3ème étape

Bonjour à tous,

Florence Jenner-Metz a commenté votre deuxième épisode. Si vous n’avez pas vu ce qu’elle vous a écrit, connectez-vous sur la deuxième étape.

Et voici la troisième mission !

Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir dans l’écriture de la suite de votre roman.

Vous pouvez télécharger le message complet au format pdf ici.

Chers moussaillons de l’écriture,

Avant de vous embarquer pour la troisième mission, je tenais à vous remercier. Si ! Si ! Vous avez parfaitement bien respecter les deux premières missions et ainsi aider notre ami le capitaine Timothée Andrews à braver les épreuves qui se présentaient à lui.  Je trouve également que vous avez toute l’imagination attendue pour être de grands écrivains. Je pense avoir, grâce à vous, des idées de livres pour deux cents ans au moins ! 

Surtout ne lâchez pas vos stylos car l’aventure continue ! 

Mission 3

Cette nuit-là, Timothée Andrews ne peut fermer l’œil. Jamais, non jamais, il n’aurait pensé découvrir de tels trésors, rencontrer des individus aussi étranges que fantastiques. Mais surtout, il songe à l’avenir. Que vont-ils encore découvrir ? Et surtout, quels dangers vont-ils devoir affronter ? Car son équipage lui est cher et il ne voudrait en aucun cas qu’il leur arrive malheur.

Alors que la brume matinale encercle la caravelle d’un halo impalpable, le capitaine déploie la carte. La troisième ile ne doit plus être très loin à présent. Mais un mystère semble l’habiter, un mystère troublant et dangereux. Son aïeul a griffonné sur la carte quelques mots très inquiétants : Il faudra savoir faire fondre leur cœur en rimes et en chanson pour voir la vraie lumière.

Et soudain, comme par enchantement, le soleil perce le brouillard. Timothée se redresse. L’astre jaune éclaire une ile en forme de cône… mais pas seulement…

Juste devant lui, trois pavillons armés de canons plus imposants les uns que les autres semblent le défier. Une voix, sombre et grave, surgit alors :

– Qui que vous soyez, vous êtes nos prisonniers.

L’équipage, réveillé en sursaut, se rue sur le pont.

– Nous allons nous battre, hurle Monnier, le plus aguerri de la troupe.

– C’est la guerre, c’est la guerre, se lamente le perroquet…

Fernando s’approche de son capitaine.

– Sommes-nous de taille à affronter ces trois pavillons ? J’ai l’impression que nous sommes bel et bien pris au piège.

– Non… L’Aventura n’est pas un navire de guerre. Et puis, quelque chose me dit que nous devons nous rendre… Hisse la voile blanche, Fernando. Fais-moi confiance.

Fernando baisse les épaules. Oui, il a toujours suivi aveuglément son ami. Mais cette fois-ci, il n’est vraiment pas sûr qu’ils en réchappent.

C’est ainsi que sous l’escorte des trois navires de guerre, la caravelle à la voile aussi blanche qu’une colombe, avance sans bruit mais inexorablement vers l’étrange ile en forme de cône.

 

Qui sont ces mystérieux guerriers ? Comment leur échapper et reprendre la mer ?

Et avant tout, qu’a voulu dire le grand père de Timothée par ces mots : Il faudra savoir faire fondre leur cœur en rimes et en chanson ? Faut-il leur chanter une berceuse ? Ou une chanson d’amour pour trouver cette étrange « vraie lumière ? »

Vite, à vos plumes moussaillons ! Sauvez le capitaine et ses hommes pour qu’ils  puissent continuer leur aventure !

 

Nous attendons vos publications (une par classe) d’ici au 10 mars 2017.

29 réflexions au sujet de « 3ème étape »

    • Chers moussaillons,
      Bravo pour cet épisode plein de suspens et de rebondissements. A chaque étape, on a peur, on s’inquiète pour l’équipage! C’est donc très réussi!
      Les illustrations sont aussi très réussies et permettent de bien suivre l’aventure!
      Mais vite en route, l’aventure n’est pas terminée
      Bises salées
      Florence

  1. -Les amis, nous devons nous rendre, dit Fernando.
    -Prenons la longue-vue, dit Andrews. Je vois là-bas des hommes. On dirait qu’ils sont en verre, s’exclame Monnier.
    -Mais c’est impossible des hommes en verre. Passe-moi la longue-vue, dit Loïs le Brun qui est le bras droit de Fernando.
    -Quels hommes étranges! Il faut embarquer sur ce bateau pour les voir de plus près, murmure Andrews.

    Ils s’avancent gentiment près des trois bateaux.

    -Mais on dirait que leurs bateaux sont aussi en verre… Tout est en verre, dit Fernando.

    Andrews se rappelle alors que son grand-père lui avait raconté l’histoire d’un équipage qui était en verre. Ceux-ci cherchaient tous les trésors de toutes les îles du monde et les gardaient préciseusement cachés.

    -Nous devons nous rendre, nous n’avons aucune chance face à eux, dit le Capitaine.

    Les trois bateaux les encerclent, sortent les canons et lancent des grappins pour s’accrocher à l’Aventura.
    Monnier agite alors le drapeau blanc et chaque matelot monte sur le plus grand des bateaux.

    Le chef de verre leur dit d’une voix métallique: « Descendez dans la cale et enfermez-vous dans la cage. » Fernando ne voulant pas s’y rendre, ils l’y poussent. Des soldats de verre leur jette de multiples insectes et mygales tous plus gros les uns que les autres.

    -Mettons-nous dans un coin où il n’y a pas de mygales, dit Loïs le Brun. C’est bientôt la nuit.
    -Une fois que tout l’équipage de verre dormira, nous enverrons Sirocco pour qu’il prenne la clé au geôlier et nous pourrons ouvrir la cage, explique Timothée.

    Une fois la nuit tombée, Sirocco passe à travers les barreaux et va chercher la clé. Il l’apporte à Andrews.

    -C’est quand même pratique d’avoir un oiseau, rigole Monnier.

    Timothée passe sa main entre les barreaux, tourne la clé et ouvre la cage. Ils sortent les uns après les autres et avancent tout doucement afin de ne pas réveiller ces miroirs vivants. Gaspard, le plus robuste de la troupe, avait remarqué un coffre dans un coin et se demandait ce qu’il y avait à l’intérieur. Il se dirige alors vers le coffre et découvre une inscription « Danger de mort » mais cela ne lui fait pas peur. Il avance à petits pas et essaie de l’ouvrir mais celui-ci est fermé. Gaspard qui avait perdu sa main lors d’une bataille, possédait maintenant un crochet. Il essaie de l’ouvrir grâce à ce dernier, réussit et découvre une flûte.

    -Sur la carte, n’y avait-il pas un message comme quoi nous devions chanter? demande Gaspard à Andrews.
    -Oui. Fernando, redonne-moi la carte pour que je vérifie, ordonne Andrews.

    Andrews se demande pourquoi était noté cette inscription de danger. Il se murmure à lui-même : « Peut-être faut-il jouer de la flûte et chanter une chansonnette? »

    -Quelqu’un connait-il une chanson en rimes? demande Andrews.
    -Oui, moi je sais, dit Loïs le Brun et il se met à chanter «  Le thon c’est bon pour les poltrons, les sardines c’est bon pour s’la mettre en sourdine et l’requin c’est bon pour les marins. »

    Monnier qui savait jouer de la flûte l’accompagne. C’est alors qu’une chose extraordinnaire se produit: tous les hommes de verre se brisent en mille morceaux et leurs coeurs s’illuminent.

    -Oh! Leur coeur…ce sont des rubis. Regardez comme ça brille, s’exclame Garspard.

    Tous sont stupéfaits et regardent avec émerveillement ce spectacle incroyable.

    C’est alors que tous les coeurs se rassemblent afin de former un immense miroir rouge écarlate. Timothée pose alors la carte dessus et une croix apparaît sur une nouvelle île.

    – Demain matin, nous partirons à la première heure afin de trouver ce que cette croix signifie.

    Courrou 6P, Cynthia Voisard

    • chers moussaillons,

      Que d’imagination!
      Votre idée d’hommes en verre est excellente. Lorsqu’on écrit un roman, il faut régulièrement trouver une nouvelle idée pour étonner le lecteur, mais il faut aussi savoir l’exploiter: qu’elle devienne le point central du chapitre. Je vous félicite donc.
      un applaudissement particulier à votre chanson marine. Elle ajoute de l’humour au récit !
      Bravo donc à vous tous…
      Mais l’aventure, ne l’oubliez pas, n’est pas terminée!
      alors en route
      Bises salées
      florence

  2. L’Équipage arrive sur l’île sous bonne escorte et tous les hommes sont enfermés dans une cage. Il fait sombre et ils ne sont pas très rassurés.

