5ème étape

 

Bonjour à tous !

Nous voilà presque au bout de notre projet. Il vous reste la dernière mission, mais je pense que vous avez deviné : il s’agit de terminer votre histoire !!!

Ceux qui ont continué leur carnet, leur propre histoire, ont plus de temps, finalement, ils termineront leur histoire (je l’espère !!!) à leur rythme.

Donc, pour vos histoires collectives, je vous suggère de relire tous ensemble ce que vous avez déjà écrit, puis de réfléchir ensemble à la suite, et à la fin, de prendre des notes, puis de l’écrire.

Parfois, on n’est pas sûr de soi, parfois on ne sait pas si l’histoire va intéresser les autres. A chaque roman, je vis cela. Je doute. Ce que j’ai appris avec le temps, c’est que c’est uniquement quand on va au bout du projet, de l’histoire, qu’on peut savoir si elle est intéressante. Je sais que la fin de l’année approche, mais vraiment, je vous souhaite de trouver le temps d’aller au bout de votre projet. Aller au bout de quelque chose, c’est déjà réussir quelque chose !

Pour ma part, je viens à l’instant de terminer mon roman, je vous l’envoie. C’est donc la troisième partie, racontée par Dahlia (et le dernier petit morceau par Fanny). Il y aura des choses que vous aimez trouver dans les histoires, faites-moi confiance ! Vos avis m’intéressent…

– J’hésite entre plusieurs titres : « Schtoumpinetta », « le trésor de Schtoumpinetta », « Notre trésor », « le trésor du village englouti ». Vous avez une préférence ? Quel titre vous attirerait le plus, si vous ne connaissiez pas l’histoire ?

– Il y a un trésor, bien sûr, mais avez-vous compris quel est le véritable trésor, dans cette histoire ?

– Seriez-vous d’accord de me faire une liste des choses que vous adorez trouver dans les histoires ? (cela me donnera des pistes pour de prochaines histoires, si je veux écrire pour des jeunes de votre âge !)

Je vous souhaite de bien terminer votre histoire, et cette année ! Pour moi, je sais déjà que de cette année, je garderai le souvenir de ce projet d’écriture avec vous!

Eva Kavian

 Le roman à télécharger

Notre atelier touche à sa fin ! D’ici au 2 juin, vous allez apporter une conclusion à vos romans. Quant à Eva Kavian, elle vous  le livre en première lecture. Quelle chance !

Nous espérons que vous avez eu du plaisir à vivre cet atelier d’écriture et vous souhaitons pour ce dernier échange, inspiration et enthousiasme.

17 réflexions au sujet de « 5ème étape »

  1. Bonjour,

    Nous venons de découvrir la fin de votre roman et nous avons beaucoup apprécié. Nous le trouvons un peu long, mais il y a beaucoup d’aventure et d’amitié. Tout se termine bien, malgré les drames qui ont frappé le village et ses habitants. Nous avons déjà pris le temps de répondre à vos questions, voici nos réponses:
    – Pour le titre de l’histoire, notre choix se porte sur : « Le trésor du village englouti ».
    – Nous pensons que le trésor caché est le trésor de l’amitié, de se soutenir les uns les autres.
    – Voici des idées de sujet pour un futur livre : des animaux (qui parlent), des histoires d’amitié (comme celle que vous avez déjà écrite), des histoires à suivre en plusieurs tomes, des bêtises qui font rire, du suspense, des illustrations, des histoires se terminent bien, le héros parvient à ses fins, du football, des guerres, des serpents, de la boxe, des drames, de la danse moderne, de l’amour, des secrets, de l’action, des histoires fantaisistes, fantastiques, des romans policier, de la musique, des pays étrangers… (liste non exhaustive !).

    Nous avons adoré travailler avec vous ! Il ne nous reste plus qu’à écrire la fin de notre histoire, nous avons hâte de vous l’envoyer.

    Les enfants de P4, EFFWB Martelange

    • Merci pour votre enthousiasme. Et oui, vous avez bien compris mon roman, si vous avez trouvé le véritable trésor!
      Je prends note de vos envies de lecture… c’est vraiment intéressant pour un auteur, de savoir ce que ses lecteurs cherchent dans les livres.
      Je vous souhaite de terminer l’année, et votre histoire, avec votre bel enthousiasme!
      Eva Kavian

  2. Ashley,
    Tu me manques beaucoup. Je m’ennuie sans toi, mais ça va car ma maison est immense et mes animaux se portent à merveille. Juste au début, Chestter n’a pas très bien réagi d’avoir quitté Coucouni le chat des anciens voisins. Sinon Bouboule ça va, même si le voyage dans la soute n’a pas dû être très drôle. L’avion que nous avons pris était très grand. Nous y sommes restés pendant des heures.
    Durant le deuxième vol, nous avons vu la Malaisie et l’Indonésie par le hublot. Il y avait une sympathique hôtesse de l’air qui nous servait à boire et à manger. Quand nous sommes arrivés en Australie, un bus est venu nous chercher pour rejoindre l’aéroport parce que nous étions sur la piste. Nous avons attendu nos animaux avec impatience. Nous avions hâte de les retrouver.

    Ici, je peux te dire qu’il fait très chaud. C’est l’été.
    J’ai une amie Clara mais je ne comprends pas tout ce qu’elle me dit en anglais, ce n’est pas toujours très simple.

    Au fait, Ashley, j’ai des questions. Est-ce qu’un prof a enfin attrapé Eleana en train de racketter des élèves ? Est-ce que Mme Le Peigne a eu son bébé ? Tu détestes toujours M. Macaron ? En ce moment, nous avons les vacances. Et toi ?
    Devine quoi ! Depuis peu, je fais partie d’un club de surf à Canberra la capitale de l’Australie. Il y a de super beaux garçons! Avant de quitter la France, je ne t’en avais pas parlé, avec Kevin, on s’était fait un bisou. Je pense souvent à lui. Je pourrais utiliser le téléphone pour vous appeler tous mais cela coûte cher.

    Comme tu vois, on a dû changer nos habitudes. On ne paie pas en euros mais en dollars. Certains billets portent la tête de la reine d’Angleterre. Papa trouve aussi bizarre de conduire avec le volant placé à droite. Un jour, j’ai mangé du kangourou. C’était excellent!
    Dès notre arrivée, mon frère a trouvé un club de foot. Il est si content de sa nouvelle équipe qu’il en oublie la France ! A côté de l’école, il est stagiaire dans un magasin de planches à voiles et de surf. Il n’a pas beaucoup de temps pour penser à Marseille !

