2ème étape

Seules les classes inscrites aux ateliers pourront poster leur réponse.

Vous pouvez télécharger la mission complète en PDF ici.

Bonjour à vous, mes chères plumes en herbe !

Illustration Laura Désirée, Bisbille tome 2, Les petites bulles éditions

D’abord MERCI ! (Voyez comme je suis contente !) Merci d’avoir pris le temps de répondre à mon petit TiKou  qui vit, survit, vivote sur son océan de déchets… Vous êtes sept classes à avoir trouvé la bouteille que j’ai lancée dans cet océan scolaire et j’en suis ravie. Vos réponses sont tour à tour chaleureuses, curieuses, drôles, surprenantes, émouvantes, intrigantes… et parfois tout ça à la fois. Quelle belle imagination : Bravo !

Vos personnages sont : cyclope, pêcheur de bonbons, chasseur de caramels ; fleuriste, garagiste, fraise ou magicien ; venu de l’espace, poilu, pilote de vaisseau interstellaire ; malade, solitaire, en fauteuil roulant ; ours blanc, à la dérive sur un iceberg, perdu ; d’Alaska, d’Albanie, de Dubaï, d’Australie ou enfant de pirate ; président, très riche, désireux de changer…

Jeunes ou vieux, de 2 à 893 ans, filles ou garçons, extraterrestre ou animal… ils sont extrêmement variés.

Autant de caractères qui se télescopent ou se confondent, tous différents, tous animés par la même volonté de correspondre avec TiKou.

Que de situations, que de parcours ! Voilà de quoi susciter l’intérêt et éveiller le désir d’en savoir plus. D’ailleurs vous n’êtes pas en reste pour poser des questions ! J’en ai dénombré plus d’une vingtaine ! J’ai décidé de répondre à certaines pour TiKou, car lui même, embarqué sur son radeau de plastique, ne sait pas exactement où il se trouve à part qu’il dérive sur l’eau… une étendue aquatique qui lui semble sans fin. Il est sur le 7e continent, celui créé par les déchets rejetés à la mer, par les pêcheurs mais pas seulement… Perdu dans le Pacifique Nord Est, entre Hawaï et le continent américain, il est soumis aux aléas des courants marins, des changements climatiques et de la rotation terrestre. Sous ses pieds s’agglutinent des déchets qui peuvent atteindre jusqu’à dix mètres de profondeur et son « pays » est grand comme six fois la France ! Autant dire, qu’il a de l’espace… trop d’espace, beaucoup trop d’espace ! Et qu’il se sent petit, tout petit, seul et très seul dans cette immensité…

Illustration Barroux, La rentrée de Noé, éditions des Braques

Mais grâce à vous tous, le voilà connecté au monde, voire même aux mondes ! Ceux qui peuplent vos esprits en ébullition, vos neurones en action, prêtes à inventer et créer des fictions !

Maintenant c’est à TiKou de vous répondre. Il n’a peut-être pas de doigts, mais suffisamment de poigne pour ouvrir vos bouteilles, déplier vos missives, les lire et vous écrire en retour ! Il est temps de remettre entre vos mains, cette deuxième lettre tant attendue !

La voici, la voilà

Mon/ma cher/chère plus si inconnu/e que ça !

Quelle ne fut pas ma surprise ce matin, en découvrant, coincée entre une canette de coca et un bidon d’essence, cette jolie bouteille au bouchon à paillettes ?! Elle scintillait sous le ciel bleu, je ne pouvais pas la rater. À l’intérieur, roulé-boulé, un petit papier qui contenait tant de toi ! Tu t’es décrit.e avec tant de détails, de ferveur, d’amitié, de gentillesse que j’en ai été très ému. Terriblement touché. Ce que j’ai entrevu à travers tes lignes c’est que le décor dans lequel tu évolues est bien différent du mien, beaucoup plus beau en un mot. Chez toi, on fait attention à l’environnement, on cherche à trouver de nouvelles façons de préserver la nature, on est à son écoute et on en prend soin. Et si elle ne va pas bien on la soigne. Elle peut grandir avec ardeur, avec espoir. Quelle chance… Ici, c’est tellement différent.

