, les enfants présentèrent l’animal à leurs parents. Leur maman Mouha n’était pas très enthousiaste à l’idée de le garder et leur papa Brouk refusa qu’il reste. Zouggia fit semblant de s’en débarrasser, le cacha sous sa veste en peau de mammouth et l’emmena dans leur chambre, séparée des autres pièces par des tentures en peau de mammouth. Zoulla creusa un trou, le remplit de paille pour y coucher le petit loup.

    Les parents croyaient que les loups avaient tué le Sage, et ne savaient pas qu’en vérité, les hyènes étaient coupables.

    • Classe de 7-8H de Vérossaz

      Orane, Christopher, Nolan et Léonard

      Impression générale

      Je pense que la mission n’est qu’en partie réussie. Votre choix de commencer le récit par « Il était une fois » vous a sans doute guidés vers une sorte de résumé sans dialogues. Or, une nouvelle doit immédiatement accrocher le lecteur. Vous commencez par une carte d’identité de vos personnages, incluant une information que le lecteur aimerait peut-être découvrir au fil du récit : Homme Poilu et Cheveux En Pic sont amoureux ! Pourquoi ne pas le montrer au fil de l’histoire des deux héros ?
      L’absence de dialogues (où on verrait leur complicité par exemple) et de sentiments face à se qui se passe (que ressentent-ils face au petit loup ?) nous empêche également de ressentir avec eux. Il faudrait développer cet aspect.
      La chute du chapitre n’est en outre pas très vraisemblable : s’il faut protéger la grotte des hyènes par un piège, je ne pense pas que les enfants puissent se promener durant la nuit.
      Par contre, ce résumé pourrait être un bon début d’histoire et l’histoire du piège est une bonne amorce. Et la peur du monstre des parents est également intéressante.

      Les noms des enfants sont excellents ! Très suggestifs ! On pourrait néanmoins peut-être remplacer Homme Poilu par « Poilu » ?

      Points à améliorer :

      Comme déjà dit, il faut des dialogues, et décrire leurs sentiments face à ce qui se passe.
      Et la description de l’environnement et de la grotte manquent également.

      Yanis, Stella, Malcolm et Eléa

      Impression générale

      Je pense que vous avez un peu dépassé votre première mission. Vous ne vous êtes pas suffisamment concentrés sur la découverte du louveteau, son sauvetage et comment le faire accepter par le clan. Vous avez trop vite fait intervenir la meute et on a l’impression que l’histoire se termine avec le départ du petit loup avec la meute. Et puis la découverte du loup par le chef n’est pas expliquée. Il vient juste le chercher.

      Par contre, bravo pour votre incipit, un excellent début au milieu de l’action par des dialogues. On est tout de suite dans l’action ! Vous auriez pu en faire un incipit in medias res. C’est du latin et ça veut dire un « début au milieu de l’action ». Vous auriez commencé par le dialogue et ensuite, vous expliquiez comment les enfants avaient relevé leurs pièges AVANT de trouver le petit loup.

      Les noms et descriptions des enfants sont très bien ! Plume Noire me plaît beaucoup comme prénom de fille. Dent de Lièvre n’est pas mal non plus pour un garçon.
      Par contre, les loups ne parlent pas la langue des hommes dans mes livres. C’est un choix narratif. Ils peuvent se comprendre du geste, de la voix ou du regard mais si les loups habitués aux hommes peuvent comprendre certains ordres, ils ne parlent pas.

      Points à améliorer

      Il faut rester dans les limites de chaque mission si on veut écrire une nouvelle de dix pages en cinq missions, alors il ne faut pas sauter des étapes ! Il faut aussi penser à la temporalité. A un moment vous écrivez : « Un soir » alors que ça devrait être le lendemain matin, par exemple, que le chef entend gémir le petit loup. Et il sait tout de suite qu’il a perdu sa maman ? Pensez à la temporalité de l’histoire. Le début se déroule en quelques heures, avec une nuit au maximum avant une décision du chef. Et puis pensez que vos héros sont des enfants et je ne pense pas qu’ils sortent facilement seuls la nuit !

      Marie-Hélène, Lena, Corin et Jessika

      Impression générale

      Les filles je crois que la mission est réussie sur un point : vous proposez un scénario dans les limites de la mission numéro un en exploitant bien mes questions.

      Par contre, cela ressemble davantage à un résumé. Il n’y a pas de dialogues pour tenir le rythme de ce début d’histoire. Et puis on ne comprend pas tout immédiatement : que risque donc le tigre pour qu’elles se séparent ? Ce n’est pas clair.

      Points à améliorer

      Il y a un autre point, c’est le manque de description de l’environnement.
      En outre, si c’est sympa d’avoir imaginé un tigre apprivoisé (on a aucune preuve que cela se soit passé, mais sur 100’000 ans, je pense que oui !), on ne peut pas charger le récit avec un tigre ET un louveteau. Là, c’est vraiment improbable, autant que de faire en plus monter les filles sur un cheval ! Vous voyez ? C’est déjà bien si elles convainquent leurs parents et le clan (ne l’oubliez pas !) de garder le louveteau !

      Et puis c’est quoi cette histoire de Sage tué ??? Il faudrait expliquer. On garde ça de côté car c’est intéressant !

      Autre excellente idée que je pense garder : des jumelles !!!

  3. OK! Répond le chef Olivier May Mission 1 Par Jade classe 7 Fr 2017 La Chaux-de-Fonds
    L’Histoire commence dans une forêt, la plus haute de la région à 15 km d une grotte où habite un clan de 30 personnes. Après avoir traversé une rivière, deux enfants, frère et sœur, arrivent enfin là où ils ont posé des pièges. Ils vont relever leurs pièges. Ils sont contents car ils ont attrapé 3 lièvres et 2 perdrix. Ensuite Jason et Léa tombent sur une meute de hyènes attaquant un petit loup blanc. Ils leur lancent des pierres et le chef des hyènes entendant ce bruit se met à courir suivi par toute la meute. Le petit loup blanc est sauvé . Jason et Léa voient quelque chose dépasser de l’ herbe : c’est le cadavre de la maman louve tuée par les hyènes .Ils ont compris que le louveteau est seul et qu’il va mourir si ils le laissent là. Ils décident de le ramener ; ils lui fabriquent une laisse avec des lianes. Mais le retour va être long , il leur faudra plus de 3 heures pour parcourir cette distance.
    Avant d’ arriver au campement ,ils reconnaissent leur grotte . Elle est grande ,belle et lumineuse avec ses parois de quartz qui fait tout brilller . Le clan qui les a vu arriver les attend .
    Le chef leur demande:
    -Que fait ce loup ici?
    Jason lui répond .
    -Ce sera notre animal !
    -NON se sera non .On ne le gardera pas .
    Jason réagit comme un homme et insiste pour le garder .
    Ok répond le chef

    • Classe 7 Fr 2017 La Chaux-de-Fonds
      Impression générale

      Globalement, la mission est réussie car vous avez bien lu mes questions et suggestions. La temporalité est bonne. Votre récit va dans la bonne direction. Mais une fois encore, malgré un dialogue, vous hésitez entre résumé et récit. Ils auraient par exemple pu dialoguer :
      – Oh, la louve est morte ! dit Léa, émue.
      – Que va-t-il devenir ? répondit Jason.

      Points à améliorer

      Bon, je ne vous cache pas que nos héros ne peuvent pas s’appeler Jason et Léa. Mais Toison d’or et Lionne, par exemple.
      Il faut donc plus de dialogues et bien caractériser les personnages. Si on choisit des frères et soeurs, il faut qu’on voie leur caractère assez vite. Pour la chute, je trouve que le père accepte un peu vite pour un chasseur Neandertal 
      Vous pouvez améliorer la présentation de votre texte en le découpant mieux en paragraphe et en choisissant de plus gros tirets pour les dialogues. C’est plus agréable à la lecture !

  4. Zoé et Hugo marchaient dans la brume. Le froid transperçait leur peau de bête. Quelle idée leurs parents avaient eue de leur dire d’aller relever les pièges à lièvres !
    Ah comme ils seraient bien dans leur grande grotte, autour du feu, à écouter les histoires du clan…
    Soudain, ils entendirent des cris de loup. Le frère et la sœur se serrèrent l’un contre l’autre et s’approchèrent tout doucement en direction des hurlements. Peu à peu, au milieu du brouillard, ils distinguèrent un petit loup abandonné. Que faisait-il donc là ?
    Tous les sens en éveil, ils regardèrent autour d’eux. Ils virent dans la terre molle des traces d’hyènes. Leur odeur flottait encore dans l’air. « AAH pouah !` » En y regardant de plus près, ils virent derrière le petit loup, sa maman étendue sur le sol. Autour d’elle, des pattes d’ours marquaient le terrain.
    – Dis donc Zoé, que s’est-il donc passé ici ?
    – Je pense, Hugo, que cette maman loup s’est fait attaquer par un ours…
    – Ah oui et les hyènes ont dû venir se joindre au repas.
    – Mais comment se fait-il que ce petit loup soit juste blessé ?
    – Il a dû se cacher entre ces rochers et ces buissons d’épines et s’est coincé la patte en courant loin de l’ours.
    Les enfants s’approchèrent prudemment du bébé loup. Celui-ci les regarda avec peur et tristesse.
    – Zoé, on pourrait le ramener à la grotte pour le soigner ?
    – Pourquoi pas… mais comment ?
    – J’ai une idée, nous pouvons le porter tous les 2.
    – Alors il faut d’abord le caresser tout doucement pour qu’il n’ait pas peur.
    Ils s’approchèrent du petit loup en lui parlant tout gentiment et lui firent des câlins. Ensuite, ils le transportèrent ensemble dans leurs bras et le ramenèrent à la grotte.
    Arrivés au chaud et à l’abri, ils furent accueilli par le clan. Le petit loup était tout apeuré devant ce monde. Mais il se calma peu à peu en se réchauffant vers le feu.
    Le chef du clan dit :
    – Mais quelle idée de nous ramener un loup ici ?!
    Les enfants répondirent en cœur :
    – Ce pauvre petit loup a perdu sa maman, elle s’est fait tuer par un ours ! Regardez, il est blessé, nous devons l’aider et le soigner !
    Les adultes refusèrent en disant que les loups étaient dangereux et qu’il ne pouvait rester dans la grotte. Et comment le garder pour qu’il ne s’enfuie pas ?
    – Si vous le mettez dehors, nous partons avec lui. Nous pouvons creuser un trou au fond de la grotte et l’installer là, le temps qu’il aille mieux.
    Le clan accepta finalement, mais à condition que dès que la patte du petit loup soit guérie, les enfants le ramènent là où ils l’avaient trouvé.
    Zoé et Hugo sautèrent de joie !

    classe de 5FR31 le Locle

    • Classe de 5FR31 le Locle

      Impression générale

      Votre mission est très réussie, bravo ! J’aime beaucoup vos dialogues. Il pourrait même y en avoir davantage pour couper le premier paragraphe lorsque les enfants s’exclament : « Ah comme ils seraient bien… »

      Bonne idée de croiser les hyènes et d’introduire un ours ! Le brouillard donne de l’ambiance et le récit est dynamique.