    Le capitaine du navire pirate s’avance et pose des questions :

    -Que faites-vous ici ? Qui êtes-vous ?

    Timothée lui répond d’une douce voix:

    -Je suis le capitaine Andrews. Et vous ?

    -Je m’appelle Jimmy Peyton et voici mes frères et tout mon équipage.

    John, le frère de Timothée dit :

    -Nous venons découvrir l’île car nous sommes à la recherche d’un bout de carte.

    Le pirate lui répond en s’en allant:

    -Cela nous est égal qui vous êtes. Vous êtes nos prisonniers et vous ne sortirez pas d’ici.

    Timothée se demande comment sortir de ce trou à rats. Il observe les alentours et dit :

    -Bon les gars, il y a des gardes et une grande porte qui nous barre le chemin vers la liberté. Il faut qu’on trouve une solution.

    Monnier qui était resté silencieux depuis le début dit :

    -Il faut leur chanter une chanson qui va les hypnotiser. Si on suit le message de votre aïeul, cette chanson doit rimer et nous guider vers la vraie lumière alors je vous propose de leur chanter « Au clair de la lune ». Peut-être que c’est la lumière de la lune, la vraie lumière.

    Ils chantent tous ensemble le refrain en criant très fort à la fin :

    – Nous allons vous hypnotiser de la tête aux pieds. Dormez et laissez-vous bercer.
    Les gardes sont instantanément hypnotisés et Timothée leur demande où se trouve le bout de carte qui manque à leur puzzle.

    – Nous ne savons pas. Par contre, il y a un bout de verre qui diffuse de la lumière. Il se trouve derrière le cocotier à droite de la porte de la cage.

    John remarque que l’un des gardes a une clé. Il demande au perroquet d’aller la chercher en échange d’une goutte de sa boisson préférée, le curaçao.

    Celui-ci ramène la clé qui ouvre la cage et la porte de la liberté.

    – Curaçao, curaçao… dit le perroquet

    – Attends qu’on soit sur le bateau et tu auras ta ration habituelle, lui répond Fernando.

    L’équipage sort et se dirige vers le cocotier. Effectivement, un bout de verre brille au soleil.

    – C’est sûrement ça la vraie lumière, dit Timothée.

    La lumière se dirige vers la montagne et l’équipage décide de suivre ce chemin.
    Les hommes grimpent sur la face nord de la plus haute montagne. Arrivés à dix mètres du sommet, la lumière éclaire une fente. John y trouve le troisième bout de carte qui complète parfaitement les deux autres morceaux trouvés sur les autres îles.

    – Hourra, nous avons trouvé le troisième bout de carte. Courons au navire, hissons la voile blanche et en route vers de nouvelles aventures avant que ces fichus pirates ne se réveillent…

    Classe 6H Port-Valais

    • chers moussaillons,

      Grâce à votre incroyable imagination nos héros ont pu avoir la vie sauve! Merci!!!!
      C’est une bonne idée d’avoir repris une chanson de notre enfance. En effet, elle est connue de tous, même des lecteurs. Cela créée une connivence avec eux.
      La fin de votre chapitre est également intéressante: en fait, ce n’est pas vraiment une fin car un nouveau mystère se dessine… vous mettez le lecteur en haleine et j’ai donc hâte de lire la suite!
      allez vite en route, moussaillons, l’aventure n’est pas terminée
      bises salées
      Florence

  3. Bonjour,

    Ci-joint le fichier qui comprend le texte sélectionné par la classe. Étant donné les petits ajouts d’illustration effectué par l’élève, nous avons préféré vous le scanner.

    Bonne lecture

    Classe Courtepin 8H, Théophile Coquoz

    • Chers moussaillons,
      Bravo pour cet épisode plein de suspens et de rebondissements. A chaque étape, on a peur, on s’inquiète pour l’équipage! C’est donc très réussi!
      Les illustrations sont aussi très réussies et permettent de bien suivre l’aventure!
      Mais vite en route, l’aventure n’est pas terminée
      Bises salées
      Florence

  4. Voici la version choisie par les élèves de 8H à Lignières.

    Mission 3
    -Nous y sommes … dit la voix sombre et grave.
    -Sur cette île nous allons vous abandonner,
    Sur cette île vous devrez « la » trouver,
    Sur cette île sinon, vous mourrez.
    -Je n’en suis pas si sûr, dit Monnier.
    -Soit sûr de ce que tu désires,
    Mais écoute ce que les gens peuvent te dire …
    Peuvent dire quoi ? demande Fernando.
    -Laissons-les se débrouiller, dit la voix, et les bateaux partent.
    -Je crois que nous n’avons malheureusement plus le choix, répondit Andrew
    -Mais que fait-on alors ! s’exclame Fernando.
    -Je pense que l’on doit gravir cette montagne.
    Après de nombreuses heures d’escalade, le sommet est en vue mais l’équipage s’aperçoit qu’une silhouette est en train de ramasser des cailloux.
    -Qui êtes-vous ? demande Timothée.
    La silhouette se retourne et tout ce que l’équipage a le temps d’apercevoir dans la brume, ce sont des yeux rouge rubis et un arc accroché dans son dos. L’équipage reste immobile. Mais en un coup de tonnerre, la silhouette s’enfuit de l’autre côté de la montagne Les hommes s’empressent de la poursuivre mais quand ils regardent la descente raide où elle est partie …
    -Rebroussons chemin, elle reviendra. dit Andrew .Mais quand l’équipage tourne les talons, la silhouette est derrière eux .Ils se rapprochent et brusquement, elle se redresse, se tourne et s’exclame :
    -Qui êtes-vous ?
    Tout l’équipage est absorbé par son regard. Tous ,sauf Sirocco:
    -Nous sommes l’équipage de l’Aventura et ne vous approchez pas !!!
    Et soudain, ses yeux virent au bleu saphir.
    -Pourquoi? Vous m’avez l’air d’être des gens bien.
    -Comment vous appelez -vous ? demande Andrew.
    -Fantômas et vous ?
    -Je m’appelle Timothée, voici mon second Fernando, Sirocco …
    -Ok, ça vas comme ça, mais, que faites-vous ici ?
    -Nous nous sommes fait abandonner comme des poules mouillées !!!dit Sirocco.
    -Ah… mais vous savez, il y a un village non loin d’ici.
    -Pouvez-vous nous y conduire ? demande Fernando.
    -Il y a du rhum? questionne Sirocco.
    -Oh que oui, répondit Fantômia, on ne boit presque que ça là-bas, mais pour en avoir, il faut leur chanter une chanson, et vous pourrez aussi récupérer votre navire.
    -Mais comment savez-vous que nous n’avons plus de navire ?
    -Si « ils » vous ont abandonnés et que vous ne pouvez plus repartir, c’est que vous n’avez plus de navire!
    -C’est vrai… dit Fernando pensif
    Après plusieurs heures de marche, il parviennent au village.
    Les habitants sont tous petits, un peux rondelets et ont les yeux rouge rubis.
    -Bonjour, je suis le chef du village, que voulez-vous ?
    -Nous somment venus vous demandez de nous aider à retrouver notre navire l’Aventura, chante Timothée.
    -Et aussi pour le rhum, chante à son tour Sirocco.
    Immédiatement, les yeux des habitants passent aussi au bleu saphir .
    – Bien sûr. dit le chef du village , le rhum est dans ces tonneaux, servez-vous. Et pour votre navire l’Aventura, marchez 300 pas dans cette direction.
    -Merci monsieur !!!
    Sirocco devient ivre en moins de trois minutes. L’équipage repart, marche 300 pas et retrouve l’Aventura . Les hommes montent à bord et mettent les voiles .
    -Voulez-vous nous accompagner? demande le capitaine .
    -Non, j’aime beaucoup cette île mais repassez quand vous voulez !!!
    -À bientôt alors …
    Et l’Aventura repart vers de nouveaux horizons !