    En famille, nous profitons de visiter le pays. L’Australie ne ressemble pas tellement à la France. Nous avons voyagé dans les parties occidentales et méridionales. Lors d’une excursion de deux jours, nous avons aussi découvert la montagne de grès rouge appelée Ayers Rock, connue également sous le nom d’Uluru, qui se trouve au centre du territoire. J’adore cette nature avec tous ces endroits sauvages et ses animaux. Une fois, j’ai vu un scorpion se battre avec une mygale. Les koalas en liberté, c’est magnifique. Je suis sûre que mes grands-parents ainsi que Roxane et Leila auraient adoré leur pelage tout doux et leurs petites oreilles rondes.
    Mes parents vont bien. Ma mère travaille dans un salon de coiffure non loin de notre domicile ; elle travaille à septante pour-cent. Mon père a débuté comme agent de police. Il doit aller en train de Canberra à Sydney chaque jour. Il gagne 4500 dollars par mois. Dans son temps libre, il donne des cours de surf.

    Bon, je dois te laisser. J’espère que tu pourras lire cette lettre et que tu me donneras une réponse. Mon adresse est :
    Australie, Canberra, Rue des Kangourous 29.

    Peut-être que l’année prochaine je viendrai à Marseille pendant les vacances.
    Tu me manques beaucoup. A bientôt.

    Alia

    La classe 6C de l’école primaire de Saint-Imier

    • Voilà une histoire qui se termine bien. C’était difficile, de quitter, de changer, et on voit qu’elle s’adapte, qu’elle découvre et apprécie une nouvelle vie, et qu’elle garde le contact avec ses amis. Vous avez du vous documenter, pour écrire cette fin… c’est très bien. On ne peut pas tout connaître, et pour inventer, il faut souvent se documenter!
      Belle fin d’année à vous tous, et merci pour ce projet partagé!

      Eva Kavian

  3. Bonjour,
    Livraison du dernier chapitre 2 jours avant la date butoir! La raison est simple: nous partons demain rejoindre nos correspondants suisses alémaniques et nous dormons dans leur école.
    Les enfants ont trouvé chouette de pouvoir écrire leur livre avec votre aide. La maîtresse aussi! Merci beaucoup pour votre soutien, votre coaching! Ils ont un regret: le peu de chapitres du livre car ils auraient aimé pouvoir en dire plus, être moins « serré ».
    Nous n’avons pas encore lu la fin de votre roman mais cela ne va pas tarder! Nous nous réjouissons déjà et vous dirons quel titre on préfère et aussi quel trésor nous avons découvert.
    Ce qu’on peut déjà vous communiquer, c’est notre liste d’idées pour vos livres à venir: oui pour des aventures où il sera possible de survivre à tous les dangers, des moments de grandes peurs, des ennemis, un temps limité pour s’en sortir (abri avec matériel nécessaire, armée qui protège, expéditions aventureuses -ex. d’un jeu « 60 secondes pour survivre-), des héroïnes et héros (sous forme de série pour qu’on les retrouve) des lieux comme la forêt, la nature, avec des animaux, des énigmes à résoudre (réponses à la fin), des romans policiers, de l’humour noir (ex. BD du barbare qui meurt chaque fois et qui veut sauver la princesse: pièges tendus par des monstres).

    Intarissables je vous dis!

    Ah! Encore deux choses.
    1. On voulait vous communiquer le titre choisi pour notre histoire: au final, nous avons voté et c’est  » Une Amitié éternelle » qui a obtenu le plus de suffrages. Les deux autres titres sur le podium étaient  » L’AustrAlia » et « La grande aventure d’Alia ».
    2. On se demande ce que l’on va faire de tout ce qu’on a écrit …

    Bonne continuation à vous et à tous les écrivains-lecteurs de la Bataille des Livres 2017.
    La classe 6C de l’école primaire de St-Imier en Suisse (Il y a aussi un St-Imier en France).

  4. Nous sommes tous déçus d’Amélie.
    – En tout cas, demain, nous nous expliquerons avec elle. Mais en attendant, allons nous coucher, dis-je.

    Vendredi

    En nous levant ce matin, aucun de nous n’est content, mais le plus important, c’est d’aller lui parler.
    – Coucou les amis, je dois vous parlez, nous dit Amélie.
    – Oui, nous aussi ! Tu étais où hier soir ? répondent en coeur Max et Nathan.
    – Moi…heu…j’étais dans mon lit en train de.. de dormir, pourquoi ?
    – T’aurais pas par hasard parlé au directeur ? lui répond Victoria un peu tendue.
    – Oui, je suis allée parler au directeur heu… Non pardon, je ne suis pas allée parler au directeur, je suis allée à la bibliothèque.
    – C’est pas clair ton histoire. On ne peut plus te faire confiance. En tout cas, tu ne t’évaderas pas avec nous !

    Après notre départ, Amélie, dépitée se rend à nouveau dans le bureau du directeur.
    – Tonton, ils vont bientôt s’enfuir !
    – Il faut absolument que tu les empêches de s’évader ! crie le directeur.
    – Mais…
    Elle n’a même pas le temps de terminer sa phrase qu’il lui hurle :
    – Fais tout pour les empêcher de s’enfuir !
    Il la prend par le bras, la met dehors et claque la porte.

    A midi, tout le monde va manger. Mon groupe se retrouve dans un coin de la cantine. Et comme d’habitude, on a purée et cuisses de grenouille, beurk !

    – J’ai encore la photo de la bibliothèque, nous dit Victoria. Regardons ce qu’il y a derrière !

    Victoria la sort de sa poche et la retourne. Tout le groupe reste bouche bée, en voyant les numéros 531729 inscrits. On avait bel et bien trouvé le digicode.

    – Ok, tous à la porte ce soir ! crie Victoria.
    – Hé ! Depuis quand t’es chef toi ? Lui dis-je un peu énervé.
    – Et vous, depuis quand vous me rejetez ? ajoute Amélie qui nous regarde d’un regard noir.
    – Depuis que t’as perdu notre confiance en tout caftant, lui répond Lucie.
    – Houla, pas si vite. J’ai une info pour vous. Le directeur se doute de quelque chose. Il va venir fouiller votre chambre. Alors, un conseil, restez sur vos garde !