      Points à améliorer

      Il faut nommer et caractériser les adultes. Il pourrait y avoir un Homme ou une Femme Sage qui a une légende négative sur les loups. Et je ne pense pas que des enfants Neandertal puissent défier les adultes en disant qu’ils suivront le loup ! Imaginez l’environnement de l’époque et à quel point les enfants qui y survivent plus de 5 ans sont précieux 

  5. Jadis, dans la grotte retirée de la montagne, vivait, une tribu de plus de 20 personnes. Parmi eux, Petit Renard et Cerise s’aventuraient souvent dans la Toundra. Les enfants aimaient observer les animaux. Petit Renard était plus grand que sa sœur Cerise.
    Un jour, les deux enfants quittent seuls la grotte pour aller voir les pièges qu’ils avaient installés quelques jours avant. Petit Renard prend sa fronde et Cerise sa lance. Les enfants avaient l’habitude de se promener seuls, mais ils devaient s’armer si jamais un animal surgissait et les attaquait.
    Dans le premier piège, il n’y avait rien. Arrivés vers le deuxième piège, ils entendent des bruits derrière un fourré. Les deux enfants s’approchent prudemment. Et là, ils découvrent un louveteau, blanc comme la neige, apeuré et blessé. Sa patte avant est ensanglantée. Autour de lui, une dizaine de hyènes sont prêts à l’attaquer. Petit Renard et Cerise ont peur. Ils se demandent comment faire pour les éloigner et sauver le louveteau. Tout à coup, Cerise a une idée. Les deux enfants retournent sans faire de bruit au deuxième piège. Ils y voient un lièvre capturé. Cerise prend le lièvre mort dans ses mains et ils retournent derrière le bosquet. Cerise fait des petits bruits pour attirer l’attention des hyènes et Petit Renard jette le lièvre un peu plus loin en espérant que les hyènes aillent le manger et laissent le petit loup tranquille. Par chance, leur plan marche à merveille. Les hyènes s’éloignent et les deux enfants peuvent approcher le louveteau, mais celui-ci s’enfuit. Cerise et Petit Renard le suivent. A quelques mètres de là, ils découvrent la mère du louveteau, blessée et mourante. Les deux enfants comprennent vite qu’elle a été attaquée par les hyènes et qu’elle ne s’en sortira pas.
    Cerise prend le louveteau dans ses bras et ils le ramènent chez eux. Ils espèrent que leur clan acceptera de soigner ce pauvre louveteau.
    En arrivant à la grotte, les adultes sont étonnés et effrayés. Ils ont peur que la mère du bébé loup arrive et les attaque. Ils demandent aux enfants de faire partir le louveteau. Cerise et Petit Renard explique que sa mère est morte et raconte ce qui s’est passé. Les adultes sont fiers du courage de Cerise et de son frère. Le chef du clan s’avance et il accepte de le faire soigner. Mais quand le loup sera soigné et assez grand pour se débrouiller seul, il devra partir car c’est trop dangereux pour le clan. En effet, les hommes ont peur des loups, ils croient que c’est un ennemi et un danger pour le clan.
    Les enfants sont heureux que le louveteau puisse être soigné. Ils espèrent qu’entre temps, le chef changera d’avis et qu’ils pourront le garder parmi eux.
    Cerise s’est aperçue qu’il s’agissait d’une petite louve. Les deux enfants décident de l’appeler Boule de Neige. Le chef décide de garder la louve. Les enfants pleurent de joie.

    Texte inventé pas la classe de 6FR31 du collège du Corbusier au Locle

    • Collège du Corbusier au Locle

      Impression générale

      Mission réussie au niveau du contenu de l’histoire ! Bravo ! C’est très dense, très détaillé, on visualise bien le déroulement des actions. C’est bien décrit et très riche en descriptions. Les noms sont très bien trouvés et l’histoire du lièvre est originale.

      Points à améliorer

      Mais si ce n’est pas un résumé, contrairement à d’autres textes, tout cela manque cruellement de dialogues et c’est dommage, car vous leur faites dire des choses intéressantes en discours indirecte qui méritent d’être dialoguée :

      Exemple pour le dernier paragraphe

      – On va bien te soigner, et ensuite tu seras tellement gentille que le clan t’adoptera ! dit Cerise en caressant la petite boule de poil.
      – Ah, parce que c’est une fille ? s’exclama Petit-Renard.
      – Evidemment, toi, tu ne sais pas reconnaître ça ! se moqua sa sœur avec un sourire espiègle au coin des lèvres.
      – Alors il lui faut vite un nom, reprit son frère.
      Les enfants réfléchirent un moment en caressant son poil doux immaculé.
      Puis, avec un regard entendu, ils s’exclamèrent en même temps :
      – Boule de neige !

  6. Bonjour,
    Voici le texte de la classe 6Ha de Vuadens. Bonne lecture!

    Il était une fois deux enfants nommés Peau de lièvre et Cœur de bison. La fille, Peau de lièvre, avait dix ans et son grand frère, Cœur de bison avait douze ans. Ils vivaient dans une grotte avec leur clan d’hommes de Neandertal.
    L’hiver commençait à arriver, la neige recouvrait les prés. Les deux enfants allèrent se promener et relever les pièges qu’ils avaient posés la veille. Ils croisèrent un petit loup qui était coincé dans un piège. Peau de lièvre, qui était la plus courageuse, toucha le petit loup et son frère commença à crier, car il avait peur que l’animal la morde. Peau de lièvre et Cœur de bison appelèrent un adulte du clan pour qu’il les aide à sortir le loup du piège. Cro-magnon utilisa sa lance pour sauver le loup. Ils partirent tous les quatre à la recherche de la maman loup. Après quelques minutes de fouilles, ils la retrouvèrent en train de mourir, blessée par des hyènes. Ils essayèrent de trouver un moyen pour la soigner. Peau de lièvre tenta de faire fuir les hyènes en leur lançant des pierres. Cœur de bison, qui était plutôt peureux, courra se cacher derrière un arbre. Cro-magnon, pour tenter de soigner la louve, la couvrit avec une peau de mammouth. Après un certain temps, les hyènes s’en allèrent. Mais, la maman loup mourut dans les bras de Cro-magnon. Le louveteau pleura énormément. Les trois hommes de Neandertal creusèrent un trou pour enterrer la maman du louveteau. Pour le consoler, Peau de lièvre le chatouilla sur le ventre et le posa sur la peau de mammouth. Ils attachèrent la peau de mammouth à un bâton et tirèrent le louveteau jusqu’à la grotte.
    En arrivant à la grotte, ils demandèrent à leurs parents, Peau de mammouth, leur maman et Dent de tigre, leur papa, s’ils pouvaient garder le louveteau. Ils refusèrent, car cela demandait trop de responsabilités. Mais, les enfants trouvaient le loup trop mignon et promirent de s’en occuper. Les parents n’étaient toujours pas d’accord. Peau de lièvre insista en disant que ce pauvre animal n’allait pas survivre tout seul dans la nature. Peau de mammouth et Dent de tigre acceptèrent finalement de garder le louveteau.
    Les enfants allèrent chercher du bois et de la ficelle pour construire un enclos pour le petit loup.
    Une demi-heure après, tout le clan partagea le reste de mammouth du jour d’avant. Le louveteau s’ennuyait. Les enfants allèrent donc se promener avec et revinrent dès que la nuit tomba pour aller se coucher.

    • Classe 6Ha de Vuadens. Bonne lecture!

      Impression générale

      La mission est réussie au niveau de l’histoire qui correspond bien aux pistes que je vous avais données. Je trouve les noms bien trouvés, saut Cro-Magnon qui ne peut pas être… un Neandertal 
      Cependant la partie qui décrit le sauvetage du loup est trop longue et sans dialogues, la dynamique du texte en prend un coup !

      Points à améliorer

      Attention aux anachronismes : à cette époque, il ne peut y avoir de ficelle mais des cordelettes en tendon ou en fibre végétale. Et ils n’auraient pas enterré la mère louve mais auraient récupérer sa peau et sa viande !

      Il faut vraiment des dialogues et de nombreux passages s’y prêtent :

      – Oh Père, il va mourir, seul dans la toundra. On pourrait lui donner une chance ?

      Si vous lisez ma série les enfants de la louve ou Tigres, vous aurez beaucoup d’exemples !