    • Chers moussaillons,

      vous avez bien rempli votre mission. Quel joli texte! J’adore le début tout en rimes… on se laisse porter par les vagues du texte ! Ce la donne un autre rythme au récit et à l’aventure.
      Il y a aussi toujours de l’humour et du suspens ; tout ce qu’il faut pour mettre le lecteur en haleine !
      Attention toutefois à ne pas donner trop de rhum à Sirocco ! Je le connais ben : il n’en a jamais assez et finit sur la table à chanter et danser !
      Bravo donc pour votre texte!
      mais l’aventure n’est pas terminée!
      vite en route moussaillons
      Bises salées
      Florence

  5. Bonjour Madame Jenner-Metz,
    Voici le texte des CM1 de l’école primaire française de Genève :

    Quand ils arrivent sur l’île, des gardes les encerclent et les conduisent violemment dans une prison. La même voix sombre qu’ils ont entendue auparavant leur dit :
    – Avancez ! Cette cellule sera votre tombeau, vous ne quitterez jamais l’île de Volconique !
    Cascade gémit et aboie.
    -Tais –toi, maudit chien ! rugit la voix.
    Celui qui semble être le chef porte à sa ceinture cinq clés plus imposantes les unes que les autres. Cette mystérieuse personne les enferme à double tour dans une cellule de dix mètres carrés. Un mètre carré par personne ? C’est de la folie !
    Mais Andrews a une idée derrière la tête. Il s’est souvenu de la forme de la clé et il a de la mie de pain en poche. Il la prend et la malaxe jusqu’à ce qu’elle soit bien molle. Puis, il reconstitue la clé avec la mie et la laisse durcir. Le lendemain à l’aube, Andrews l’essaye en vain. Elle n’est pas assez solide !
    Quelques jours passent. L’équipage s’inquiète. Ils n’ont pas de plan pour s’échapper et personne ne s’occupe d’eux. En dehors de la cellule, leurs geôliers, des individus sinistres et gros, dorment à même le sol. Ils ne viennent les voir que pour leur donner une fois par jour quelques morceaux de pain rassis et un peu d’eau de pluie.
    Un jour, à l’heure de la sieste, Monnier s’allonge et remarque quelques mots gravés au plafond dans un coin de la cellule :
    « La vie, c’est pas joli, joli,
    mais le moins c’est d’être gentil.
    Ouvrez votre cœur
    pour qu’en sorte une lueur. »
    – Regardez, dit-il. C’est peut-être la chanson du message, essayons !
    – Cascade mon chienchien, aboie pour réveiller les gardes ! chuchote Andrews.
    Cascade obéit à l’ordre. Les gardes se réveillent en sursaut. Aussitôt l’équipage chante la chanson. Les gardes éclatent en sanglots et leurs cœurs fondent. Ils sont tellement émus qu’ils les laissent partir. L’équipage est ébloui par la luminosité du soleil rayonnant. Fernando s’exclame :
    – J’ai compris maintenant, la vraie lumière c’est la lumière du soleil. Et comme on ne l’a pas vue depuis longtemps dans cette prison obscure, c’est un enchantement.
    – Bien sûr, tu as raison ! dit le capitaine.
    – Ouaf, ouaf ! aboie Cascade. Il s’empare d’une carte qui dépasse de la poche d’un des gardes.
    Andrews la prend et crie :
    – Nous étudierons cette carte quand nous serons sur l’Aventura, hors de danger. Surtout continuez de chanter pour neutraliser les gardes.
    Ils retournent rapidement sur la caravelle et embarquent pour une nouvelle aventure!

    • chers moussaillons,
      voilà encore une mission que vous avez bien menée ! A nouveau, il y a du suspens et de l’humour. Et puis, la solution est très bien trouvée : c’est la musique qui sauve l’équipage ou plutôt leur chanson de paix et d’amitié… savez vous qu’il existe un très joli dicton qui dit « La musique adoucit les mœurs »… et bien vous l’avez encore prouvé !
      merci aussi pour votre illustration très réussie !
      allez, en route, l’aventure n’est pas terminée !
      Bises salées
      Florence

  6. Bonjour Florence,
    Nous continuons de naviguer avec grand plaisir à vos côtés, merci !
    Meilleures salutations des élèves de 8e d’Orvin, et bises chaleureuses de Caroline et Daniel 🙂

    Plus les bateaux avancent vers l’île plus la mer devient froide et remplie d’iceberg.
    L’île est rocheuse et glacée, il semble y faire très froid. Il y a du vent et des grands cônes de glace blancs habités par des bonhommes de neige.
    – Du rhum, du rhum ! se lamente Siroco.
    – Mais le rhum a dû geler Siroco, répond Andrews en riant.
    – Rhum glacé ? demande Siroco, glace au rhum, glace au rhum crie Siroco.
    Après avoir donné une glace au rhum à Siroco, le capitaine Andrews ordonne de distribuer de grosses couvertures pour ne pas qu’ils finissent en glaçons.
    Soudain, le brouillard se dissipe et un soleil froid apparait. Les trois caravelles de guerre accostent sur l’île de glace. Lentement, l’équipage des trois caravelles descend du bateau.
    Partout des bonshommes de neige semblant indestructibles et des nains de glace, pas plus grands qu’un mètre, barbus et armés de haches bien aiguisées les surveillent. Ils sont vêtus de longues capes en peau d’ours polaire avec de longues dents pointues et des griffes acérées. Leurs drakkars de glace sont armés jusqu’aux dents. Leurs têtes de proue sont faites de grosses piques de glace pour couler les navires ennemis. Ces nains ont un capitaine poilu comme un yéti qui est très grand, armé d’une énorme hache. Ses petits yeux rouges sont effrayants. Il a une voix grave et une cicatrice traverse son œil gauche, des dents tellement pointues qu’il peut couper en deux un bloc de glace d’une simple morsure.
    – Sortez du bateau en file indienne et n’essayez pas de vous débattre, vous n’avez aucune chance !
    Tout l’équipage sort de l’Aventura, avance dans une sombre prison de glace et est enfermé à double tour.
    – Il faut s’évader ! crie Monier en sortant un paquet d’allumettes pour faire fondre leur prison.
    Mais à peine en allume-t-il une qu’elle se congèle instantanément.
    – Rrratééé, confirme Siroco.
    Ils regardent autour d’eux. Ils aperçoivent des petits bonshommes de neige pas plus hauts que leurs genoux. Leurs yeux sont bleus comme de la glace, leurs bouches sont semblables à des petits cailloux, leur nez sont des carottes et leurs bras des tiges. L’un d’eux s’avance vers Andrews en sautillant. Il dit :
    – Viens avec nous, notre chef veut te parler, dit le petit bonhomme de neige avec un ton un peu agressif.
    – Et mon équipage ? demande Andrews, vous allez en faire quoi de mon équipage ?
    – SILENCE !!! crie le petit bonhomme de neige, SILENCE ET SUIS-MOI !
    – C’est bon, pas la peine de crier, j’ai compris ! dit Andrews un peu surpris du comportement du bonhomme de neige.
    Arrivé vers une petite maison, Andrews peut apercevoir l’ombre d’un yéti.
    – Alors comme ça, c’est vous le capitaine du navire ? hurle le yéti.
    – Vous, il ne faut pas vous énerver ! plaisante Andrews pour détendre l’atmosphère.
    Le yéti se rapproche de plus en plus près. Il est tellement près qu’Andrews peut sentir sa mauvaise haleine.
    Andrews ferme les yeux en se disant que l’aventure est terminée, il se sent décoller du sol. Il ouvre les yeux pour voir la mort en face quand tout à coup :
    – Mon frère, ça fait longtemps, tu m’as manqué ! dit le yéti.
    – Tom ? Répond Andrews, c’est toi Tom ?
    – Mais oui ! ah ça fait du bien de te revoir.
    – Je ne comprends plus rien, tu as un équipage ? demande Timothée perdu.
    Étant donné que nous sommes glacés, nous ne pouvons pas nous enfuir, au risque de fondre, dit Tom.
    – Mais que t’est-il arrivé ?
    – Oh ! c’est une longue histoire.
    – Raconte.
    – On était en mer et nous sommes arrivés les premiers sur cette île, depuis que notre grand-père y est passé. Mais malheureusement, elle nous a emprisonnés et nous sommes devenus ce que vous voyez là, raconte Tom Yéti.
    – Nous sommes aussi à la recherche du trésor, affirme Timothée.
    – Pouvez-vous faire quelque chose pour stopper ce maléfice ?
    – On n’a pas encore trouvé.
    Un cri interrompt leur discussion.
    – RHAAAAA !!!
    – Que se passe-t-il ? demande Tom.
    – Ce perroquet a mangé mon nez ! se plaint un bonhomme de neige.
    Andrews se retient de rire, en vain, car il éclate de rire.
    – Miam Miam, c’est du rhum ? crie le perroquet.
    – Non, c’est le nez en carotte d’un des bonshommes de neige, dit Fernando, et maintenant tu vas le… oups, trop tard.
    – Mais ce perroquet a mangé mon nez ma parole !
    – SILENCE, je ne veux pas de guerre avec mon frère ! dit le yéti.
    – Andrews ce « truc » est ton frère ? demande Fernando.
    – C’est un yéti, pas un truc, répond Andrews et oui c’est mon frère. – Un esprit maléfique a glacé la source de lumière en la transformant en boule de glace et l’a posée tout en haut de la montagne. Comme si cela ne suffisait pas, il nous a maudits moi et mon équipage en nous transformant en yéti et en bonshommes de neige, explique Tom au reste de l’équipage.
    – Écoutez, remarque Fernando, puisque nous avons le même objectif, nous devrions nous allier.
    – C’est d’accord, dit Tom, mais d’abord vous devez nous libérer. En grimpant en haut de la montagne et en chantant une chanson pour faire fondre la boule glacée, nous redeviendrons normaux, explique Tom.
    – Alors pas de temps à perdre ! s’exclame Fernando, on y va !
    L’île est parsemée de stalagmites de glace et un vent glacial leur fait froid dans le dos. Tout l’équipage en perd l’odorat par ce froid. Fernando concentre son regard sur le grand cône de glace et il aperçoit de la glace carbonique en jaillir. Voilà ce qui donne ce temps chaotique à cette île. Ils entendent un cri grave et assourdissant qui provoque une avalanche ainsi qu’une lumière éblouissante d’un bleu magnifique.
    Ils partent donc escalader la montagne de glace.
    Une fois arrivés en haut, les membres de l’équipage observent la boule.
    – Peut-être devrions-nous lui chanter une berceuse, suggère un moussaillon.
    – Bonne idée ! déclare Timothée, la berceuse que mon grand-père me chantait !
    Timothée commence à chanter :
    Quand tu vas te coucher tu te feras bercer
    Quand tu vas te coucher tu t’endormiras
    Quand tu t’endormiras tu rêveras du Play Sing
    Ce beau navire qui respire la joie de vivre
    Quand tu vivras la joie tu danseras avec elle
    Quand elle se fatiguera tu la soutiendras
    Au fond de ton lit tu espéreras que ton rêve soit vrai
    Pour le revivre une fois
    Enfin, la berceuse terminée, la boule commence à fondre et une fumée bleue s’en échappe. L’esprit du soleil chaud se réveille et élimine le soleil froid grâce à un rayon de lumière. Le maléfice se dilate et les marins de Tom-yéti et lui redeviennent normaux. La boule étant un peu fondue, une voix d’un sorcier sort d’elle « écoutez-moi, je vous suis depuis votre arrivée et je continuerai jusqu’à ce que vous arrêtiez de fouiner dans mon île. Pour que vous me preniez au sérieux, quand la boule de glace aura complètement fondu, cette île explosera tout comme vous, donc partez !!! » dit le sorcier diabolique.
    – Andrews c’est quoi ça ? crie Fernando.
    – Je ne sais pas, mais je le saurai bientôt, dit le capitaine.
    – En tout cas, je crois qui faut l’écouter ! braille un membre de l’équipage.
    – Il faut récupérer nos affaires et FUIR !!! dit un bonhomme de neige.
    – Oui mais on n’a pas d’affaires, dit Fernando.
    – Du rhum ! dit Siroco.
    – Ah oui, on a du rhum, tu as raison Siroco, bravo !
    – Et nous, on a un chapelet d’or et de glace, dit Tom.
    – Alors hop, on court !!! crie Andrews.
    Tous les matelots courent chercher leurs affaires. La montagne étant raide, elle est très compliquée à descendre en courant. La plupart des membres de l’équipage n’a pas le temps d’embarquer. Après quelques minutes, l’île explose. Des petits débris tombent du ciel et parmi eux une carte.
    – Eh ! Timothée regarde, une carte ! dit le second au capitaine.
    – Oui, c’est une carte des dangers et de la prochaine île, dit Andrews.
    – D’accord, alors allons-y !!! dit Fernando avec enthousiasme.
    Et bientôt l’Aventura et les autres navires s’éloignent de l’île.

