2ème étape

Chers enfants, chères institutrices, chers instituteurs,

Voici la première mission achevée. J’ai répondu à chaque groupe et j’espère que mes remarques et suggestions vous apporteront de l’énergie pour progresser dans votre écriture lors de la deuxième mission…

Je vous invite à lire les textes et les commentaires des autres qui vous donneront des indications sur ce qui convient ou ne convient pas au projet.

Sachez que je suis enchanté de vos textes qui m’ont fourni de la matière pour créer le texte qui nous servira de début. Grâce à vos plumes, merci !

Vous trouverez ci-dessous ce texte que j’ai écrit en m’inspirant le plus possible des vôtres, tout en essayant de satisfaire aux exigences narratives d’un texte qui aspire à une publication !

Ce début d’histoire servira de base à notre deuxième mission.

Deuxième mission :

Vous allez maintenant décrire l’intégration du louveteau dans le clan.

Quel nom lui donnent les enfants ?

Comment les enfants lui apprennent à chasser ?

Quelle est la vie au printemps et en été dans la toundra, lorsque le clan se déplace. Lorsqu’ils quittent la grande grotte où ils ont passé l’hiver, dorment-ils dans des huttes ?
Des tentes ? Des petits abris sous-roche ? Ou sous un gros rocher, ce que les archéologues appellent abri sous-bloc ?

Faut-il introduire de nouveaux personnages ? Lesquels ?

Pour l’instant on a :

  • Plume-Noire et Petit-Renard
  • Oeil-de-Lynx et Cerise
  • Coeur-de-Bison

On ne sait pas si Petit-Renard a un papa, est-il mort comme la maman ? Est-il un frère d’un des parents de Plume-Noire ?

Croisent-ils d’autres animaux ?

Le loup est-il utile pour donner l’alerte ?

A travers quelques courts épisodes et aventures, vous allez le laisser grandir et devenir un jeune loup blanc.

Ainsi, il sera prêt pour la troisième mission : une rencontre peut-être ?

Mais je ne vous en dirai pas davantage…

Je vous souhaite une belle mission. Si possible, regroupez vos textes pour que j’aie autant de textes que de classes. Cela vous obligera à collaborer pour intégrer toutes les idées et les critiquer pour choisir les meilleures. Et n’oubliez pas : vos textes ne doivent pas être des résumés mais des textes vivants avec descriptions et dialogues !

A vos plumes !

Et excellentes fêtes de fin d’année à toutes et tous !

Bien à vous
Olivier

Olivier May attend la suite de l’histoire pour le 12 janvier.

Les commentaires qu’il a publiés à la suite de votre premier envoi devraient vous aider à améliorer encore vos récits qui étaient déjà fort intéressants. Nous vous rappelons que chaque classe ne doit envoyer qu’un seul texte.

29 réflexions au sujet de « 2ème étape »

  1. Bonjour,

    Tout d’abord, bonne année à tous! Qu’elle apporte joie et bonheur à chacun.
    Nous serons en camp de ski du 8 au 12 janvier, nous avons donc dû activer avant Noël afin de produire notre deuxième mission. Peu de temps, mais nous y avons tous travaillé.
    Voici notre texte :

    Après une longue nuit de sommeil, le louveteau se réveilla.
    – Regarde, il neige, dit Plume-noire à Petit -renard.
    – Oh, j’ai une idée. On n’a pas donné de prénom au louveteau; pourquoi ne pas l’appeler Flocon?
    – Oh oui, c’est une super idée mais pourquoi Flocon?
    – Car il est blanc comme la neige qui tombe aujourd’hui.
    Les deux enfants se levèrent et se dirigèrent vers la tribu qui était en train de se réchauffer au près du feu.
    Grand-chêne se leva :
    – Je pars du clan, ce n’est pas normal de garder ce louveteau au sein du clan, il va nous apporter de la malédiction.
    – Ne pars pas, tu ne survivras pas tout seul, dit Cœur-de-bison.
    – Je n’ai pas besoin de vous, je me débrouillerai tout seul, mais vous verrez, vous allez le regretter.
    – Prends tes armes au moins pour te protéger, répond Cerise très inquiète.
    Tous regardèrent Grand Chêne s’en aller dans la tempête. Cœur-de-bison resta figé, ne sachant pas quoi faire. « Il reviendra vite, j’en suis certain. « , pensa-t-il!
    Quelques jours après l’évènement, les enfants décidèrent d’apprendre à chasser au louveteau.Pendant que Plume-noir et Petit-renard étaient en train de relever les pièges de perdrix gris cendrés, Flocon s’éloigna et rencontra un loup qui achevait sa proie. Flocon terrifié n’arriva plus à bouger. Le loup sentit une présence et se retourna. Il vit Flocon. Ils se reniflèrent et sympathisèrent. Le loup lui montra alors comment chasser et attraper une proie. Ce que Flocon ne soupçonnait pas, c’est que c’était son père qui lui apprenait à traquer des proies. Il s’appelait Éclair.
    – Viens on rentre, il commence à se faire tard, dit Petit-renard.
    – Bon d’accord, on rentre, répondit Plume-noir. Mais où est Flocon? Flocon ! Flocon!
    À cet instant, Flocon entendit ses amis et rebroussa chemin non sans avoir salué son nouvel ami.
    – Ah tu es là Flocon! Rentrons maintenant! dit Plume-noir.
    Arrivés à la grotte, ils mirent Flocon au chaud et lui donnèrent un petit bout de viande. Pendant ce temps, les adultes entendirent des bruits venant de l’extérieur. Dans la tempête de neige, la silhouette d’un homme s’approchait du clan. C’était Grand chêne. Il arrivait avec son nouveau clan les Radvïk. Ils étaient armés jusqu’aux dents. Ils venaient attaquer le clan pour voler la fourrure du louveteau.
    – Que venez-vous faire chez nous? demanda Cœur de Bison
    – Nous savons que vous avez un louveteau blanc. Nous le voulons pour faire une couverture pour le nouveau-né du chef des Radvïk.
    – Alors il faudra me passer sur le corps, répondit Cœur de Bison. Crinière, Faucon et Caramel, avec moi ! 4 contre 4! Soyons justes!
    La bataille fut rude et périlleuse. Finalement, il y avait deux blessés chez les Radvïk. Cœur de Bison regarda son ancien compagnon d’un regard d’incompréhension mais qui en disait long. Ils avaient tant partagé tous les deux. Depuis leur plus tendre jeunesse. C’est alors que Grand-Chêne eut des remords et pria ses nouveaux amis de capituler. Ces derniers partirent mécontents dans leur grotte. Ils étaient déçus de ne pas avoir eu Flocon.
    Le lendemain, alors que le soleil brillait sur la vallée et que le fond de l’air était plus chaud, Petit-renard demanda à Cœur de bison:
    – Pourquoi le louveteau n’a pas donné l’alerte hier?
    – Parce qu’il est trop petit et insouciant, répondit le chef. Il faudra que vous lui appreniez quelques astuces. Il faudra aiguiser son flair.
    – Au fait, j’ai une autre question. Où est mon papa ?
    Il y eut un grand silence. Cœur de bison se leva et s’approcha vers Petit- renard . Il soupira et lui raconta toute l’histoire de son père.
    – Il y a 10 ans, on a fait une bataille contre les Radvik . Cette fois-là, nous avions perdu. On a eu 3 blessés et 2 morts. Ton papa faisait partie des morts…
    Petit-renard pleura.
    – Ne pleure pas , lui dit Cœur de bison.
    Le lendemain, Petit-Renard apprit à Flocon à renifler différentes proies. Mais Flocon ne semblait pas intéressé. Ce dernier aimait jouer avec son ami. Plume- noir apporta alors un fruit.
    – Nous allons voir ce que fait Flocon… dit-elle.
    Flocon sentit le fruit, se lécha les babines et l’avala!!
    Elle lui tendit alors un morceau de perdrix. Le louveteau le sentit et s’en alla.
    – Que lui arrive-t-il?? Pourquoi n’aime-t-il pas la viande… interrogea Petit-renard.
    – Je ne sais pas, c’est un loup bizarre.
    Le mot végétarien n’existait pas encore… mais Flocon semblait bien être allergique aux perdrix.
    Les fleurs commençaient à pousser partout. Les baies fleurissaient sur les arbres. Le soleil rallongeait les journées. Tout le clan était de meilleure humeur. Il était temps de préparer les affaires car
    le clan part vivre ailleurs, pendant le printemps et l’été.
    – Youpi, on part vivre au bord de la rivière, dit Plume-Noire. On pourra se baigner!
    – Ouais, trop cool, répondit Petit-Renard.
    Le clan partit. Ils marchèrent longtemps pour arriver à la rivière. Ils y arrivèrent et construisirent des huttes sous une grande roche. Flocon partit pour faire sa première chasse. Il revint avec sa première proie….c’était un poisson.
    -Regardez tout le monde, Flocon a ramené un poisson, s’écrièrent en cœur Plume-Noire et Petit-Renard.
    Plus Flocon grandissait, plus il pêchait des perches, des brochets. Il lui arrivait quand même souvent de ramener des branches avec des petits fruits. Il grandit bien et devint un jeune loup.

    Voilà, nous espérons que nos idées seront bonnes ! Au plaisir de vous lire à notre retour du camp!
    Chaleureuses salutations
    Classe de 8FR521, de Cressier, Neuchâtel

    • Impression générale

      Quels progrès vous avez faits ! Bravo ! Votre suite du récit est très bien construite avec beaucoup de dialogues. La plupart sont très pertinents et montrent bien l’évolution de la situation. C’est une bonne idée de faire partir l’un des membres du clan. Mais pour qu’il revienne avec eux les attaquer, il faudrait peut-être préciser qu’il vient du clan des Radvik, ou qu’ils l’avaient recueilli et soigné alors qu’il était perdu dans la toundra, que sa femme est une Radvik ?
      Une des grandes difficultés que nous allons rencontrer est ce qu’on appelle la temporalité. Montrer que Flocon grandit et devient un jeune loup. Il faut donc une rupture temporelle marquée par une * entre deux paragraphe.
      Ici, c’est juste avant :
      « Les fleurs commençaient à pousser partout. »

      Autrement, ce genre de réflexion ne convient pas à ce type de roman :
      « Le mot végétarien n’existait pas encore… mais Flocon semblait bien être allergique aux perdrix. »

      Si le narrateur sait tout, il ne se place toutefois pas du point de vue du futur (par rapport à la préhistoire, bien sûr 🙂 )

      Points à améliorer

      Le texte gagnerait à entrer davantage dans les sentiments, les émotions et la psychologie des deux personnages principaux et du louveteau.
      Autrement, vous êtes sur la bonne voie.

  2. Voici le texte pour la classe de 8H de Monthey de Jessica Thomas

    Les enfants, contents d’avoir pu convaincre la tribu et fiers de la mission qui leur est accordée, ne quittaient plus le louveteau.
    Ils passaient beaucoup de temps à jouer avec lui ; ils se roulaient par terre, couraient dans tous les sens, faisaient des cabrioles à travers la toundra…
    – Maintenant que tu fais partie de notre famille, dit avec douceur Plume Noire, nous devrions te trouver un nom.
    – Que penses-tu de Croc Blanc ? proposa Petit Renard. Il aime tellement jouer avec ses dents et mordiller tout ce qu’il trouve.
    – Oh non, c’est un nom trop dur pour un si gentil loup, il est si mignon et si blanc…
    En comprenant que l’on parlait de lui, Petit Névé, s’approcha et mis tendrement sa patte sur son épaule.
    – Oh j’ai trouvé ! s’exclama la petite fille, que dirais-tu de Patte Blanche ?
    En guise d’acquiescement, Patte Blanche lui lécha la joue.

    Le loup, fatigué de sa longue journée et accompagné de ses deux compagnons, décida d’aller se coucher. Il se rendit dans le petit coin fabriqué par les enfants de la tribu. Il était fait de peau de mammouth et de quelques brindilles. Il s’endormit en repensant au joli nom que ses amis venaient de lui donner.
    Quand vint l’heure du repas, il se rapprocha du feu et des hommes. Ceux-ci le craignaient encore et évitaient de s’approcher de lui de trop près.
    – Ah, te voilà, Patte Blanche ! Tu as fait une belle sieste ? s’inquiéta Plume Noire. Tu as faim petit coquin ?
    – Tu ne crois pas qu’il serait temps pour lui de manger autre chose que de la viande séchée ? questionna Petit Renard.