    Elle prend son plateau et s’en va, avant de se retourner quelques mètres plus loin :
    – Je vous aurai prévenu !

    Arrivé dans ma chambre, je range mes affaires à des endroits improbables, car moi, je fais confiance à Amélie. Croyez-le ou pas, je commence à avoir un faible pour elle.

    Lucie arrive dans ma chambre et me dit sèchement :
    -Pourquoi tu fais ça, tu sais très bien qu’elle nous a menti.
    – Fais comme tu veux, mais moi je la crois !

    Au même moment dans le bureau du directeur, Amélie est en train de parler avec son oncle.
    – C’est bon, j’ai réussi. Le groupe est en train de se dissoudre. Mais, revenons à ma récompense. Tu m’avais promis de …
    – Hop, hop, hop ! Je t’avais promis de ne rien dire à tes parents et tu devrais déjà t’estimer heureuse. Tu peux partir à présent.
    Comme elle sait si bien le faire, Amélie le regarde d’un air dégouté et sort en claquant la porte.

    Après avoir vu le directeur partir de l’internat tout content du nouvel échec d’évasion du petit groupe, Amélie nous rejoint l’air décidé :
    – Faites vos sacs ! Directeur neutralisé ! RDV dans 5mn au sous-sol !

    En arrivant au sous-sol, on la voyait à peine car une lumière nous éblouissait. Et oui, elle avait ouvert la porte…

    Plan d’évasion n°8 réussi.

    Classe de 7P d’Elise Jaquemet
    Ecole des Allières
    Genève

    • Héhé, bien joué! Je ne m’attendais pas à cette fin. Suspense, retournement de situation, bien joué!
      Merci d’avoir partagé ce projet avec moi. Je vous souhaite un bel été, et encore beaucoup d’idées!
      Eva Kavian

  5. Voici la fin de notre roman. Par contre, nous ne sommes pas encore d’accord pour le titre…
    La fin permet d’envisager un deuxième tome des aventures de nos amis.
    Merci pour ce travail en collaboration. Nous avons pris beaucoup de plaisir et chacun a grandi dans le domaine de l’écrire!
    Les P3-P4 de l’école libre de Fraire

    Chapitre 5

    Tout d’un coup, Kaï se retrouva en Afrique face à un lion qui faisait sa sieste. D’un seul bond, l’animal sauta sur l’enfant. Kaï pensa fort à ses amis et le dit tout haut : «  Je veux rentrer près d’eux ».
    La ceinture s’illumina et Kaï se volatilisa. Pouf, il réapparut au milieu du grenier. Ses copains, heureux de le revoir, lui demandèrent comment il allait et où il était passé. Kaï les rassura et leur expliqua son aventure. Il se tourna ensuite vers Jérôme, le fils de l’inventeur et le remercia de les avoir aidés. Jérôme leur donna quelques explications supplémentaires pour bien se servir de la ceinture. Les garçons écoutèrent attentivement.
    – Allons en France voir la tour Eiffel, proposa Kaï.
    – Moi, je veux aller en Italie, dit Nathan.
    – Oh non, moi, je veux aller au Japon, protesta Rafaël.
    Cela causa une terrible dispute. Les amis s’arrachèrent la ceinture.
    -Calmez-vous, hurla Jérôme.
    A ce moment, l’inventeur arriva muni d’une arme paralysante.
    Kaï, vif comme l’éclair, lança sa casserole à la tête du méchant qui s’effondra sur le sol.
    Les trois amis se prirent alors par la main, actionnèrent la ceinture et se téléportèrent. Ils se retrouvèrent nez à nez avec la Joconde au Louvre. Kaï promit à ses partenaires de voyage de visiter les pays de leur choix après avoir découvert la ville de Paris et ses merveilles.

    • Je suis d’accord avec vous: cela peut être une fin, mais aussi, cela peut donner d’autres aventures!
      Je vous souhaite une fin d’année avec du soleil, plein d’idées et de projets!
      Merci d’avoir partagé ce travail avec moi,

      Eva Kavian

  6. Bonjour

    Nous avons pris un peu de retard (congé de mai, voyage de classe,…). Notre dernier chapitre est presque clôturé mais une relecture est encore nécessaire.

    Nous vous l’envoyons mardi sans faute.