    • chers moussaillons,
      Que d’aventures ! C’est merveilleux !
      Comme dans tous vos épisodes, il y a du suspens, du rire (merci Siroco!) et des surprises. C’est une très bonne idée d’avoir créer des liens de famille (le frère yéti): vous permettez aux lecteurs de ressentir autre chose encore : de la compassion. Je ne m’attendais vraiment pas à ce qu’il rencontre son frère: c’est donc très réussi car tout bon roman doit surprendre le lecteur!
      Mais vite, en route, l’aventure n’est pas terminée et, comme vous avez la carte des dangers de la prochaine ile, à présent, il faut y aller!
      bises salées à tous et aussi à Caroline et Daniel!!!!!
      florence

  7. Un incroyable voyage : mission 3

    Timothée transpire parce qu’il est angoissé. Le bateau avance vers la rive. Timothée jette l’ancre et l’équipage saute du bateau pour débarquer sur l’île. Les guerriers sautent aussi de leurs bateaux.

    Le chef des guerriers s’avance. C’est un Vicking ! Il porte un casque avec deux cornes et une longue barbe rousse. Son pull est rouge comme du sang, avec une tête de mort sur la poitrine et il porte un jeans bleu avec une déchirure au genou gauche. Peut-être qu’un crocodile a voulu croquer sa jambe… Il est armé d’une épée dégoulinante de sang. Derrière lui se tiennent plusieurs centaines de Vickings.

    Les membres de l’équipage du capitaine Andrews tremblent de peur. Sirocco crie :
    – Au secours ! Du rhum !
    Le chef des Vickings dit :
    – Tais-toi tête de piaf !
    Sirocco répète ce que le chef des Vickings a dit. Les Vickings explosent de rire et leur chef se met en colère.
    – Emprisonnez-les dans la cale de notre bateau, ça leur apprendra à se moquer de moi. Toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi et toi, allez les surveiller !
    Les dix Vickings escortent les prisonniers jusqu’à la cale.

    Fernando dit :
    – Bravo Sirocco, c’est malin ! Comment va-t-on s’échapper maintenant ?
    Tout à coup, Sirocco se met à chanter Frère Jacques. Il chante tellement mal que les Vickings se bouchent les oreilles et ferment les yeux. Fernando, Timothée et leurs compagnons en profitent pour s’échapper en courant.

    Et là, une idée vient à Fernando :
    – Et si on les enfermait ?
    Le capitaine Andrews sent une petite bosse sous le tapis. Il le soulève et voit que c’est une clé. En espérant que c’est la bonne, il essaie de fermer. Ça marche !
    – Oh la la, on a eu chaud ! dit Fernando.

    Ils sortent avec prudence pour ne pas se faire remarquer et courent jusau’à l’autre bout de l’île pour être tranquilles. Pour passer le temps, un membre de l’équipage se met à chanter Un kilomètre à pied. Soudain, la pierre qu’ils ont trouvée sur la deuxième île s’illumine dans la poche du capitaine. Timothée retire la pierre de sa poche et ordonne à son compagnon d’arrêter de chanter. La pierre s’éteint.
    – Recommence à chanter, dit Fernando, je crois qu’elle nous montre un chemin. Suivons-le !
    Tout le monde chante et suit le chemin en marchant vite.

    Tout à coup, le chemin s’arrête et ils découvrent un grand arbre avec un trou dans le tronc. Fernando se penche pour regarder ce qu’il y a dedans et tombe. Il crie :
    – Tout va bien ! Il y a une échelle, descendez !

    Les matelots descendent et voient une pièce presque vide. Tout au fond, il y a une table avec une boule transparente dessus. La boule brille de mille feux. Le capitaine prend la boule et la salle commence à s’effondrer. Timothée dit « Vite, sauvons-nous ! » et tout le monde remonte par l’échelle.

    Un membre de l’équipage dit :
    – Comment allons-nous retrouver notre bateau ?
    L’équipage s’arrête et réfléchit à un plan. Fernando dit :
    – J’ai un plan ! Nous allons attendre la nuit pour faire peur aux Vickings. Nous allons chercher des draps blancs et leur faire croire que nous sommes des fantômes !

    Le plan fonctionne à merveille, les Vickings ont tous peur et courent dans tous les sens. Les moussaillons retournent sur l’Aventura et s’enfuient à toute vitesse.

    Tout à coup, la boule s’illumine et parle :
    – Vous avez trouvé la vraie lumière. Je suis une boule de vérité. Posez-moi une question et je vous dirai la vérité. »
    Le capitaine n’est pas sûr donc un pose une question facile.
    – Combien font 3+3 ?
    La boule de vérité répond :
    – 6
    – C’est juste !
    L’équipage s’amuse à poser beaucoup de questions. Une question vient à l’esprit de Timothée.
    – Est-ce que mon grand-père est vivant ?
    – Oui, répond la boule.
    – Comment est-ce possible ?
    La boule lui montre une image de son grand-père.

    Tout l’équipage fait la fête !