    Le chef de la tribu s’approcha de sa famille :
    – Tu as raison, il faudrait qu’il apprenne à chasser. Grâce à son flair, il nous serait bien utile. Je pourrais le prendre avec moi et le glisser dans mon blouson de peau. Ainsi, il nous verrait agir et apprendrait comment il devrait faire. Puis nous l’entrainerions sur des proies plus petites jusqu’à ce qu’il soit suffisamment grand pour chercher sa nourriture tout seul.
    – Vite ! Vite ! Quand partons-nous Œil de Lynx ? s’exclamèrent les enfants en chœur.
    – Mais vous êtes trop petits ! Il vous faudra d’abord réussir les étapes d’initiation qui pourront débuter lorsque nous aurons rejoint les vastes plaines. Seul Patte Blanche viendra. Bientôt, nous partirons pour sa première initiation.

    Le lendemain matin, la tribu s’afférait aux tâches quotidiennes. Plume Noire, Petit Renard et Patte Blanche se rendirent auprès de leurs pièges. Tout l’hiver, ils leur avaient apporté de bien belles prises. Depuis l’épisode des hyènes, ils ne partaient plus sans leurs outils de chasse. Ils se sentaient en sécurité avec le loup à leur côté.
    – Regarde Petit Renard ! s’émerveilla son amie. La neige a déjà bien fondu, on voit désormais les herbes ! Il y a même les premières feuilles des arbres qui réapparaissent.
    – Tout là-bas ! Il y a un bison ! Le gibier revient enfin ! J’en ai marre de manger des perdix et des lièvres. Je me réjouis de pouvoir goûter à de la vraie viande !
    – Cœur de Bison m’a expliqué que notre tribu devrait bientôt se mettre en route afin que nous rejoignions les vastes terres vertes. Tous les troupeaux vont s’y rendre afin de passer l’été.
    – Miam ! Tu vois Patte Blanche, ces baies sont comestibles et sont excellentes. Mais tu dois faire attention car il y a des piquants sur les branches.
    A ces mots, Petit Renard prit une grande bouchée de baies rouges et les mangea. Curieux, le louveteau fit de même et ….Aie Aie Aie ! Il se piqua le museau en voulant en goûter une. Pris d’un fou-rire, le garçon lui conseilla :
    – Oh mon pauvre ami ! Tu dois tendre ton museau et les attraper du bout des babines.
    Plume Noire, qui avait la responsabilité de protéger Patte Blanche, lui en cueillit quelques-unes afin qu’il puisse y goûter sans risquer de se faire mal. Le reste fut mis dans la besace pour la tribu.

    A leur retour, les enfants furent étonnés de voir que toute la tribu s’était réunie autour du grand foyard. Les éclaireurs et Œil de Lynx étaient en grande discussion. Eux aussi avaient constaté que la fin de l’hiver approchait. Ils revenaient de la grande rivière dont l’eau est bleue où ils étaient partis quelques jours plus tôt.
    Les Tounas, devaient à leur tour, s’y rendre, mais les adultes avaient peur :
    – De quoi avez-vous peur mes amis ? demanda Œil de Lynx lorsqu’il prit la parole.
    – Les éclaireurs nous ont rapporté qu’il y avait déjà de nombreux ours ! Ils sont en avance sur nous.
    – Nous sommes assez forts pour les combattre ! tenta de les rassurer le chef de la tribu.
    Effrayé, Cœur de Pierre prit la parole à son tour :
    – Et si ils nous attaquent et que nos chasseurs se font tuer, que deviendrons-nous ?
    – Mais les ours seront trop occupés à pêcher et ils ne remarqueront même pas notre présence. Les rassura l’un des hommes.
    – J’accepte de venir uniquement si je peux prendre avec moi mon silex et que les chasseurs les plus forts nous protègent ! proposa Homme Peureux.
    – Ecoutez, il n’y a plus rien de bien pour nous dans cette région, nous devons partir si nous voulons nous nourrir. C’est décidé, le temps de rassembler nos affaires et nous partirons.
    La nuit passa et le lendemain, tout le monde se mit à se préparer pour le départ. Les femmes organisaient les grands sacs avec toutes les affaires de la tribu : les peaux de mammouth, les outils, les vêtements et les armes pour chasser. Les hommes harnachaient les animaux : les chevaux et les bisons domestiqués porteront ce que la tribu décide de transporter avec eux et démontaient les tentes d’os.
    Pendant ce temps, les enfants confectionnaient, avec des bouts de peau qu’ils tissaient, des filets pour attraper et transporter les poissons qu’ils pêcheraient à la rivière. Plus tôt dans la journée, Œil de Lynx le leur avait demandé :
    – Il faudra les faire solides, cette année, beaucoup de saumons seront en migration. Ils remontent la rivière pour aller se reproduire et comme l’eau est basse, nous n’aurons plus qu’à ramasser ceux qui sont coincés dans le lit de la rivière.
    – Heureusement que certains de nos amis sont de bons pêcheurs, lui avait répondu Plume Noire, Arpon Vaillant est le meilleur d’entre nous.

    Peu de temps avant les préparatifs, les hommes de la tribu étaient partis chasser afin de prendre un peu de réserve de nourriture pour le long trajet qui les attendait.
    Patte Blanche s’était réveillé tôt. Il était tout excité et n’arrivait plus à dormir. Il léchait le visage de Plume Noire et de Petit Renard :
    Vite vite, réveillez-vous, c’est mon premier jour de chasse aujourd’hui ! semblait-il dire avec ses couinements.
    – Oh, mais je voulais encore dormir moi ! baillait Petit Renard,
    – C’est bon, après tout, c’est un grand jour pour lui, il doit tellement se réjouir !
    Le jeune loup avait déjà vu plusieurs meutes de loups chasser dans les environs. Il accompagnait parfois les chasseurs durant leurs déplacements et servait d’éclaireur. Il adorait ça ! Parfois, Œil de Lynx et Plume Noire lui montraient et lui expliquaient comment faire.
    – Au début, tu repères ta proie, ensuite tu te caches sous les herbes, tu avances lentement jusqu’à ce que tu sois près, tu attends et tu lui sautes dessus.
    Son envie de chasser grandissait de jours en jours et aujourd’hui, il allait enfin pouvoir assouvir son désir.
    Les enfants allèrent rejoindre Œil de Lynx, Griffes d’Or et deux autres chasseurs de la tribu. Ils leur confièrent, le louveteau, eux ne pouvant pas venir à cause de leur âge.

    Durant les jours qui suivirent, les Tounas, s’étaient rendus à la rivière et avaient pu pêcher de nombreux poissons. Ils avaient profité des beaux jours pour les faire sécher afin de les conserver plus longtemps. Le printemps touchait à sa fin et au coin du feu, Plume Noire et ses parents discutaient :
    – Il va falloir que nous changions de camp. annonça Œil de Lynx à Cerise.
    – Mais pourquoi devons-nous partir lui ? demanda sa fille ?
    – Parce que nous avons pêché tous les saumons de la rivière et l’été approche à grand pas ce qui veut dire que l’herbe repousse et les animaux arrivent. répondit Cerise.
    – Oh et nous allons pouvoir chasser plein de gros gibier ! se réjouit Plume Noire.
    – Oui et maintenant que le loup sait chasser, il pourra nous aider et ce sera plus facile.
    – Mais où allons-nous camper ?
    – Est-ce que tu te rappelles l’an passé ? Nous étions dans la grande plaine verte !
    – Ah oui je me souviens, nous avions placé la zone de chasse, là où les chasseurs attendaient le gibier pour pouvoir rapporter à manger. Il y avait aussi la halte de garde un peu plus loin, là-bas certains membres de la tribu préparaient les peaux et la viande. Nous avions construit un abri fait de pieux et de branchages.
    – Tu as une très bonne mémoire. répondirent les parents.
    – Il est temps de partir, finissons de prendre nos affaires et mettons-nous en route.

    Le trajet était long et sinueux. La tribu décida de passer la nuit dans des gorges afin de se mettre à l’abri du vent qui venait de se lever. Une fois les habitations montées, tous décidèrent d’aller se coucher car ils étaient très fatigués. Blottis, les uns contre les autres, ils s’endormirent.
    Au-milieu de la nuit, Patte Blanche se réveilla, tous ses sens en alerte. Il avait senti une odeur spéciale grâce à son odorat très développé. Petit Renard, collé à lui l’entendit sortir et le suivit. Tout à coup, il se retrouva nez à nez avec un ours, attiré par l’odeur du poisson séché. Le loup courut très vite chercher les chasseurs en hurlant de toutes ses forces !
    – Au secours, au secours !
    – Mais je connais cette voix et ce hurlement ! dit Œil de Lynx en se réveillant en sursaut.
    Sans réfléchir, il prit ses affaires et alla secourir le petit garçon en détresse. Guidé par Patte Blanche, il arriva rapidement sur les lieux de l’attaque. Les deux compères décidèrent d’allier leur force pour combattre l’ours, le temps que les autres chasseurs arrivent aussi.
    Le loup dressa sa queue, leva les oreilles, hérissa ses poils et remonta ses babines. Puis il bondit en direction de la bête force. De sa lance, le chef de la tribu essaya d’éloigner l’ours.
    Heureusement, le reste du clan arriva près d’eux pour leur porter secours. La bataille était terrible. L’ours donnait des grands coups de griffes et de sa patte, il cassait les armes des chasseurs. Malheureusement, il arriva à en toucher un et planta ses griffes pointues dans son torse. La flèche un feu du grand chaman toucha le prédateur qui partit en courant dans les gorges.
    – Oh non, nous venons de perdre un de nos meilleurs hommes ! sanglotait Œil de Lynx.
    – Je suis tellement désolé, je n’aurai jamais dû sortir de la tente… gémit le garçon.
    – Si tu ne l’avais pas fait, cet ours aurait mangé toutes nos réserves et s’en serait peut-être pris à nous, tu as bien fait, ne t’inquiète pas ! tenta de la rassurer le chaman. Pour honorer sa mémoire, nous allons le nommer : Griffe d’Ours. Venez mes amis, il faut que nous procédions au rituel.
    Les plus forts de la tribu, accompagnés de quelques femmes, partirent chercher le corps du courageux chasseur. Ils l’amenèrent auprès de Cœur de Bison qui leur demanda de le déposer sur la peau de bête. Soigneusement, il le recouvrit d’une autre et prit la parole.
    – Voici Griffe d’Ours, pour t’accompagner dans ce voyage, nous te donnons ta lance en pointe de silex et cette griffe trouvée près du lieu de la bataille. Maintenant que tu as ton totem, tu es protégé au pays des immortels. Pour éloigner notre tristesse, chantons.
    Autour du grand feu, toute la tribu débuta des danses et des chants, dans le but de chasser les mauvais esprits.
    – Tu resteras à jamais gravé dans notre cœur, continua le chef de la tribu, tout comme Prunelle, tu nous guideras et tu nous protégeras.
    – Mais qui est cette femme ? questionna Petit Renard.
    – Il y a 10 ans, une femme a rejoint le paradis des immortels en donnant naissance à un enfant…
    – Non, le coupa Cerise, il est encore trop jeune pour connaitre cette histoire !
    – Il est pourtant tant qu’il découvre la vérité, le coupa Cœur de Bison, continue Œil de Lynx.
    – Peu de temps après la mort de sa femme, son mari prit la fuite en direction de la toundra et laissa à l’entrée de la grotte un petit garçon. Depuis, nous ne l’avons jamais revu.
    – Et cette femme et ce chasseur, ce sont…. Les yeux remplis de larmes, Petit Renard ne put pas continuer.
    – Oui mon chéri, il s’agit de ton papa et de ta maman. le consola Cerise qui avait accueilli le garçonnet comme son propre fils.
    – Taisez-vous ! les interrompit le chaman, les flammes essaient de nous dire quelque chose. Je vois une ombre dans le feu. C’est le Grand Loup blanc ! Il me montre que ton papa n’est pas mort Petit Renard et il sait où il se trouve. Il me dit que son esprit nous guidera et que Patte Blanche vous montrera le chemin pour le retrouver.
    Plume Noire prit son ami par la main, bondit et annonça à la tribu :
    – Nous allons chercher ton papa et le ramener parmi nous !
    La nuit fut courte car tout le monde s’était affairé à préparer des provisions pour la longue aventure des courageux enfants et du loup. Chargés de poisson séché, de baies et des armes les mieux taillées, les aventuriers prirent le chemin des Névés Eternels, comme annoncé dans la prédiction.
    Après plusieurs jours de marche, la fatigue se fit ressentir et l’allure des amis avait beaucoup diminuée.
    Alors qu’ils traversaient une toundra aride, Plume Noire entendit un bruit derrière elle :
    – Vous aussi vous l’avez entendu ? Qu’est-ce que cela pourrait bien être ?
    – Je n’ai rien entendu. lui répondit son compagnon, tu dois être fatiguée.
    – J’ai vraiment entendu quelque chose, c’était tout près.
    – Mais il n’y a rien que des cailloux autour de nous ! s’impatienta Petit Renard.
    – Continuons notre chemin et arrête d’avoir peur !
    Hésitante, elle fit quelques pas en avant. Cette fois, ce fut au tour de Patte Blanche de s’arrêter. Son attitude l’intrigua. Le loup semblait inquiet, il avait dressé ses oreilles et son nez sentait quelque chose.
    – Allez Patte Blanche, tu ne vas pas t’y mettre aussi. Il faut que nous avancions, mon papa a besoin de moi, nous devons nous dépêcher ! encouragea le jeune garçon.
    Plume Noire commençait à regretter de s’être lancée dans cette aventure, après tout, ils n’étaient que des enfants, comment pourraient-ils retrouver un homme dans cet endroit si hostile. Une ombre bougea et la sortit de ses rêveries. Non cette fois, elle ne rêvait pas. Quelque chose les suivait, elle en était sûre !
    – Arrête-toi Petit Renard ! Il faut que tu viennes voir ça !
    Arrivé à hauteur de sa copine, il fixa l’horizon. Elle avait raison, quelque chose les suivait. Derrière ce caillou, pointaient deux oreilles grises…

