4ème étape

Chers enfants, chères institutrices, chers instituteurs,

Votre troisième mission est achevée. J’ai déjà écrit à chaque classe pour vous dire ma satisfaction devant votre imagination et les progrès que vous avez accomplis dans la narration de cette histoire.

En route donc pour cette quatrième mission 🙂

J’ai de nouveau dû faire des choix parmi les idées parfois très originales que vous m’avez inspirées. Comme vous le constaterez, j’en ai repris plusieurs en les reformulant à ma sauce 🙂

Ce troisième chapitre est plutôt court, comme le quatrième que vous allez écrire, car nous sommes dans l’écriture d’une nouvelle et cela comporte de grandes contraintes. Il faut aller droit au but tout en faisant de la littérature et en décrivant les choses le plus visuellement possible.

Dans cette quatrième mission, vous allez répondre à quatre questions :

  • Qui vient de parler dans les deux langues ?
  • Qui sont ces femmes, et que leur est-il arrivé ?
  • Que va-t-il se passer et quel sera le rôle de Flocon dans la suite de l’histoire ?
  • Ces femmes vont-elles rester avec les Touna ?

A vos plumes… noires d’encre !

Bien à vous

Olivier

 

Nous vous souhaitons de belles vacances de Pâques et attendons vos textes d’ici au 27 avril.

24 réflexions au sujet de « 4ème étape »

  1. Vérossaz 7-8H

    La tension entre le clan féminin et les hommes robustes des Touna était descendue d’un cran. L’homme à la voix grave avait fait comprendre aux deux parties qu’aucune n’encourait de danger. Assis autour du feu de la grotte des Touna, tous se réchauffaient au moyen du reste de la décoction de plantes préparée auparavant par les femmes.
    Profitant de cette tmosphère positive, Œil-de-Lynx décida de prendre la parole au nom du clan pour expliquer aux jeunes compères Plume-Noire et Petit-Renard :
    – Nous avons le plaisir de vous annoncer le retour de Grand-Loup-Blanc. Il appartenait aux Touna avant de se voir transformer en loup après être tombé amoureux d’une femelle de la meute des névés. Cher ami, raconte-nous ton histoire !
    Grand-Loup-Blanc se râcla la gorge et commença à parler. Il ne manqua de traduire ses paroles pour que les femmes ne se sentent pas exclues de la conversation.
    – Bonjour à tous ! Je suis si fier de voir que notre tribu s’est agrandie depuis mon départ.
    A ces paroles, il regarda souriant Plume-Noire et Petit-Renard et descendit la tête pour leur marquer son respect.
    – Vous me croyiez tous peut-être disparu ou mort depuis ces années, mais voici ce qui m’est arrivé. Après m’être transformé soudainement en névé, j’ai poursuivi ma femelle et attendit la belle saison pour lui faire la cour. Malheureusement, je perdis sa trace avec que je puisse l’aborder. Notre lien amoureux rompu, je redevins un homme…
    **
    Ne possédant aucune tribu à sa transformation, Grand-Loup-Blanc erra plusieurs jours dans la toundra. Un jour, une femme vint à sa rencontre et se mit à parler dans la même langue que lui, le touna.
    – Bonjour auriez-vous aperçu dernièrement le clan des Touna ? Il occupe tous les hivers la grottes situées derrière cette forêt.
    Etonné, Grand-Loup-blanc se présenta et raconta ce qui lui était arrivé. La femme reconut alors de suite son ex-compagnon de tribu ! Elle avait aussi vécu une mésaventure et avait été recueillie par un clan de femmes aux coutumes et vêtements plus raffiné. Cette femme se prénommait Petite-Hermine. Petit à petit, elle était parvenue laborieusement à parler la langue de ses congénères.
    **

    En écoutant avec passion le récit de Grand-Loup-Blanc, le cœur de Petit-Renard s’accéléra. Il comprit que la sixième femme dont la stature était plus arquée était sa mère ! Il lui sauta alors dans les bras et se mit à pleurer de joie.

    Avec l’accord des deux chefs de clan, il était alors évident que les deux clans s’unissent. Plus ils étaient nombreux, plus ils seraient forts contre les autres tribus. Surtout que le clan des femmes avaient beaucoup à apprendre aux Touna, notamment au niveau de la confection d’armes et de vêtements. Flocon resta aussi un compagnon de chasse fidèle.

    Idée pour la chute : Vingt ans plus tard, Plume-Noire tomba amoureuse de Flocon et se métamorphosa en louve. Bien accueillie, Plume-désormais-Blanche vécut dans le clan des Touna.

    • Impression générale

      Vous avez opté résolument pour un basculement du récit en conte fantastique. Nous quittons le roman préhistorique qui s’en tient strictement aux éléments avérés par l’archéologie et aux croyances supposées de ces hommes pour une forme de fantasy préhistorique. Le loup peut s’incarner réellement en homme et vice-versa. C’est un choix très intéressant, mais ce n’est pas le genre de nouvelles que je propose dans la collection Flammarion pour laquelle nous écrivons cette nouvelle. Par contre, la réapparition de la maman de Petit-Renard est une bonne idée.
      Vos tournures de phrases se sont améliorées et votre vocabulaire est plus riche 🙂

      Points à améliorer

      Pour votre dernière mission, vous essayerez de réduire le nombre de paragraphes de votre texte pour arriver à l’essentiel, sans répétitions comme lorsqu’ Oeil-de Lynx réexplique l’histoire du Grand-Loup-Blanc que tous les Touna connaissent.