Mon univers se résume à des bouts de trucs et de machins, des résidus et des bidules. De ces morceaux arrachés à ce qu’on appelle la civilisation, la surproduction… consternation ! Parce que c’est chez moi que ces bouts de rien ou ces bouts d’un tout finissent leur course. Ils se rejoignent, s’agglomèrent, se collent les uns aux autres pour fabriquer ce qui me sert de sol. Jetés avec négligence par dessus le pont d’un navire, lancés d’un geste je-m’en-fichiste à la mer, ou lâchés par des industriels peu scrupuleux, ils viennent s’agglutiner à mon espace pour l’agrandir ou l’épaissir ! Et figure-toi que ça ne date pas d’hier ! À la fin du siècle dernier, mon continent existait déjà ! Comment je le sais ? Facile ! Je sais lire comme tu le sais déjà (J’ai tant de temps à tuer, tout seul sur mon île anti-paradisiaque que j’ai appris tout seul comme un grand) et j’ai donc déchiffré les dates de péremption écrites sur les étiquettes qui résistent à l’humidité !

Tu me demandes qui me fixe les règles, qui m’impose de me taire ? Qui refuse que je divulgue mon existence ? Depuis toutes ces années, j’ai eu le temps de réfléchir, et j’ai un début de réponse. Je ne saurais la nommer avec certitude mais je lui ai trouvé un sobriquet. Je peux te le dire en confidence, la maîtresse des lieux, celle qui dirige ici, c’est Superconso ! C’est elle qui cultive cette terre qui n’en est pas une, qui plante jour et nuit des mauvaises graines pour étendre son territoire, c’est encore elle qui cherche à dissimuler son entreprise de remplissage aux yeux du monde. Et plus mon continent s’agrandit, plus elle est heureuse car cela signifie que son pouvoir s’accroît. Comme je te le disais dans ma première lettre, elle me désire silencieux et invisible, car je suis quand même le côté obscur de sa domination. Mais son appétit insatiable la trahit malgré elle. Des bateaux croisent par ici et s’étonnent de naviguer sur des eaux de bric et de broc, des eaux de moins en moins claires, de plus en plus épaisses, emplies de déchets…

Je rêve d’embarquer sur le pont de l’un de ces navires, de quitter ce magma tout pourri qui me gâche l’existence. Mais je sais que c’est impossible… Partir ce serait m’arracher, ce serait me perdre. Il me faudrait un courage de tous les diables et beaucoup d’aide pour m’extraire de cette condition qui me retient… Toi, dis-moi, as-tu du courage ? Que fais-tu pour aider ta planète, ton espace, ton entourage à respirer plus grand ? Raconte-moi pour que je puisse rêver, m’envoler un peu, même virtuellement…

J’ai hâte d’avoir de tes nouvelles

À Très vite mon/ma nouveau/nouvelle ami.e !!!

TiKou

Je crois que maintenant c’est à votre tour de prendre la plume/le clavier/le feutre/le stylo/le crayon !

Je voudrais donc que dans cette deuxième lettre adressée à TiKou, vous lui racontiez ce que votre personnage fait pour préserver la nature, dans quelles conditions et pourquoi ! Comment en fonction de sa position (présidentielle, hospitalière, extraterrestre, africaine, australienne, parisienne, gourmandienne (comment ça, ça ne se dit pas ??), voire même oursienne… ) il peut changer les choses, aider à les faire évoluer dans le bon sens ! Magique ou pas, tout est envisageable, à vous de choisir !

Je suis sûre que vos expériences, quelles qu’elles soient, donneront du courage à votre nouvel ami !

Du courage aussi pour répondre à d’autres questions, déjà posées ou à venir !

Sur ce je vous embrasse, mes chères plumes en herbe, et vous laisse à vos réflexions, à vos stylos et votre imagination !!

Lorsque l’on entame une nouvelle année, il n’est pas rare que l’on prenne de bonnes résolutions … En aurez-vous quelques-unes à partager avec Tikou pour respirer mieux, pour aider la planète ? Nous attendons vos messages d’ici au 24 janvier 2020. Avec tous nos voeux pour d’heureuses fêtes.



3 réflexions sur « 2ème étape »

  1. Bonjour cher Tikou,

    J’ai bien reçu ta bouteille et cela m’a procuré beaucoup de joie et énormément d’espoir de pouvoir continuer à t’aider.
    Depuis notre dernier message, tout a changé pour moi. Je suis très inquiet pour l’environnement. Mon premier ministre Moutemoute est devenu ministre de la pollution. Son ami Craby a été élu ministre de l’environnement aquatique. Tous deux ont une armée de bénévoles : des moutons et des crabes qui ramassent les déchets sur terre et dans la mer.
    J’ai installé de gigantesques tours-ramassent-déchets. Avec des pinces, elles prennent les déchets. Elles peuvent aussi se déplacer d’un endroit à un autre. Une fois qu’elles sont pleines, nous jetons tous ces objets dans un puits qui les emmènent au centre de la terre et ils y sont brûlés. De plus, j’ai créé des objets qui, quand on les jette au sol, se transforment en fleurs ou en coraux s’ils sont lancés à la mer. Malheureusement, les anciens objets sont encore à recycler.