    • Impression générale

      Votre texte est très bien structuré, bien écrit et vous avez amélioré votre style, bravo ! Mais vous vous êtes laissé emporter par votre histoire et il est beaucoup trop long. Il fait 14’061 signes espaces compris (on peut obtenir cette info sous statistiques dans l’onglet révision de word).
      Bien sûr, vous avez répondu aux questions de la mission, y compris l’origine de Petit-Renard et le dressage de patte Blanche. Mais vous auriez pu condenser les informations et écrire deux fois moins de dialogues. Je compte toutefois m’inspirer de vos trouvailles pour vous proposer une suite. Et si la mort du chasseur et l’attaque de l’ours sont d’excellentes idées bien décrites, elles rallongent trop le texte.
      N’oubliez pas que nous écrivons une nouvelle et pas un roman. Dans ce cas, cela en ferait un joli chapitre. Si vous lisez mon recueil Tigres, vous verrez à peu près ce que représente une nouvelle : moins de 18’000 signes en tout !
      Considérons votre texte comme un exercice réussi malgré tout à cause de sa richesse et de sa qualité narrative. Mais je vous suggère de réduire sérieusement la voilure lors de la 3e mission. D’ailleurs, elle sera moins chargée, ce sera le moment fort de la nouvelle. Je suis sûr qu’avec la bonne plume qui est maintenant la vôtre, vous serez cette fois-ci en plein dans le mille.

      Points à améliorer

      Vous devez être très attentifs à respecter la temporalité :
      « Les enfants, contents d’avoir pu convaincre la tribu et fiers de la mission qui leur est accordée, ne quittaient plus le louveteau.
      Ils passaient beaucoup de temps à jouer avec lui. »
      Tout doit être au passé, on doit donc écrire la mission qui leur « était » confiée.
      « Il s’endormit en repensant au joli nom que ses amis venaient de lui donner ».
      Attention également à ne pas introduire des pensées trop humaines chez les loups. Déjà, les chiens mettent un peu de temps à comprendre que leur nom est bien un nom !

  3. Bonjour, voici le texte que nous avons rédigé pour votre 2ème mission. Nous espérons que bonnes idées s’y trouvent. La classe de 7-8H de Vérossaz.

    *
    Après la sentence réjouissante de l’Homme Sage , le conseil des chasseurs fut dissout et les membres Touna obtinrent la permission de quitter le foyer central. Plume Noire s’empressa, après avoir rassasié le jeune animal, d’aller remercier le patriarche de la tribu. Elle entraîna son copain avec elle et s’agenouilla devant Cœur-de-Bison.

    – Il est maintenant l’heure d’aller se reposer, les enfants ! ordonna Cerise en les entraînant vers le fond de la grotte. Les lits étaient séparés les uns des autres par un muret de pierres : les membres plus âgés étaient placés au fond alors que les jeunes plus proches des foyers.

    Comme les températures printanières le permettaient, Plume Noire et Petit Renard se couvrirent d’une peau de chevreuil, bien plus fine que celle d’un mammouth ou d’un rhinocéros laineux utile lorsque le climat de la toundra était beaucoup plus rigoureux.
    – Penses-tu qu’il faille donner un prénom à notre petite boule de poils blanche ? chuchota la jeune fille afin de ne pas trop déranger les autres membres qui s’assoupissait déjà.
    – Deux idées me sont déjà venues à l’esprit. répondit Petit Renard sur le même ton.
    – Quelles sont-elles ?
    – Petit Touna ou Petit Loup Blanc. La première parce que notre louveteau appartient désormais à notre tribu et donne un air plus masculin. La deuxième rappellerait Grand-Loup-Blanc.
    – Personnellement je préfère Petit Touna.
    – Je te suis ! optons pour ce prénom. Il faudra l’annoncer à toute la tribu ! Maintenant, silence et bonne nuit !
    Les enfants plongèrent ainsi dans un sommeil profond avec l’esprit un peu plus léger …

    Au lever du soleil, après leur petit déjeuner constitué de noix, de fruits rouges et d’un peu de viande fraîche, les deux enfants devaient effectuer leurs corvées journalières : débarasser le repas, chercher de l’eau à la rivière et du bois sec pour le feu. Ceci accompli, ils demandèrent ensuite la permission à Cerise de s’éloigner un peu de la grotte pour aller apprendre à chasser à Petit Touna. Il emmenèrent avec eux une peau de bête et de la viande pour récompenser l’animal. L’objectif était de faciliter son entraînement. Ils se rendirent dans la forêt la plus proche.
    – Mon petit, tu vas devoir sauter sur la vieille tunique de maman. suggérèrent les enfant en même temps.
    Ils attachèrent la peau à une ficelle en tendon et la tortilla afin que le louveteau réagisse.
    – En répétant l’exercice régulièrement et en profitant de son instinct animal, l’habitude de chasser émergera. s’enquit Petit-Renard satisfait.

    En rentrant à la grotte pour l’heure du souper, ils aperçurent des traces de pas menant probablement à une grotte d’un autre clan. Le trio entendit des bruissements dans les feuillages et aperçut une ombre humaine. Encore trop jeune pour défendre ses maîtres, le louveteau émit un jappement et se précipita, la queue entre les pattes, derrière les jambes frêles de Petit Renard.
    – Regarde par là ! hurla Plume Noire en montrant du doigt une silhouette prenant la fuite qu’elle reconnut malgré tout.
    – Hein ? questionna Petit-Renard interloqué.
    La jeune fille ne put s’empêcher de briser un solide secret familial et ajouta :
    – Cette personne prénommée Ecailles de Poisson est ton père, mais aussi mon oncle paternel. Mais chut… pour le moment je ne peux pas t’en dire plus.
    – Mais … Petit Renard était à la fois choqué de la nouvelle et excité de connaître davantage sur son histoire. Il était pourtant l’heure de rentrer souper… 

    De retour à l’emplacement de la grotte, les deux inséparables ressentirent une panique au sein de la tribu. Ils n’eurent pas le temps de raconter ce qui venait de leur arriver. Emigrer était obligatoire. La grotte s’était effondrée sous le poids d’un gros rocher. Il leur était désormais impossible d’y demeurer. D’habitude, la tribu se déplaçait seulement pour les douces saisons et suivaient la migration du gibier. Les hommes se contenta de porter les provisions de nourriture alors que les femmes prirent avec elles les réserves de peaux (vêtements et couvertures).

    Sur le chemin, qui parut plus long que d’habitude pour tout le monde en raison de la température de l’air, ils reconnurent la meute de hyènes qui avaient sans doute tué la maman de Petit Touna. Avant de trouver l’emplacement idéal pour planter de grandes huttes en peaux de mammouths, la tribu passa plusieurs nuits dans des abris de fortune. D’ailleurs, Plume Noire se plagnait régulièrement d’être épuisée malgré leur sac de couchage de chevreuil confortable. C’est là que le loup leur était d’une grande aide : il montait la garde lorsque les hommes se reposaient.

    Mais, non loin de là, un vilain serpent à dent d’or observait chaque nuit la tribu des Touna. Il avait pour habitude de dévorer sauvagement tout être vivant. Ainsi, un clan entier ne pouvait que le régaler. Avec l’aide de son alliée, Étoile du Nord, jeune fille échappée d’une attaque de hyènes, ils avaient pour projet d’attaquer les Touna. Malheureusement pour lui, depuis peu de temps, un jeune animal, toujours plus féroce de jour en jour, y avait été recueilli. Il en ressentait une peur affreuse et n’osait pas s’en approcher. Plus petit, un loup lui avait croquer le bout de la queue.
    – Il nous faut un plan d’attaque avant qu’ils s’installent plus confortablement ! grogna le serpent à sa compagne, tous deux cachés derrière une haie.
    – Bah … On a assez à manger pour le moment, non ?
    Qu’elle le veuille ou non, Étoile du Nord reçut l’ordre de se débarrasser du petit loup lorsqu’il serait assoupi pendant sa garde.

    • Impression générale
      Votre texte est bien écrit dans l’ensemble, et riche en informations et en dialogues très vivants. Par contre, Ecailles de Poisson arrive un peu comme un poil de mammouth dans la soupe aux orties. Il apparaît sans qu’il soit vraiment nécessaire à ce stade. Et plus loin, je pense que vous vous êtes un peu égarés dans un autre genre que la nouvelle préhistorique, sur la fin, avec le serpent qui parle et Etoile du Nord : le genre fantasy avec des créatures fantastiques. Alors que notre nouvelle se situe dans une préhistoire la plus proche possible de nos connaissances scientifiques.
      Par contre, l’idée du campement et du rôle de « chien de garde » du loup est bien exploitée et il y aura quelque chose à conserver.

      Points à améliorer
      Pour réussir la mission, il ne faudrait pas se laisser emporter et répondre simplement aux questions posées par le texte. Vous auriez pu parler d’Ecailles de poisson en quelques lignes, en disant qu’il était absent ou mort. Et vous auriez pu vous concentrer sur l’entraînement du louveteau qui est très bien décrit, bravo !
      Et dorénavant, comme chaque texte suivra un sous-chapitre marqué d’une *, vous devez commencer immédiatement dans la suite de l’intrigue.

      Par exemple, vous auriez pu commencer par :
      « – Il est maintenant l’heure d’aller se reposer, les enfants ! »
      Et ensuite préciser que Cerise leur donnait cet ordre après qu’ils soient allés remercier Cœur-de-Bison.

  4. Classe de 5FR31 Le Locle :
    L’hiver passait tranquillement. Au sein de la vie du clan, l’intégration du petit loup baptisé « Boule-de-Poils » se déroulait bien. Les plus anciens avaient réalisé qu’il était pratique de l’avoir pour donner l’alerte lorsqu’une bête sauvage approchait. Son flair permettait également de repérer plus facilement les proies.
    Un jour, Plume-Noire et Petit-Renard décidèrent qu’il était temps d’apprendre à leur ami à chasser tout seul. Ils partirent dans la toundra.
    – Nous pourrions lui lancer des bouts de viande !
    – Oui, bonne idée et nous nous cachons derrière un arbre pour qu’il ne nous voit pas.
    Boule-de-Poils adore ce nouveau jeu. Cependant, la maman de Plume-Noire est inquiète de les voir s’éloigner ainsi :
    – Les enfants, faites bien attention, je ne voudrais pas que vous disparaissiez comme les parents de Petit-Renard.
    – Mais, maman, le printemps arrive et il n’y a plus de brouillard. Il faut aussi que nous trouvions une nouvelle grotte un peu plus loin.
    – Oui, mais pour l’instant, nous resterons sous la tente.
    Les enfants rentrent dans la tente pour manger un gros dîner et reprendre des forces. L’après-midi, ils entendirent un bruit étrange. Ils appelèrent Boule-de-Poils et se dirigèrent vers le son… Le dos de Boule-de-Poils se hérissa plus ils approchaient. Il était sur ses gardes.
    Au détour du sentier, ils tombèrent en fait sur un petit lapin très mignon. Boule-de-Poils se précipita sur lui, mais les enfants l’arrêtèrent.
    – Laisse-le, il est trop petit pour être mangé.
    – Nous devons trouver autre chose à manger.
    Boule-de-Poils compris et repartit la truffe au vent. Une nouvelle odeur l’attira et il partit comme une flèche. Il sauta depuis un rocher sur le renard qu’il avait repéré. Tout content, il se retourna et vit que les enfants avaient disparu.
    Boule-de-Poils se mit à hurler et tout le clan l’entendit et accourut.
    Tous se mirent à la recherche de Plume-Noire et Petit-Renard. Cerise demanda à Boule-de-Poils de renifler leur odeur et de retrouver leur trace. Après de nombreux tours et détours, ils entendirent quelqu’un parler. Ils levèrent la tête et les virent coincés dans un piège et suspendus à un arbre.
    Cœur-de-Bison prit la parole :
    – Vite, il faut les délivrer ! Bravo Boule-de-Poils, grâce à toi, ils ont été sauvés.