  7. Il y a très longtemps, un clan d’une vingtaine d’hommes de Neandertal décide de passer l’hiver dans une caverne à l’abri du froid et de la neige. Durant cette période de l’année, la chasse et la pêche sont devenus difficiles à cause de la météo. Il devient dur de trouver à manger pour nourrir tout le monde. Pour survivre, les grands hommes forts du clan ont l’idée de placer des pièges pour attraper plus facilement les animaux. Grâce à cette ruse, tout le monde obtiendrait de la viande et de la fourrure pour survire au froid glacial de l’hiver.
    A l’entrée de la grotte, deux enfants, Néon et Feuillette s’ennuyaient.
    Ces deux-là rêvaient de partir à l’aventure et de chasser des bêtes aussi grosses les unes que les autres. Comme les parents avaient beaucoup à faire, ils décident de confier à leurs deux enfants, une mission de la plus haute importance.
    Maman Feuille déclare :
    « Mes enfants, comme vous vous ennuyez, je vais vous donner une tâche très importante. »
    Néon et Feuillette ouvrent grand leurs yeux et leurs oreilles.
    « Je vous permets d’aller relever les pièges placés au milieu de la forêt. Il vous suffira juste de suivre le chemin parsemé de gros cailloux. »
    Les deux enfants ravis par cette mission, partent rapidement à la recherche des pièges. Arrivés au centre de la forêt, ils entendent soudain un cri affolant d’un petit animal apeuré. En s’approchant prudemment, ils aperçoivent une scène terrifiante : des hyènes affamées avaient pris un petit loup comme proie. Néon et Feuillette ne pouvaient pas rester là sans rien faire. Ils décident d’attirer l’attention des hyènes en leur lançant des pierres dessus.
    Les bêtes, énervées par cette attaque, oublie le petit loup et partent rapidement à la poursuite des deux jeunes humains. Néon crie à Feuillette :
    « Viens par ici ! Nous allons tendre un piège aux hyènes ».
    Les enfants connaissaient bien les lieux. Ils arrivent vite à attirer les bêtes dans un trou camouflé de feuilles et d’herbe qu’ils avaient construit avec leurs parents quelques jours plutôt. Une fois le danger derrière eux, ils retournent immédiatement à la recherche du louveteau. Pour ne pas apeuré l’animal, ils décident de se cacher derrière un buisson et de l’appâter avec un morceau de viande. Petit à petit, la boule de poils qui mourrait de faim s’approche du petit arbre. Après plusieurs minutes, Néon arrive à attraper le chien sauvage et l’emballe dans une peau de bête. L’animal se laisse gentiment caresser par ses nouveaux amis. Néon et Feuillette ramènent le paquet à la grotte sans se faire remarquer. Ils le déposent au fond de la caverne, dans un petit trou derrière des roches.
    Les enfants le savaient bien, les membres du clan n’étaient pas près d’accepter qu’un loup puisse vivre au milieu des hommes.

    Histoire réalisée par la classe 5P/41(Laetitia Ropraz) de Corcelles-près-Payerne

    • Classe 5P/41(Laetitia Ropraz) de Corcelles-près-Payerne

      Impression générale

      La mission est en grande partie réussie. Sauf pour la fin, où on n’a pas la réaction du clan. En outre la première partie prend trop de place par rapport à la découverte du petit loup. Les dialogues sont réussis, mais pas assez nombreux.
      Et surtout, vous hésitez entre le présent et le passé comme d’autres textes de l’atelier.

      Exemple : l’avant dernier paragraphe est au présent après avoir commencé au passé ! Et le dernier est de nouveau au passé !

      Points à améliorer

      Avant tout, il faut améliorer l’équilibre entre texte et dialogues, comme entre les différentes parties du texte. Il faut se tenir au présent ou au passé comme temps de la narration mais ne pas mélanger les deux. Sauf si l’histoire est racontée au présent et qu’on décrit quelque chose qui s’est déroulé avant le début de l’histoire, bien sûr.

  8. 8H de Monthey (Jessica Thomas)

    Yoko et Néa, deux frère et sœur se réveillent un matin d’hiver, affamés, le ventre qui gargouille.
    Yoko est un jeune garçon de la tribu des « Hommes d’Ertal » aux merveilleux yeux bleus, bleus comme le ciel. Néa, sa sœur, est courageuse et d’une beauté incomparable.
    Ils ont faim et demandent à leur maman s’il reste de la viande séchée.
    – Non mes enfants, nos réserves de nourriture sont épuisées, tous les troupeaux de bisons et de mammouths se sont dirigés vers le Sud. Il faudrait que vous alliez relever les pièges à perdrix que nous avons posés.

    Alors, Yoko et Néa sortent de la caverne, où la tribu passe l’hiver, prennent leurs lances en pointe de silex et le lance-pierres et partent en direction de la toundra, recouverte de glace et de neige.

    Au même moment, un Petit Loup blanc comme la neige et aux yeux bleu clair, profite du lever du jour : l’hiver est rude et glacial. Il est bien content de pouvoir se blottir contre le pelage doux de sa mère. Ses nombreux frères et sœurs, les louveteaux, lui tiennent compagnie. Mais Petit Loup, l’intrépide, s’ennuie.
    Tout à coup, il entend du bruit au-dehors. Sa curiosité l’emporte et il pointe le bout de son nez hors de la grotte. Il fait bien attention à ne réveiller personne. Ce qu’il voit l’étonne ; des petits d’hommes sont en train de marcher et de rigoler dans cette neige. Il se demande ce qu’ils peuvent bien faire. Il décide de les suivre discrètement en sautant dans leurs traces pour ne pas s’enfoncer dans la neige.

    Lorsque les deux enfants s’arrêtent, il se cache sous un sapin. Heureusement que son pelage peut le camoufler.
    Yoko et Néa s’affairent autour d’un piège, ce qu’ils font intrigue Petit Loup :
    – Tu as trouvé quelque chose dans le piège ?
    – Oui deux perdrix , mais pas de lièvre.
    Lorsque le garçon se retourne, Petit Loup voit ses magnifiques yeux bleus et en rêve.
    Puis, le courageux louveteau, aperçoit une meute de hyènes en train d’encercler, discrètement, les deux enfants.
    Il sent qu’un danger les guette, mais il sait que face à tant de hyènes, il ne fera pas le poids. Il décide de rentrer chez lui. Alors qu’il rebrousse chemin, il se dit : « Je ne peux pas laisser ces enfants d’hommes tout seuls. Ils ont besoin de moi, je dois les aider ou ils se feront dévorer. »
    Il se rappelle alors les techniques de chasse qu’il a apprises avec sa maman et les met en pratique. Il avance tout doucement en direction des hyènes, en se fondant dans la neige. Comme le mâle alpha, il dresse sa queue, ses oreilles et montre ses dents. Très courageusement, il hurle de toutes ses forces pour attirer l’attention de ses ennemies. Elles se retournent, le flairent et les bêtes féroces le poursuivent.

    En entendant les hurlements, Néa et Yoko regardent en direction de la forêt :
    – Là regarde, Néa, s’écrie Yoko, des hyènes elles courent après quelque chose!
    – Oh, c’est un louveteau, vite mon frère, allons le secourir.
    Le garçon prend le lance-pierres attaché à sa ceinture et Néa s’arme de sa lance. Sans réfléchir, ils courent en direction de leurs ennemis.
    – Hé les hyènes, venez par ici! s’écrient-ils en chœur.
    Puis, Yoko commence à leur jeter des pierres pendant que sa sœur, protège le petit loup en les écartant grâce à sa pointe de silex. Blessées, les bêtes sauvages partent en courant.
    Terrorisé, Petit Loup est resté caché sous un buisson. De ses yeux bleus, il regarde les enfants qui s’approchent. Yoko se baisse en premier et essaie de le toucher, mais le louveteau recule. Puis sa sœur lui tend le bout de viande séchée qu’ils ont pris avec eux.
    « Ma maman m’a dit de rester à l’écart des hommes car ils peuvent être dangereux pour moi, mais que ce bout de viande semble appétissant et j’ai faim… » se dit l’animal.
    Tout doucement, il tend son cou et lèche de sa petite langue le bout. Puis, il entend les paroles du petit d’homme :
    – Allez viens, n’aie pas peur, nous n’allons pas te faire de mal, n’est-ce pas Néa ?
    Sa sœur semble inquiète, mais elle décide de le regarder à son tour et dit :
    – Il me semble tout seul, d’où peut-il bien venir ? Néa cherche des empreintes pouvant lui indiquer d’où il vient, mais elle ne voit rien.
    – Nous ne pouvons pas le laisser dehors quand même !
    – Peut-être que sa maman le cherche et nous risquons d’attirer la meute vers notre caverne .
    – C’est un bébé Néa, nous ne pouvons pas le laisser là, il nous a sauvés, à notre tour de l’aider.
    A ses paroles, Petit Loup décide de sortir de sa cachette, il se couche sur le dos et offre son petit ventre aux caresses des enfants, il leur montre sa soumission, comme il le fait avec son grand frère, le plus fort de la portée.
    Néa s’adresse à Yoko :
    – Prends-le toi, vu que ton gilet est fait en peau de mammouth, il est plus doux.
    – Oh oui, avec plaisir, répond-il.
    – Il faut le cacher dans ton gilet, on ne sait jamais la réaction de notre tribu.
    – Vite, filons à la grotte car la nuit va tomber.
    Les enfants rentrent, d’un pas pressé, et décident de le cacher tout au fond de leur caverne.

    Quand ils arrivent chez eux, ils croisent leur maman qui leur demande si la chasse a été bonne. Les enfants répondent que oui, mais Petit Loup a le temps de sentir la bonne odeur de viande. Il se souvient que sa maman lui apporte la même chose lorsqu’elle rentre de la chasse. Il sort son petit museau. D’un geste doux, Yoko le remet sous son gilet et lui dit : » Ne t’inquiète pas, je te trouverai à manger plus tard. »
    Ensuite, ils passent devant leur papa qui fabrique des outils. Soucieux, il leur demande : « Voulez-vous de nouveaux outils ou de nouvelles armes ? Mais, ce n’est pas du sang que je vois sur ta lance Néa ? ». Sans le regarder elle lui répond qu’il s’agit de sang de perdrix. Yoko sent le Petit Loup trembler à ces mots. Encore une fois, il le rassure : « N’aie pas peur, nous ne te ferons jamais de mal, je vais veiller sur toi. »
    Puis, ils passent à côté du grand sage « Toumaï ». Petit Loup sort ses yeux bleus et regarde attentivement les dessins des ancêtres qui ornent les murs de la grotte. Le vieil homme est en train de dessiner une horde d’hommes et de loups qui se battent.