    Évidemment, je travaille aussi à sensibiliser les gens et les animaux à trier et recycler leurs déchets. Maintenant, il y a de grosses amendes si quelqu’un jette un papier par terre ou en mer. Nos usines ont des filtres sur leur cheminée et les pétroliers ont une armée de Bob-l’éponges qui se jettent à l’eau si le bateau est touché et ils boivent la tâche de pétrole. Il ne nous reste plus qu’à ramasser les éponges et à les mettre dans nos puits.
    Pour répondre à ta question, oui, je pense que je suis courageux. Donc, je pourrais t’aider à combattre Superconso. J’ai déjà édité une loi qui limite la consommation d’habits : pas plus de deux habits par personne et par mois. Et j’ai interdit la publicité afin de limiter les envies d’achats des consommateurs.

    Et toi ? Qu’as-tu fait depuis notre dernier courrier ?
    Et tes mains, comment vont-elles ?

    Je te souhaite plein de courage et j’espère que ma lettre, transmise par mon fidèle narval, nommé Plouf, te parviendra dans les meilleurs délais et que tu te sentes mieux. J’espère aussi que tu me répondras vite à ma lettre car j’adore échanger avec toi.

    Affectueusement,
    ton copain Paul

    Classe de Champ-Joly, Sandrine Brunner

  2. Tikou, tes mots me bouleversent… Je me demande vraiment comment tu es et comment tu survis au milieu de tout cela…
    Dans mes voyages, j’ai vu beaucoup de choses tristes. Des marées noires, des centaines d’animaux morts, la folie humaine et la misère…
    Mais j’ai aussi vu de belles choses, des projets merveilleux et j’ai croisé d’autres animaux qui m’ont raconté ce que l’homme est capable de faire de bon. Voilà quelques conseils pour te permettre de rêver un peu…
    Pour les écrans…
    Vous devez éteindre les prises électriques et essayer de couper le wifi. Mettez les écrans en mode avion et au lieu de mettre les appareils à la poubelle vous pouvez les recycler.
    Pour l’énergie…
    Vous pouvez utiliser la force du vent et du soleil et de l’eau (panneaux solaire, éoliennes et des moulins). Vous pouvez vous déplacer en transports qui ne polluent pas (vélo et à pied).
    Nous trouvons que les voitures polluent beaucoup trop. Nous voulons essayer de faire plus de covoiturage et plus de transports qui n’utilisent pas d’essence comme : le vélo, la trottinette, etc.
    On pourrait faire un atelier pour réparer des objets. Car nous rachetons beaucoup d’objets et ça fais beaucoup de transports, bateau, train, camion pour les amener dans nos magasins.
    Il ne faut pas gaspiller la nourriture, on peut réchauffer les restes, éviter la nourriture sur-emballée, en utilisant des boîtes et l’achat en vrac, etc…
    Essayez de ne pas jeter la nourriture et acheter de la nourriture raisonnablement.
    J’espère que cela te redonne un peu d’espoir…
    Ton Snoopy

    Classe 7P Fontenais

  3. Bonjour Anne!

    C’est nous, les petits loulous d’Anaïs!

    Nous avons adoré ce nouvel atelier, c’était très amusant! Votre réponse était super gentille.

    Voici nos lettres! Nous espérons qu’elles vont vous plaire!

    Bonjour Tikou,
    J’espère que tu te sens bien, sur ton île et que tu n’as pas trop de malheurs. Je vais t’expliquer comment je préserve la nature. Déjà, je balaie les sachets de bonbons, avec mon carambar multicolore. Je n’ai jamais mis, un seul déchet par terre. Quand je vais à la pêche aux bonbons, j’attrape des restes de dessert, d’emballages, de sugus… Les déchets que je trouve le plus, ce sont les radjacafen. En fait, je suis le seul qui apprécie cela. Dans notre village, il n’y a pas de container, alors près de chez moi, j’ai fabriqué une poubelle géante pour mes déchets. Pour se déplacer, on vole sur un nuage de barbe à papa.
    Lomaxan

    Alexandre, Estelle et Loïc

    Bonjour, Tikou
    Pour préserver la nature, je n’achète pas de bonbons emballé dans du plastique.
    À chaque fois qu’il n’y a plu de sucrerie, je refais pousser des bonbons sur l’arbre.
    Je pêche des sucreries pour mon quartier dans le but de gagner de l’argent en nougat. Afin que les futurs êtres humains aient des bonbons sur l’arbre de friandise, j’en refais pousser sur l’arbre à l’infini. Pour qu’il y ait moins de trajet de voiture et moins de pollution, je prends le train à la fraise. J’ai commencé à pêcher à 500 ans pour ma famille en compagnie de mon chien en nougat de 11 mètres.
    Lomaxan

    Loan, Rodrigo et Laura

    Salut mon pote, t’as la forme ? Ou comme on le dit chez moi, t’as la réglisse ? Alors je vais t’expliquer comment je préserve la nature des bonbons. Pour commencer, j’ai planté des sucres d’orges pour que de nouvelles sortes de bonbons poussent tout autour de nous.