    • Impression générale

      Votre mission est presque réussie. Vous avez réussi à ne pas vous laisser emporter par votre texte et à vous concentrer sur l’éducation du louveteau. Mais la fin de la mission nous fait un peu tourner en rond. Dans un roman, on aurait de la place pour raconter le sauvetage des enfants par Boule-de-Poils, mais dans une nouvelle, il faut faire des ellipses (sauts temporels), le laisser grandir et faire avancer l’histoire plus vite. Jusqu’à ce qu’il chasse. Néanmoins quelques bonnes idées comme celle des bouts de viande récompense.

      Points à améliorer

      La vraisemblance de certaines situations est à vérifier. Je doute qu’un jeune loup obéisse déjà à l’ordre de cesser de poursuivre un lapin puisque je n’arrive pas à l’obtenir de mon chien Malinois pourtant bien dressé 🙂 Et que les deux enfants soient suspendus à un arbre par la corde détendue d’un piège me paraît très aventureux 🙂
      Soyez attentifs à respecter la temporalité :
      « Les enfants rentrent dans la tente pour manger un gros dîner et reprendre des forces. L’après-midi, ils entendirent un bruit étrange.»
      Tout doit être au passé, on doit donc écrire les enfants « rentrèrent ».

  5. Bonjour à tous et bonne année. Voici notre texte. 6FR31 du collège du Corbusier au Locle ! Bonne lecture !

    Les jours passent et les enfants demandent la permission à Cœur-de-Bison de donner un nom au névé. Celui-ci le leur autorise.
    – Au fait, on ne lui a pas encore donné de nom ! Dit Petit-Renard.
    – Regarde comme son pelage est devenu clair, ajoute Plume-Noire.
    – Nous pourrions l’appeler Boule-de-Neige, répliqua le jeune garçon.
    L’hiver a laissé place au printemps. Le clan se déplace en emportant les peaux de bison cousues pendant l’hiver. Ils descendent vers la rivière où ils installent leurs tentes de peaux de bêtes. Un peu plus loin, ils trouvent une grotte bien cachée qui leur servira de garde-manger. Ils y déposent leur réserve de viande séchée.
    Boule-de-Neige dort dans la tente avec les deux enfants et les parents de Plume-Noire. Le névé grandit et la fillette s’inquiète.
    – Petit-Renard, il faut que nous apprenions à Boule-de-Neige à chasser sinon il ne saura pas se débrouiller seul plus tard.
    – Tu as raison, allons dans la forêt, j’ai une idée comment l’entraîner.
    Petit-Renard prend un bâton, un lacet de cuir et un bout de viande. Les enfants assemblent les trois éléments. Ils se placent devant le névé, ils tirent le bâton pour faire bouger la viande et Boule-de-Neige apprend à attaquer. Ils l’entraînent tous les jours à courir vite et à attaquer des proies toujours plus grosses.
    Un jour, alors qu’ils vont relever les pièges, les deux enfants trouvent un lièvre encore vivant. Petit-Renard dit :
    – Lâche-le !
    Plume-Noire le regarde d’un air malicieux, elle le lâche et crie :
    – Vas-y Boule-de-Neige, attrape-le.
    Le névé court, les enfants sont euphoriques et Boule-de-Neige réussit à capturer l’animal.
    Au clan, les Touna rencontre parfois quelques difficultés avec Boule de Neige. Un jour, ils trouvèrent la grotte des réserves presque vide, ils retrouvèrent des poils blancs et des traces du louveteau et ils comprirent que le névé avait mangé leurs provisions. Ils durent faire plus attention et trouver des cachettes où il ne pouvait pas accéder.
    *
    Petit Renard est au coin du feu et pleure. Cerise s’approche de lui et lui demande :
    – Que se passe-t-il mon garçon ?
    – Ma maman me manque et je me demande pourquoi mon papa n’est jamais revenu.
    – Il est temps que je te raconte ce qui s’est réellement passé. Quand ta mère n’est pas revenue, ton papa était très inquiet, il t’a déposé chez moi et il est parti la chercher dans la Toundra. Œil-de-Lynx a essayé de l’en dissuader, de lui dire que c’était trop dangereux, mais il avait tant de chagrin… Après quatre jours nous étions sans nouvelle de ton père. Entre temps, les hommes de notre tribu avaient retrouvé le corps sans vie de ta mère. Œil-de-Lynx a donc décidé de partir à son tour chercher ton père. Il a retrouvé sa dépouille non loin d’ici. Un tigre à dents de sabre l’avait attaqué, c’était trop tard, il était m…
    Cerise sent une boule se former dans sa gorge et les larmes lui monter aux yeux. Petit-Renard se serre contre elle, il pleure et finit par se calmer.
    – Merci Cerise. La vérité va m’aider à avancer.
    – Tu sais, Petit-Renard. Pour Œil-de-Lynx et moi, tu es notre fils et nous t’aimons comme nos autres enfants.
    Le temps passe, les Touna apprécient de plus en plus la présence du névé. A plusieurs reprises, il les a aidés. Un jour, le clan s’est fait attaquer et Boule-de-Neige les a défendus. Parfois il ramène du gibier au clan. Quand les hyènes approchent du garde-manger, Boule-de-Neige les chasse. C’est un vrai garde pour le clan, il trouve sa place et les hommes lui font confiance.
    Un jour, une femme se retira dans la grotte des naissances pour mettre au monde son premier enfant. Elle s’installa, seule et une hyène surgit. La femme avait peur. Boule de neige sentit le danger, il arriva et se battit avec la hyène. Le névé eu quelques blessures, mais il réussit néanmoins à chasser la hyène. La femme put accoucher sans crainte. Les hommes soignèrent Boule-de-Neige et le remercièrent en lui offrant du gibier. Sans lui, que serait-il arrivé ? Plume-Noire et Petit-Renard sont très fiers de lui et sont contents de l’avoir emmené dans leur tribu il y a quelques mois.

    • Impression générale

      Bravo ! Mission réussie, il y a tous les éléments que je vous ai demandé de traiter ! Vous avez su faire des sauts dans le temps qu’on appelle des ellipses et il n’y a pas trop de dialogues. Maintenant, l’auteur des enfants de la louve sent que vous êtes bien à l’aise avec l’univers de la toundra, la grotte des naissances, les animaux, etc.

      Points à améliorer

      Vous avez encore un problème de temporalité. Comme vous écrivez la suite du texte que je vous ai envoyé, il faudrait suivre le temps de la narration qui est au passé. Or, à part le dernier paragraphe qui est bien au passé, vous racontez l’histoire au présent. Il faudra continuer avec la 3e mission au passé si on veut respecter la temporalité !
      Autrement, dans une nouvelle, c’est plus « percutant » de commencer les sous-chapitres (après une *) par un dialogue. Il suffit parfois d’inverser deux paragraphes.
      Vous écrivez :
      Les jours passent et les enfants demandent la permission à Cœur-de-Bison de donner un nom au névé. Celui-ci le leur autorise.
      – Au fait, on ne lui a pas encore donné de nom ! Dit Petit-Renard.
      – Regarde comme son pelage est devenu clair, ajoute Plume-Noire.

      Vous auriez pu écrire :
      – Au fait, on ne lui a pas encore donné un nom ! s’exclama Petit-Renard.
      Les jours passaient et les enfants avaient demandé la permission à Cœur-de-Bison de donner un nom au névé. Celui-ci les avait autorisés à lui en trouver un.
      – Regarde comme son pelage est devenu clair, ajouta Plume-Noire.

      Qu’en pensez-vous ?

  6. White Wolf : nom du petit loup
    Tout d’un coup, White Wolf fait des petits bruits. Avec son odorat très développé, il a senti un loup près des habitations. Les enfants ont peur.- Au secours il y a un loup dehors ! – disent les enfants. Les chasseurs prennent leurs frondes et le loup fuit.

    Tous les amis de Plume-Noire et Petit Renard veulent bien s’occuper de White Wolf.
    Un garçon nommé Vite-comme-le Vent va lui apprendre à chasser les animaux comme les taupes, rennes, hermines, lièvres et les perdrix des neiges. Les cerfs, les rennes, l’auroch et le cheval de Przewalski sont trop grands pour être chassés par un petit loup comme White Wolf. – Viens je te montre quel animal tu peux chasser. Je te montre les animaux blessés qui sont plus faciles à capturer. Mais je ne cours pas assez vite, tu dois les tuer toi-même.
    Arc-en-ciel propose de prémâcher sa nourriture.
    Bourgeon-Futé lui apprend la vie sociale avec les êtres humains. -Tu sais, nous sommes tes amis. Il ne faut pas avoir peur de notre clan des Touna.
    Mais comment lui apprendre que les autres clans sont des ennemis ?
    Violette lui apprend à se camoufler quand il y a des animaux qui peuvent le tuer.
    Froid-comme-le-feu lui fabrique un enclos. – Tu vois White Wolf, j’aimerais bien te prendre dans mon lit mais un jour tu seras trop grand pour vivre dans notre grotte.

    Plume-Noire et Petit Renard sont très contents d’avoir leurs amis qui aiment déjà White Wolf.

    Tout se passe bien pendant quelques semaines. Un soir à l’heure habituelle du rassemblement de tous les enfants et White Wolf, le dernier ne se présente pas.
    Où a-t-il passé ? Est-il s’égaré ? Blessé ? Mort ? Les enfants n’osent pas exprimer toutes ces questions.
    Comme il fait nuit et donc trop dangereux d’aller chercher leur petit protégé, les copains du clan des Touna passent une mauvaise nuit.

    Le lendemain ils se lèvent dès l’aurore, les enfants sortent de leurs tentes et organisent la recherche.
    Par deux, ils partent dans les quatre points cardinaux.
    – Je n’en peux plus, dit Plume Noire après 4 heures de recherche.
    – Je suis très triste, réponds Petit Renard. Il a les larmes aux yeux.
    – White Wolf est peut-être parti chercher les siens, remarque Violette.
    – Il vit déjà 4 lunes chez nous, il est grand, dit Froid-Comme-le-Feu.
    – Comment nous allons faire ? Demain tout le clan va déplacer les tentes 2 jours dans la direction du Sud. White Wolf ne nous retrouvera plus jamais, pleurniche Bourgeon futé.
    A ce moment, les enfants voient deux loups se rapprocher du campement. Un petit blanc et un plus grand brun-gris. Ils sont déchirés entre sentiments.
    Avoir peur et avertir les parents ou attendre les loups pour les pouvoir mieux distinguer.

    Classe Daniela Padeste

    • Impression générale

      Vous avez beaucoup de dialogues, ce qui est bien. Par contre, vous introduisez toute une bande d’enfants. Ce serait parfait et prometteur dans un roman. Mais nous sommes dans une nouvelle et c’est beaucoup trop court pour autant de personnage. Il y a encore de la place pour deux ou trois personnages, mais il faut la garder pour la suite. Vos noms sont très bien en revanche, mais pour un texte plus long. Sauf White Wolf : nous « traduisons déjà le texte du « Touna » au français, alors on ne va pas rajouter de l’anglais 🙂
      Et puis on est passé de la grotte aux tentes sans explication. Vous auriez pu faire une ellipse (un saut temporel) en expliquant qu’ils partaient pour les chasses de l’été.