    MERCI

    P5FrA Ecole européenne Bruxelles III

  7. Voici le 5ème chapitre de la classe de Liers.

    Chapitre 5
    La vérité : entre réalité et fiction ?
    Les amis continuèrent de lire le livre sans se douter que l’histoire était devenue la leur. Quant à Noah, nous n’avions plus aucune nouvelle de sa part.
    Samuel se demandait l’heure qu’il était. Ils commençaient tous à être fatigués.
    Les premiers rayons du soleil apparaissent mais dehors la forêt reste sombre.
    Samuel décide alors de promener Nora qui est de plus en plus pressée de sortir. La chienne devenait de plus en plus incontrôlable.
    Donc, Samuel qui était fatigué et qui avait mal à la jambe, a fait quelques pas près de la cabane.
    Durant ce temps, le reste du groupe continuait à lire attentivement et sans faire attention à ce qui se passait autour, la fameuse histoire de leur vie.
    Tout à coup, le bruit lut dans le livre est devenu réalité : « PAN PAN PAN ».
    En entendant ces bruits, Raphael rassembla son courage et sortit de la cabane.
    Il vit, sur sol, abandonnée, la laisse de Nora. Raphael paniqua et cria après Nora et Samuel. Avant même d’avoir le temps de retourner vers la cabane, Raphael sentit le vent se lever. Il fut alors emporté dans un tunnel sombre et sale.
    Clara se mit à pleurer et à crier de peur. Elle s’enfuit dans les bois. Elle courrait à vive allure sans regarder où elle allait. Soudain, elle trébucha sur une pierre. Elle tomba en se blessant le genou. Elle avait tellement mal qu’elle n’arrivait pas à se relever. Mais là, elle aperçut une silhouette familière : c’était Noah ! Ils allaient enfin pouvoir retrouver le groupe !
    Il l’aida à se relever mais, en regardant vers le sol, elle vit la fameuse phrase « D’abord lui puis vous » écrite avec son sang…
    Restés à la cabane, Bader, Beyza et Salma n’avaient pas réussi à rattraper Clara et se demandaient où elle avait bien pu aller. Tout d’un coup, la lumière crépita et s’éteignit brutalement. Ils n’eurent même pas le temps de crier que la lumière se ralluma automatiquement. Salma et Beyza, apeurées, remarquèrent alors que Bader avait disparu ! Sur le mur, la phrase fatale était inscrite…
    Pourtant, Beyza remarqua quelque chose d’inhabituel : la trappe de la cave était entrouverte. « Peut-être que Bader est descendu pour comprendre ce qui a causé la panne d’électricité ? » se demanda-t-elle. Elle prit son courage à deux mains et emprunta le chemin vers le sous-sol. BAM ! La trappe se referma immédiatement sur Beyza.
    Salma pleura, elle ouvra les yeux, le regard vers le sol monta sa tête et vit le corps de ses amis pendus.
    Avec peur, elle sortit de la cabane en se retournant vers la cabane, elle vit celle-ci brulée.
    Elle pleura et attendit des heures appuyée contre un arbre, la tête dans ses mains. Salma entendit son prénom : « Salma, Salma, Salma… Réveille-toi ! ».
    De suite, elle se réveilla en paniquant. Son front était en sueur et ses mains tremblaient comme les feuilles des arbres bougeant lors d’une tempête.
    La maman de Salma : « Salma tes amis t’attendent à la porte ».
    Heureuse et soulagée, Salma court dans les escaliers afin de rejoindre ses amis qu’elle pensait morts.
    Le petit groupe : « Salma, es-tu prête à fêter ton anniversaire ce soir dans la cabane que nous avons construite ? ».
    The end

    • Franchement, j’ai eu peur que votre histoire se termine atrocement! Et donc, elle se termine bien…mais on pourrait imaginer une suite. Personnellement, je me demande comment son anniversaire va se passer. Et si son rêve était prémonitoire? Si un danger les guettait? Et si, grâce à son rêve, elle arrivait à les prévenir et les sauver en dernière minute? Bref, c’est chouette, quand une histoire donne des idées pour la suite. Bravo! Et bonne continuation à chacun de vous!

      Eva Kavian

  8. Bonjour
    Voici enfin notre dernier chapitre. Un grand merci pour tous vos conseils. Durant les derniers jours du mois de Juin, nous prendrons le temps de relire tout notre texte afin de le rendre plus cohérent.
    Merci pour vos pistes, suggestions et encouragements.
    Bonne continuation à vous et au plaisir de vous lire.
    P5FrA Ecole européenne Bruxelles III

    Une grande lumière au plafond faisait briller les murs blancs. Au centre se trouvait une grand table ronde percée en son milieu. Au centre de cette table se trouvait un grand bureau. Chaque place était marquée d’un nom assez bizarre qui comportait au moins deux chiffres. Marcel m’emmena à sa place et son nom de code était : tropringardAG007. Il ouvrit son bureau et chercha quelque chose pendant de longues minutes. Pendant ce temps, je regardai les deux places situées de part et d’autre de la sienne et leur nom était barrés.

    Je lui demandai :

    – Etaient-ils aussi agents secrets ?
    – Mais de qui parles-tu ? répondit Marcel.
    – De mes parents…
    – …Oui… et c’étaient les meilleurs ! m’a-t-il répondu après un long blanc.

    Marcel commença alors à me raconter leur histoire : « Un jour, on les avait envoyés en mission dans une ville ennemie mais ils se sont fait prendre. Ils ont été emprisonné jusqu’à ce qu’on prononce leur peine. D’après nos dossiers, leur peine fut une peine de mort. L’ennemi juré de l’agence, le docteur Tronckque avait décidé de les éliminer. Il court toujours et nous essayons de l’attraper avant qu’il anéantisse la terre. Tes parents m’avaient demandé de s’occuper de toi en cas de coups dure ».

    J’ai commencé à sangloter toujours en regardant les noms barrés. Puis, je recommençai à penser à la signature du mon grand-père adoptif. Que venait-il faire dans cette histoire. Marcel m’expliqua que son père était le fondateur de cette agence : La F.R.I.T.E. (Fédération Rebelle Internationale anti-Terroriste et Explosive). Il sortit un album photo tout poussiéreux de son bureau et me montra les photos de son père, de bons souvenirs me revinrent.

    Lorsque nous sortîmes, il me dit : Ne dis rien à tes sœurs, elles ne sont au courant de rien concernant l’agence. Je lui répondis : « Oui… Papa ». Il me prit dans ses bras et des larmes coulèrent sur ses joues. Il me dit également : « A partir d’aujourd’hui, te voilà également membre de l’agence. Tu peux garder la clé de notre base secrète ».

    Derrière une des bétonneuses du parc, quelqu’un les épiait. C’était Jeanne…

    • C’est la fin, et en même temps, on sent qu’il peut encore se passer beaucoup de choses. Alors disons que c’est la fin du premier « tome », mais vous avez de « la matière » pour continuer cette histoire!
      Je vous remercie pour ce travail partagé, et je vous souhaite de concentrer votre belle énergie…pour les examens, puis pour les vacances!!!!

      Eva Kavian

  9. Bonjour!

    Voici (enfin!) notre dernier chapitre… un peu fait dans la précipitation (vive les fins d’année scolaire trépidantes!): en espérant que celle-ci vous plaise!