    Lorsqu’il se retourne, Toumaï voit les deux yeux et les oreilles sortir du gilet. Il regarde les deux enfants d’un air sévère et pose son regard sur chacun d’eux :
    – Où avez-vous trouvé ce louveteau ?
    – Nous étions en train de relever les pièges quand tout à coup des hyènes ont surgi et il nous a sauvés.
    Yoko et Néa expliquent tout à leur sage. Suite à leur récit, il décide de réunir toute la tribu.
    « C’est dangereux de le garder parmi nous, et si sa mère vient le chercher », crie l’un, « Ce serait trop de travail que de s’en occuper », renchérit un autre, « Mais peut-être qu’il pourra nous aider à chasser et à nous protéger quand il sera plus grand », insiste Yoko.
    A ces paroles, tout le monde se tait et trouve l’idée intéressante. Ils réfléchissent et décident que ce sera à Yoko et Néa de s’en occuper et de lui apprendre tout ce qu’un louveteau doit savoir.

    • Classe 8H de Monthey (Jessica Thomas)

      Impression générale

      Mission réussie ! Bravo ! Votre histoire est très originale et le scénario tient la route. Vous avez choisi de laisser la mère en vie et d’introduire Toumaï le sage. Néa est la fille d’Ao dans le film et ce clin d’œil est bien trouvé ! Pour les dialogues, vous hésitez entre un marquage entre guillemets et un autre après tiret ! C’est un détail mais cela peut compliquer la lecture.

      Votre histoire contient de très bonnes descriptions et je pense m’en inspirer ainsi que de Toumaï.

      Points à améliorer

      Vos dialogues sont très vivants et nombreux. Ils gagneraient en clarté en choisissant entre – et « » pour les indiquer au lecteur. En outre, on ne voit pas toujours immédiatement qui parle et vous devez y veiller en plaçant des « répondit Néa », « rétorqua Yoko » et « affirma Toumaï » pour que le lecteur s’y retrouve sans devoir relire deux fois le passage.

  9. Bonjour,
    Nous sommes une classe de 8FR de Cressier dans le canton de Neuchâtel. Nous habitons dans un joli petit village viticole et nous nous réjouissons de participer à cette aventure. Voici notre premier écrit :

    Il y a 40 000 ans, un clan d’hommes de Neandertal passait l’hiver dans une grotte. Dans le clan, deux enfants, Cassis et Goutte de miel avaient pour charge de relever les pièges à lièvres et à perdrix. Mais en cette saison, la météo était très rude; il devenait de plus en plus difficile d’aller chercher les victimes prises au piège.
    Cassis et Goutte de miel étaient frère et sœur .Cassis avait 10 ans elle avait les yeux bleus et les cheveux blonds .Elle était de grande taille. Goutte de miel avait 12 ans, il avait les yeux verts et il avait les cheveux bruns. Il était de taille menue.
    En route, tout à coup, Cassis et Goutte de Miel entendirent un bruit dans les buissons, une sorte de gémissement. Alors ils décidèrent d’aller voir. Là, ils trouvèrent un bébé loup blessé. Il avait certainement dû s’aventurer trop près d’un des pièges. En voulant s’en échapper, sa patte avait été blessée. Ils l’observèrent un instant, sans savoir quoi faire. C’était un bébé loup tout blanc avec des beaux yeux bleus. Il ne devait pas avoir plus de 7 semaines. Il était très poilu. C’était un beau et petit mâle. Il avait très peur. Il était tout renfermé.
    Les enfants s’approchèrent de lui précautionneusement. Au début, il les sentit et commença rapidement à apprivoiser ces deux compagnons. Tous trois passaient un moment fort en émotions. Le loup glapissait et les léchait. C’est donc sans trop réfléchir que les deux enfants décidèrent de ramener le bébé loup à la grotte. En chemin, ils le baptisèrent Flocon.
    Sur le chemin du retour, malheureusement, ils croisèrent trois hyènes effrayantes. Cassis et Goutte de miel eurent très peur. Ils savaient que les hyènes étaient très rapides et qu’alléchées par l’odeur que Flocon dégageait avec son sang, elles ne tarderaient pas à leur sauter dessus. Les hyènes s’approchèrent. Les enfants fuirent vers leur grotte mais
    les hyènes les suivirent en criant. Les cris ameutèrent le clan. Les adultes virent Cassis et Goute de miel courir à toutes jambes mais ils ne comprenaient pas pourquoi. Inquiets, ils attrapèrent leurs armes faites par eux-mêmes. Ils sortirent de la grotte et réussirent à chasser les hyènes vu leur grand nombre.
    Pendant cette bataille, les enfants entrèrent dans la grotte. C’était une grande grotte très froide avec beaucoup de dessins orange sur les murs. Tout au fond de la grotte, les anciens tenaient conseil. Ils étaient barbus avec de longs cheveux et une fourrure qui les sublimait.
    Les enfants expliquèrent alors qu’ils désiraient apprivoiser le petit loup blessé.
    Le chef Kiwi tout ému s’approcha du petit loup inoffensif. Il le caressa et versa alors une larme. Les hommes s’interrogèrent et les femmes étaient toutes gênées: Jamais personne n’avait vu pleurer le grand chef. Alors, il avoua que ses parents l’avaient abandonné et qu’il avait été nourri par une louve avant d’être recueilli par une femme morte aujourd’hui mais qui avait pris soin de lui jusqu’à ce qu’il rencontre Lune dans ce clan. Jamais il n’avait raconté son histoire de peur d’être rejeté pour avoir bu du lait de louve… C’est donc naturellement qu’il décida de le garder. Tout le monde l’acclama sauf un qui trouvait que ce n’était pas normal qu’un loup vive avec des humains. Il décida de quitter le clan le soir venu.

    Voilà, nous espérons que notre texte remplira les attentes! Un tout beau week-end!
    Les 8FR Cressiacois !

    • Classe de 8FR de Cressier

      Impression générale

      Au niveau du contenu, votre mission est parfaitement réussie. Vous offrez là une histoire très forte, avec de l’émotion, et un rebondissement dès le départ. L’idée du chef recueilli par une louve est excellente ! Et on a déjà un mécontent qui ne se laissera sans doute pas faire ! Les descriptions sont très bien écrites.

      Mais alors que vous aviez tout pour écrire un excellent début de nouvelle, vous n’avez écrit aucun dialogue direct ! Sans les dialogues, votre texte ressemble davantage à un récit ou un résumé. C’est dommage.

      Points à améliorer

      Introduire des passages dialogués à chaque fois que vous nous expliquez ce que le personnage dit :

      – C’est quoi, ce petit loup ? dit le chef.
      – Euh, c’est… Flocon, balbutia Cassis, encore surprise d’être en vie.
      – Flocon ? Vous connaissez son nom ? répondit Kiwi en s’approchant du louveteau.

  10. Bonjour! Nous sommes la classe de 6H de Charmey. Nous sommes super motivés par ce projet, merci pour cette opportunité! Voici notre premier texte, bonne lecture!

    Il y a 40’000 ans, dans la toundra, deux enfants appelés Lune et Petit-Orteil allèrent voir les pièges à lièvres et à perdrix qu’ils avaient posés. Ils espéraient avoir attrapé des animaux pour pouvoir manger, car c’était l’hiver et la nourriture se faisait rare.
    « Clac !!! »
    – Oh la la, j’ai failli perdre un deuxième orteil !
    Petit-Orteil était par terre à côté du piège qui venait de se refermer. Soulagé d’avoir évité l’accident, il regarda son amie Lune, qui rigolait de sa maladresse. Ils continuèrent à vérifier les pièges les uns après les autres.
    Lune était une magnifique jeune fille de 10 ans. Elle avait de longs cheveux châtains et de beaux yeux bleus. Sa cicatrice en forme de lune qui démarrait sur le haut du front et se terminait sur le bas de l’œil faisait peur aux garçons ! Elle était due à une attaque de tigre à dents de sabre lorsqu’elle était bébé. Heureusement, elle survécut à cette terrible nuit avec uniquement cette marque qui lui valut son nom et qui n’enlevait rien à sa beauté. Lune était très intelligente, courageuse et culotée. Elle avait une tunique à capuchon en peau de léopard des neiges qui descendait jusqu’aux genoux, ses jambières étaient en peau de renard blanc et elle avait de grandes bottes en peau de mammouth.
    Petit-Orteil était un jeune homme de 12 ans très séduisant. Il avait de beaux cheveux brun foncé et de splendides yeux verts. Il tenait son nom d’une mésaventure où il avait perdu son petit doigt de pied. Maladroit, il avait marché sur un piège qui s’était refermé sur lui. Depuis, il était devenu craintif et prudent. Il était resté gauche mais cela était très drôle, surtout pour Lune, qui était sous son charme. Il était vêtu à l’identique de sa copine à l’exception de sa tunique à capuche en peau de renne.
    Soudain, les enfants entendirent des cris de hyènes et de loups. Petit-Orteil tremblait.
    – N’aies pas peur Petit-Orteil, allons voir ce qu’il se passe ! Lui dit Lune.
    Ils coururent puis se rapprochèrent pas à pas. Ils se cachèrent derrière un buisson et préparèrent leurs armes. Lune mit sa sagaie dans le propulseur, et Petit-Orteil réunit plusieurs pierres. Quelques hyènes sentirent l’odeur des enfants et se rapprochèrent d’eux. Petit-Orteil, pris de panique, avoua à Lune :
    – Au cas où ce serait la fin, il faut que je te dise que je t’aime de tout mon cœur !!!
    Lune, surprise, rougit. Elle n’eut pas le temps de répondre car le danger approchait. Les enfants prirent leur courage à deux mains et lancèrent sagaies et pierres sur les hyènes, qui s’enfuirent aussitôt.
    – Tu as vu Petit-Orteil, je pense que ces dix hyènes ont attaqué le petit louveteau et la mère l’a défendu. Elle est morte parce qu’elle n’était pas assez forte ! Maintenant, les hyènes sont parties, le louveteau est sauvé, mais il se retrouve tout seul sans défense. Il faut faire quelque chose !
    Lune et Petit-Orteil décidèrent de ramener le louveteau à la grotte. Ils le mirent dans le sac qu’ils avaient pris avec eux pour mettre les animaux pris dans leurs pièges. Une fois arrivés à la grotte, Lune, confiante, alla demander à son père s’ils pouvaient le garder. Son père était le chef du clan des loups, il se nommait Grand-Loup.
    – Papa, nous avons trouvé un louveteau, il a failli se faire attaquer par les hyènes, comme sa mère qui en est morte. Pouvons-nous le garder ? Il ne va pas survivre à l’hiver !
    – Lune, les conséquences peuvent être graves, tu le sais bien. Nous respectons les loups, mais de là à vivre avec eux au même endroit c’est différent, il peut devenir dangereux.
    – Oui je sais bien mais il est mignon et il est mort de froid !
    Grand-Loup tapa sur un rocher.
    – Lune, je sais que tu l’aimes déjà mais nous ne pouvons pas le garder.
    – Mais papa…
    – Non, allez le ramener dans les bois.
    – Alors pourquoi on s’appelle le clan des loups !!!
    Lune savait qu’en disant ça, son père ne pourrait pas refuser. Leur clan avait en effet toujours protégé les loups.
    – Très bien, vous pouvez le garder jusqu’à ce qu’il aille mieux. Ensuite, il devra retourner dehors.
    Lune, heureuse, lança un regard complice à son ami.