  2. Classe de 5FR31 Le Locle, chapitre 4

    Petit Renard reconnu son père en cet homme et lui sauta dans les bras.
    – Papa ! C’est bien toi ?
    – Oui, quel bonheur de te retrouver.
    – Mais pourquoi n’es-tu jamais revenu ?
    – Lorsque je suis parti à la recherche de ta maman, je me suis perdu. J’ai marché durant des jours et des jours et finalement je suis arrivé dans une région complètement inconnue.
    J’ai y trouvé, complètement apeurées ces quatre femmes. Leur clan les avait abandonnées car elles étaient malades. Je les ai soignées et elles ont survécu.
    – Tu parles leur langue ? C’est compliqué !
    – Oui, durant le temps passé ensemble ces derniers mois, j’ai réussi à comprendre leur langage.
    – Pourquoi n’es-tu pas revenu chez les Touna avec elles ?
    – Impossible de retrouver mon chemin et je me suis dit qu’il me suffisait de me rendre à la grotte d’hiver et de vous y attendre.
    Les Touna firent la fête à Grand-Renard. Ils lui expliquèrent la présence du loup à leur côté.
    Les femmes étaient très inquiètes de côtoyer ce loup, pour elles ce n’était qu’une bête sauvage. Cependant, les enfants lui démontrèrent toutes les qualités de Flocon et elles furent petit à petit rassurées.
    Cerise leur montra que Flocon savait faire le guet, avertir du danger et protéger le clan. Par des gestes et à l’aide de Grand-Renard elle expliqua aux femmes :
    – Flocon était blessé et abandonné. Nous l’avons recueilli.
    Vous êtes aussi seules et Grand-Renard a pris soin de vous comme nous l’avons fait avec Flocon. Il a s su s’intégrer, vous pourriez aussi rejoindre à votre le clan des Touna.
    Grand-Renard et Œil-de-Lynx approuvèrent et réussirent à convaincre ces femmes venues d’une contrée lointaine de se joindre à leur clan.

    • Impression générale

      Mission en grande partie réussie, on découvre que Grand-Renard (en fait son nom est Ours-Rusé, vous l’avez oublié ? ) a protégé les femmes. Le chapitre est court mais on ne sait rien de la mère de Petit-Renard qu’il était allé chercher dans la tempête. Le parallèle avec Flocon adopté est très bien trouvé : ils les adoptent et elles ont beaucoup à leur apprendre.

      Points à améliorer

      Il manque peut-être à la fin ce que les auteurs appellent un « cliffhanger », soit une fin de chapitre qui laisse du suspens comme à la fin de la mission 3 où on se demande qui est cet homme qui calme le jeu dans les deux langues !

  3. Cette voix… Petit Renard très ému ne pouvait plus bouger, cette voix…
    – Papa…
    Tous se retournèrent et reconnurent le papa de Petit Renard, disparu depuis l’hiver précédent. Certains Touna reculèrent, croyant découvrir un revenant.
    Petit Renard vint se blottir dans les bras du nouvel arrivant qui commença son récit.

    Errant dans le brouillard épais à la recherche de sa femme, il avait perdu toutes traces et tout repaire.
    Soudain le sol s’était dérobé sous ses pieds. Il avait chuté d’une barre rocheuse puis glissé longuement sur une pente glacée. Ne pouvant pas déplacer son corps endolori, il perdit connaissance.
    A son réveil, il était étendu sur une peau douce, ses plaies étaient nettoyées, couverte d’une fine écorce ; sa jambe gauche était serrée entre deux branches droites attachées par des lanières de cuir.
    A travers la peau de renne de la tente où il reposait il entendit une voix de femme: « Makou ladou risa sorisa »
    – Quel étrange langage… se dit-il
    Une tête passa à travers l’ouverture et il découvrit une femme comme il n’en avait jamais vue. Sa forme, ses vêtements habilement assemblés, ses yeux, tout était si différent des Touna.
    Jour après jour, il apprit des mots de leur langue. Jusqu’à ce qu’il puisse marcher, elles le soignèrent avec gentillesse.
    Quand il put sortir, il vit qu’il était très loin du pays des Touna et que le printemps avait commencé.
    Petit à petit, il comprit qu’un tremblement de terre avait démoli la grotte des femmes alors qu’elles étaient allées chercher du bois et il vit la grande tristesse dans leurs yeux. Elles avaient perdu tous les leurs.
    Comme elles n’avaient plus de bon abri pour l’hiver, Dent de Loup leur proposa de rejoindre la grotte des Touna. Dès la fin de l’été, ils se mirent en route, car le trajet était long et ils n’étaient que sept pour tout porter ou tirer.
    Ils étaient arrivés voilà une semaine.
    Très heureux de retrouver un bon chasseur, le chef Touna lui demanda de remercier les longues femmes dans leur langue
    _ Takoutari, dit le papa de Petit –Renard
    _Taakoutari, essaya de répéter Œil de Lynx.
    Il envoya deux chasseurs rapides avertir le reste de la tribu et les accompagner pour la dernière étape de leur migration d’automne.
    Quand tout le monde fut réuni, une belle fête fut organisée. On mangea beaucoup de bonnes viandes juteuses et on improvisa des danses.
    Après avoir consulté Cœur de Bison, le chef annonça que les nouvelles femmes resteraient avec eux.
    Très vite les Touna s’attachèrent à ses dames bien moins fortes physiquement qu’eux, mais qui leur apprirent beaucoup de nouvelles techniques.
    Un après-midi qu’il chassait avec son père et Flocon, Petit Renard vit filer derrière un bouquet de peupliers un animal qu’il prit d’abord pour son loup, mais dont le pelage était beaucoup plus brun….