    Les P4 de Martelange

    Chapitre 5

    J’attends patiemment que ma sœur mette son plan à exécution.
    Elle bouche l’évier des toilettes avec du papier et laisse couler le robinet : tout est rapidement inondé. Elle se met à hurler :
    – Papaaaaaaaa ! Mamaaaaaaan ! Y’a d’l’eau partout !!!
    Mes parents viennent la rejoindre au triple galop, dès qu’ils sont rentrés dans la pièce, ma sœur me fait signe de déguerpir.
    Je lui lance un clin d’œil et quitte la maison vite-fait bien-fait.
    Je cours dans la nuit noire et froide. Il se met même à pleuvoir, mais je m’en fiche ! Je vais enfin rejoindre pouvoir retrouver Tom et passer le restant de mes jours avec lui. Je m’approche enfin de la cabane, j’ouvre la porte et Tom est là. Mais il parle à quelqu’un…
    Le vieux Kaffman est là, assis sur un tabouret branlant.
    Il doit lui passer un savon… Il va tout fiche à l’eau.
    En me voyant, le vieux se lève. Je m’attends à des cris… Mais il me salue et me tend la main.
    – Bonsoir, je suis votre voisin, Jean-Michel. Mais je sais qu’entre vous, vous m’appelez le vieux…
    – Bonsoir monsieur, répondis-je.
    – Tu dois sûrement te demander ce que je fais là, n’est-ce pas ?
    – Vous voulez nous empêcher de réaliser notre plan…
    – Oui, en quelque sorte… J’ai surpris Tom tout seul dehors, qui se dirigeait vers le bois. Je l’ai intercepté et il m’a tout expliqué. Je veux effectivement vous dissuader de faire ce que vous aviez prévu de faire… De fuguer…Mais pas pour la raison que tu crois… Vous êtes jeunes tous les deux. Votre vie ne fait que commencer. J’ai horreur de dire ça, mais vous devez faire confiance à un vieux crouton comme moi. Je sais de quoi je parle…
    – Non, vous ne savez rien ! m’écriai-je. On veut nous séparer ! On est amis pour la vie et ça, personne ne le comprend ! Personne ne peut nous séparer. Personne !
    – Je te comprends mieux que tu ne le crois… Moi aussi, j’ai été un petit garçon… Moi aussi j’ai eu un meilleur ami… Il s’appelait Léopold… Mais tu dois certainement savoir qu’à une époque pas si lointaine que ça, quelques bougres d’imbéciles venant d’Allemagne ont eu l’idée de vouloir imposer leurs idées par la violence… Léopold et moi jouions à cache-cache dans les bois, malgré l’interdiction de nos parents et le couvre-feu…On était les plus malins, les plus forts… Il a alors trouvé une grenade que des Allemands avaient dû oublier là… Il a joué avec et… Oh mon Dieu… C’était horrible… Tu comprends ? Horrible… Horrible…
    Monsieur Kaffman sanglotait maintenant. Je ne savais plus où me mettre. Tom me regardait, l’air perdu.
    Je me suis approché de Monsieur Kaffman et je l’ai pris dans mes bras. Tom a fait la même chose. C’était bizarre de le serrer ainsi. Dans notre cabane, en pleine nuit, au milieu des bois…
    – Tu vois, même si vous n’êtes plus voisin, continua-t-il, vous pourrez toujours vous voir. Avec le monde moderne, il y a internet, les mails, les textos… Vous ne serez jamais séparés. Ne faites pas la bêtise de vous mettre dans un sacré pétrin pour rien. Car quoi qu’il arrive, les adultes auront toujours le dernier mot… Ils veulent souvent votre bien.
    J’ai dû mal à imaginer Monsieur Kaffman enfant. Lui aussi a eu un ami. Lui aussi a eu de la peine. Mais son histoire m’a beaucoup touchée, elle est pire que la mienne car sans issue ! Elle m’a aidée à beaucoup relativiser la mienne. Il est vrai que Tom et moi ont pourra toujours se voir. J’ai Internet et lui aussi. Nos parents pourront nous acheter un portable (yes !) et la ville n’est qu’à une heure de route de notre village. En fait, comme dirait ma chère grande sœur, j’ai agi comme un petit morveux égoïste et capricieux. Pour une fois je suis d’accord avec elle.
    Lorsque je suis rentré à la maison ce soir-là, mes parents se sont rués vers moi en me hurlant que je leur avais fichu la trouille de leur vie…Mais qu’est-ce qui m’était passé par la tête ??? Entre ma fugue et ma sœur qui inondait les toilettes, qu’est-ce qu’ils avaient raté dans leur éducation ? Blablabla.
    Je me suis couché sur mon lit. J’étais heureux…
    Heureux et rassuré…
    Je n’avais pas perdu mon ami Tom. Il allait déménager, mais on serait toujours là l’un pour l’autre.
    Cette histoire m’a même fait gagner quelque chose d’autre : j’ai un nouvel ami…

    • Oh…quelle belle fin d’histoire! Je me demandais comment vous alliez vous en sortir, avec ces enfants qui allaient tout de même prendre de gros risques. Vraiment, très bien trouvé! Bravo! C’est émouvant, juste, et crédible!
      Bonne fin d’année à vous!

      Eva Kavian

  10. Bonjour Mme Kavian,
    Ce matin, nous avons découvert la fin de votre roman. Le moment était très émouvant.
    Les enfants avaient envie de vous dire qu’ils l’ont trouvé chouette, avec du suspense et surtout avec une belle histoire où l’amitié compte énormément. Ils y ont découvert plein de trésors dont le principal, celui de l’esprit de famille et cela, même avec celles et ceux qui viennent d’ailleurs.
    Le titre qu’ils préfèrent est  » Le Trésor du Village englouti ».
    Ils se demandent où ils pourront acheter le livre…

    Pour conclure cette belle aventure avec vous, ils vous envoient leur histoire complète, imparfaite…
    en vous remerciant pour votre aide et en vous souhaitant le meilleur pour la suite. Au plaisir de vous lire encore! Cordiales salutations
    La classe de 6C de Saint-Imier CH

    Une Amitié éternelle

    Chapitre 1

    – Ah zut ! Bouboule a poussé la porte ! Me voilà enfermée dehors au froid en pyjama ! Je suis sûre que mon chat Chestter est en train de manger mes céréales maintenant!
    Chez Alia il n’y a personne d’autre. Son père n’est jamais là et sa mère, on n’en parle même pas ! Si au moins le perroquet Kiki était présent. Il sait ouvrir les portes lui, mais il a été vendu parce que l’argent manquait.