    • Classe de 6H de Charmey

      Impression générale

      Très beau commencement d’histoire inspirée de l’univers d’un écrivain que je connais bien  Je suis impressionné !
      J’aime bien le ton de ce début ! Bravo pour les dialogues, l’humour avec les orteils et vos personnages dont on comprend le lien et les sentiments. Et la déclaration « au cas où ça serait la fin » est vraiment touchante. Les enfants et leurs parents sont bien caractérisés et ce début de nouvelle pose bien le cadre du récit.

      Points à améliorer

      Il vous reste juste à toujours bien vérifier si on comprend immédiatement qui parle dans les dialogues et vous serez fin prêts pour la suite…

  11. Début de l’histoire : Ils partent de la grotte.
    Garçon : Roug a 12 ans et est le frère de la fille : Petite Cerise qui a 10 ans.
    En réparant leur piège, il leur manque du bois. Roug dit à Petite Cerise : « va chercher du bois. »
    Les deux enfants veulent sauver le petit loup des hyènes. Roug va derrière et attire les hyènes. Petite Cerise va sauver le petit loup blanc dont la mère est morte.
    Ils attirent le petit loup orphelin avec de la viande des hyènes pour qu’il les suive à la grotte.
    Daniela Padeste

    • Texte de Daniela Padeste

      Impression générale

      Ton début d’histoire est beaucoup trop résumé. On ne sait pas comment la mère est morte, comment Roug attire les hyènes, que devienne les hyènes. Petite Cerise est un très joli nom.

      Points à améliorer

      Tu as écrit ce qu’on appelle un synopsis. C’est une sorte de résumé très court qui te sert à bien cadrer ton texte. Mais le texte lui-même reste à écrire.

  12. A la lisière d’une toundra rocailleuse, Flèche Noire âgé de 10 ans et sa meilleure amie Olda étaient en train de relever leur dernier piège. La chasse avait été excellente : deux lièvres variables et trois perdrix. Ils avaient accrochés leurs précieux butins à leur ceinture.
    Mais…cela faisait un moment qu’Olda avait remarqué un gros nuage de fumée qui montait au-dessus du vallon voisin. Intrigués par ce phénomène, ils décidèrent d’aller voir ce qui se passait. Pour avancer plus rapidement, ils cachèrent leur gibier dans une minuscule grotte qu’ils avaient découvert un an auparavant.
    Puis, ils longèrent à toute allure la Rivière Glacée pour atteindre l’entrée de l’autre vallon.
    Là, ils virent avec stupéfaction, un immense incendie : des arbres calcinés, des chevreuils morts, de l’herbe brûlée et de nombreuses chutes de pierres.
    Pendant un long moment, ils restèrent figés à observer ce désastre. Soudain, ils entendirent de faibles gémissements provenant de derrière une grosse pierre…
    Armés de leurs arcs et flèches, ils avancèrent à pas de loup en direction des cris. Flèche Noire avait drôlement peur, mais il suivit courageusement son amie. A leur grande surprise, Olda découvrit une petite boule de poils gris : un louveteau avait les deux pattes avant écrasées sous une pierre. Méfiants, ils scrutèrent les alentours pour s’assurer que la mère ne soit pas dans les parages.
    Ensuite, ils creusèrent sous l’avant du caillou. Puis, à l’aide de leurs quatre mains, ils poussèrent la pierre vers le bas de la pente.
    Blessé à deux pattes, le louveteau hurlait mais n’arrivait pas à bouger.
    Ils décidèrent de l’emmener avec eux jusqu’à leur campement. Tout doucement, ils s’approchèrent de l’animal pour le mettre en confiance. Puis, Olda le prit délicatement dans ses bras et ils partirent en direction de leur vallon. Flèche Noire ouvrait la marche en scrutant les alentours pour s’assurer que la louve ne les attaquait pas.
    Après une longue marche, Olda avait mal aux bras et Flèche Noire prit le relai.
    Quand ce petit groupe arriva vers la grotte, les enfants de la tribu étaient émerveillés par cette petite boule de poils. Ils se rassemblaient autour d’Olda et de Flèche Noire. Mais les adultes, étonnés par ce nouveau-venu, réfléchissaient à ce qu’ils allaient faire avec ce louveteau. Un sage de la horde, Dos Recourbé, décida de soigner les blessures du canidé avec des orties.

    classe Christine Bruchez 6H Fully

    • Classe Christine Bruchez 6H Fully

      Impression générale

      Très bon début d’histoire qui laisse beaucoup de portes (de tentures ) ouvertes. Vous introduisez la toundra, le vallon, la grotte, le chaman, ce qui donne l’ambiance paléolithique ! Bravo pour l’incendie ! Certains duraient longtemps et les hommes ne savaient pas les éteindre ! Flèche Noire et Dos recourbé sont de beaux noms ! Olda aussi mais il faudrait choisir entre des noms traduits en français et des noms qui sonnent préhistorique.

      Points à améliorer

      Vous vous en doutez si vous avez lu mes messages aux autres classes : il manque des dialogues !

      Par exemple :

      – Flèche Noire, cette fumée m’intrigue, allons voir ce qui se passe dans le vallon des marmottes.
      – Tu es sûr que c’est prudent ? demanda le garçon.
      – Mais oui, viens, on va jusque sur la crête et on jette un œil, répliqua Olda.

      Dans votre prochain envoi, je parie que vous y penserez 

  13. Bonjour! Nous sommes une classe de CM1 / 6ème année du Collège du Léman à Versoix. Nous avons adoré nous plonger dans cette histoire et vous souhaitons une bonne lecture.

    Ce matin il fait très froid, les montagnes sont recouvertes de neige, mais le soleil a enfin réussi à sortir des nuages après de longues semaines de brouillard épais.
    D’une grotte proviennent de nombreux bruits ; dans cette grotte il y a un clan d’hommes, de femmes et d’enfants. Les hommes entretiennent le feu, les femmes s’occupent des plus petits et rangent la grotte, les enfants jouent à « lance-cailloux », chacun devant tirer le plus loin possible.

    Seuls deux enfants s’apprêtent à sortir pour partir relever les pièges à perdrix et à lièvres. Il s’appellent Nolynx et Grimeline, ils sont frère et sœur. Nolynx est le plus grand, 12 ans, et Grimeline en a 10.
    Ils s’entendent super bien. Ils jouent souvent à « lance-cailloux » et Nolynx gagne toujours. Leurs parents, Vénus et Neptune , leur font énormément confiance et leur laissent beaucoup de liberté.
    Les deux enfants sont très courageux, ils sont malins, agiles, rapides et très à l’aise pour relever les pièges et monter aux arbres. Ils ont déjà des outils, des petites lances fabriquées avec des branches et des pierres bifaces, qu’ils utilisent pour chasser mais aussi pour se défendre des hyènes féroces nombreuses à roder autour de la grotte.

    Les voilà partis. Ils entrent dans une forêt sombre et repèrent très vite leurs pièges, dont deux perdrix sont prisonnières. Ils ont à peine le temps de se réjouir de leur futur festin qu’ils se retrouvent nez à nez avec un adorable petit loup blanc, épuisé, terrifié, visiblement blessé et tout seul. Où peut bien être sa maman ?…
    En tendant l’oreille, les enfants surprennent au loin des cris de hyènes, stridents et terrifiants, et remarquent sur la neige des traces de sang appartenant certainement à la maman de ce pauvre louveteau devenu orphelin… ils refusent de le laisser seul face aux dangers de la forêt et décident de le ramener parmi eux.
    Ils parlent au bébé loup avec douceur, patiemment ; rassuré par leurs voix réconfortantes, le louveteau s’approche, puis se laisse même caresser. Les enfants le portent pour le poser délicatement sur la luge qu’ils ont eu la bonne idée de prendre avec eux ce matin, pour rapporter leur chasse. Ils s’aperçoivent que le petit loup saigne de la patte arrière gauche, ils déposent une plume de perdrix sur sa blessure et le recouvrent d’une peau de bête bien chaude ; le petit s’endort immédiatement. Grimeline s’assoit sur la luge et le tient précautionneusement pour éviter qu’il tombe, Nolynx pousse la luge très fort pour rentrer au plus vite.

    La grotte est ronde, profonde et bien sombre ; sur ses parois il y a des peintures rupestres qui représentent des mains et des animaux, et qui semblent raconter des histoires. Le clan est uni, chacun s’y sent bien et protégé.
    Ils sont tous occupés à leurs activités lorsqu’ils entendent la luge de Grimeline et Nolynx s’arrêter brusquement devant la grotte. Ils sortent et découvrent dans les mains de Grimeline le petit loup blanc blessé. Ils sont surpris, montrent aux deux enfants leur mécontentement, et leur ordonnent de le relâcher dans la nature. Les enfants insistent, prétextant qu’il va se faire dévorer par des hyènes, qu’il est orphelin et ne peut pas se débrouiller tout seul. Les adultes s’approchent du louveteau, le regardent attentivement et sont touchés par cette adorable petite boule de poils. Le chef du clan, Mammouth, le prend dans ses bras, le caresse, et remarque sa blessure à la patte arrière gauche. Attendri, il décide de le soigner et entre dans la grotte. Le reste du clan comprend alors que Mammouth l’accepte parmi eux. Les enfants sautent de joie et promettent de bien s’en occuper. « On l’appellera Blanco ! ».