    Classe de 5-6P de Rossemaison, mars 2017

    • chers moussaillons,

      Merci pour votre aventure incroyable ! Elle est remplie de rebondissements, c’est bien!
      J’ai frissonné en lisant la terrible description du chef des Vikings. Pour que le lecteur se représente un personnage, il est important de le décrire mais aussi de parler de son accoutrement. N’hésitez pas non plus à le décrire par ses actions, cela donne également des informations sur son caractère (par exemple: il adore faire craquer les os de sa nuque et cela ressemble à un chant funèbre). Bravo donc !
      Mais l’aventure n’est pas terminée, alors vite en route!
      bises salées
      Florence

  8. La Vraie Lumière

    Ces mystérieux guerriers font débarquer l’équipage de l’Aventura sur l’île en forme de cône. Ils expliquent que chacun vient d’un pays différent. Le premier bateau vient du Royaume-Uni et se nomme le Samouraï, le second s’appelle le Troll et arrive d’Islande et le dernier, l’Epée, vient des Caraïbes. Ils expliquent aussi qu’ils ont vu le grand-père de Timothée il y a longtemps. Ils sont là depuis 20 ans.

    Après avoir fait asseoir l’équipage sur la plage, les mystérieux navigateurs expliquent qu’ils ont fait un très long voyage et qu’ils se sont perdus en mer à cause du brouillard.
    Ils n’ont plus rien à manger, ils ont faim et veulent dévorer du crabe. Ils n’ont plus rien à boire et veulent goûter de la limonade. Ils veulent piller l’Aventura, mais ils veulent aussi trouver des toilettes.
    L’équipage est fatigué, mais Fernando a une idée en tête. Il leur propose de les aider à trouver de la nourriture sur l’île au cône et aux palmiers. Tous ensemble, ils explorent l’île à la recherche de nourriture. Pas à pas, ils découvrent un crabe énorme au pied du volcan. A leur retour, l’équipage de l’Aventura prête ses toilettes aux pirates.
    Finalement, les équipages des trois caravelles, le Troll, le Samouraï et l’Epée, reprennent la mer du Bleu Ciel, heureux d’avoir rempli leurs gardes-mangers.

    L’équipage se met en marche pour découvrir l’île. Ils sont poursuivis par des fourmis géantes et sont forcés de traverser l’île entière. Soudain, ils arrivent vers un pont qu’ils doivent traverser pour échapper aux fourmis. L’accès à ce pont est protégé par deux hommes-poubelles.
    Timothée repense aux mots de son grand-père : « Il faudra savoir faire fondre leur cœur en rimes et en chanson ».
    Tout d’un coup Fernando crie :
    « J’ai une idée ! Il faudra chanter une belle chanson d’amour pour qu’ils nous laissent passer.
    Siroco dit : Pas bête !»
    Et puis Timothée a une idée pour la chanson. Siroco dit :
    « Du rhum, du rhum, j’ai soif ! »
    Timothée lui promet de lui en donner après la chanson d’amour.
    Tout l’équipage et Siroco le perroquet chantent une magnifique chanson d’amour et de rimes qui s’appelle « Les cœurs font boum boum » afin de faire fondre le cœur moche des gardiens-poubelles du pont magique, qui s’appellent Whisky et Jacky. Ils ont un lapin et deux chiens. Le premier chien s’appelle Fidji et le deuxième Sushi, et le lapin se nomme Raclonnette. Les chiens sont très obéissants.
    Les gardiens sont conquis par cette chanson et les laissent passer tranquillement.
    – Elle est tellement belle cette chanson, dit l’un des gardiens du pont.
    – Et oui, dit Siroco, qui a le droit de boire une goutte de rhum.

    Depuis l’île en forme de cône, ils voient de la lumière. On peut traverser un joli pont suspendu dans le ciel. Ce pont est long d’un kilomètre et mène sur une nouvelle île.

    Ils rencontrent des habitants qui ne connaissent pas le nom de leur île. Ils essaient ensemble de lui trouver un nom et se mettent d’accord sur « La Vraie Lumière ».
    La Vraie Lumière est une île incroyablement magnifique, sur laquelle le soleil brille en beauté.
    Il éclaire les beaux palmiers verts, les singes rieurs et l’Océan Pacifique turquoise avec ses vagues pleines de bulles. Il éclaire aussi un grand volcan et tout plein de dauphins ainsi que de grandes baleines.
    Si cette île se nomme la Vraie Lumière, c’est aussi parce que ses habitants sont tellement gentils et généreux qu’ils transmettent beaucoup d’amour et de lumière à tous leurs visiteurs. La lumière reflète la beauté de l’île.

    6H Evionnaz

    • chers moussaillons,

      Ah quelle belle mission!
      Vous avez apporté beaucoup d’humour à votre récit, mais également du suspens. La fin est très jolie : elle s’ouvre sur une note remplie d’émotion.
      Essayez la prochaine fois d’inclure quelques dialogues qui apportent de la vie au récit!
      allez, bravo encore et en route, l’aventure n’est pas terminée!
      Bises salées
      florence

  9. Chapitre 3 : En chair et en os

    Les quatre bateaux abordent silencieusement l’île en forme de cône.

    La brume devient de pus en plus épaisse quand on approche de l’île. Quand les hommes de l’équipage peuvent enfin découvrir le visage des mystérieux hommes, ils se rendent compte que ce ne sont pas des humains, mais des horribles squelettes auxquels il manque des os.

    – Ce qu’on veut, c’est le coeur du Golem de l’île aux pierres ! déclare le chef des squelettes pirates. Nous l’avons vue briller sur votre bateau, c’était comme un phare dans le brouillard.

    – Oui, sur l’île précédente, nous l’avons arrachée au Golem, c’était une aventure périlleuse mais maintenant elle est à nous !!! répond Andrews.

    – Taisez-vous ! Nous voulons cette pierre, nous l’avons cherchée toute notre vie sans la trouver. C’est une pierre de jouvence : si nous la récupérons, nous aurons à nouveau notre physique d’antan et nos mâchoires ne se déboîteront plus toutes les 30 secondes ! Pour cela, nous devrons placer la pierre dans la bouche de l’aigle au sommet de notre totem sacré. Donnez-nous immédiatement cette pierre, sinon vous le regretterez !

    Les hommes de l’équipage se réunissent un instant pour réfléchir ensemble aux différents plans de défense.

    Fernando propose de conclure un marché avec les squelettes.

    Andrews s’avance vers le chef des squelettes et leur propose l’accord suivant :

    – On vous donne la pierre si vous nous lassez repartir de l’île sains et saufs.

    Le chef reste suspicieux et réfléchit.

    Alors, Alvaro, le plus courageux des hommes, s’avance à côté de son capitaine et commence à chanter :

    Nous sommes allés à l’île des pierres
    Le Golem n’en était pas fier

    Nous avons la pierre du Golem
    Que tout le monde aime

    Avec elle, vous redeviendrez jeunes
    Et votre vie sera plus fun

    Vos mâchoires ne se déboîteront point
    Sauf en cas de coups de poing

    Vous pourrez poser la pierre du Golem
    Au sommet de votre plus grand totem

    Alors brouillard se dissipera
    Le soleil reviendra et brillera

    Tous les squelettes se regardent bouche bée et émus. Ils se disent que leur malédiction est enfin finie.

    Andrews s’empare de la pierre et la donne à Sirocco qui s’envole et va la poser dans la bouche de l’aigle que se trouve au sommet du plus grand totem situé tout en haut du volcan.

    Dès l’instant où la pierre se trouve à l’intérieur de la bouche de l’aigle, la brume se dissipe immédiatement et le soleil scintille de mille feux au-dessus de l’île. Les squelettes se métamorphosent en humains en chair et on os comme ils l’étaient dans le temps.

    Pendant que les corps des anciens squelettes redeviennent semblables à ceux d’êtres humains et que le sang recommence à couler dans leurs veines, l’équipage profite de vite s’enfuir en direction de l’Aventura pour quitter l’île au plus vite et continuer leur aventure.