    Classe 6H Fully NIcole Murisier pour Christine Bruchez

    • Impression générale

      Mission bien réussie, bravo ! Vous avez bien intégré le récit d’Ours-Rusé mais vous auriez pu le lui faire raconter par des dialogues. L’idée du tremblement de terre est excellente et cela devait souvent arriver à cette époque. Il y avait davantage de volcans actifs et des éboulements gigantesques dus aux retraits et avancées rapides des glaciers. Et vous avez un bon « cliffhanger » à la fin qui maintient le suspens. (j’explique ce que c’est dans le commentaire précédent plus haut).

      Points à améliorer

      Beaucoup d’informations pourraient passer par des dialogues, par exemple quand Ours-Rusé raconte son aventure ou quand Œil-de-Lynx annonce que les femmes seront adoptées par le Touna.

  4. Classe 7 FR 252 de la Chaux-de-Fonds Avec un ptit coucou de Daniela notre maîtresse qui a eu la chance de vous connaître(nous aussi on aurait bien voulu…)Voilà la suite de notre histoire.:
    -Qui a parlé?s’étonna Oeil-de-Lynx
    -C’est moi, répondit la voix grave qui s’était approchée.
    Oeil-de-Lynx se retourna brusquement.
    -C’est, c’est toi? bégaya-t-il.
    -Oui,déclara Coeur-de-Bison.
    -Mais tu parles leur langage.Comment est-ce possible?questionna le chef étonné.
    -C’est une bien longue histoire…Mais je vais éclairer ta torche en étant bref,répondit le vieux chaman.Lorsque j’étais jeune mon grand-père m’a appris à lire dans les braises,à communiquer avec les esprits.Ainsi la faculté de comprendre des langues nouvelles pour moi s’est développée.J’ai également appris à lire dans l’Homme et je sais que les individus qui se sont installés dans notre grotte n’ont aucunes mauvaises intentions.
    Observe par toi même et laisse parler ton cœur,ajouta-t-il en montrant le clan des femmes.

    Tendu comme un arc,le chef se retourna et les examina attentivement l’une après l’autre à la fois subjugué et rétisant en découvrant ces femmes fines et élancées.
    -Demande leur ce qu’elles nous veulent,Coeur-de-Bison?
    Coeur de Bison fit baisser les armes aux guerriers de son clan par un regard appuyé puis s’approcha de la femme qui par sa tenue corporelle semblait être le chef.Une discussion animée s’ensuivit .
    -Auparavant ces femmes vivaient dans un clan avec de nombreux hommes,traduisit-il.Comme elles avaient pour habitude de faire fonctionner leur cerveau plutôt que leurs muscles ,elles ont permis une grande avancée à leur tribu et cela a bien arrangé tout le monde, du moins au début. Jusqu’au jour où certaines se sont mises à contester les décisions des hommes et surtout celles du chef. Blessé dans son orgueil il leur a laissé le choix, rester et se taire où être bannies à jamais. Les six femmes que tu vois ici ont préféré quitter une tribu qui par ses choix était vouée à l’extinction. C’est en toute humilité qu’elles demandent notre hospitalité.
    -Jamais de la vie, elles se sont emparées de notre grotte ancestrale et ont emprisonné Petit-Renard et Plume-Noire, déclara le chef d’un ton menaçant. Elles doivent partir immédiatement!
    -Mais papa, le coupa Plume-Noire, nous ne sommes pas leurs prisonniers, elles nous ont traité avec gentillesse.
    -Je ne veux pas le savoir, elles n’ont rien à faire ici.
    -Ecoute ton cœur, lui rétorqua le chaman, on ne livre pas à la nature des femmes sans abri, et surtout fait travailler ta tête, tu vois bien qu’elles sont plus évoluées que nous. Imagine tout ce qu’elles pourraient nous apprendre.
    -Bien puisque ma fille et mon guide sont d’accord je vais écouter la pureté et le savoir. J’accepte qu’elles restent, termina le chef.
    ***
    Voilà ce que nous avons imaginé pour Flocon pour la suite de l’histoire.
    1) Il va réussir à gagner la confiance des femmes qui viennent d’intégrer le clan
    2) Il sera d’une aide précieuse pour la chasse. Grâce à Flocon et aux armes que fabriquent les femmes la tribut ne connaîtra plus la faim.
    3) Il va avertir la tribu qu’un terrible événement arrive, en hurlant il va faire sortir tout le clan de la grotte et les mener vers un endroit dégagé où ils vont être épargnés d’un éboulement dû à tremblement de terre.
    Nous attendons de vos nouvelles.
    bonnes lecture!

    • Impression générale

      Mission parfaitement réussie ! Vous avez eu l’idée d’un vrai coup de théâtre ! Alors qu’on s’attendait à découvrir Ours-Rusé, c’est Cœur-de-Bison qui fait irruption dans la grotte ! Et c’est Œil-de-Lynx qui est réticent ! Ensuite vous donnez une excellente piste pour la chute de notre histoire dans 5e mission !

      Points à améliorer

      Vous avez bien assimilé tous mes conseils et votre style s’est vraiment amélioré ! Par contre, vous nous écrivez un roman plutôt qu’une nouvelle et il faudra être plus concis pour la dernière mission 🙂

      Et faites de grosses bises à Daniela de ma part 🙂

  5. Bonjour,
    Voici le texte de la 6FR31 du collège du Corbusier au Locle. Bonne lecture !

    Cœur-de-Bison s’avança et dit :
    – Je l’avais bien vu dans les braises, … Tu es là, bien vivant parmi nous.
    Petit-Renard se fraya un chemin, le cœur battant, il courut dans les bras de son père. Les larmes aux yeux, il murmura :
    – Papa ! Tu es là, tu es vivant. Je suis si heureux.
    Les femmes de l’autre clan baissèrent leurs armes et semblèrent comprendre ce qui se passait. L’une d’elle s’adressa à Ours-Rusé :
    – Takam manam chalakam badam ? Si menem lukutum.
    Et Ours-Rusé hocha la tête en pleurant.