      Attention, le temps de la narration que j’ai choisi dans mon texte est le passé et vous le poursuivez au présent. Il faut se tenir au passé.

      Points à améliorer

      Certaines phrases sont très incomplètes et il faudrait les retravailler :
      « Ils sont déchirés entre sentiments.
      Avoir peur et avertir les parents ou attendre les loups pour les pouvoir mieux distinguer. »
      Vous auriez pu écrire (au passé comme précisé plus haut) :
      « Ils étaient déchirés entre deux sentiments : laisser parler leur peur en avertissant leurs parents, ou attendre les loups pour les pouvoir mieux distinguer ? »

  7. Bonjour,

    Voici le texte de la classe 6Ha de Vuadens. Bonne lecture!

    Plume-Noire et Petit-Renard se questionne sur le prénom qu’ils souhaitent donner au louveteau :
    – Et pourquoi pas Fleur de Printemps ? propose Plume-Noire.
    – Ah oui, bonne idée ! répond Petit-Renard.
    – Nous te baptisons Fleur de Printemps ! disent les deux enfants en regardant le louveteau.
    – Et maintenant, allons chasser ! reprend Plume-Noire.
    Fleur de Printemps, accompagné de Plume-Noire, de Petit-renard et de Cœur de Bison, s’en vont chasser.
    – Regarde, Fleur de Printemps, comment on fait ! lui explique Petit-Renard en utilisant sa lance.
    – Mais, non, Petit-Renard, elle ne va pas pouvoir utiliser une lance ! Elle va devoir rester silencieuse et l’attaquer avec ses griffes et ses crocs ! répond Plume-Noire en mimant la scène.
    Soudain, ils entendent des hyènes et leur font peur en leur lançant des cailloux. Fleur de Printemps tente également de les aider. Ils croisent aussi d’autres animaux comme un renard et un bison. Ils ont beaucoup de plaisir à chasser ensemble.
    Les trois hommes de Neandertal apprennent à la jeune louve à hurler pour annoncer les dangers.
    – Allez, Fleur de Printemps, fais comme nous : a-hou !
    La louve se prend facilement au jeu et imitent ses compagnons.
    Après la chasse, ils réparent leurs tentes avec les peaux des animaux qu’ils viennent de tuer.
    Petit-Renard, Plume-Noire et Fleur de Printemps s’entendent bien et apprécient jouer ensemble. Petit-Renard et Plume-Noire sont cousins et ont toujours vécu ensemble. Comme la maman de Petit-Renard, son papa est aussi mort. Il est tombé dans un piège. Petit-Renard est donc élevé par les autres membres du clan.
    Fleur de Printemps mange beaucoup et grandit vite. Elle devient rapidement une jeune louve forte et courageuse. Elle défend son clan en hurlant lors de dangers imminents.

    • Impression générale

      Mission en partie réussie car vous avez traité les différents points. Mais vous ne les développez pas assez, à part l’apprentissage de la chasse. On dirait un résumé du texte que vous auriez pu écrire avec plus de détails et une ellipse (saut temporel) intervenant peut-être plus tôt ou au début, afin qu’on comprenne que Fleur-de-Printemps a grandi et qu’on est en été, par exemple.

      Points à améliorer

      Il vaut mieux appeler les hommes de Neandertal les Touna, comme ils se nomment eux-mêmes.
      Attention, le temps de la narration que j’ai choisi dans mon texte est le passé et vous le poursuivez au présent. Il faut se tenir au passé tout au long de la nouvelle.
      « Fleur de Printemps, accompagné de Plume-Noire, de Petit-renard et de Cœur de Bison, s’en vont chasser. »
      Dans cette phrase, le sujet est Fleur de Printemps, qui est accompagné des trois autres, donc, s’en va chasser. Autrement on écrira :
      Fleur de Printemps, Plume-Noire, Petit-renard et Cœur de Bison, s’en vont chasser.
      Là, ce sont les quatre qui sont le sujet. Relisez-vous à haute voix, des fois cela aide à débusquer ce genre de fautes.

  8. Chapitre 2 de Loups, Olivier May

    Titre: Snouki, le petit névé

    Le louveteau avait grandi, il avait désormais un an et un nom. En effet, le choix fut dur pour baptiser
    le névé.
    « On pourrait lui donner un nom ». dit Petit-Renard. « Mais lequel »? demanda Plume-Noire.
    « Poil-Blanc, ce ne serait pas mal »! continua le garçon. « Non, c’est sans intérêt, mais pourquoi pas
    Snouki »? tenta son amie. « Ok » accepta Petit-Renard.
    « Viens Petit-Renard, on va dire à maman qu’on lui a trouvé un nom »! dit Plume-Noire.
    Ils partirent en courant jusque vers Cerise. « Maman, maman, on lui a trouvé un nom, il s’appelle
    Snouki »! crièrent, enjoués, les deux petits gardiens. « Bien! Allez le présenter à Cœur-de-Bison.
    Voyons s’il est d’accord ». s’exclama Cerise.
    Ils allèrent chercher Snouki à l’entrée de la grotte, là où ils l’avaient laissé. A leur grande stupéfaction,
    le névé n’y était plus…
    « On l’avait pourtant bien laissé là ». dit tristement Plume-Noire. « Oui, c’est vrai, mais il n’est nulle
    part »! se lamenta le garçon en pleurnichant. « Arrête de te geindre ainsi et regarde plutôt par-là »!
    dit son amie en pointant du doigt des traces de pattes marquées dans la boue.  » On dirait bien les pas
    de Snouki »! s’écria Petit-Renard soulagé.
    Les enfants se firent discrets pour ne pas attirer l’attention du groupe et ne pas se faire gronder. Il
    fallait qu’ils partent à sa recherche en douce.
    Un peu plus loin, un raffut de tous les diables attira leur attention.
    « Regarde, ils sont en train de se battre, tu as repéré qui est pris dans cette mêlée »? demanda Petit-
    Renard. « Oui, j’aperçois Gros-Lièvre »! répondit la petite intrépide.
    Il faut savoir que Gros-Lièvre est le fils du chef et qu’il se croit tout permis. Il est grassouillet et mange
    toujours le premier.
    « Et il y a Hérisson-Heureux… »ajouta-t-elle.
    Hérisson-Heureux ne porte pas bien son nom, il affiche toujours un faux sourire. En effet, il est le fils
    de Lion-Sauvage qui est mort et Fraise-des-Bois. C’est un peu comme s’il voulait ne pas montrer sa
    tristesse et toujours afficher la fierté de son père qui était un grand chasseur jusqu’à ce que les
    esprits viennent le frapper.
     » Et il y a les jumeaux aussi « ! continua-t-elle.
    Tempête-de-Glace et Tempête-de-Neige sont venus au monde en même temps mais ils ne sont
    jamais d’accord. Ils ont la même amoureuse: Feuille-Verte.
    « Regarde, Toro-Somptueux soulève aussi de la poussière dans la bagarre »! renchérit Petit-Renard.
    Toro-Somptueux se coiffe et se recoiffe à longueur de journée. Il attend qu’on lui dise qu’il est beau,
    attend un peu et recommence sa séance de coiffure… Il est amoureux de Tourterelle-Fragile.
    Autour de la poussière de la lutte, il y a en plus Tourterelle-Fragile qui pleure tout le temps pour un
    Rien et Souris-Taquine qui fait toujours des blagues et des jeux-de-mots, du style, elle appelle les
    autres des centaines de fois, puis quand ils demandent « Quoi »?, elle leur répond « Feur »!
    Souris-Taquine est aussi une grosse rapporteuse, elle est secrètement amoureuse de Toro-
    Somptueux.
    Feuille-Verte se trouve aussi autour de la pagaille, c’est la meilleure amie de Plume-Noire, elle est
    l’une des rares à ne pas avoir d’amoureux, elle pense toujours aux autres, se montre généreuse en
    toute occasion.
    « Allons voir ce qu’ils sont en train de faire »! proposa Petit-Renard.
    Nos deux gardiens intrigués s’approchèrent de la bagarre…
    « Arrêtez, c’est notre névé, c’est nous qui l’avons apprivoisé » ! protesta Plume-Noire.  » Nous l’avons
    baptisé Snouki et nous sommes en train de lui apprendre à chasser, viens Snouki, tout de suite »!
    ajouta-t-elle.
    Snouki avança vers sa maîtresse et ils se dirigèrent vers la forêt en compagnie de Petit-Renard.
    Elle lui apprit à renifler pour reconnaître ce qui est bon ou ce qui est dangereux, puis le garçon lui
    montra comment avancer à pas de loup. Ce ne fut pas une simple tâche car le névé ne songeait qu’à
    faire le fou et partout, il mettait la pagaille. Snouki avait du mal, apprendre avec un Touna n’avait
    rien de comparable à l’éducation que lui aurait donné sa mère…
    Mais après des heures de patience et de travail en douceur, Snouki comprit et parvint à chasser une
    perdrix-des-neiges.
    Il la ramena dans sa gueule en la tenant délicatement entre ses crocs… puis l’offrit à ses jeunes
    maîtres.
    Le pari des enfants prenait le chemin de la réussite.
    Jamais auparavant on n’avait pu lire autant de fierté dans leurs yeux…

    Classe 6FR151 de Muriel Cossa Guyaz, La Citadelle, La Chaux-de-Fonds

    • Impression générale

      Vous avez peu de dialogues et beaucoup de descriptions. En outre, vous introduisez toute une bande d’enfants. Dans un roman, cela serait intéressant. C’est sympa de décrire leurs amourettes, mais une nouvelle, c’est beaucoup trop court pour autant de personnages. Il y a encore de la place pour deux ou trois personnages, mais il faut la garder pour la suite.

      Vous n’avez pas traité le passage de la grotte aux tentes, huttes ou abris, le changement de saison et les parents de Petit-Renard. Par contre, pour l’entraînement de Snouki, c’est très bien décrit. Le nom du louveteau devrait par contre être conforme à ceux des hommes, un nom issu de la nature, de l’environnement. Snouki fait trop nom de chien mignon d’époque moderne.

      Points à améliorer

      Attention, le temps de la narration que j’ai choisi dans mon texte est le passé et vous utilisez soudain le présent pour décrire les enfants. Il faut se tenir au passé.
      « Feuille-Verte se trouve aussi autour de la pagaille, c’est la meilleure amie de Plume-Noire, elle est l’une des rares à ne pas avoir d’amoureux, elle pense toujours aux autres… »

  9. Pour éviter des ennuis avec les autres Touna, Plume Noire demanda à ses parents si Petit Renard et elle pouvaient dormir dans la réserve de bois pour la première nuit.
    Les deux enfants tout excités et fiers de leur nouvelle responsabilité prirent leurs peaux de bison pour aller préparer leurs couchettes.
    Durant la nuit, comme ils peinèrent à s’endormir, ils décidèrent de choisir un nom pour leur petit protégé.
    Plume Noire proposa :
    – Boule de Neige… flocon… Loup de neige…
    Puis, le garçon choisit « Crocs de Quartz » et son amie accepta tout de suite.
    Le lendemain, ils voulurent annoncer le prénom du louveteau à la tribu, mais celui-ci avait disparu. Pétrifiés, ils coururent vers leurs parents et découvrirent que leur maman était entrain de nourrir Crocs de Quartz.
    Ce matin-là, beaucoup d’activités régnaient sur le campement. On préparait la fête de la fin de l’hiver. Quelques jeunes musiciens soufflaient dans leur flûte en os pendant que d’autres tapaient des rythmes festifs sur des peaux de caribou tendues sur des bûches creuses. Les filles s’exerçaient une nouvelle danse. ; elles s’étaient accrochées des petits os à leurs chevilles et leurs poignets. Les hommes allumaient un grand feu pour griller de la viande de mammouth. D’autres plumaient quelques perdrix. Des femmes cuisaient une soupe à l’ortie accompagnée de bolets.
    Quand le soleil fut au sommet de sa course, Cœur de Bison réunit toute la tribu et dit :
    – Demain, au lever du soleil, les hommes prendront leurs armes, leurs outils et les affaires de campement. Ils se dirigeront en direction de la vallée du Grand Cerf. Suivront les jeunes avec des réserves de nourriture. Les femmes et les enfants fermeront la marche. Les trois vieux sages et les femmes enceintes resteront à la grotte avec deux guerriers qui les protègeront.
    – Et maintenant, que la fête commence !
    Toutes les filles dansèrent autour du feu au rythme des tams-tams et des flûtes.
    Puis le festin commença : Plume noire mangea de la soupe aux orties et Petit Renard du mammouth qu’il partagea avec Crocs de Quartz.
    _ miam ! c’est délicieux dit le garçon en se goinfrant !
    Dans un coin, les hommes discutaient longuement sur le trajet à prendre pour arriver dans le vallon du Grand Cerf.
    Cœur de Bison dit
    – Il faudra longer la rivière jusqu’à la prairie des marmottes.
    Puis, un vieux sage raconta encore une fois l’histoire de Grand loup blanc aux enfants.
    Quand la nuit tomba et qu’ils furent bien fatigués de leur journée de fête, les Touna allèrent se coucher dans leur grande caverne humide.
    Quand l’aube fut installée sur la vallée, quelques guerriers rassemblèrent leurs armes, ils prirent les affaires de campement et partirent en direction du soleil levant.
    Un peu plus tard, les jeunes chargèrent les réserves de nourriture sur leur dos et s’en allèrent sur le sentier rocailleux qui les conduisait au sommet de la forêt.
    Avant que le soleil soit au point le plus haut de sa course, un des trois guerriers restés pour protéger les femmes et les enfants les appela :
    – Femmes ! Prenez vos ustensiles de cuisine et surveillez bien vos enfants ! Nous, les trois guerriers prendrons les torches enflammées et nous vous protégerons durant tout le trajet.