    Classe de Jérôme Roulier, école des Allières (Genève), 7P

    • bien chers moussaillons,

      votre récit est incroyable. Comme je vous l’ai déjà dit, j’adore votre chanson : elle est intelligente et surtout très bien écrite! Vous êtes de vrais poètes !
      Dès le début, vous plantez le décor et permettez au lecteur de bien se représenter la scène, bravo!
      C’est également une très bonne idée d’utiliser des objets de mission en mission (le cœur du Golem): cela permet de lier les différents chapitres entre eux et de donner plus de poids aux différentes aventures!
      voilà j’espère que vous allez tous bien… je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures car justement, ce n’est pas terminé!
      alors vite en route, moussaillons
      bises salées
      flroence

  10. Mission 3

    Les trois pavillons demandent à l’équipage de l’Aventura de jeter l’ancre à l’eau.
    -Andrews ce n’est pas une bonne idée ! rappelle Fernando.
    -Mais ils ne sont peut-être pas si méchants que ça, suggère Andrews.
    -Le premier qui désobéira à mes ordres ira à la baille, hurle le capitaine du navire adverse.
    Le capitaine Andrews avance vers son équipage et lui chuchote :
    -Prenez tous les objets que nous avons trouvés sur les autres îles et mettez-les dans vos poches. Nous allons nous saborder!
    Tout le monde s’empare des objets et les met dans sa poche. Après cela, Albert et Pierre font des trous dans le fond du bateau avec des couteaux. Pendant ce temps, Andrews et Fernando s’emparent de la petite barque et la jettent à l’eau.
    -Tout le monde dans la barque, glousse le capitaine.
    -Attaquez-les! ordonne le capitaine des trois pavillons.
    -Non, crie Andrews.
    -Nous nous rendons! s’exclame Fernando.
    Les bandits font descendre l’équipage de leur barque et les emmènent plus loin dans l’île, vers l’immense montagne conique. Au passage, ils aperçoivent plusieurs Jolly Roger avant de pénétrer dans une vieille bicoque qui tombe en ruine. Dans cette baraque, il y a un cocotier où les flibustiers attachent leurs prisonniers. La petite maisonnette avait été modifiée pour être une prison. Le jour suivant, lorsqu’un écumeur des mers vient leur apporter à manger, Albert Monnier lui demande :
    – Pourrions-nous voir et parler avec votre capitaine ?
    – Oui, mais demain! répond il d’une grosse voix grave.
    Quand le forban part, Charles regarde autour de lui et demande :
    – Mais qu’as-tu derrière la tête, Albert ?
    – Je vais vous expliquer: en descendant du bateau, j’ai remarqué que les marins d’eau douce observaient la pierre. Donc je me suis dit qu’on pourrait leur donner une autre pierre rouge.
    – Mais comment veux-tu trouver une autre pierre rouge ? chuchote Pierre.
    – Nous n’avons qu’à en retrouver une dans le sable, il est rouge, réplique Albert.
    – D’accord ! crie à l’unisson le reste de l’équipage.
    Puis Fernando rapproche une pierre écarlate avec son pied et se penche sur le côté pour l’attraper malgré les cordes qui le retiennent. Le lendemain, ils voient arriver le chef des brigands d’une démarche masculine. Il commence à parler :
    – Nous voulons vous parler d’un marché ! annonce Andrews. Nous vous proposons de nous libérer en échange de l’unique rubis des sables.
    – Donnez-nous la pierre et nous vous libérerons ensuite ! répond le capitaine d’une voix aigre.
    – Oh ! votre visage me semble familier ! Tenez la pierre si vous la voulez.

    Le matelot est baraqué avec plein de tatouages. Il a une barbe rousse qui tombe jusqu’au ventre. Le brigand a aussi un cache-œil. L’équipe de Timothée reconnaît aussi sa tunique horriblement laide et sale. Le pirate est en train de défaire les liens du groupe courageux et intrépide. Soudain, Charles s’écrie :
    – Jean, c’est bien toi ?
    – Ouais ouais, j’crois bien ! Dans quelques instants, vous serez libres. Avant cela, nous vous invitons un moment sur notre bateau. Ils montent sur le bateau derrière Jean puis se concertent autour d’une table au fond de la cale. Pendant ce temps, sur le pont du bateau, Siroco se met à chanter :

    À bâbord, il y a des jolis palmiers
    À tribord, il y a des beaux coco-coco-tiers
    On navigue sur les immenses, les immenses flots
    Et cela pour un beau butin
    On se jette à l’eau

    Comme par magie, tout le camp adverse se laisse emporter par la musique. Pendant ce temps, Pierre, Charles, Fernando, Albert et Jean, leur nouvel équipier, percent des trous dans le fond du bateau. L’équipage d’Andrews déserte de justesse par la poupe le rafiot en perdition et part se réfugier dans le troisième pavillon. Celui-ci sera utilisé pour les prochaines expéditions. Arrivés à bord, l’équipe respire un bon coup et discute de leur aventure.

    – Ah oui, je vous ramène quelque chose, déclare Fernando en sortant un collier en or de sa poche droite.
    – Waouh ! Hurle le reste de l’équipe en admirant l’objet.
    – Chic hein ! dit Fernando. Ça nous sera peut-être utile pour les autres îles. Je l’ai trouvé en train de tomber de la poche du capitaine Buck.
    – C’était sympa et merci beaucoup Siroco pour ta chanson !!! remercie Charles.
    – Génial ! Donc c’est reparti pour la prochaine île ! rit Andrews.
    L’équipe fait donc un repas de victoire avant de disparaître dans l’horizon.
    L’équipage des 8H de Vérossaz

    • chers moussaillons,

      Merci pour votre texte rempli de suspens et de rire! Les dialogues rendent le récit très dynamique, c’est très bien.
      C’est une bonne idée d’utiliser le personnage de Sirocco comme ‘sauveur ». Il apporte aussi de l’humour et cela permet de rendre le récit plus léger.
      N’oubliez pas de réutiliser le fameux collier volé dans votre prochain écrit… que j’attends donc avec impatience!
      allez, en route, l’aventure n’est pas terminée!
      bises salées
      florence

  11. La sirène en pierre à la proue du bateau était en fait une vraie sirène enfermée dans une coquille de pierre. Les ennemis ont tiré avec un boulet de canon sur cette pierre. La sirène se réveille et tombe dans l’eau. Quand elle se met à chanter, d’autres sirènes arrivent en renfort. Et elles se mettent à chanter. Toutes les sirènes et l’équipage de Timothée Andrews en choeur :
    « Réveillez-vous bande de clochards
    Il faut couper du lard
    Et aller à la gare
    Réveillez-vous bande de cochons
    Il est temps d’aller au peloton
    Manger des bonbons
    Réveillez-vous bande de têtes en l’air
    Il est temps de devenir hôtesse de l’air
    Et nager dans la mer
    Réveillez-vous bande d’escargots
    Il est temps d’aller dans les cachots
    Pour manger des haricots »
    et de plus belle :
    « Un acrobate et une patate
    Un ronfleur et un chanteur
    Un pêteur et un menteur
    Un joyeux et un amoureux
    Sirocco et un matelot
    Un malheureux et un sérieux
    Un amateur et un moteur
    Un fainéant et un paysan
    Un glouton et un maçon
    Un heureux et un peureux »
    Sirocco va pincer les pirates ébahis et pendant ce temps-là, l’équipage prépare les canons. Une fois prêts, ils tirent sur les bateaux ennemis. Une fois passés, Sirocco aperçoit des requins et il crie : « Des requins en vue ! Des requins en vue ! » et les requins commencent à les encercler mais Timothée crie de lancer des bouteilles de rhum aux requins et cela les fait fuir. Quand les trois pavillons disparaissent, l’équipage de Timothée voient une lumière qui les éblouis mais ils voient un miroir qui reflète le soleil. Ils trouvent le miroir un peu épais alors ils vont le voir, ils se dirigent vers l’île. Timothée envoie un des ses membres d’équipage sur l’île pour vérifier qu’il n’y ait personne. Il leur fait signe que tout est bon. Ils descendent de l’Aventura et se dirigent vers le miroir. Ils le secouent et constatent qu’il y avait quelque chose dedans. Ils prennent un caillou et le cassent. A l’intérieur, il y a un parchemin. Il est un peu chiffonné et brûlé. Et là ! une nouvelle aventure les attend.

    Classe de Céline Queloz, 6P, Courroux

    • chers moussaillons,

      Mais que j’ai ri en lisant votre texte!
      Bravo!
      La chanson est vraiment incroyable! Je vous félicite d’avoir respecté la consigne: « une chanson en rimes ».
      J’ai beaucoup aimé l’idée des vraies sirènes ainsi que la fin de votre texte qui relance l’aventure… en effet, tout bon chapitre doit se terminer de manière à donner envie de lire la suite…
      donc BRAVO!
      Mais l’aventure n’est as terminée, alors en route moussaillons
      Bises salées
      Florence

  12. Andrews et son équipage aperçoivent les guerriers possédant des chapeaux en forme de cône fort étranges. Les hommes les regardent d’un air menaçant et les mènent jusqu’à leur ile.
    Arrivés sur les flancs de montagne, tous sont inquiets de la pénombre qui règne sur cette ile. Pourtant le soleil est bien présent mais il ne semble pas éclairer cette partie du monde. Malgré cette obscurité, ils distinguent des prisons de glace qui forment un anneau tout autour du sommet. Malgré la proximité de la glace, ils sentent une chaleur insoutenable. Monnier se demande comment est-ce qu’il est possible qu’il fasse si chaud sur une ile de glace. Il commence, tout comme ses coéquipiers à se sentir nauséeux à cause du soleil qui les frappe durement. Tout à coup, Andrews entend une voix venant d’au-dessus de lui qui lui dit : « Andrews la chaleur peut te tuer. Dépêche-toi d’aller dans la prison. Les guerriers vont vous y conduire et là, tu trouveras ce que tu as déjà. » Andrews lève les yeux à la recherche de la personne qui a parlée. Mais rien. Personne.
    Qui a dit ça ?!
    De quoi est-ce vous parlez Capitaine ? demande Simon.
    Ben, de la voix ! répond Andrews.
    Mais de quelle voix ? intervient Jimmy.
    Ouh là là, je commence à avoir des hallucinations, il faut vraiment que l’on aille se mettre à l’abri de cette chaleur, continue Andrews.