    Cerise, Ours-Rusé, les femmes et les membres du clan s’assirent autour du feu. Cerise lui raconta ce qui s’était passé depuis sa disparition et surtout de l’arrivée de Flocon dans leur clan. Ours-Rusé traduisit tout dans la langue des femmes. Quand Cerise eut fini son récit, Ours-Rusé leur raconta :
    – Quand je suis parti chercher ta maman, Petit-Renard, je me suis perdu dans la neige et le brouillard. J’ai marché des jours, j’étais blessé et affamé quand ces femmes m’ont recueilli. Elles m’ont nourri et m’ont soigné. Au fil du temps, j’ai appris leur langue. Elles sont les seules rescapées de leur clan qui s’est fait attaquer par des loups. C’est pour ça qu’elles ont si peur de Flocon. J’ai décidé de retrouver notre grotte pour retrouver mon fils et elles ont accepté de me suivre. Aujourd’hui, Myrtille, que vous voyez là, partage mon cœur, je l’aime…Mais nous reparlerons de cela plus tard. Il y a quelques semaines, j’ai reconnu notre Toundra et j’ai retrouvé notre grotte. Nous nous sommes installés et nous attendions votre venue. Je vous attends depuis si longtemps, je suis si heureux.
    Petit-Renard et son père s’étreignirent longtemps.

    Plusieurs jours passèrent, les femmes bien que craintives face à Flocon, se sentaient de plus en plus à l’aise avec le reste du clan. Un matin Cœur-de-Bison prit la parole :
    – Mes chers, j’ai consulté les braises cette nuit et j’ai vu notre clan s’agrandir. Des femmes, des enfants et des loups étaient avec nous. Il est temps de considérer Myrtille et ses sœurs comme des femmes Touna. Notre futur s’annonce beau…

    • Impression générale

      Mission tout à fait réussie. Votre texte est assez court et rythmé comme il fallait. Les dialogues sont bons et l’idée d’une relation entre Ours-Rusé et Myrtille est excellente. Mais il aurait pu préciser qu’il a encore vainement cherché la maman avant de se lier à Myrtille…

      Points à améliorer

      Vous avez acquis un joli style et on voit que vous retravaillez votre texte. Vous pourriez peut-être fluidifier les dialogues en coupant les monologues (celui où Ours-Rusé raconte) par des questions pour relancer le narrateur. Là, ça aurait pu être une question de Petit-Renard :
      – Et maman ?
      Et Ours-Rusé secoue la tête en lui répondant qu’il a tout tenté pour la retrouver.

  6. Bonjour,

    Voici la suite imaginée par la classe de Philippe Coutaz (Tambourine).
    Bonne lecture !

    A ces mots, Petit-Renard reconnut la voix de son père :
    – Papa, tu es revenu !
    – Mon fils, comme tu as grandi !, lui répondit avec émotion Grand-Renard.
    – Que fais-tu avec ces grandes femmes ? Que t’est-il arrivé ? s’exclama Oeil -de-Lynx.
    Grand-Renard leur raconta ce qui lui était arrivé depuis qu’il s’était perdu dans le brouillard. Blessé, il avait été recueilli par les femmes, elles-mêmes chassées de leur clan. Elles l’ont soigné et il est resté avec elles. Il est même tombé amoureux de leur cheffe, Antiopa, qui est devenue sa compagne.

    Le clan des Touna décida d’inviter les femmes et Grand-Renard à venir vivre avec eux.
    – Ouga ka tchouka la, rétorqua Antiopa.
    – Nous sommes très heureuses et vous remercions de votre hospitalité, traduisit Grand-Renard.

    A cette nouvelle, Flocon grogna d’énervement.
    – C’est bizarre, Flocon a l’air très méfiant. Qu’est-ce que ça cache ? s’exclama Plume-Noire.
    – Moi, je suis comme lui, je ne fais pas confiance à ces femmes, rétorqua Petit-Renard.

    Les jours passèrent et Petit-Renard s’éloignait de plus en plus de son père. Aussi, il trouvait Antiopa de plus en plus énigmatique.

    Un soir, Petit-Renard ne parvenait pas à trouver le sommeil. Il était préoccupé par le mystérieux comportement d’Antiopa. Il se leva et vit une silhouette. Il reconnut sans la moindre hésitation la nouvelle compagne de son père. Elle se dirigeait en direction d’une grotte.

    (A suivre …)

    • Impression générale

      Mission accomplie. Texte très condensé qui va à l’essentiel comme je l’avais demandé. Surprenante chute qui laisse bien des questions en suspens ! Bonne idée que d’imaginer cette relation entre Ours-Rusé et une grande femme Sapiens.

      Points à améliorer

      Peut-être une description d’Antiopia, ce nouveau personnage énigmatique ?

  7. Bien le bonjour,

    Voici notre 4è mission. Ce n’est vraiment pas toujours simple de mettre tout le monde d’accord.
    Nous espérons que ce texte correspondra aux attentes et nous nous réjouissons déjà de la prochaine mission!