    Voilà que la nuit tombe. Alia n’est pas rassurée. Elle pense à sa famille. Sa maman s’appelle Fanny. Elle a 39 ans et aime beaucoup les magasins d’habits. Son papa Marc de 43 ans adore regarder les matches de foot. Alia Nedi a 15 ans et raffole aller à des soirées avec ses amies. Le weekend, elle n’aime pas se lever tôt. Elle mesure un mètre cinquante-huit. Ses yeux sont bleus comme la lazurite et ses cheveux sont bruns. Elle est belle même si elle a un peu un nez de clown. Son frère de 17 ans se prénomme Tony et joue très souvent au foot.
    Alia rêve de devenir populaire, très riche et trouver un monde meilleur en explorant chaque jour la nature et les animaux. Elle peut compter sur Ashley Marmen son amie d’enfance qui lui ressemble beaucoup. Les deux partagent le même secret : elles sont amoureuses de Kevin le premier de classe en quoi que ce soit. En plus, c’est le plus musclé de tous les garçons. Il est fils unique.
    Alia ne voit qu’une solution, aller chez Ashley…

    Elle quitte sa rue des Loups 5 dans le quartier de Roche à Marseille et prend la rue 80-12 puis…
    – Ah mince ! On ne peut pas passer par le quartier des Pingouins, c’est bloqué par les travaux.
    Elle prend alors le tram et longe la rue du Soleil.
    – Oh là là ! Il y a des pigeons qui traversent la route.
    Avant d’arriver chez son amie, elle doit encore passer devant le salon de coiffure « Elle et Lui ».
    – J’aimerais tellement que Bouboule soit avec moi.
    Elle se souvient d’un matin où elle dormait tranquillement quand tout à coup il avait sauté sur son lit. C’est un chien mignon de deux ans qui aime beaucoup manger. C’est un labrador. Alia l’a acheté à « Bienvenue chez les Animaux ». Il joue souvent à « Attrape la balle ». Lors de promenades en forêt, Bouboule se roule souvent dans la boue et ce n’est pas facile de faire sa toilette car son pelage est blanc.
    – Mais heureusement, pense-t-elle, j’ai un shampoing pour le nettoyer parce que ses poils courts et épais sont difficiles à brosser.

    En sonnant, Alia se demande comment va réagir la famille de son amie.

    Madame Marmen est étonnée que quelqu’un vienne à cette heure. Ashley dort déjà.
    Elle ouvre la porte. Bouche bée, elle aperçoit Alia en pyjama.

    Chapitre 2

    – Euh… bonsoir ! Désolée de vous déranger à cette heure-ci…
    – Salut Alia ! Tu ne me déranges pas, mais ce qui me fait peur, c’est que tu es dehors en pyjama.
    – C’est parce que Bouboule a poussé la porte…
    – Viens te réchauffer près du feu. Veux-tu quelque chose à manger ?
    – Oui, s’il vous plaît, un fruit suffira. Mon chat a sûrement mangé mes céréales.
    – Tu veux une pomme ?
    – Oui, merci.
    – Tu pourras ensuite rejoindre Ashley dans sa chambre. Mais d’abord, il faut téléphoner à la maison. Tes parents doivent s’inquiéter.
    – Oui, je vais les appeler. Merci.

    Bip ! Bip ! Bip !
    – Oui, allô ?
    – Allô ? Coucou Maman ! Ecoute, je suis chez Ashley.
    – Chérie ! Je m’inquiétais pour toi ! Ouf ! Tu es saine et sauve !
    – J’étais sur la terrasse et tout d’un coup Bouboule a poussé la porte. Je me suis retrouvée coincée dehors.
    – Ah ! Mais tout va bien maintenant ?
    – Oui.
    – Je viens te chercher.
    – Maman, je peux rester dormir ici ce soir, s’il te plaît ? Madame Marmen me l’a proposé.
    – Tu es sûre que ça ne dérange pas ?
    – Sûre!
    – Ok ! D’accord ! Demain à midi, je serai à la maison. Remercie bien la maman d’Ashley.
    – Oui, ciao Maman.
    – A demain. Je t’aime. Dors bien !

    ***

    Quand la maman d’Ashley ouvre la porte de la chambre, sa fille dort profondément. Madame Marmen prépare le lit d’Alia en mettant un coussin et un drap.
    – Bonne nuit !
    – Bonne nuit Madame Marmen.

    ***

    Le lendemain matin :
    – Ashley, réveille-toi ! Ashley !
    – Oh ! Maman, laisse-moi dormir !
    – Hi ! Hi ! Mais je suis pas ta mère, je suis Alia !
    – Aliaaa ? Quand elle voit son amie, Ashley se dit qu’elle doit rêver.
    – Alia, qu’est-ce que tu fais là ?
    Alia lui raconte absolument tout ce qu’il lui est arrivé. Attentive, Ashley écoute chaque mot. Quelle histoire !

    Et voilà que c’est reparti : les deux copines recommencent à parler de tout et n’importe quoi !
    Alia raconte :
    – Tu sais, j’ai vu Kevin au resto « Le Paradis des Amoureux » avec Eleana, la fille du directeur.
    – Oh my God !
    – Il est beau, hein, Kevin ? Je vais l’inviter à mon anniversaire. On mangera plein de Rancabar et de Rambalam mes bonbons préférés et on ira à Aqua-Moutch.
    – Mais c’est à Paris !
    – Je sais, mais ma mère a dit que je pouvais aller où je voulais cette année si je fais au moins six 20 sur 20. Pour l’instant, je n’en ai que quatre.
    – J’ai une idée pour Eleana, nous allons dire à Kevin et à son père qu’elle rackette les camarades. En plus, c’est vrai.
    Eleana est dans leur classe, en dernière année de collège.
    – Pour mon anniversaire, j’ai pas encore acheté ma robe. Ma mère n’a pas de goûts et en plus, on a des problèmes d’argent.
    Alia serre dans sa main gauche le collier porte-chance qu’elle a reçu de son arrière-grand-mère.
    – Comment ça se fait ?
    – Ben, en fait, mon père doit payer 800 euros d’impôts et il ne peut pas. Il s’est fait virer de son travail.
    – Oh my God ! Ton père, il faisait quoi ?
    – Il était agent secret.
    – Demain, ici, à la même heure, je te passerai les 800 euros.
    – Tu penses que tes parents seront d’accord de me donner cet argent ?
    – Tu sais, mon père est directeur d’une usine !
    – … Je dois te dire encore autre chose… Je vais déménager en Australie.
    – Mais c’est pas possible ! Nous allons être séparées.
    – Je sais. Je vais tout faire pour qu’on reste ici.
    – Promis ?
    – Promis.