    • Classe de CM1 / 6ème année du Collège du Léman

      Impression générale

      J’aime beaucoup ce début d’histoire qui nous plonge directement dans l’ambiance d’un hiver de l’époque glaciaire. L’idée d’uniquement suggéré le sort de la maman est bonne. Les héros entendent les hyènes et découvrent des traces de sang.

      La luge est une bonne idée. L’ambiance de la grotte est bien décrite. Les descriptions sont très riches. Les noms, par contre, sont un peu disparates. Si Grimeline sonne bien, Nolynx évoque l’animal sauvage. Mais Vénus et Neptune se semblent s’être égarés dans la toundra 

      Points à améliorer

      Une fois encore : il manque les dialogues ! C’est dommage !

      Par exemple :

      – C’est quoi ce sang sur la neige ?
      Nolynx suit du regard une traînée écarlate dans la neige, qui s’enfonce dans le sous-bois. Au loin, les rires stridents des hyènes fendent l’air froid de la toundra.
      – La louve ? demande simplement Grimeline.
      Le garçon caresse le louveteau et répond :
      – Je crois qu’on a un orphelin sur les bras.

  14. Olivier May Mission 1 par Juliette et Louane de la Chaux-deFonds 7 FR 252

    Odi, un jeune garçon surnommé O, vient révéiller sa cousine Uma. Ils partent de la grotte un matin par ce qu’ils entendent des cris qui viennent de leur piège qu’ils avaient installé le soir précédant avant de se coucher. Alors ils courent vers leur piège. Arrivés là-bas ,des hyènes viennent vers eux et leurs montrent un petit loup blanc seul. Quelquechose bouge derrière un buisson et tout à coup une louve blanche apparaît. La louve à l’air affamé attaque le petit loup blanc mais dès qu’elle voit Uma et O elle prend peur et part en courant. Les enfants supposent donc que c’était sa mère car elle était blanche comme lui .Ils ont peur de la louve car elle pourrait encore s’attaquer au petit loup . Alors ils le prennent et le ramènent dans leur grotte, petite et sombre. Mais la tribu qui ne voulait pas partager ses maigres provisions rejeta le petit loup. Pendant ce temps ,ils attendirent la nuit. Au bout d’un moment le père de Odi cria <> ,Alors il cachent le petit loup sous leur couche bien camouflé sous les peaux qui leur servent de couverture.

    • Juliette et Louane de la Chaux-deFonds 7 FR 252

      Impression générale

      Encore une fois, votre texte est davantage un résumé qu’un début d’histoire. L’idée de la mère qui attaque le petit loup est originale mais très improbable. Par contre, un mâle pourrait le faire s’il convoite une louve et que les petits ne sont pas les siens. Votre début manque de cadre, de descriptions de la grotte et des personnages.

      Points à améliorer

      Les dialogues, bien sûr !

      Par exemple :

      – Un louveteau ? On a déjà tout juste assez de provisions pour nous ! Comment va-t-on le nourrir ? dit le chef.
      – On chassera pour lui, répondit Uma, d’une voix suppliante.
      – Non, pas question, c’est pour le clan que vous devez chasser : vous le ramènerez dans la toundra ! J’ai dit, conclut le chef d’un ton sans réplique.

      Pour votre prochain envoi, n’hésitez pas à faire dialoguer vos personnages et à mieux les décrira ainsi que leurs sentiments.

  15. Olivier May Mission 1 par Manon et Maëlle La Chaux-de-Fonds 7 Fr 252

    A l’aube deux ombres apparaissent: ce sont celles de Lune et Petit nuage. Ils viennent à peine de se réveiller mais ils vont déjà relever leurs pièges. Pour se souvenir de l’endroit où ils ont mis leurs pièges, ils ont formé un cercle de pierre autour de ceux-ci. Ils n’ont pas le temps de les relever relever qu’ils croisent des hyènes et sautent dans un buisson. Ils entendent des aboiements faibles. Ils se retournent et trouvent un louveteau blanc, affamé et affaibli. Puis ils entendent un cri. C’est le chef des hyènes qui s’est fait attraper. Ils libèrent l’animal qui détale à toutes jambes. Puis les deux enfants ramènent le louveteau blanc à la grotte. Mais personne n’est d’accord de garder le louveteau blanc à part un vieil homme, Vieux loup le chaman de la tribu. Alors le louveteau est remis en liberté. Vieux Loup qui veut le soigner va discrètement le reprendre et le cacher dans sa partie de grotte. Quelque jours plus tard, le chef découvre le louveteau blanc et pour finir il donne son accord.

    • Manon et Maëlle La Chaux-de-Fonds 7 Fr 252

      Impression générale

      Même impression d’un résumé plutôt qu’un début d’histoire. L’idée du chaman est excellente mais pas assez développée et il me semble qu’il manque un lien avec la décision du chef de le garder. Cela manque également de descriptions des lieux et des personnages. Les noms sont par contre excellents ! Autrement, je doute qu’une hyène puisse être libérée sans se jeter sur son sauveur 

      Points à améliorer

      Il faut absolument des dialogues pour rythmer le récit.

      Par exemple :

      Vieux loup prit le louveteau dans les bras :
      – Un loup blanc ! C’est un excellent présage, affirma l’Homme Sage.
      – Et qu’est-ce que ça veut dire, Grand-Père ? demanda Lune.
      – Cela signifie qu’il nous protègera de ses semblables, répondit-il.

  16. Olivier May Mission 1 par David et Zian La Chaux-de-Fonds 7 Fr 252

    Un beau matin Neybo et Otana sont allés voir les pièges de leurs parents.
    Ils ont trouvé un petit loup blanc dans un piège à ours.
    Ils ont ouverts le piège à ours et ont libéré le loup blanc tout petit et faible avec une patte cassée.
    Ils l’ont pris par les pattes et sont arrivés à la grotte du clan Louprap. Debout sur une pierre, le chef a hésité à prendre le loup blanc mais il a finalement dit oui et l’a amené chez le soigneur.
    Rako, le soigneur l’a examiné ,il a appliqué un emplâtre fait de plantes et enroulé une peau autour de sa patte.
    Le loup blanc ravi lui donne un coup de langue et renifle autour de lui content de connaître ces gentils humains qui lui ont trouvé un nom: Louriap.

    • David et Zian La Chaux-de-Fonds 7 Fr 252

      Impression générale

      Votre texte est une fois encore un résumé plutôt qu’un début d’histoire. L’idée du guérisseur et la description des soins est excellente mais vous auriez pu la développer. Les noms des personnages sonnent bien « préhistoriques » mais ceux du clan et du loup sont issus du français, ce qui pose un problème de cohérence !

      Points à améliorer

      Les dialogues manquent. Mais il faudrait développer votre récit qui est trop résumé pour les placer.

  17. Olivier May Mission 1 Mayli et Elza La Chaux-de-Fonds
    Esther et sa sœur Lilya vont chercher des outils pour fabriquer leur pièges. En sortant de la grotte,elles entendent des hurlements. Curieuses, elles se dirigent vers les hurlements et se cachent derrière un buisson. Elles voient plusieurs races d’animaux se battre. Elles remarquent aussi un petit loup blanc au milieu de la bagarre, peureux. Quand tout se calma les enfants allèrent chercher le petit loup blanc. Le petit loup blanc gravement blessé n’arriva pas à se lever ni à marcher. Arrivant à la grotte ,les enfants cachèrent discrètement le petit loup blanc en se dirigeant vers leurs coin privé de la grotte. Le soir, elles allèrent rejoindre le petit loup blanc et passèrent la nuit à le caresser pour le rassurer. Le lendemain matin, Esther se réveilla et remarqua que le petit loup blanc avait disparu. Esther paniquant réveilla de suite sa sœur Lilya.

    Voilà la dernière des 6 ébauches de notre classe ,envoyées du pays des neiges dont je ne suis malheureusement pas la Reine…Nous avons eu beaucoup de plaisir à accomplir cette première mission .Tous ont joué le jeu même ceux qui n’ont pas pu envoyer leur texte.On se réjouit de lire ce que vous allez nous concocter.Nous sommes prêts à accueillir la 2ème mission .Cordialement Daniela

    • Mayli et Elza La Chaux-de-Fonds

      Impression générale

      Même remarques que pour vos camarades ci-dessus : votre texte est trop. L’idée des sœurs est bonne, mais il faudrait les décrire et les distinguer. Les noms des soeurs ne sonnent pas du tout « préhistoriques » et c’est un peu gênant 

      Points à améliorer

      Les dialogues à créer, bien sûr, mais votre récit est trop résumé pour les placer.

  18. Bonjour Olivier, notre classe de La Chaux-de-Fonds vous propose de découvrir notre idée de premier chapitre pour Loups…

    Une découverte toute blanche

    Le ciel est orange vif ce matin, il est encore tôt, les membres du clan dorment dans la grotte, Talek et Calia en ont profité pour aller relever les pièges qu’ils ont posés la veille.
    Ils sont tout excités à l’idée de trouver une perdrix ou un petit mammifère, ce n’est pas toujours facile, il faut encore apprendre. Que vont-ils découvrir ?

    Ils s’approchent donc curieux et amusés mais reculent avec effroi : une louve morte se trouve juste devant les appâts et des hyènes s’enfuient, apeurées par la présence des deux jeunes humains. La bête a sûrement été attirée par l’odeur des bêtes piégées et les hyènes ont voulu s’inviter au festin qui a dû tourner en combat féroce.

    Juste derrière, dans un buisson, des gémissements attirent leur attention. En écartant les broussailles, Calia, toujours intrépide du haut de ses dix ans, remarque qu’une boule de poils toute blanche semble avoir été déposée là comme pour être épargnée.
    – « Regarde Frère ! C’est un petit Neve*, il est blessé à la patte ».
    – « Ne le regarde pas Calia, je t’en supplie, il a le pouvoir de t’emporter » ! Si notre père apprend que nous nous sommes approchés de lui, nous allons être chassés du clan, je lui avais promis de veiller sur toi » !
    Toujours très prudent, Talek essaie de raisonner sa protégée mais rien n’y fait. Très persuasive, elle parvient à convaincre son frère que le louveteau pourrait leur être utile comme compagnon de chasse s’ils réussissent à l’apprivoiser.