    Un excellent week-end à tous
    Classe de 8FR521 de Nathalie Cousin, Cressier, Neuchâtel, Suisse

    Le clan des Tounas se retourna doucement.
    L’homme qui venait de parler allait reprendre la parole mais il n’eut pas le temps de commencer que ….
    – Oh, Cendre Noir, mon père, c’est vraiment toi? Je te croyais mort, dit Œil de Lynx, en le serrant dans ses bras.
    – Oui…c’est vraiment moi, mais…je ne pensais pas vous retrouver un jour. Comme je suis heureux… J’ai quelqu’un à vous présenter.
    Une jolie femme arriva, une petite larme coulait sur sa joue. Petit Renard se demandait pourquoi la femme pleurait. Elle prit la parole puis dit:
    – Bonjour, je m’appelle Encre Mauve…
    – Encre Mauve? Qu’est-ce que que tu fais là? dit Cerise étonnée.
    – Mais qui est-elle? Vous la connaissez ? questionna intrigué Petit Renard.
    – Je pense qu’elle a quelque chose à te dire, murmura Cerise au petit garçon.
    – Tu te rappelles de moi ? dit Encre Mauve pleine d’espoir.
    – Non, qui êtes-vous ? interrogea Petit Renard.
    – Encre Mauve, répondit-elle un peu déçue. Je me suis perdue dans une énorme tempête avec Cendre Noire mais heureusement … les Martouée nous ont accueillis avec joie et sérénité et ils nous ont appris leur langue avec beaucoup de patience durant toutes ces années. Petit Renard… je suis… ta maman.
    – Quoi? Comment? Mais, mais… Petit-renard eut du chagrin…
    Encre Mauve traduisit au Martouée qu’elle venait de retrouver son fils.
    – Pakatoon bigouti pacatum karata hotola bibola lolira
    Encre Mauve et Petit-Renard s’enlacèrent avec amour et tendresse. Plus tard autour d’un bon feu, les Martouée invitèrent les Tounas à manger le délicieux gigot que Flocon avait chassé. Après avoir fini le bon repas, Nuage de Brume, la cheffe des Martouée prit la parole avec beaucoup de tristesse:
    – Ratoum Kakatum Pikatum…
    Cendre Noire traduisit en langue Tounas avec beaucoup d’émotions.

    Avant elle habitait sur la montagne à la pointe blanche mais lors d’une tempête, il y a dix ans, un arbre est tombé sur leur cabane leur mari sont morts sur le coup. Les femmes ont survécus car elles étaient parties chercher des herbes pour le souper. Depuis ce jour-là, elles s’appellent les Martouée. Ce qui signifie veuves dans leur langue.
    -Cendre noire, peux-tu demander aux femmes si elles veulent s’allier avec nous, demanda Œil de Lynx.
    – Oui, dit Cendre Noire.
    -Oktoum martouée dadou filipou taroum makoum ratatoum, demanda Cendre Noire
    -Atatoum patapouf, répondit Nuage de Brume.
    Cendre noire se retourna et dit à Œil de Lynx qu’elles étaient d’accord. S’allier pour être plus forts ensemble.
    – Comment allons-nous nous appeler? demanda Œil de Lynx .
    – Je propose les Martounas, dit Encre Mauve. C’est un mélange de nos deux tribus.
    Tous acclamèrent avec enthousiasme cette proposition.
    Le lendemain matin Œil de Lynx demanda à Cendre Noire:
    – Est-ce qu’on pourrait avoir des bonnets en peau de lièvre nous aussi?
    – Évidemment, répondit Cendre Noire. Flocon pourrait aller les chasser. Cela nous ferait de la nourriture pour notre clan et des peaux pour les bonnets!
    Plume Noire eut une idée :
    – Eh, ce serait bien s’il devenait la mascotte de notre tribu. Car grâce à lui, nous mangerions et aurions chaud.
    Tout le monde acquiesça.

    • Impression générale

      Mission en grande partie réussie. Bon début de chapitre avec les retrouvailles de Petit-Renard et de ses parents. Autrement, l’histoire de l’arbre est peu plausible pour tuer tous leurs maris. Les hommes de cette époque vivent en grotte où sous tente par famille et pas encore dans des cabanes !

      Points à améliorer

      Je pense qu’avant de commencer une mission, vous auriez intérêt à relire tous les chapitres que j’ai écrits. Comme ça vous sauriez que Cendre Noire s’appelle Ours-Rusé et que la maman s’appelle Petite-Hermine et est la sœur de Cerise. De plus dans le premier dialogue :
      – Oh, Cendre Noir, mon père, c’est vraiment toi? Je te croyais mort, dit Œil de Lynx, en le serrant dans ses bras.
      Vous confondez Petit-Renard avec Oeil-de-Lynx et on risque de ne plus rien y comprendre. Donc, avant de reprendre l’écriture d’un texte, il faut toujours bien relire ce qui a déjà été écrit avant. 🙂

  8. Bonjour,
    Voici notre mission n°4. Bonne lecture et à bientôt pour la dernière mission.
    La classe 5P/41 de Corcelles-près-Payerne (Laetitia Ropraz)