    Peu après, les guerriers les laissent dans une des prisons dont les barreaux sont de glace. L’air frais revient peu à peu et ils retrouvent leurs esprits. Andrews décide de répéter, mot par mot, ce qu’a dit la voix : « Dépêche-toi d’aller dans la prison. Les guerriers vont vous y conduire et là, tu trouveras ce que tu as déjà. »
    On se moque de tes hallucinations, tout ce qu’on veut, c’est remonter sur notre bateau et se tirer d’ici ! hurle de colère Fernando.
    Il a raison, répond Jimmy, ce soir, quand les guerriers dormiront, on s’échappera.
    Bonne idée ! Dormons à présent pour être d’attaque cette nuit ! conseille Andrews.
    À la tombée de la nuit, ils sont réveillés par des incantations incessantes.
    Andrews demande le silence afin d’écouter et comprendre ce que disent les guerriers.
     » Dieu des glaces, Dieu des glaces, ne nous enlève pas la vie. Nous t’avons amené de nouveaux prisonniers, tu peux à présent leur donner la chaleur que tu as accumulée et prendre leur fraîcheur pour nourrir notre cœur. »
    En entendant cela, Andrews comprend le lien entre l’énigme de la carte et les incantations :
    Vite, cassons les barreaux de cette prison. Il faut sortir de là avant de mourir !
    Attendez ! Je crois que j’ai une idée ! Vu que c’est de la glace, elle devrait fondre avec la chaleur. Mais où trouver de la chaleur avec tout ce froid qui nous entoure ? interroge Monnier.
    Je sais ! Nous n’avons qu’à souffler de l’air chaud sur les barreaux ! Allez, tous ensemble ! 1, 2, 3, répond Andrews.
    Ffffff….soufflent tous ensemble les hommes.
    Malheureusement, cela ne fonctionne pas.
    Réfléchissons ! Il doit y avoir une solution pour s’échapper, dit Jimmy en mettant les mains dans les poches. Là, il sent la pierre de phœnix et de rage, il la prend et frappe un barreau avec. Celle-ci rebondit et traverse le flanc de la montagne. Suite à cela, Fernando aperçoit le petit trou laissé par la pierre. Celle-ci vient de traverser ce qu’ils croyaient être une montagne naturelle.
    Regardez, dit Simon, ce n’est pas une vraie montagne. Les parois sont très fines.

    Directement, il donne un coup de pied à l’endroit du trou et une toute petite partie de la « montagne » s’effondre. À ce moment, tous regardent et voient que celle-ci est creuse et qu’elle donne sur une grande salle. Soudain, ils entendent des voix et se préparent au combat avec les guerriers. La vigie, Arthur, grâce à son œil de lynx, voit au loin, des femmes accourir vers eux en criant.

    Suivez-nous, on va vous aider. Nous aussi, on cherche à sortir de là ! crie Soana en se baissant pour ramasser la pierre de phœnix. Nous savons où se trouve le cœur de cette chose… de leur dieu.
    Montrez-le nous, nous savons comment le détruire ! crie Andrews.
    Les hommes suivent le groupe de femmes à l’intérieur d’un tunnel et celles-ci les mènent au centre de la « montagne ». Là, ils s’arrêtent net et, le souffle coupé, regarde battre un énorme cœur de glace qui semble léviter.
    Vite, il faut trouver une chanson qui fera fondre ce cœur ainsi nous serons tous libérés !
    Soana observe la pierre qu’elle tient dans la main : J’ai une idée. Connaissez-vous la chanson du phœnix que l’on chante souvent pour les fêtes ?
    Oui ! répondent-ils tous en cœur.
    Êtes-vous prêts à me suivre ? continue Soana ?
    Oui, ça ne coûte rien d’essayer, lui répond Lucie, son amie. Allez, on y va tous!
    « Tel un phénix, tu renais de tes cendres
    Oiseau fabuleux aux couleurs flamboyantes
    Où que tu sois, tu es présent en moi
    Lorsque tu déploies tes ailes
    Tu m’éclaires de tes couleurs… »

    À la suite de cette mélodie, la pierre de phœnix se met à chauffer dans la main d’Andrews. Celui-ci la lâche de peur de se brûler et c’est à ce moment, que tous peuvent admirer le phœnix reprendre vie devant leurs yeux incrédules. Le magnifique oiseau de feu prend son envol, tourne autour du cœur de glace et le traverse d’une traite. Ce dernier se met à fondre comme neige au soleil.
    Juste après ça, dehors, s’élèvent des cris de joie. Les guerriers peuvent enfin se défaire de leur drôle de chapeau et sautent d’excitation. Toute trace d’agressivité a disparu de leur visage. Les parois de la montagne s’abaissent et l’équipage découvre alors une lumière resplendissante qui vient du ciel.
    La voilà ! La voilà la vraie lumière ! Mais bien sûr, il s’agissait simplement du soleil ! Grâce à ces femmes, nous avons pu délivrer ces hommes guerriers et leur rendre le soleil !

    Leur mission achevée et après avoir célébré cette nouvelle vie avec les anciens guerriers, Andrews et son équipage retournent calmement dans leur bateau…suivis de près par les femmes.

    • chers moussaillons,

      merci pour votre très beau récit : il est poétique, rempli d’actions et d’émotions.
      J’ai particulièrement apprécié le début du texte qui plonge tout de suite le lecteur dans un monde inquiétant: c’est en effet très important de « planter le décor » en d’autres termes de décrire les lieux et les sentiments de personnages.
      La fin est aussi très belle.
      Donc bravo à vous
      allez, en route moussaillons, l’aventure n’est pas terminée
      Bises salées
      Florence

  13. Wahouu!! Quelle aventure…. Nous avons pris énormément de plaisir à écrire cette troisième mission.
    On attend avec impatience vos commentaires et nous nous réjouissons de découvrir la suite des aventures…..

    Bonne lecture!

    Classe 7P de Mme Nuria RUIZ (Ecole des Promenades, Carouge)

    Mission 3

    Au fur et à mesure que les bateaux avançaient, la brume se dissipait et notre équipage pouvait distinguer un grand mur qui s’élevait au milieu de l’eau formant une barrière tout autour de l’ile.

    Tous les moussaillons s’exclamèrent :

    – «  Nous sommes bloqués !!!! Ce mur géant nous barre la route !! »

    La voix, sombre et grave, retentit à nouveau et expliqua :

    – « Pour pouvoir accéder à l’ile il vous faudra traverser quatre murs… pour trouver les clés de l’ile ».

    – « TRAVERSER QUATRE MURS !!!!! », crièrent tous en même temps.

    – « Comment fait-on pour traverser un mur ? Et pourquoi quatre ? Je n’en vois qu’un ! » s’interrogea le capitaine.

    A ces mots, un des pavillons se plaça devant le mur et les deux autres derrière la caravelle, empêchant toute fuite.

    – «  Approchons-nous du mur pour y voir plus clair », proposa Fernando.

    Le bateau du capitaine Andrews s’avança jusqu’au mur. Ce dernier, très imposant était transparent comme de l’eau et laissait entrevoir derrière lui un deuxième mur !

    – «Il y a bien quatre murs, les uns derrière les autres ! S’exclama Timothée. Il ne nous reste plus qu’à trouver comment les traverser ».

    A ce moment-là Fernando s’écria , une longue-vue à la main :

    – « Je sais comment faire !!!! »…

    Tous les membres de l’équipage se tournèrent vers lui avec de grands yeux intrigués.

    – «  Sur le mur, il y a une inscription, comme une énigme » poursuivit-il.

    Fernando commença à la lire.

    «  Mon premier est le contraire de bas. Mon deuxième est la troisième lettre de l’alphabet. Mon troisième compte 365 jours. Mon tout est une étendue d’eau. ».

    Le capitaine constata :

    – «  Il s’agit d’une charade ».