    La fourrure est soyeuse, d’un éclat blanc argenté. Il est tout simplement inimaginable de ne pas être subjugué par tant de pureté. Les enfants le baptisent du nom de Spit au moment où Talek le prend dans ses bras. Il est si vulnérable maintenant que sa mère est morte, les enfants comprennent que la tâche va être rude. La première chose à faire est de soigner la blessure. Il faudra trouver les plantes qui éloignent le mal. Et puis le nourrir aussi, du moins au début.

    Convaincre le clan serait une tentative trop périlleuse. Tous les adultes pensent que les Neves ont le pouvoir des esprits disparus. Il faudra donc cacher Spit, coûte que coûte.
    En s’approchant de leur grotte, les enfants se rendent comptent que leur mission ne va pas être facile, ils vivent serrés, le clan compte onze personnes, la nourriture manque souvent. Leur père, le chef ne va pas laisser ses enfants adopter un Neve qui a des pouvoirs célestes.

    * Neve veut dire loup en langue Touna

    Texte de la classe 6FR131 de La Citadelle, Muriel Cossa Guyaz, La Chaux-de-Fonds

    • Texte de la classe 6FR131 de La Citadelle, Muriel Cossa Guyaz, La Chaux-de-Fonds

      Impression générale

      Mission largement réussie ! Bravo ! Votre texte est très riche et l’idée de donner un nom et des pouvoirs aux loups excellentes ! Les descriptions de l’action sont bonnes et les noms bien choisis, comme celui du peuple Touna. Le temps de la narration, au présent, rend la lecture très vivante.

      Points à améliorer

      Les dialogues sont insuffisants, à développer. La description des personnages et des lieux, dans un début d’histoire sont également importants.

  19. Bonjour mes chers auteurs associés,

    Je vous remercie de tous ces textes que je découvre aujourd’hui. J’ai préféré attendre leur date limite de remise pour vous répondre, afin de pouvoir les lire tous d’une traite.

    Vos textes sont à première lecture très intéressants et vous vous êtes vraiment investis dans cet atelier, ce qui me comble de joie !

    Je me propose de répondre à chaque texte en donnant mon avis et en vous faisant des suggestions. Ensuite, je vous enverrai mon propre texte issu d’une mise en commun des points forts de tous les vôtres. Je vais tenter de finaliser tout ça avent Noël. Je sais que vous prendrez bien mes critiques et aurez à coeur de vous dépasser pour la suite de l’histoire.

    A tout bientôt donc, et bonne semaine

    Bien à vous

    Olivier

  20. Bonjour Monsieur May,

    Nous nous réjouissons de travailler avec vous et de participer à l’écriture de cette belle histoire.
    Voici ce que nous vous proposons :

    Les deux enfants se préparent dans la grotte pour aller chercher les animaux qui sont tombés dans leurs pièges. C’est très tôt le matin. C’est l’hiver, il fait encore nuit et froid. Il y a du brouillard à l’extérieur. Les enfants sont fatigués car ils ont mal dormi. Ils ont entendu pendant la nuit des bruits d’animaux qui étaient pris dans leurs pièges.
    Les enfants sont un garçon et une fille. Ils sont frères et sœurs. Le garçon a 10 ans. Il s’appelle Gnoun. La fille a 12 ans. Elle s’appelle Glouna.
    Les enfants se baissent et posent un genou à terre. Ils ouvrent les pièges cachés sous les feuilles à l’aide de petits bâtons pointus. Ils découvrent un lièvre et des petits mulots qui ont été tués par le système efficace des pièges. Ils prennent le gibier et le placent dans leur sacoche de cuir épaisse pour le ramener à la grotte et le donner aux femmes qui le prépareront.
    Pendant qu’ils relèvent les pièges, les enfants entendent un petit gémissement. Ils courent vers l’endroit d’où provient le bruit et découvrent des hyènes féroces qui encerclent un bébé loup qui essaie de se cacher sous un tas de feuilles. Les enfants prennent alors des pierres et les lancent sur les hyènes pour les faire fuir. Les hyènes fuient en courant apeurées par les pierres qui les atteignent et les blessent.
    Les enfants découvrent la maman du louveteau morte, tuée par le groupe des nombreuses hyènes féroces et cruelles.
    Les enfants emmènent le louveteau. La jeune fille enveloppe le petit animal dans une couverture en peau de tigre et le prend dans ses bras. Le bébé loup s’endort dans les bras de Glouna. Ils le ramènent à la grotte.
    Leur grotte est un abri sous roche. Il y a beaucoup de dessins d’animaux sur les parois des murs. Comme animaux représentés, il y a des chevaux, des mammouths, des bœufs, des taureaux et des rhinocéros laineux. Il y a des tentes en peaux de bêtes à l’entrée de la grotte et un feu de campement pour éloigner les animaux dangereux et tenir chaud aux êtres humains. Ils sont chaudement habillés avec des peaux de bêtes. Les habits sont cousus avec des tendons. Les humains ont des arcades sourcilières proéminentes et un gros nez.
    En arrivant dans la grotte, le garçon cache le bébé loup sous un gros tas de peaux et de fourrures. Pendant la nuit, le petit animal sort sa tête pour regarder où il est et voir si sa maman louve est là. Comme il ne la voit pas, il sort de dessous les peaux, fait le tour de la grotte et, ne la trouvant pas, se met à gémir.
    Le clan découvre qu’il y a un louveteau dans la grotte et est inquiet. Les enfants se sont réveillés et ils supplient les membres du clan de garder le louveteau. Un des adultes veut mettre le bébé loup dehors, mais les autres membres s’y opposent et le louveteau peut rester avec eux.
    Le clan considère que le loup est un animal très mystérieux. Ils craignent la puissance des loups qu’ils pensent être des animaux magiques qui influencent le sort des humains.

    Nous vous remercions beaucoup pour votre lecture et attendons la suite de cette passionnante aventure.

    Classe de Carole Garcia 5P-6P, Ecole de Grand-Salève, Veyrier

    • Classe de Carole Garcia 5P-6P, Ecole de Grand-Salève, Veyrier

      Impression générale

      Mission en grande partie réussie, bravo ! Il y a d’excellentes idées, les descriptions de la grotte et des habitants sont riches en détails. L’histoire ressemble beaucoup à ce que j’ai imaginé ! Continuez dans cette narration très soutenue par des adjectifs judicieusement choisis !

      Points à améliorer

      Les dialogues à créer, bien sûr, qui donneraient son épaisseur à votre excellente histoire.

  21. Chers enfants, chères institutrices, chers instituteurs,

    Voici la première mission achevée. J’ai répondu à chaque groupe et j’espère que mes remarques et suggestions vous apporteront de l’énergie pour progresser dans votre écriture lors de la deuxième mission…

    Je vous invite à lire les textes et les commentaires des autres qui vous donneront ds indications sur ce qui convient ou ne convient pas au projet.

    Sachez que je suis enchanté de vos textes qui m’ont fourni de la matière pour créer le texte qui nous servira de début. Grâce à vos plumes, merci !

    Vous trouverez ci-dessous ce texte que j’ai écrit en m’inspirant le plus possible des vôtres, tout en essayant de satisfaire aux exigences narratives d’un texte qui aspire à une publication !

    Ce début d’histoire servira de base à notre deuxième mission.

    Deuxième mission :

    Vous allez maintenant décrire l’intégration du louveteau dans le clan.

    Quel nom lui donnent les enfants ?

    Comment les enfants lui apprennent à chasser ?

    Quelle est la vie au printemps et en été dans la toundra, lorsque le clan se déplace.
    Lorsqu’ils quittent la grande grotte où ils ont passé l’hiver, dorment-ils dans des huttes ?
    Des tentes ? Des petits abris sous-roche ? Ou sous un gros rocher, ce que les archéologues appellent abri sous-bloc ?

    Faut-il introduire de nouveaux personnages ? Lesquels ?

    Pour l’instant on a :

    Plume-Noire et Petit-Renard
    Oeil-de-Lynx et Cerise
    Coeur-de-Bison

    On ne sait pas si Petit-Renard a un papa, est-il mort comme la maman ? Est-il un frère d’un des parents de Plume-Noire ?

    Croisent-ils d’autres animaux ?

    Le loup est-il utile pour donner l’alerte ?

    A travers quelques courts épisodes et aventures, vous allez le laisser grandir et devenir un jeune loup blanc.

    Ainsi, il sera prêt pour la troisième mission : une rencontre peut-être ?

    Mais je ne vous en dirai pas davantage…

    Je vous souhaite une belle mission. Si possible, regroupez vos textes pour que j’aie autant de textes que de classes. Cela vous obligera à collaborer pour intégrer toutes les idées et les critiquer pour choisir les meilleures. Et n’oubliez pas : vos textes ne doivent pas être des résumés mais des textes vivants avec descriptions et dialogues !

    A vos plumes !

    Et excellentes fêtes de fin d’année à toutes et tous !

    Bien à vous

    Olivier

  22. Le retour de Grand-Loup-Blanc

    — Tu ne dois surtout pas croiser son regard, Plume-Noire, l’avertit Petit-Renard. Tu as bien écouté Coeur-de-Bison lorsqu’il nous a parlé des névés ?
    Pour l’heure, la jeune fille semblait n’écouter personne, et surtout pas son compagnon. Si elle écoutait quelque chose, c’était son cœur…
    Elle s’approcha de la petite boule de poils recroquevillée sur elle-même devant l’entrée de la tanière.
    Le fond de l’air, plus doux, annonçait le printemps et le louveteau avait dû s’enhardir à sortir son museau de l’abri. Avec l’insouciance des jeunes animaux, ignorant tout du drame qui venait de se jouer non loin de là, il se chauffait au soleil.