    Tout le monde fut surpris et se retourna en même temps pour voir apparaître une ombre. On reconnut un personnage avec des oreilles pointues, une longue queue et un énorme nez. Cette silhouette s’avança toujours plus. Plume-Noire et Petit- Renard furent pris de panique. Soudain, Grand-Loup-Blanc apparut de derrière un rocher. Il portait une peau de tigre très chaude avec des bottes de renne et son visage était peint. Tout d’un coup, il reprit la parole et s’adressa aux femmes dans leur langue pour leur dire :
    « Femmes Teiya, ne soyez pas si craintives. Le loup n’est pas l’ennemi de l’homme. Croyez-en mon expérience ! »
    Et il continua en racontant son incroyable rencontre avec une louve. Les Touna écoutèrent aussi avec attention l’histoire qu’ils avaient entendu des dizaines de fois.
    Les femmes hésitèrent à croire cet homme étrange à longue queue et gardèrent les armes en mains. Leurs hommes n’étaient pas revenus de la chasse depuis plusieurs jours et elles avaient trouvé refuge dans cette grotte inhabitée. Elles voulaient absolument la gardée afin de ne pas mourir de froid.
    Grand-Loup-Blanc comprit rapidement qu’il devait prouver ce qu’il avançait.
    L’homme-loup s’adressa donc à Flocon dans une langue inconnue de tous. Flocon réagit directement à ses paroles. Il sortit de la grotte durant de longues minutes. Plume-Noire commença à avoir les larmes aux yeux et cria :
    « Pourquoi avez-vous fait partir Flocon ? »
    Grand-Loup-Blanc leva une main pour lui faire signe d’attendre. Flocon revint avec un collier d’os et alla le poser près de la cheffe des Teiya. Puis, il resta à terre, tête baissée.
    « Ce loup vous offre un cadeau de paix et se met à vos pieds pour vous prouver sa bonne conduite auprès des hommes. » expliqua Grand-Loup-Blanc.
    Après tant de preuves, les femmes Teiya et les Touna n’eurent aucune peine à le croire.
    Mais, un membre des Touna prit la parole pour se manifester :
    « Mais alors, Cœur-de-Bison nous a mentis ! Vous ne vous êtes pas réincarnés en Flocon ! »
    Le clan ouvrit de grands yeux et commença à s’agiter car on leur avait menti.
    « Calmez-vous, calmez-vous ! reprit Grand-Loup-Blanc. Je suis le chef de tous les loups et Flocon fait partie de mon clan. Vous deviez l’accepter parmi les hommes afin qu’il puisse survivre et que la malédiction ne s’abatte pas sur vous comme sur moi. »
    Tout le monde se calma et commença à se regarder d’une manière plus douce et plus accueillante. La paix commença gentiment à s’installer et la méfiance à s’écarter.
    Petit-Renard questionna l’assemblée :
    « Notre grotte est assez grande pour tous. Pourquoi ne resterions-nous pas ensemble pour passer ce long hiver ? ». Cœur-de-Bison et Œil-de-Lynx approuvèrent l’idée du jeune garçon. Mais la cheffe Teiya resta immobile plusieurs secondes. Enfin, elle se baissa, prit le collier, le passa à son cou et s’avança pour caresser Flocon.

    • Impression générale

      Je ne peux pas dire que votre mission ne soit pas réussie, non, mais elle fait prendre une tournure toute autre à notre histoire. Grand-Loup-Blanc n’est donc pas Flocon et Cœur-de-Bison s’est trompé ! On a l’impression d’un basculement vers une histoire fantastique, une sorte de conte mythologique qui dépasse le cadre d’un roman préhistorique. C’est très bien imaginé mais ne correspond pas au genre d’histoire qu’on écrit où on parle des croyances au surnaturel de ces hommes sans être sûrs qu’elles soient autre chose que des croyances. Cœur-de-Bison affirme que Flocon est l’incarnation de Grand-Loup-Blanc et les Touna le croient, c’est très important dans un roman préhistorique. Sinon c’est une forme de fantasy avec des animaux fantastiques qui parlent. Vous décrivez un être hybride :
      « Soudain, Grand-Loup-Blanc apparut de derrière un rocher. Il portait une peau de tigre très chaude avec des bottes de renne et son visage était peint. »
      C’est très intéressant et bien décrit, mais cela ne colle pas avec le cadre d’un roman préhistorique. Dans un roman préhistorique, c’est en rêve qu’il apparaîtrait à un des personnage, vous voyez ?

      Points à améliorer :

      Il faut rétablir les tirets pour vos dialogues car c’est le code qu’on a choisi 🙂

  9. Bonjour! Les élèves de la classe de 6H de Charmey vous souhaitent une bonne lecture et se réjouissent de découvrir votre version!

    Le clan des Touna se régalait avec le renne que les femmes avaient préparé. Ils mangeaient goulûment avec les mains, tandis que les inconnues utilisaient un os taillé pour amener la nourriture à la bouche. Le clan des Goumgoum Roun était de toute évidence bien plus avancé que celui des Touna. Les hommes regardaient un peu gênés les femmes dont les gestes étaient plus gracieux.
    Les Touna avaient été invités à partager ce repas après avoir compris qui était l’homme mystérieux qui avait pris la parole. Œil-de-Lynx avait longuement fixé cet homme qui venait de parler en deux langues et qui lui paraissait familier. Mais l’homme ne l’avait pas regardé, il observait attentivement Petit-Renard, plus précisément son bracelet fait avec une cordelette en cuir et décoré de quelques petits os. Puis, il avait regardé son propre bracelet. Il s’était ensuite avancé vers Petit-Renard, qui était à la fois intimidé et intrigué par cet homme.
    – Petit-Renard, c’est bien toi ?
    – Oui, c’est moi…
    – Mon fils !!! S’exclama l’homme, qui prit l’enfant dans ses bras.
    Petit-Renard avait des larmes qui coulaient sur ses joues rougies par l’émotion. Il avait retrouvé son père après toutes ces années.