    Pour que Crocs de Quartz suivent Plume Noire et Petit Renard, ils l’appâtèrent avec un morceau de viande de lièvre. Tous les enfants de la tribu voulaient entourer le louveteau, car ils avaient peur de le perdre. Mais, certaines mamans qui craignaient que Crocs de Quartz morde, rappelaient leurs enfants auprès d’elles.
    Durant tout l’après-midi, le dernier groupe de la tribu avançait lentement le long de la rivière.
    Quelques femmes ramassaient des plantes pour la soupe du soir.
    Classe Christine Bruchez

    • Impression générale

      Mission en grande partie réussie ! Vous avez bien traité le passage des saisons à travers la fête, les préparatifs de la migration d’été, très original, bravo ! Crocs-de-quartz est un très joli nom ! Mais on ne sait rien des parents de Petit-Renard.
      D’autre part, nous sommes au Paléolithique et le statut des hommes n’est pas celui de guerriers. S’il y a de la violence, comme dans toutes les époques de l’Humanité, la guerre est rare car les hommes sont si peu nombreux qu’ils préfèrent trouver un mari pour leur fille dans un autre clan ou faire du commerce que de se battre. C’est dès l’Âge du bronze que les hommes (et les femmes dans certaines tribus) deviennent des guerriers. Et surtout à l’Âge du fer ! les Helvètes étaient de redoutables guerriers comme je le raconte dans mon prochain roman, les Enfants des Helvètes, à paraître en avril. Donc, dans notre récit paléolithique, on les appellera les chasseurs et non pas les guerriers.

      Points à améliorer

      Vous avez écrit :
      « Durant la nuit, comme ils peinèrent à s’endormir, ils décidèrent de choisir un nom pour leur petit protégé. »
      Cette phrase est très intéressante car elle devrait contenir deux formes du passé :
      Passé simple qui exprime une action unique, et imparfait, une action sur la durée.

      Vous auriez dû écrire :

      « Durant la nuit, comme ils peinaient à s’endormir, ils décidèrent de choisir un nom pour leur petit protégé.»

      En effet, ils peinaient exprime un long laps de temps pendant la nuit alors que décidèrent exprime un moment unique, l’instant de la décision.

  10. Bonjour, Monsieur May,

    Nous vous proposons la deuxième partie de notre histoire. Nous espérons que vous allez l’aimer et attendons vos commentaires avec impatience et joie.

    « Il faudra l’appeler Eruption » dit Petit-Renard, « On pourrait l’appeler Flocon, ça correspond mieux à sa couleur. » lui répondit Plume-Noire.

    Très vite Flocon reconnut son nom quand les enfants l’appelaient.
    Comme c’étaient les deux jeunes qui avaient trouvé le petit louveteau, c’est en eux qu’il aurait le plus confiance pensa le chaman. Donc Coeur-de-Bison confia aux deux amis le soin de l’entraîner à l’art de chasser les proies utiles à la tribu.
    Les enfants l’entraînèrent tout d’abord à la technique d’attraper les mulots. Ils prenaient un bâton très pointu qu’ils plantaient dans une bête morte puis l’agitaient sous le nez du petit loup. Flocon, croyant que l’animal était vivant, avait envie de l’attraper pour le manger. Cette manière de faire donna rapidement satisfaction.
    Contents des prodigieux progrès de leur protégé, Petit-Renard et Plume -Noire se rendirent auprès du chef pour lui annoncer que Flocon était devenu un véritable chasseur.
    « Coeur-de-Bison, Coeur-de-Bison », s’écrièrent les deux enfants en arrivant en courant dans la tente du chaman. « Ca y est ! Il est prêt ! Flocon peut venir avec nous pour la chasse dans la toundra. »

    La fin de l’hiver s’était installée dans la plaine. Il était temps que la tribu change d’endroit de vie pour trouver suffisamment de nourriture pour la prochaine saison. Ils se mirent donc en route.
    Flocon était chargé de la garde du campement. Il protégeait ses amis humains et devint bientôt, au fil des saisons, un beau loup blanc courageux et intelligent.

    « Comme le temps passe vite. Hier tu étais un bébé, te voici devenu le plus beau des Névés. » dirent les deux enfants un matin de printemps.

    Classe de Carole Garcia, 5P-6P, école de Grand-Salève, Veyrier

    • Impression générale

      Votre mission n’est que partiellement remplie. On a un joli nom, Flocon et on suit son début d’entraînement à la chasse. La tribu se prépare à sa migration d’été. Mais on fait un saut temporel (ellipse) « au fil des saisons » trop important à mon avis. En six mois, un louveteau devient déjà un jeune loup alors on aurait pu le retrouver déjà assez grand mais pas encore adulte. N’oubliez pas qu’on est dans une nouvelle. Je pense également que votre chapitre pourrait être plus développer, il est trop court pour traiter de ce passage des saisons et de l’évolution de l’apprivoisement de Flocon.

      Points à améliorer

      Pour le début du chapitre, vous auriez pu commencer ainsi pour qu’on règle le problème du prénom tout en se plongeant directement dans l’action, simplement en inversant l’ordre de ce que vous écrivez :

      – Flocon ! Rapporte le mulot !
      Le jeune loup fut devant Plume-Noire en deux bonds et lâcha le petit rongeur qu’il allait avaler. Depuis qu’ils l’entraînaient à la technique de chasse au mulot, il répondait immédiatement à son nom.
      – Il faudra l’appeler Eruption , avait pourtant proposé Petit-Renard.
      A quoi Plume-Noire lui avait répondu :
      – Non, on pourrait l’appeler Flocon, ça correspond mieux à sa couleur.
      Comme les deux enfants avaient trouvé le louveteau, c’était donc en eux qu’il aurait le plus confiance, avait pensé le chaman. Ainsi, Coeur-de-Bison avait confié aux deux cousins le soin de l’entraîner à l’art de chasser les proies utiles à la tribu.
      Mais avant cela, ils avaient décidé de l’entraîner à attraper ses proies à lui : les mulots.

      Comme vous le voyez, j’ai remanié votre début en reformulant l’ordre et aussi la temporalité de vos propres phrases. D’où le plus-que parfait, qui est le passé du passé dans un texte ou le temps de la narration, comme ici, est le passé !

  11. Cher Monsieur May,
    merci beaucoup pour vos commentaires qui nous ont fait très plaisir .
    Nous espérons que notre suite, qui nous a bien occupés cette semaine , vous plaira !

    Bonne année, ainsi qu’à tous les participants.

    Les CM1 (6ème année) du Collège du Léman à Versoix.

    L’hiver se termina enfin.

    Avec l’arrivée du printemps, la tribu partit en quête d’un campement plus proche de la rivière et opta pour un abri-sous-bloc idéalement placé. Ils y fabriquèrent des tipis composés de branches de bois sec et de peaux de bœuf musqué.

    Le petit loup, baptisé « Patte Blanche » par ses deux plus fidèles copains, faisait désormais entièrement partie du clan, et Plume-Noire et Petit-Renard ne s’en séparaient jamais.

    Petit-Renard y était particulièrement attaché, le manque de ses parents se faisant cruellement sentir malgré la tendresse que lui prodiguaient Œil de Lynx et Cerise, il trouvait avec la présence de ce petit loup, si joyeux et si affectueux, un réconfort inespéré.

    Plume-Noire et Petit-Renard, quand le clan avait commencé à installer le campement de printemps, avaient eu des envies d’indépendance. Plume-Noire, la plus hardie des deux, avait un matin pris son courage à deux mains pour demander :

    – Papa, Maman, on est grand maintenant, on pourrait avoir notre propre tipi et y dormir avec Patte Blanche ?
    – Non, les enfants ! C’est quand même un loup ! avaient d’abord répondu les parents.
    – Mais justement, il nous défendra ! Il est des nôtres maintenant, et il est tellement mignon !
    – Je pense qu’on peut leur faire confiance, avait tranché Cœur de Bison, et aucun adulte n’osait s’opposer à ses décisions.
    – Youpiiiii !!! avait été la réponse des enfants,

    *

    – Il est grand temps de lui apprendre à chasser ! décréta un matin Plume-Noire, excitée comme un jeune lemming, il fait beau, lève-toi paresseux !
    – Laisse-moi dormir, grommela Petir-Renard, d’une voix tristounette qui ne lui ressemblait pas, Patte Blanche lové contre son dos.
    – Tu es malade ? s’inquiéta Plume-Noire, tu veux que j’aille chercher maman ?
    – Non, non, je suis juste fatigué, j’ai rêvé de mon papa toute la nuit, et de cet ours gigantesque…

    Petit-Renard ne finit pas sa phrase et Plume-Noire comprit qu’il parlait de la tragédie qui avait touché son papa alors qu’ils étaient encore tout petits, mais dont elle ne savait pas grand-chose. Elle s’assit à côté de son meilleur ami et d’une voix douce lui proposa de se confier à elle.
    Petit-Renard commença son récit.

    *

    C’était il y a au moins 5 ans, Petit-Renard n’était encore qu’un tout petit garçon, il suivait son papa partout et ne se lassait pas de leurs journées de découvertes.

    Ce matin-là ils étaient partis pêcher, leurs besaces prêtes à être remplies, les cannes à pêche taillées dans les saules sur l’épaule. Alors qu’ils étaient installés et attendaient que le poisson morde, ils entendirent un bruit brusque et un grognement.

    – Qu’est-ce que c’est papa ? s’inquiéta Petit-Renard.
    – Nous ferions mieux d’aller nous réfugier dans un arbre, répondit son père, déjà convaincu du danger imminent.

    Mais l’ours qui était lui aussi venu se régaler de quelques truites, percevant leur présence, se rapprochait déjà dangereusement.

    – Petit-Renard, tu vas prendre tes jambes à ton cou jusqu’à la caverne et demander de l’aide, file, vite !
    – D’accord papa ! répondit le petit en déguerpissant sans demander d’explication.

    Petit-Renard se mit à courir aussi vite que ses petites jambes le lui permettaient. Il surgit dans la grotte, en larmes, et tomba dans les bras de Cœur-de-Bison, incapable de sortir un son.

    – Petit-Renard que se passe-t-il, où est ton papa ?? s’inquiéta Cœur de Bison
    – Il se bat contre un ours gigantesque ! Il est en danger, vite, il faut aller le secourir !!

    En quelques secondes, Cœur de Bison avait ameuté tous les hommes du clan qui, armés jusqu’aux dents, partirent au secours de leur ami.

    Arrivés sur place, ils trouvèrent le papa de Petit-Renard allongé par terre, immobile. L’homme Sage, qui était aussi un grand guérisseur, tenta désespérément de le sauver mais il était déjà trop tard….

    *

    Après ce récit émouvant, Plume-Noire réconforta son ami, alla lui chercher quelques morceaux de viande séchée en guise de petit déjeuner et le convint de partir chasser, son activité préférée, au bord de la rivière, pour se changer les idées.

    Les deux amis firent un rapide rangement de leur tipi, préparèrent leurs lance-pierres et leurs épieux pendants que Patte-Blanche gambadait d’excitation autour d’eux, puis se mirent en route.