    Pourtant, bien plus tôt dans la matinée, la journée s’annonçait splendide lorsque les deux enfants avaient quitté la grotte où le clan passait l’hiver.
    — Vous resterez bien dans le vallon, avait insisté Cerise, la maman de Plume-Noire. Une fois vos pièges relevés, vous reviendrez vite m’aider à trier les branches sèches dans la réserve. C’est bien compris ?
    Après voir rassuré Cerise, qui servait également de maman à Petit-Renard depuis que la sienne s’était égarée dans la toundra lors d’une terrible tempête de neige, les enfants s’étaient équipés.
    Chaussés de bottes de peau cousues avec des tendons, ils avaient revêtu chacun une lourde tunique de peau d’ours fermée par une ceinture de cuir de bison. Ils avaient emporté deux solides épieux munis de pointes acérées de silex, et bien sûr, leurs frondes. Et leur luge, car on ne savait jamais ce que les esprits de la toundra pouvaient nous apporter.
    Arrivés dans le petit bois de bouleau nains qui tapissaient les pentes du vallon, ils avaient relevé leurs collets avec soin. Lors de la brusque détente de l’arbuste recourbé auxquels ils étaient fixés, les nœuds coulants avaient capturé deux lièvres variables et trois perdrix des neiges. Ils s’apprêtaient à rebrousser chemin avec leur butin matinal, pour retrouver la chaleur des foyers de leur grotte, lorsque le rire d’une hyène attira leur attention.
    Si les hyènes mangeaient les carcasses des animaux morts, elles chassaient aussi les animaux isolés. Parfois, il suffisait de les effrayer pour qu’elles lâchent une proie blessée ou fraîchement abattue. Les chasseurs n’avaient alors qu’à la ramener sans effort à la grotte, éventuellement après l’avoir achevée
    — On va voir ? avait suggéré Plume-Noire.
    Plus prudent de nature, Petit-Renard avait hésité :
    — Tu crois que…
    Mais déjà, la jeune fille avait sorti sa fronde, y plaçant une pierre bien ronde et empoignant son épieu. Sous peine de passer pour un lâche, le garçon avait dû la suivre.
    Plus haut sur la pente, derrière des bosquets de pins nains, ils avaient croisé des traces de lutte dans la neige compacte du sous-bois. Une longue traînée de sang s’étirait en direction des hauteurs du vallon. Mais un nouveau rire saccadé avait attiré leurs regards vers la silhouette de deux hyènes en position d’attaque.
    Deux jeunes femelles en vadrouille.
    Instinctivement, Plume-Noire avait fait tournoyer sa fronde, imitée par Petit-Renard. Leurs projectiles s’étaient écrasés sur les flancs des charognards qui avaient sursauté avant de détaler sans demander leur reste.
    Poussés par la curiosité, les enfants s’étaient précipités vers ce qui faisait rire les hyènes de satisfaction…

    Et maintenant, tous deux caressaient une petite boule de poils.
    De poils blancs.

    — Tu sais bien qu’on ne peut pas ramener un petit névé à la grotte, insista Petit-Renard. Coeur-de-Bison le chassera avec l’assentiment de ton père, Oeil-de-Lynx. Quand l’Homme Sage et le chef du clan sont d’accord, que peuvent faire deux gamins comme nous ?
    — Pas question de le laisser là tous seul ! rétorqua Plume-Noire en serrant le louveteau contre son cœur. Les hyènes reviendraient et…
    — C’est la loi de la toundra, poursuivit Petit-Renard, agacé. Laisse-le ici, sa mère reviendra !
    — Ah oui ? Parce que tu fais semblant de ne pas avoir vu les traces de sang ? Elle a dû aller mourir dans la toundra !
    — Bon, admettons, reprit le garçon, crois-tu vraiment que les névés prendraient soin d’un bébé humain ? Ils le dévoreraient, oui !
    — Pas du tout, Tante Feuillette raconte que le bébé d’un autre clan a été recueilli et nourri par une meute de névés.
    — Des sornettes de vieille femme ! répondit le garçon d’un ton méprisant.
    La jeune fille ne répondit pas. Elle plaça le louveteau dans la besace de peau de loutre qu’elle portait en bandoulière, chargea et attacha le gibier sur la luge. Puis, d’un regard déterminé, elle défia son compagnon :
    — Je le cacherai dans la petite grotte de remise à bois. Tu n’auras qu’à faire celui qui ne sait rien : je me débrouillerai toute seule !
    Sur ces paroles cinglantes, Plume-Noire s’attela à la luge et s’enfonça dans la neige en direction de la grotte.

    A leur arrivée, les enfants bifurquèrent discrètement vers la remise à bois. Ils cachèrent le louveteau, attaché à une pierre par un lacet de cuir, derrière une pile de fagots et de branches bien sèches. Ils se rendirent ensuite dans la grotte pour se présenter à Cerise et Oeil-de-Lynx :
    — Magnifique prise ! s’exclama ce dernier en voyant le gibier qu’ils ramenaient.
    — Ce sera notre repas du soir, renchérit sa femme.
    Les enfants sourirent, un peu gênés, embarrassés par leur secret.
    — Maman, on aimerait s’occuper du bois tout de suite, pour être libres plus tôt, dit Plume-Noire.
    Cerise se demanda ce qu’il leur prenait : d’habitude, les enfants se faisaient plutôt prier pour les corvées…
    — Oui, allez-y ! Vous savez ce qu’il y a à faire ou dois-je venir vous montrer ?
    — Non, non, on va se débrouiller répondit Petit-Renard d’une voix mal assurée.
    — On peut prendre un peu de viande fumée, maman ?
    — Bien sûr ma fille, dit Cerise en décrochant deux tranches de viande de renne du bâton fiché dans une faille duquel elles pendaient, à l’abri des rongeurs.
    Autour des six foyers qui éclairaient le vaste espace de la caverne, chacun vaquait à ses tâches quotidiennes face à la vaste entrée voûtée. Les chasseurs avaient débusqué un vieux bison isolé par la récente tempête et avaient ramené sa viande enroulée dans sa peau. Déjà, deux femmes s’activaient à en gratter la chair de l’intérieur, avant de l’étendre sur des tendeurs pour la faire sécher. Elle ferait une belle couverture. La viande était mise à fumer sur des claies alignées au-dessus des foyers. Lièvres et perdrix seraient au menu du clan lors du repas du soir, et déjà, on les plumait et dépiautait pour les préparer.
    Dans la vaste caverne où le clan des Touna hivernait, le travail ne manquait pas. Là, on taillait le silex avec des percuteurs de pierre et d’os. Là on perçait des peaux pour les assembler en vêtements. Le vannier tressait ses paniers avec de longues aiguilles de pin. Une femme fabriquait des récipients en écorce de bouleau.
    Les enfants sortirent sans se faire remarquer, surtout pas par des camarades de jeu. Ils entrèrent dans la remise et un léger jappement les guida vers leur petit protégé.
    Mais lorsque Plume-Noire le prit dans les bras, une voix s’éleva dans la pénombre :
    — Je me suis demandé pourquoi vous étiez passés par ici avant de livrer votre gibier. Vous croyiez le cacher au clan jusqu’à quand ?
    Les enfants sursautèrent.
    Ils connaissaient cette voix : c’était celle de Coeur-de-Bison.

    — Quel appétit les enfants ! Vous avez fait honneur au gibier que vous avez rapporté !
    Cerise avait servi de grosses portions aux enfants. Et ils en avaient redemandé. La viande du lièvre était savoureuse bien que maigre, eu égard à la saison. Plume Noire en avait caché discrètement quelques morceaux dans un petit sac d’écorce de bouleau : elle avait une petite gueule à nourrir, quelle que soit la décision que les enfants attendaient.
    Les enfants croisèrent le regard de Coeur-de-Bison. Ce soir-là, tout le clan était réuni autour du foyer central. L’Homme Sage leva son bâton sculpté pour demander la parole. Il paraissait encore puissant malgré son âge avancé. Son regard perçant balayait l’assemblée, se nourrissant de la lueur des flammes. Il avait revêtu son bonnet orné du crâne et des cornes d’un bison, son animal totem. Son visage tatoué était creusé de longs sillons qui accentuaient sa gravité en cet instant.
    — Frères et sœurs Touna, cette nuit, j’ai eu une vision. Et elle s’est révélée juste. Vous connaissez tous l’histoire de notre ancêtre Grand-Loup-Blanc. Séduit par le regard d’une femelle, il avait rejoint sa meute, transformé en névé. Il avait pris le nom de Grand-Loup-Blanc. Depuis, notre clan évite les névés ou les tue dès qu’il les croise afin de ne pas subir la même malédiction.
    L’Homme Sage fit une pause. De son bâton, il traça un signe sur la cendre du foyer. Il regarda les enfants, qui baissaient le regard, s’attendant à la sentence qu’ils redoutaient.
    Pourtant, dans la remise à bois, Coeur-de-Bison ne les avait pas grondés. Il avait pris le louveteau dans ses bras avec beaucoup de respect. Il lui avait parlé comme s’ils se connaissaient. Il l’avait alors rendu à Plume-Noire, avant de se lever et de se diriger vers la sortie.
    — Alors on le garde ? avait osé la jeune fille.
    Le vieux chaman s’était retourné avant d’ajouter.
    — Vous avez transgressé un tabou. Vous saurez notre décision ce soir. Je dois convoquer le conseil des chasseurs.
    Les enfants s’attendaient au pire lorsqu’ils étaient revenus à la grotte pour le repas du soir.
    Coeur-de-Bison repris la parole, dans un silence presque total, si ce n’était une sorte de ronronnement provenant de la pelisse d’ours qui le vêtait :
    — Notre ancêtre Grand-Loup-Blanc s’est manifesté en rêve. Revenu du pays des névés morts, son esprit m’a contacté pour m’annoncer qu’il serait bientôt de retour parmi nous. Et que nous devrions l’accepter car il en allait de la survie du clan.
    A ces mots, le chaman sortit le petit névé de sous sa pelisse et le brandit haut devant l’assemblée. Devant les cris apeurés d’une partie des Touna, le louveteau s’agita et commença à pleurnicher. Plume-Noire regarda son père, les yeux émus.
    — Papa, ça veut dire… que…
    Elle n’osait pas terminer sa phrase. Oeil-de-Lynx vint à son secours.
    —… que les Touna te confient notre ancêtre. Vas-y, prend-le !
    Coeur-de-Bison remit la petite boule blanche dans ses bras. Immédiatement, la jeune fille sortit un morceau de lièvre de son sac qu’elle se mit à mâcher. Puis elle fit ce que toute mère louve ferait : elle le recracha pour le donner au louveteau.

    File: LeretourdeGrandloupblanc.docx

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