    Au fur et à mesure que Fernando lisait la charade, tous les membres de l’équipage criaient :

    – «  Haut – C – AN »

    – «  Océan » s’écrièrent-ils.

    A ce moment-là, le mur commença à s’abaisser et le bateau de guerre s’enfonça dans l’eau. Fernando cria :

    – « Il y a une clé sur le haut du mur !!!! Vite, il faut la récupérer !!!!! »

    Timothée prit Sirocco dans ses mains et il lui implora :

    – « Sirocco, envole-toi et ramène-nous la clé !!! ».

    Aussitôt dit aussitôt fait, les voilà en possession d’une première clé où le numéro 1 était gravé.

    Lorsqu’ils aperçurent le deuxième mur, un des deux pavillons restant se plaça devant lui.
    C’était un grand mur soudé avec de la roche et de la terre.

    – «  Est-ce que c’est encore une charade ? » se demanda l’équipage.

    Fernando regarda à travers sa longue vue et commença à dire :

    – «  Mon premier se cultive. Mon deuxième est un synonyme de rigolez. Mon tout est l’habitat de petits mammifères ».

    – « Terre – Riez. TERRIER !! » crièrent tous en même temps.

    Le mur s’affaissa et le pavillon disparut.

    – « Vite, Sirocco ! La clé ! » s’empressa le capitaine.

    L’animal plumé apparut avec une clé dans son bec où le numéro 2 était gravé.

    – « C’est très bien moussaillons ! Continuons ! Encore deux murs à traverser et nous atteindrons l’ile !!! » encouragea Timothée.

    Comme pour les deux murs précédents, le troisième pavillon se mit devant le troisième mur. Ce dernier était en marbre et des spirales imitant le mouvement du vent y étaient gravées.

    – «  Qu’y a-t-il inscrit Fernando ? » s’empressèrent de demander les marins.

    – « Alors… Il y a une autre charade. Mon premier est la première syllabe de « mystère. Mon deuxième est la vingtième lettre de l’alphabet. Mon troisième est un synonyme de il se plaint. Mon tout est un vent froid. »

    – «  Mys – T – Rale. Mistrale !!!!! », crièrent tous.

    A ces mots, un vent fort et froid se leva, la mer s’agita : le mur s’enfonça dans les profondeurs de la mer, le pavillon se volatilisa et la clé fut emportée. Une grosse panique se fit ressentir à bord.

    Sans attendre, Sirocco prit son envol et attrapa la clé en plein vol, non sans difficulté.

    Il avait vécu une situation similaire sur la deuxième ile, lorsqu’il avait dû subtiliser la pierre en forme d’œuf à la tribu de petits nains. Lorsque ces derniers lui la mirent autour du cou pour le vénérer, la pierre était tellement lourde que Sirocco dû réunir toutes ses forces pour s’envoler haut dans le ciel. Mais l’enjeu était de taille, et tous les marins et particulièrement le capitaine, son fidèle ami, comptaient sur lui. Alors, Sirocco se mit à battre des ailes le plus rapidement possible jusqu’à atteindre une hauteur suffisante pour que aucun des petits êtres ne puisse l’atteindre.
    Ici, il ne portait aucune lourde pierre autour du cou, mais le vent soufflait tellement fort, qu’il était sans cesse dévié de son objectif : la clé !

    – « BRAVOOOOO ! » applaudit l’équipage soulagé. «  Plus qu’une clé, et on pourra aller sur l’ile !! ».

    La caravelle se trouva face au dernier mur qui était en bois d’ébène. Devant celui-ci, un gardien : un grand oiseau avec de grandes ailes déployées aux couleurs chaudes, tel un phénix.

    – «  C’est bizarre ! » s’écria Fernando. « Il n’y a aucune inscription sur le mur !!! … ni de clé !!! ».
    – «  Mais comment va-t-on pouvoir venir à bout de ce mur ? » demanda un des matelots les yeux écarquillés.

    A peine eut-il fini sa question, que la voix, sombre et grave, se fit entendre ; elle provenait du bel oiseau :

    – «  Vous voici arrivés au dernier mur. Si vous trouvez cette dernière énigme, vous pourrez accéder à l’ile. Dans le cas contraire, votre bateau brûlera de mille feux ! ».

    A ces mots, l’équipage tressaillit et se serrèrent les uns contre les autres, comme pour se donner du courage.

    – «  Mon premier… », poursuivit la voix, « … est la sixième lettre de l’alphabet. Mon deuxième est l’arme préférée du chevalier. Vous périrez par mon tout si vous ne trouvez pas cette énigme ! ».

    L’équipage cria à l’unisson :

    – « F – Lame…. Nous périrons par les flammes !!!! »

    A peine la dernière syllabe prononcée, l’oiseau déploya plus grand ses ailes et ouvrit grand son bec. Tous les marins tremblèrent, et se serrèrent encore plus les uns contre les autres, pensant que leur dernière heure était arrivée… Leurs bouches s’ouvrirent mais aucun son n’en sortit…. Le capitaine s’apprêtait à faire un dernier discours à ses moussaillons lorsque, du bec de l’oiseau jaillit, non pas des flammes, mais une clé !!!! oui, la clé manquante.
    Tout d’un coup, le mur s’embrassa et fut réduit en cendres en quelques instants, laissant paraître devant la caravelle le magnifique cône au sommet doré. A sa base, une immense porte en marbre blanc. Elle n’avait pas une serrure ordinaire, il y avait quatre trous !

    – « Une clé, pour chaque trou ! » répliqua Fernando.
    – « Oui… », acquiesça le capitaine. «  Mais attention ! Réfléchissons bien, car, au-dessus de chaque trou, il y a des petits symboles… ».

    – «  J’ai trouvé ! » hurla Monnier, «  Chaque symbole représente un élément de la nature : la terre, le vent, l’eau et le feu ».

    – «  Dans ce cas, réfléchissons bien, quelle clé pourrait représenter quel élément? » questionna le capitaine en se tournant vers son équipage.

    – «  La deuxième clé c’est la terre, le terrier se trouve sous terre, non ? » proposa Monnier.

    – « Oui.. » acquiesça Fernando, «  et la troisième c’est le vent, le mistral est un vent… ».

    – «  Ouiiiiii, et l’océan est composé d’eau. Donc, la première clé c’est l’eau. », continua le capitaine.

    – «  Et la quatrième représente le feuuuuuu !!!!!! » s’exclamèrent tous en même, en sautant de joie .

    – « Vite, chacun prend une clé et la met dans la serrure correspondante. On essaie de le faire en même temps. C’est ainsi que ça se passe dans tous les romans d’aventure que j’ai pu lire. » proposa Timothée.

    Chaque homme se plaça devant la serrure avec la clé correspondante au symbole inscrit au-dessus du trou. Ils s’apprêtaient à les insérer lorsque le capitaine cria :

    – « Attendez !! Attendez !!!! Quelque chose me dit qu’il y a autre chose. Mais quoi ?? »

    A peine eut-il achevé sa phrase que ses yeux s’illuminèrent. Il s’approcha de ses hommes et continua:

    – «  Regardez ces deux statues de part et d’autre de la porte ! Rien ne vous semble étrange ? ».

    A cette question, tout l’équipage regarda à gauche, puis à droite de la porte.
    Deux belles statues se dressaient majestueusement, telles deux gardiennes. Celle de gauche, portait dans ses deux mains au-dessus de sa tête la voûte céleste. Sur celle de droite, un magnifique phénix se dressait sur son épaule gauche, et sa main droite était tendue vers l’avant : Sirocco, fatigué par ses interventions s’y était posé.

    – « Où est l’oeuf ? », s’écria Fernando. « Nous devons le poser à cet emplacement ! ».

    Le capitaine s’empara de la pierre volcanique.

    – « Un, deux, trois… ». Chaque homme introduisit la clé à l’endroit convenu et le capitaine déposa l’oeuf à l’endroit où se reposait son ami le perroquet.

    A cet instant, un grand bruit retentit, « CLIC- CLAC », et les deux portes s’ouvrirent, laissant passer une lumière aveuglante….

    – « BRAVOOOOOOOOO !!!! Nous avons réussi !!!!! » hurla de joie l’équipage.

  14. chers moussaillons,

    j’espère que vous allez tous bien!
    j’ai eu grand plaisir à relire votre récit! Il est tout simplement merveilleux!
    J’aime particulièrement l’idée d’utiliser des énigmes pour pouvoir avancer dans l’aventure.
    Votre texte est également rempli d’émotions: on a peur avec les personnages, puis on est soulagé! C’est important de faire « vibrer » le lecteur!
    donc encore un grand bravo à vous tous!
    Allez, en route, l’aventure n’est pas terminée.
    Bises salées
    florence

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