    *

    Pendant le repas, Ours-Rusé raconta à Petit-Renard, son fils, et au reste du clan, ce qui lui était arrivé.
    – Lors de mon expédition pour rechercher ma femme, je me suis perdu dans la toundra. Fatigué, j’ai cherché un abri pour me reposer et me protéger du froid. Par chance, j’ai trouvé une grotte et je suis allé m’y abriter. Au bout d’un moment, des bruits inquiétants m’ont réveillé. J’ai armé sa sagaie, prêt à me défendre. Tout d’un coup, un tigre à dents de sabre m’a sauté dessus et m’a gravement blessé. C’est à ce moment précis, entre la vie et la mort, que j’ai vu des ombres s’approcher.
    Ours-Rusé s’était réveillé le lendemain dans une petite grotte habitée par des femmes. Son bras endoloris avait été recouvert d’une plante qui lui était inconnue. Il avait non seulement été sauvé des griffes du tigre à dents de sabre, mais aussi soigné avec un mode de guérison plus élaboré. Depuis ce jour, Ours-Rusé était resté en compagnie de ces femmes, dont il avait appris petit à petit le langage et leurs manières de vivre. Il devint naturellement l’un des leurs. Les femmes, de leur côté, étaient contentes d’avoir retrouvé un homme, puisque leurs maris avaient tous perdu la vie lors d’une expédition de chasse qui avait tourné au drame.
    Ce clan étant nomade, ils se déplacèrent beaucoup, jusqu’au jour où ils trouvèrent la grotte.

    *

    Le clan des Touna et celui des Goumgoum Roun communiquaient grâce à leur interprète Ours-Rusé. Les Touna avaient beaucoup à apprendre de leurs nouveaux amis.
    -Balinka ! S’exclama Plume-Noire.
    -Olo ke te me ! Répondit Petit-Renard.
    Les deux enfants réussirent très vite à mémoriser plusieurs mots et se faisaient une joie d’utiliser cette nouvelle langue.
    Les femmes, quant à elle, avaient aussi de nouvelles choses à découvrir par rapport à l’apprivoisement du loup. Leur crainte envers l’animal fut vite dissipée et elles allèrent chasser de plus en plus avec Flocon, qui était d’une aide précieuse.
    Plusieurs mois passèrent et les deux clans étaient toujours unis. Ils avaient décidé de continuer à collaborer et à évoluer ensemble.

    • Impression générale

      Mission réussie , bravo ! Vous avez résolu l’affaire de ce mystérieux homme bilingue. Votre texte est cependant un peu trop long et manque aussi de dialogues. Et on aimerait en savoir plus sur ce mode de guérison plus élaboré qui a permis à Ours-Rusé de se rétablir.

      Points à améliorer

      Vous pourriez couper et relancer les dialogues par des questions des interlocuteurs. Sinon c’est un monologue qui peut être un peu long 🙂

  10. Bonjour à tous, voici le texte proposé par les CM1 du Collège du Léman à Versoix.
    Nous avons hâte de lire votre suite !
    Bon WE à tous.

    En une fraction de seconde, Petit-Renard reconnut son papa. Il se précipita dans les bras d’Ours-Rusé et ils se firent un long câlin chargé de beaucoup d’émotion; les autres membres du clan Touna se joignirent à ces manifestations de joie, avant que Petit-Renard, n’y tenant plus, inonde son papa de questions :
    – Mais enfin où étais-tu passé? Que t’est-il arrivé? Comment t’es-tu retrouvé avec toutes ces femmes ? …
    – Laisse-moi tout te raconter, fiston, répondit Ours-Rusé. Tu te rappelles quand je suis parti à la recherche de ta maman ? Dans ma course effrénée, je n’ai pas été assez vigilant et en tombant sur une branche, je me suis gravement blessé à la jambe. Je ne pouvais plus marcher et heureusement ces femmes m’ont recueilli et soigné. Le temps que je puisse remarcher, l’hiver était là et nous avons rejoint la grotte pour y trouver refuge et surtout, pour vous y attendre…
    Oeil de lynx, malgré sa joie d’avoir retrouvé Ours-Rusé, observait les femmes d’un air méfiant et dubitatif et demanda :
    – Mais où sont les hommes de cette tribu ?
    – Un jour, commença Ours-Rusé, les hommes de leur tribu sont partis chasser. Mais comme ma chère Petite-Hermine, ils ont été surpris par cette terrible tempête de neige et ne sont jamais revenus… Depuis, ces femmes se débrouillent seules, elles ont fabriqué leurs armes et chassent.
    Tandis qu’Ours-Rusé parlait, Flocon s’était approché de lui, comme instinctivement attiré par cet homme qui avait quelque chose de si familier avec Petit-Renard. Mais les femmes se mirent à gronder de terreur et s’apprêtaient à ressaisir leurs lances pour se défendre.
    – Dis-leur qu’elles n’ont rien à craindre, tempéra Oeil-de-Lynx. Flocon a beau être un loup, il ne fera jamais aucun mal aux nôtres, et même il nous aide en nous prévenant des dangers et nous protège .
    Flocon aboya comme pour confirmer ces paroles; Ours-Rusé se pencha pour le caresser.
    – Nous l’avons recueilli parce qu’il était blessé papa, comme ces femmes l’ont fait avec toi…. expliqua Petit-Renard. Flocon m’a aidé à supporter votre absence à Maman et à toi, et à ne pas perdre espoir, et aujourd’hui tu es là !
    – Ces femmes vont-elles rester avec nous? Demanda Oeil-de-Lynx, toujours perplexe.
    – Elles ont tant à nous apprendre, répondit Ours-Rusé. Regarde la pointe de leurs lances, bien plus affûtées que les nôtres, et leurs vêtements, épais et chauds jusqu’à la pointe du capuchon, leurs bottes aussi sont beaucoup plus adaptées à la neige et au froid… Crois-moi, nos deux clans réunis n’en seraient que plus forts pour affronter tous les dangers qui nous entourent, et je leur dois bien cela…
    – Tu as raison, répondit Oeil-de-Lynx. Qu’en dis-tu Coeur-de-Bison?
    – Les braises avaient raison, répondit l’Homme Sage, nous avons retrouvé notre très cher ami, et c’est grâce à ces femmes. Accueillons-les parmi nous.
    – Akdouhim allilia pouca pouca, traduisit Ours-Rusé.
    Et le sourire des femmes en dit long sur leur soulagement et leur joie de rester parmi les Touna.