    Ce matin-là les enfants avaient décidé de donner à Patte-Blanche une vraie leçon de chasse. Ils choisirent un arbre au bord de la rivière, conscients que des animaux viendraient forcément s’y désaltérer tôt ou tard, et s’y cachèrent.

    – Tu dois nous donner l’alerte dès qu’un animal approche, lui expliqua Plume Noire.
    – Hahououououou !!! répondit Patte Blanche qui semblait parfaitement comprendre ce qu’on attendait de lui.

    Après quelques minutes, Patte Blanche s’agita, s’approcha d’un terrier et renifla à l’entrée. Il courut vers l’arbre où étaient perchés les enfants, et se mit à glapir et sautiller dans tous les sens.

    Les enfants descendirent précipitamment de leur arbre pendant que Patte Blanche s’en retournait vers le terrier, juste au moment où son locataire, un lemming, tentait désespérément de s’échapper.

    Mais les enfants avaient déjà eu le temps de préparer leurs lance-pierres, et le lemming ne fit que quelques mètres avant d’être touché.

    – Bravo Patte Blanche !!! Tu as réussi ta mission, nous sommes tellement fiers de toi, s’exclamèrent les deux chasseurs, trop heureux de leur butin. Tu es devenu un vrai chasseur.

    • Impression générale

      Mission largement réussie, bravo ! Vous avez très bien réussi à relier le développement du lien entre Patte-Blanche et les enfants avec l’histoire de Petit-Renard et la mort tragique du papa. Le passage à la belle saison est bien expliqué avec le départ de la grotte. Et l’entraînement à la chasse est bien imaginé. Attention aux effets d’annonce. Un effet d’annonce, c’est quand on casse le suspense et que le lecteur sait déjà ce qu’il va trouver dans un récit, par exemple, comme ici.

      Vous écrivez :
      « – Non, non, je suis juste fatigué, j’ai rêvé de mon papa toute la nuit, et de cet ours gigantesque… »

      Il vaut mieux ne pas parler de l’ours gigantesque sinon on anticipe sur le récit de Petit-Renard :

      « – Non, non, je suis juste fatigué, j’ai rêvé de mon papa toute la nuit. » suffit largement.

      Points à améliorer

      Attention, la pêche paléolithique se fait au harpon et pas avec une canne, invention plus récente (hameçon néolithique). Le terme tipi est réservé à la tente conique des Indiens des plaines. Il faut employer « tente ».
      Autrement, il faut essayer de respecter au mieux la concordance des temps. Le temps de la narration est au passé (passé simple ou imparfait suivant que l’action est unique, dure ou est répétée dans le temps). Donc si on raconte ce qui s’est passé dans le « passé du passé », on devrait employer le plus-que-parfait.
      Vous avez écrit :
      « Ce matin-là les enfants avaient décidé de donner à Patte-Blanche une vraie leçon de chasse. Ils choisirent un arbre au bord de la rivière, conscients que des animaux viendraient forcément s’y désaltérer tôt ou tard, et s’y cachèrent. »
      Mais dans cette phrase, si l’on considère que décider, choisir et se cacher s’enchaînent simplement, on peut écrire :
      « Ce matin-là les enfants décidèrent… »

      Même dilemme avec ce que vous avez écrit plus loin :

      « Ce matin-là ils étaient partis pêcher, leurs besaces prêtes à être remplies, les cannes à pêche taillées dans les saules sur l’épaule. Alors qu’ils étaient installés et attendaient que le poisson morde, ils entendirent un bruit brusque et un grognement. »

      Comme on raconte une histoire qui s’est passée cinq ans avant, ne faut-il pas continuer au plus-que-parfait jusqu’au bout du paragraphe ?
      « Alors qu’ils étaient installés et attendaient que le poisson morde, ils avaient entendu un bruit brusque et un grognement. »

      Ces affaires de temporalité, de concordance des temps, d’antériorité d’une action sont très complexes et donne parfois lieu à de longs échanges avec les correctrices de ma maison d’édition qui ont elles aussi un oeil de lynx 🙂

  12. Bonjour! La classe de 6H de Charmey vous souhaite également une belle année et une bonne lecture! Nous espérons que vous apprécierez nos idées! Merci pour votre premier commentaire qui nous a fait bien plaisir, nous nous réjouissons du prochain!

    Le lendemain, après une longue journée de travail, Plume-Noire et Petit-Renard allèrent se reposer à l’entrée de la caverne. Ils reparlèrent du conseil de la veille, soulagés et heureux de la décision de garder le petit loup.
    – Mais en fait, il n’a pas encore de nom, il faut lui en trouver un ! S’exclama Petit-Renard.
    – Pourquoi pas Poil-Blanc ? Proposa Plume-Noire.
    – Non, je ne me vois pas dire « va chercher Poil-Blanc ! » Répondit Petit-Renard.
    – Pourquoi pas Longue-Truffe ?
    – Non plus, je n’aime pas trop ce nom.
    – Mmh je n’ai pas d’inspiration.
    – Moi non plus…
    Les enfants réfléchirent un moment. Petit-Renard regardait le ciel. Soudain, son regard s’arrêta sur un nuage qui avait une forme spéciale.
    – Oh, regarde le nuage, il ressemble à un loup c’est peut-être un signe !
    – Alors on a qu’à l’appeler Nuage !
    – Bonne idée !
    Et c’est comme ça qu’ils décidèrent du prénom du névé.

    *

    – Eh, Petit-Renard, nous ne lui avons pas encore appris à chasser ! Comment pourrions-nous faire ? Demanda Plume-Noire.
    – Il faudrait des appâts ! Dit Petit-Renard.
    – Oui mais quoi ?
    – On pourrait lui lancer des pierres pour qu’il aille les chercher. Allons essayer !
    Malheureusement, ça ne marchait pas, le loup restait indifférent. Alors ils réfléchirent. Plume-Noire s’exclama :
    – J’ai une idée, allons chercher des silex qui servent à aiguiser les peaux ainsi que des restes de chair.
    Une fois arrivés près du louveteau ils étalèrent la chair sur les pierres. Puis ils relancèrent les cailloux imprégnés de viande. Nuage avait déjà l’air plus intéressé ; il couru après la pierre et savoura la récompense.
    – Bravo ! Crièrent les enfants.
    Les enfants étaient déjà satisfaits de cette première réussite. Maintenant, il fallait essayer une autre technique.
    – On pourrait tirer un petit bout de viande au bout d’une fine cordelette en cuir ! Proposa Plume-Noire.
    – Mais oui tu as raison !
    C’est ce qu’ils firent. Au fil des jours, l’apprentissage de la chasse évoluait et Nuage se débrouillait de mieux en mieux. Mais malgré les progrès du loup, les enfants devaient continuer à le nourrir pour qu’il ait une ration suffisante de viande par jour. Au souper Plume-Noire gardait donc des bouts de viande pour lui et les mettait dans sa sacoche. Une fois, lorsqu’elle alla voir Nuage pour lui donner le bout de viande, elle trouva le loup endormit. Elle laissa donc la viande de côté. Une souris, attirée par la bonne odeur de la viande, s’en approcha. Tout d’un coup Nuage se réveilla, observa sa nouvelle proie, bondit et l’attrapa du premier coup.

    *

    Quelques mois plus tard, l’hiver se termina, la neige fondait dans la toundra. La nature se réveillait, les poissons nageaient dans le torrent libéré de la glace. Il était venu le moment pour le clan de se déplacer pour trouver de la nourriture ailleurs. Après une longue marche vers le nord, lors d’une belle journée ensoleillée, ils installèrent leurs tentes. Ils utilisèrent des os, des peaux d’animaux et des tendons. Plume-Noire et Petit-Renard participèrent à l’installation pendant que Nuage se reposait sur une peau de mammouths à côté d’eux. Le loup avait bien grandi, et était devenu un bon chasseur.
    Un matin, il partit chasser dans la forêt. Il fut vite attiré par une odeur de lièvre. Tout d’un coup, il vit sa proie bondir derrière un buisson. Nuage accéléra et sauta sur le lièvre, qu’il tint ensuite entre ses crocs. Il s’apprêtait à rentrer avec son butin, mais tout d’un coup il entendit un bruit effrayant :
    – Grrrrrr !!!!
    Il tomba nez à nez avec un ours. Nuage prit peur de cette immense proie qu’il ne connaissait pas. Le loup se posta naturellement en arrière, ses oreilles dressées et sa queue entre les jambes. Il hurla :
    – Aouhhhhhh !
    Au campement, Plume-Noire entendit le hurlement de Nuage et dit à Petit-Renard :
    – Il y a un problème, prend ta sagaie et on y va !
    Ils réussirent, non sans difficultés, à retrouver Nuage en suivant les traces de ses pas et en se fiant aux hurlements. Plume-Noire reconnaissait le cri de Nuage car c’est elle qui lui avait appris plusieurs moyens de communication, et ce hurlement servait à donner l’alerte. Grâce à ça, les enfants avaient pu intervenir à temps et à eux trois ils avaient réussi à chasser l’ours à coup de sagaies et de pierres. Ils étaient rentrés à la grotte sains et saufs.

    *

    Un jour, une personne apparemment inconnue au clan arriva et se présenta à Cerise et Œil-de-Lynx. Les enfants observaient cette scène au loin. Ils furent très surpris lorsque le papa de Plume-Noire prit l’inconnu dans ses bras.
    – Allons voir ce qu’il se passe ! Dit Plume-Noire en courant vers ses parents.
    En s’approchant, Petit-Renard était encore plus perplexe. En effet, l’inconnu portait le même collier que lui… Il s’agissait d’un bijou avec des petits os et une dent au centre. C’était un cadeau de sa mère.
    – Papa, c’est bien toi ?
    En guise de réponse, l’homme ouvrit grand ses bras. Des larmes coulèrent sur les joues de Petit-Renard. Il sauta dans les bras de son père qu’il n’avait pas revu depuis de nombreuses années. En effet, lui aussi était parti en expédition dans la toundra avec la mère de Petit-Renard. Lui seul avait survécu aux dangers de la nature, mais blessé il ne pouvait pas rentrer. Heureusement, un groupe d’homme d’un clan voisin l’avait recueilli et soigné. Grand-Aigle revenait enfin parmi les siens.

    *

    • Impression générale

      Mission largement réussie, bravo ! Le dialogue où les enfants découvrent le nom de Nuage est un peu long pour une nouvelle, mais très bien amené ! Vous avez traité toutes mes questions : le nom, la chasse, le papa de Petit-Renard, une rencontre avec un animal ! Le texte est très agréable à lire et les phrases bien tournées.

      Points à améliorer

      Pour commencer ce chapitre, je trouverais plus percutant d’entrer tout de suite dans le sujet par la remarque de Petit-Renard en inversant les paragraphes.

      Vous écrivez :

      « Le lendemain, après une longue journée de travail, Plume-Noire et Petit-Renard allèrent se reposer à l’entrée de la caverne. Ils reparlèrent du conseil de la veille, soulagés et heureux de la décision de garder le petit loup.
      – Mais en fait, il n’a pas encore de nom, il faut lui en trouver un ! S’exclama Petit-Renard.
      – Pourquoi pas Poil-Blanc ? Proposa Plume-Noire. »

      On pourrait imaginer en simplifiant un peu le dialogue :

      « – Au fait, il n’a pas encore de nom ! s’exclama Petit-Renard.
      Après une longue journée de travail, Plume-Noire et Petit-Renard étaient allés se reposer à l’entrée de la caverne. Ils étaient en train de reparler du conseil de la veille, soulagés et heureux de la décision de garder le louveteau lorsque le jeune garçon s’était rendu compte que quelque chose manquait à leur bonheur.
      – Pourquoi pas Poil-Blanc ? proposa Plume-Noire. »

      C’est plus percutant, non ? Et cela permet d’utiliser le « passé du passé », le plus-que-parfait qui marque l’antériorité de l’explication qui coupe le dialogue.