    Chapitre 3

    Après une belle matinée de samedi chez Ashley, il est temps de rentrer.
    – Alia ! Alia ! Il faut partir. Tes parents t’attendent.
    – A demain !

    Sur le chemin du retour, Alia est plongée dans ses réflexions. Elle pense à son départ en Australie.
    A peine aperçoit-elle sa maison que déjà Bouboule se précipite vers la barrière du jardin en aboyant. Alia ouvre le portail et il lui saute dessus.
    – Oh ! Bouboule, arrête ! Tu sais que tu vas salir mes habits !

    Sa maman ouvre la porte et l’embrasse :
    – Eh ! Alia ! Ca va ma chérie ? Ca s’est bien passé chez Ashley ?
    – Oui. Et toi, ça va ? On mange quoi à midi ?
    – De la bouillabaisse.
    – Miam ! Comme je l’aime ? Avec beaucoup d’herbes provençales ?
    – Oui. Au fait, as-tu répété tes devoirs avec Ashley ?
    – Bien sûr ! Hé! Coucou ! Chestter !
    ¬- Miaou !
    – J’espère que tu n’as pas dévoré toutes mes céréales…
    – Miaou !
    – Ok ! J’ai compris, tu n’as rien laissé ! Je t’aurai plus à l’œil la prochaine fois.

    Après cela, Alia file dans sa chambre en se réjouissant déjà du repas!

    Quelques instant plus tard apparaît la tête de papa par la porte entrebâillée :
    – Salut Alia. Est-ce que tu vas bien ?
    – Oui et toi ?
    – Oui, mais la journée d’hier a été longue. Maintenant, il nous reste tout juste une semaine pour terminer de préparer le déménagement.
    – Quoi ? Seulement une semaine? On ne peut pas partir plutôt dans un mois ? Ca nous laisserait du temps. Comment je vais le dire à Ashley ?
    – … Nous prendrons l’avion samedi prochain à 8 heures du matin. A Paris, nous changerons d’aéroport et monterons dans un airbus qui nous emmènera jusqu’à Singapour en Malaisie. Il nous faudra trois jours pour arriver en Australie.
    – Mais papa ! Je ne veux pas partir en Australie et en plus j’ai peur des kangourous sauvages !

    La voix de la maman d’Alia retentit :
    – A table !

    ***

    Le week-end a été éprouvant pour toute la famille. Le temps s’accélère: voilà que dimanche est déjà passé.
    Le lendemain matin, Alia retrouve sa meilleure amie dans la cour d’école.
    – Ashley, je suis désolée, j’ai rien pu faire…
    – Mais de quoi tu parles Alia ?
    – Ben, de l’Australie voyons ! Je dois partir samedi prochain vers 5 heures du mat.
    – Quoi ? Mais tu ne devais pas partir dans deux semaines seulement ?

    Alia a de la peine. Elle va bientôt quitter Marseille cette ville qu’elle aime tant où il y a tous ses amis. Elle se dit qu’elle ne les reverra plus. Elle se souvient d’une sortie au Musée des Beaux-Arts avec Ashley dans le magnifique Palais Longchamp bâti par Napoléon 3 pour fêter l’arrivée de l’eau dans la cité phocéenne.
    Bientôt elle va s’envoler pour l’Australie, ce pays inconnu, si éloigné de chez elle. Sa maman parle d’un endroit merveilleux, fascinant, mais elle ne peut pas se l’imaginer comme ça.
    De retour à la maison, à l’heure de faire ses cartons, elle éclate en sanglots. Elle ne verra plus ses grands-parents, ses amis et Kevin. Il faudra leur dire adieu.
    Rageusement, elle entasse des habits dans ses cartons en se posant mille questions. Là-bas, est-ce qu’elle parlera en français ? Et ses animaux, est-ce qu’on les emmènera? Elle habitera où exactement ? Trouvera-t-elle ses céréales préférées? Aura-t-elle de nouveaux amis, un autre amoureux ? Pourra-t-elle utiliser son téléphone ?
    Elle range avec tristesse la balle de foot signée par son grand-père ainsi qu’une photo prise avec lui. Elle serre dans ses bras la peluche que sa grand-maman lui a donnée pour ses dix ans.

    Chapitre 4

    Les amis d’Alia sont réunis pour lui préparer une fête-surprise quelques jours avant son départ. Ils imaginent un plan après avoir pris quelques renseignements auprès des parents.
    Le mercredi, vers 14 heures, Kevin ira sonner chez elle et lui demandera si elle est libre le lendemain en fin de journée. Il l’invitera à venir prendre le goûter. Ce jeudi-là, juste après l’école, Ashley proposera aussi à Alia d’aller se promener. Au même moment, tous les amis et la famille d’Alia prépareront une fête à la maison et dans son jardin. La mère d’Alia a informé les enfants qu’elle achètera des pop-corn et du sirop pour eux ainsi que des chips et du vin pour les adultes.
    Pendant ce temps, Alia imagine une fête d’adieux avec tous ceux qu’elle aime. Elle s’est enfermée dans sa chambre et pleure. Elle pense encore à ses animaux et se demande ce que lui réservera l’avenir. Depuis quelques jours, elle répond mal à ses parents.
    La main sur le cœur, elle écrit des cartes d’invitation. Elle invite Ashley, Kevin, Roxane et Leila ses cousines ainsi que ses grands-parents. Un petit sourire apparaît sur son visage en fermant les enveloppes. Cela lui a fait du bien d’écrire. Elle part distribuer ses invitations en compagnie de Bouboule. Sur le chemin du retour, elle espère secrètement que Kevin lui offrira des fleurs. Tout à coup, plongée dans ses pensées, elle manque de perdre l’équilibre lorsqu’elle se retrouve nez-à-nez avec lui justement :
    – Euh … Salut Alia… ça te dirait de prendre un goûter chez moi demain si tu es libre ?
    – Oui ! Bien sûr … Alors à demain.

    Jeudi après-midi
    L’école est finie. Demain, il faudra dire au revoir aux professeurs. Ashley propose à Alia d’aller se promener au bord de la mer. Alia, très contente, accepte.
    – Je te prête un maillot de bain, lui propose Ashley.
    – Merci !
    Arrivées sur place, elles louent un pédalo avec toboggan en profitant au maximum de leur après-midi.
    Les deux filles reviennent ensuite au point de départ et se rhabillent. Elles se rendent ensuite rapidement à l’arrêt de bus car Alia ne doit pas manquer l’invitation de la veille.