    • Impression générale

      Mission réussie, bravo ! Le texte a la bonne taille et les dialogues vivants le dynamisent très heureusement ! La confrontation avec Flocon et le parallèle avec Ours-Rusé, recueilli lui aussi par un clan, sont très bien amenés.

      Points à améliorer

      A ce stade, votre style et votre relecture du texte et des chapitres précédents sont aboutis, à part quelques tournures de phrases un peu compliquées :
      « – Dis-leur qu’elles n’ont rien à craindre, tempéra Oeil-de-Lynx. Flocon a beau être un loup, il ne fera jamais aucun mal aux nôtres, et même il nous aide en nous prévenant des dangers et nous protège. »
      On aurait pu lire plus facilement avec une césure (coupure).
      « – Dis-leur qu’elles n’ont rien à craindre, tempéra Oeil-de-Lynx. Flocon a beau être un loup, il ne fera jamais aucun mal aux nôtres. De même, il nous aide en nous prévenant des dangers et nous protège. »

  11. Bonjour,

    Voici, avec un peu de retard (désolée!) le texte de la classe de 6H de Vuadens!
    Bonne lecture!

    – Mais, mais…c’est toi, Cœur-de-Bison ? Que viens-tu de dire ? C’est quoi cette langue bizarre ? demanda Plume-Noire.
    – Tu connais leur langue ? ajouta Œil-de-Lynx.
    – Oui, répondit Cœur-de-Bison. Au cours d’une de mes aventures, j’ai déjà rencontré ce peuple. C’est comme ça que j’ai appris leur langue.
    Avec l’aide de Cœur-de-Bison, les Touna communiquèrent avec les nouvelles habitantes de la grotte. Ces femmes, des Homo Sapiens, invitèrent Œil-de-Lynx et Cœur-de-Bison pour manger le gigot. Elles avaient un peu peur de Flocon, mais Cœur-de-Bison les rassura.
    Elles expliquèrent que les hommes de leur tribu étaient partis à la chasse, lorsqu’une grosse tempête éclata. Elles durent alors partir de leur ancienne grotte et, après des jours et des jours de marche, elles avaient trouvé cet endroit afin de se protéger. Elles pouvaient ainsi préparer tranquillement de nouvelles armes et firent leur premier pas en tant que chasseuses.
    Lors de leur discussion, Petit-Renard et Plume-Noire apprirent leurs premiers mots dans cette langue inconnue auparavant.
    Les Touna et les femmes s’entendirent bien et décidèrent de se partager la grotte pour quelques temps au moins.
    Flocon, avec son flair, aida les femmes à retrouver la trace de leurs hommes. Mais, en vain. Cependant, Flocon gagna petit à petit leur confiance et, au bout d’un moment, il fut totalement accepté par les femmes.

    • Impression générale

      Mission en partie réussie avec ce coup de théâtre de Cœur-de-Bison. Le texte est un peu court cependant et on aimerait peut-être lire une anecdote sur les « aventures » de l’Homme-Sage auprès du peuple des femmes. Ce qui est bien, c’est qu’on laisse le sort de leurs hommes ouvert : morts ? vivants ? blessés ? une piste pour la suite par exemple.

      Points à améliorer

      Quelques dialogues où les femmes s’expliquent sur leurs aventures et traduites par Cœur-de-Bison manquent peut-être ?

  12. Les Tounas restèrent figés en entendant cette voix si grave et familière. Lorsqu’il enleva son masque, la tribu le regarda avec un air interrogateur, puis Œil de Lynx brisa le silence : «Mais qui êtes-vous?» questionna-t-il.
    Sans un mot, il s’approcha de Petit Renard, lui prit le poignet, souleva sa manche pour faire apparaitre le tatouage qu’il avait également et le regarda droit dans les yeux : «Petit Renard, c’est moi, Dent Blanche, ton papa». Tous les deux se mirent à pleurer. Touché, le loup s’approcha de la famille réunie et les lécha tendrement.

    Après ces retrouvailles, les discussions fusèrent : «Que faites-vous ici et comment avez-vous appris notre langue ?». Les femmes expliquèrent qu’elles venaient de l’Est et qu’à cause du froid, elles n’avaient plus à manger et que le gibier était parti. Dent Blanche traduisait leurs paroles : «C’est pour ça que nous sommes venues ici, nous cherchons un refuge».
    Pendant ce temps, Cœur de Bison lut dans le feu qu’une grande période glaciaire attendait toutes les tribus de la terre et affirma : «Ces femmes ne sont pas dangereuses».
    La plus grande d’entre elle, leur demanda dans sa langue «Pouvons-nous venir habiter dans votre grotte? Peut-être pourrions-nous habiter ensemble et nous entre-aider?»
    Les deux tribus décidèrent de n’en former plus qu’une seule. Flocon, quant à lui, restait méfiant de ces nouvelles venues.

    Classe de Jessica Thomas, Monthey, 8H

  13. Impression générale

    Mission en partie réussie mais on dirait que vous avez oublié certains codes d’écriture qu’on a mis au point, comme le retour à la ligne et les tirets devant les dialogues pour aérer le texte. Comme vous avez oublié que Dent-Blanche s’appelle Ours-Rusé. Peut-être qu’une bonne relecture des chapitres que j’ai écrits vous aiderait pour la dernière mission, en vous conformant aussi au format et aux noms, par exemple ?

    Points à améliorer
    Ceux que j’ai mentionné plus haut sous Impression générale et qui concernent tout le texte.

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