  13. Mission 2 de la classe 7 FR 252 de la Chaux-de-Fonds
    Plume-Noire fit semblant d’être étonnée de l’apparition de cette petite boule de poils mais montra sa joie à l’idée d’en être responsable. Elle se sentit toute à coup considérée comme une grande et décida de ne pas décevoir les adultes. Afin de se retrouver au plus vite seule avec son protégé, elle feignit une grande fatigue appuyée par des bâillements sonores et alla se coucher. Elle eut l’impression que le petit animal dans ses bras était tout à fait à sa place et sentit qu’ils allaient se compléter l’un l’autre.
    -Je vais t’appeler Plume-blanche et nous ne nous quitterons jamais!
    Elle fut remplie par un immense élan d’amour et finit par s’endormir
    *
    Le lendemain matin quand Plume-Blanche se réveille, il lèche le visage de celle qu’il va considérer comme sa maman. Comme elle ne semble rien remarquer, il décide de lui mordiller le nez.
    -Tu me fais mal petit coquin! Puisque tu ne dors plus, je vais en profiter pour te donner ta première leçon de chasse.
    Petit-Renard qui a le sommeil léger, les a entendus se lever.
    -Mais attendez-moi, c’est aussi mon protégé. Il a aussi besoin d’un père il me semble.
    Arrivés dans la forêt Petit-Renard propose de mettre en pratique son idée: lancer un bâton près d’un animal, pour que le louveteau comprenne que c’est la cible à atteindre.
    Les enfants attendent longuement qu’un animal passe dans les parages. Finalement un renard survient mais avant qu’ils aient pu lancer le bâton il les entend et prend la fuite. Quand c’est le tour d’un blaireau ils ont plus de chance, leur tir habile l’assomme et Plume-Blanche se jette sur lui.
    -Victoire! s’exclame Plume-Noire, nous avons réussi! Mais….. il ne faut pas le lécher tu dois l’attaquer.
    Le blaireau reprend vite ses esprits et s’enfuit.
    -J’en ai marre d’attendre Plume-Noire
    -Moi aussi
    -Alors comment est-ce qu’on va faire?
    -Il faudra être patient c’est encore un bébé.
    -Alors on va passer nos journées dans la forêt?
    -j’en ai bien peur.
    vingt lunes sont passées et le louveteau sait enfin chasser. Les derniers tas de neige ont fondu et les premiers bourgeons apparaissent.
    Un troupeau de rennes en transhumance est passé récemment et c’est le signale pour le clan des Touna. Il est temps de quitter la grande grotte.
    4 jours de marche vont être nécessaires pour rejoindre le campement qu’ils ont dû abandonner avant l’hiver.
    Tante Feuillette sentant la fin de sa vie s’approcher, décide de ne pas les suivre et de se cacher dans la forêt de bouleau pour se faire oublier. Quand tout le clan se met en route, Plume-Blanche se met à grogner et revient sur ses pas. Alerté par son comportement, Coeur-de-Bison le suit et découvre la vieille femme cachée.
    -Tu voulais nous fausser compagnie?
    -Oui car je suis trop âgée et je vous retarderais
    -Nous n’allons pas te laisser là.
    En deux temps trois mouvements, les hommes lui fabriquent un brancard à l’aide de deux grosses branches et d’une peau de bête.
    -Grimpe là dessus et ne pense plus à rien.
    *
    Arrivé au campement, le clan peut finalement se reposer, ils savent qu’une grosse journée les attend le lendemain:
    ils devront remettre en état les tentes, les palissades, le puits et les barrages. Exténués, ils s’endorment avant d’avoir eu le temps d’allumer le feu dans le foyer.
    Durant la nuit, le louveteau se réveille car il sent une présence rôder. Un tigre aux dents de sabre s’approche.Ce félin impressionnant tétanise le névé.Mais quand il le voit si près d’un petit d’homme né depuis peu,il s’élance en hurlant ,mord le tigre à la queue.Les hommes se réveillent, s’emparent de leurs armes et font fuir l’énorme prédateur.Plume-Blanche leur a évité un bain de sang…

    • Impression générale

      Mission bien menée avec quelques idées très originales comme l’histoire de Tante Feuillette qui veut se sacrifier. En fait, on suppose qu’en cas de famine, les personnes trop âgées étaient abandonnées ou s’exilaient pour mourir seules en épargnant la nourriture pour les jeunes et leurs parents. Ici c’est Plume-Noire qui décide du nom de Plume-Blanche. Mais si c’est un nom parfait et même « trop mignon » pour un louveteau, imagine-t-on un grand loup blanc sans doute féroce porter un tel nom ? Il y a un saut temporel, une « ellipse », c’est bien car Plume-Blanche doit grandir pour que l’aventure continue et que son apprentissage de chasseur porte ses fruits (ou ses lièvres, plutôt :-)). Mais vingt lunes c’est environ 18 mois, donc c’est beaucoup trop. Comme on est déjà à la fin de l’hiver, je dirais que deux lunes, c’est bien (attention, une lune c’est un cycle lunaire, de pleine lune à pleine lune soit environ 29-30 jours).

      Points à améliorer

      Attention, le temps de la narration que j’ai choisi dans mon texte est le passé et si vous commencez ce deuxième chapitre au passé, vous le poursuivez au présent. Il faut se tenir au passé tout au long de la nouvelle !
      Un autre problème, ce sont les dialogues sans précision de qui parle ! ça paraît superflu, mais il faut préciser pour qu’on suive mieux le dialogue.
      Vous écrivez :
      Alerté par son comportement, Coeur-de-Bison le suit et découvre la vieille femme cachée.
      -Tu voulais nous fausser compagnie?
      -Oui car je suis trop âgée et je vous retarderais
      -Nous n’allons pas te laisser là.
      En deux temps trois mouvements, les hommes lui fabriquent un brancard à l’aide de deux grosses branches et d’une peau de bête.
      -Grimpe là dessus et ne pense plus à rien.
      Il faudrait préciser qui parle comme ça :
      Alerté par son comportement, Coeur-de-Bison le suit et découvre la vieille femme cachée.
      -Tu voulais nous fausser compagnie ? lui demande-t-il.
      -Oui car je suis trop âgée et je vous retarderais, répond la vieille femme, résignée.
      -Nous n’allons pas te laisser là, l’informe Cœur-de-Bison.
      En deux temps trois mouvements, les hommes lui fabriquent un brancard à l’aide de deux grosses branches et d’une peau de bête.
      -Grimpe là dessus et ne pense plus à rien, lui ordonne le chaman.

  14. Mission 2 : Classe 5P/41 de Corcelles Laetitia Ropraz

    Le lendemain matin, les enfants sont impatients de retrouver le louveteau. Il avait passé la nuit à l’entrée de la grotte, là où l’air est plus frais. Arrivé près de la bête, Petit-Renard fait une remarque à sa sœur de cœur :
    – Il faudra qu’on trouve un prénom pour notre petit loup. Que penses-tu de Petite-Noisette ?
    Plume-Noire répond avec étonnement :
    – Petite-Noisette ? Je ne crois pas que cela lui convienne. Regarde, il ne réagit pas à ce prénom et en plus, il n’est même pas brun.
    Petit-Renard agacé dit :
    – Alors toi qui sais tout, que proposes-tu ?
    – Pourquoi pas « « Boule de poils » ? Il est tellement mignon quand il dort. On dirait justement une boule toute poilue.
    Lorsque Plume-Noire dit ces mots, le louveteau se lève et dresse les oreilles.
    – Regarde ça ! dit la petite fille. Il est d’accord avec moi.
    Petit-Renard réfléchit un instant et regarde le loup au garde-à-vous. L’idée de Plume-Noire est bonne mais cela l’énerve parce qu’elle a toujours raison. Il se décide et dit :
    – Bon, vous avez gagné tous les deux.
    Ravis de leur trouvaille, les enfants courent annoncer, à Cœur-de-Bison et au reste du clan, le prénom donné au petit loup. Le clan trouve l’idée géniale et est surpris de voir la réaction du loup à l’appel de son nom.

    Après quelques semaines de froid, le printemps est de retour. Le clan décide de partir et de s’établir à la lisière d’une forêt où, non loin de là, traverse une rivière rocheuse. Les hommes comme les femmes construisent des abris avec des peaux de bête et du bois. Après plusieurs jours, certains hommes partent à la chasse et d’autres créent des outils afin de dépecer les animaux tués à la chasse. Les femmes partent à la recherche de fruits, cuisent la viande tendent des peaux et s’occupent des enfants.
    Les enfants participent aussi aux différentes tâches quotidiennes et lorsqu’ils ont du temps libre, ils apprennent au louveteau à chasser. Pour développer le flaire du chien sauvage, Plume-Noire et Petit-Renard décident de cacher un os de lynx à l’entrée de la forêt. Pour aider Boule de poils à retrouver le morceau d’os, ils lui font sentir un autre bout de la carcasse de cette même bête. Cet exercice est répété plusieurs fois et lorsque le louveteau réussit sa tâche, il obtient toujours une récompense alléchante.
    Un autre jour, Petit-Renard propose à Plume-Noire d’aller se cacher derrière un rocher pour que le petit loup s’entraîne à la retrouver. Par la suite, les enfants ont l’idée de fabriquer un « faux animal » à l’aide de bois, de pierres et de peaux de bête. Pour l’entrainement, les trois amis se cachent derrière un arbre et guettent leur proie. Les enfants sont à genoux et le loup à plat ventre. Chacun son tour, les deux enfants lui donnent un signal de départ pour attaquer cette fausse proie. C’est fou comme le loup progresse à grande vitesse. Grand-Loup-Blanc s’était peut-être vraiment réincarné en Boule de poils…

    Après des mois de dressage intensif, l’été arrive. Tout le clan profite de la rivière pour se rafraîchir. La pêche est de plus en plus bonne.

    Cœur de Bison, décide qu’il est temps de créer une tanière pour le loup.
    Il explique aux enfants :
    – Maintenant, notre protégé a grandi. Il doit apprendre à garder notre clan et à le prévenir des dangers extérieurs. Pour cela, il ne doit plus dormir au pied de votre tante mais bien à quelques mètres de notre village. Votre tante Feuillette a préparé de quoi construire son abri.

    Les enfants ne sont pas ravis par cette idée et en plus ils doivent prendre Petit-Lynx avec eux.
    Fâchée, Plume-Noire dit à Petit-Renard :
    – Ton petit frère est maladroit. Pourquoi nous demande-t-on toujours de le prendre avec nous ?
    Petit-Renard met ses bras sur les hanches et répond :
    – Je suis d’accord avec toi mais on peut bien le prendre une fois. Depuis que notre papa s’est blessé à la chasse, Petit-Lynx est tout le temps à son chevet.

    A ces mots, la fille fait signe à Petit-Lynx de venir dans leur direction et dit :
    – Sang-de-Renard a de la chance de t’avoir près de lui. Mais aujourd’hui, tu viens avec nous…

    • Impression générale

      Vous avez parfaitement suivi les directives de la mission, bravo ! L’idée de voir comment réagit le louveteau aux propositions de nom est excellente. Surtout que les signes sont très importants dans le monde magique des hommes préhistoriques. Bonnes idées également sur l’apprentissage de la chasse. Mais n’oubliez pas qu’un loup n’est pas (encore) un chien, même sauvage et que même apprivoisé, son instinct le pousse souvent à désobéir. Cependant, certains loups sont si bien dressés qu’on les prendrait pour des chiens !

      Vous avez introduit un frère de petit-Renard, Petit-Lynx. Et le papa des deux frangins, Sang-de-Renard, qui est malade, ce qui pourrait compliquer la suite de l’histoire. C’est une nouvelle, et on ne peut y insérer trop de personnages. Les autres doivent rester en toile de fond sans réelle personnalité. On a deux enfants, un chaman, deux parents, un louveteau et on a fait référence à une vieille tante. Cela suffit. Aussi, il vaudrait mieux (je sais que c’est triste, mais la vie préhistorique était très rude) que le papa soit mort et qu’on raconte brièvement son histoire. Peut-être à cause des loups ?

      Points à améliorer

      Le temps de la narration du premier chapitre que je vous ai transmis est le passé et vous continuez l’histoire au présent. Il est important que ce soit le même dans toute l’histoire. Aussi j’attends de vous que vous vous y mettiez dans votre prochaine mission 🙂

      Vous utilisez beaucoup le verbe dire pour désigner qui parle :

      Vous écrivez :

      Petit-Renard agacé dit :
      – Alors toi qui sais tout, que proposes-tu ?

      Plus loin :

      Lorsque Plume-Noire dit ces mots, le louveteau se lève et dresse les oreilles.
      – Regarde ça ! dit la petite fille. Il est d’accord avec moi.

      Ce serait bien de varier, et d’utiliser des verbes plus précis ! par exemple :

      Petit-Renard agacé lança :

      – Alors toi qui sais tout, que proposes-tu ?

      Et plus loin :

      Lorsque Plume-Noire prononça ces mots, le louveteau se lève et dresse les oreilles.
      – Regarde ça ! s’exclama la petite fille. Il est d’accord avec moi.

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