    Le goûter chez Kevin
    Kevin accueille Alia avec beaucoup de gentillesse. Il lui propose d’aller au parc de la rue des Pingouins. Au moment de sortir de la maison, il prend son courage à deux mains et lui tend une rose.
    A l’entrée du parc, Alia voit des fleurs qui, toutes ensemble, forment un cœur. Elle remarque aussi que la buvette est ouverte. Deux balançoires et un mur de grimpe ont été installés. Avec Kevin, ils vont s’acheter un soda, du Colis-Prit et des raraouets au paprika.
    Pendant le goûter, ils se lancent dans une discussion profonde. Kevin lui dit qu’il l’aime bien. Alia, splendide, rougit et lui confie qu’elle l’aime bien aussi. Ils finissent par se tenir la main puis Kevin propose à Alia de la raccompagner.

    Arrivés devant chez elle, à l’instant où Alia s’apprête à ouvrir le portail, des voix crient : « Surprise ! »
    Elle n’en revient pas ! Tous ses amis sont là! Sa famille aussi ! Alia, très émue de les trouver réunis verse quelques larmes. Kevin se rend derrière la table de mixage et lance la musique. Ses amis se mettent à danser. Son frère Tony, sous le charme d’Ashley lui dit:
    – Ouaish Meuf, tu veux danser avec moi ?
    – Oui, avec plaisir.
    Après une heure de musique pop, Kevin mixe un slow et descend sur la piste. Il prend la main d’Alia en disant :
    – Veuillez m’accorder cette danse.
    Discrètement, il ajoute encore :
    – Tes yeux ressemblent à du jade, ta peau est aussi douce que les fesses d’un bébé. Je te souhaite, Alia, le meilleur pour ton avenir et je t’appellerai par Skipe. Une émotion débarque et ils s’embrassent.
    Les grands-parents d’Alia dansent également. Sur les tables, il y a des kebabs, des pizzas au salami, des hamburgers, des durums, des merguez, des beignets africains, des Rambalam, des Rancabar et plein d’autres bonnes choses encore.

    Mais la fin de la soirée approche et Alia choisit ce moment pour se confier à Ashley.
    – Je crois que j’ai trouvé une idée formidable qui résoudrait tous les problèmes…
    Plus elle parle, plus l’idée se précise.

    Sur les tables, il ne reste plus une seule crevette, pas même une miette de pizza.
    Alia attrape le dernier Rambalam juste avant que Chestter ne le prenne et l’avale tout rond.
    Quand elle se retourne, elle voit son chat en train de lécher les plats.

    Chapitre 5

    Ashley,
    Tu me manques beaucoup. Je m’ennuie sans toi, mais ça va car ma maison est immense et mes animaux se portent à merveille. Juste au début, Chestter n’a pas très bien réagi d’avoir quitté Coucouni le chat des anciens voisins. Sinon Bouboule ça va même si le voyage dans la soute n’a pas dû être très drôle. L’avion que nous avons pris était très grand. Nous y sommes restés pendant des heures. Durant le deuxième vol, nous avons vu la Malaisie et l’Indonésie par le hublot. Il y avait une sympathique hôtesse de l’air qui nous servait à boire et à manger. Quand nous sommes arrivés en Australie, un bus est venu nous chercher pour rejoindre l’aéroport parce que nous étions sur la piste. Nous avons attendu nos animaux avec impatience. Nous avions hâte de les retrouver.

    Ici, je peux te dire qu’il fait très chaud. C’est l’été. J’ai une amie Clara mais je ne comprends pas tout ce qu’elle me dit en anglais, ce n’est pas toujours très simple.
    Au fait, Ashley, j’ai des questions. Est-ce qu’un prof a enfin attrapé Eleana en train de racketter des élèves ? Est-ce que Mme Le Peigne a eu son bébé ? Tu détestes toujours M. Macaron ? En ce moment, nous avons les vacances. Et toi ?
    Devine quoi ! Depuis peu, je fais partie d’un club de surf à Canberra la capitale de l’Australie. Il y a de super beaux garçons! Avant de quitter la France, je ne t’en avais pas parlé, avec Kevin, on s’était fait un bisou. Je pense souvent à lui. Je pourrais utiliser le téléphone pour vous appeler tous mais cela coûte cher.

    Comme tu vois, on a dû changer nos habitudes. On ne paie pas en euros mais en dollars. Certains billets portent la tête de la reine d’Angleterre. Papa trouve aussi bizarre de conduire avec le volant placé à droite. Un jour, j’ai mangé du kangourou. C’était excellent!
    Dès notre arrivée, mon frère a trouvé un club de foot. Il est si content de sa nouvelle équipe qu’il en oublie la France ! A côté de l’école, il est stagiaire dans un magasin de planches à voiles et de surf. Il n’a pas beaucoup de temps pour penser à Marseille !

    En famille, nous profitons de visiter le pays. L’Australie ne ressemble pas beaucoup à la France. Nous avons voyagé dans les parties occidentales et méridionales. Lors d’une excursion de deux jours, nous avons aussi découvert la montagne de grès rouge appelée Ayers Rock, connue également sous le nom d’Uluru, qui se trouve au centre du territoire. J’adore cette nature avec tous ces endroits sauvages et ses animaux. Une fois, j’ai vu un scorpion se battre avec une mygale. Les koalas en liberté, c’est magnifique. Je suis sûre que mes grands-parents ainsi que Roxane et Leila auraient adoré leur pelage tout doux et leurs petites oreilles rondes.
    Mes parents vont bien. Ma mère travaille dans un salon de coiffure non loin de notre domicile ; elle travaille à septante pour-cent. Mon père a débuté comme agent de police. Il doit aller en train de Canberra à Sydney chaque jour. Il gagne 4500 dollars par mois. Dans son temps libre, il donne des cours de surf.

    Bon, je dois te laisser. J’espère que tu pourras lire cette lettre et que tu me donneras une réponse. Mon adresse est :
    Australie, Canberra, Rue des Kangourous 29.

    Peut-être que l’année prochaine je viendrai à Marseille pendant les vacances.
    Tu me manques beaucoup. A bientôt.

    Alia

Laisser un commentaire