    Concernant les déchets, sais-tu où l’on met les cacas en chocolat de mon chien en nougat ? Sous le lit de mon frère Corssausse bien entendu ! Ahahah, je plaisante.

    En plus, je protège les bonbons Vioro, les préférés de notre dieu des cyclopes pour qu’il continue à nous protèger des fouricola. Ces derniers mangent toutes nos sucreries et détruisent nos plantations. En tant que pêcheur de bonbons, moi Lomaxam, je fais attention de ne pas attraper de bonbons protégés comme le Lolietterie. Avec les sucres moisis, ma maman attrape les papiers vivants et méchants. Voilà comment je préserve la nature des bonbons. A toi de jouer !!
    Bonne journée !!!!!!!!!!
    Lomaxan
    Juliette, Chris et Louis

    Salut Tikou,
    Je garde la nature car elle est magnifique et mangeable. Par exemple : ces bonnes fraises sucrées ou de jolis banasts. Ces fruits sont de petites sucreries très bonne et connues.
    Je suis pêcheur de bonbons car je les donne au sista qui sont des personnes pauvres et aussi car j’aime beaucoup cela. Chaque matin, à 7 heure, je vais pêcher mon bonbon préférer : les loumause. A part ça, je me suis trouvé une copine qui s’appelle Locatira, elle est très gentille, elle aime tous les mêmes bonbons que moi. Elle a des yeux bleus, un petit nez rouge et une magnifique bouche jaune soleil.
    À bientôt Tikou !
    Lomaxan
    Romane, Maxime et Larissa

    Bonjour Tikou.
    Je suis Lomaxan, te souviens-tu de moi ?
    Je m’occupe beaucoup de la nature, en nourrissant chaque matin, midi et soir mes plantes. Je fais ça chaque moment de la vie, même l’hiver, je les protège en installant une grande boite autour. Sais-tu pourquoi je fais ça ? Pour l’environnement !!!!

    Veux-tu savoir comment je m’occupe de mes plantes ? Eh bien je vais tout le temps cueillir mes bonbons quand ils ont leurs couleurs. A l’heure des marchés, je les vends et beaucoup de gens aiment ça. Je les donne dans des boites réutilisables.

    Pendant ce temps, je m’occupe de barbes à papa qui poussaient de plus en plus. Quel travail ! J’aimerais ouvrir un magasin.

    Quel est ton rêve ? A bientôt
    Lomaxan
    Lucine, Nathan et Karina

    Bonjour Tikou,
    Tous les jours, je ne prends pas ma voiture pour aller dans ma chambre parce que c’est à 10 minutes de mon salon. Pour mon déjeuner, je mange du caramel, du lait et du fromage. Mais sans emballage ! Des personnes jettent des papiers et moi, je les ramasse quand je vais à la pêche aux caramels. J’en pêche tellement, que je n’ai pas besoin d’en acheter. Bag, un ami, vient m’amener du lait car il a beaucoup de vaches. Et grâce au lait, je fabrique du bon fromage.
    Elise, Lenny et Anaël

    Salut Tikou,
    Je te souhaite déjà une très bonne année remplie de bonheur, de joie et de bonne humeur… !
    Tu me demandais, comment je préservais la nature. Je la garde avec mon meilleur ami Pitarto, mon papa Michraproète, ma maman Alussua, mon frère et tout le village. Tous les matins, je me lève à 6 h et vais rejoindre mon meilleur ami. Ensemble, on va chercher tout le monde et nous construisons des poubelles en chewing-gum et en miel. Cela pousse les habitants à mettre leurs papiers dans notre invention. Quand une personne lâche son ordure dans la poubelle, cette dernière est aspirée sous terre et part dans une usine de recyclage. Là, les déchets sont triés. Ensuite, des parachutes les prendront et les amèneront dans une salle de fabrication de bonbons. Ils pourront finalement emballer une autre friandise.

    Voilà ce que je fais pour la nature. J’espère que ça te plaît !

    À bientôt dans une autre lettre.

    Lomaxan
    Dany, Elsa et Romain

    Nous sommes impatients de découvrir le prochain atelier!

    A bientôt!

    Signé: les 7H d’Orsières, en Suisse!

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